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Maroc : Du spectre de la soif à la renaissance hydrique, le récit d’une résilience nationale

Après six années d'une sécheresse historique qui a poussé les réserves du Royaume à leurs limites extrêmes, le Maroc respire enfin. Alor...

jeudi 1 octobre 2020

Covid19 : Plus que jamais, le temps est à la rationalisation de la dépense publique..

 La presse s'est faite l’écho cette semaine du satisfécit affiché par M Benchaaboun ministre des finances au sujet de la levée d’un emprunt à  l’l’international d’un milliard  d’Euros mais aussi du maintien de « l’investissement grade du pays » malgré la crise . Cet emprunt contracté à des conditions avantageuses permet d’après le ministre  de «  remplacer une ancienne dette du même montant et qui était assortie d’un taux  d’intérêt de 4,5 par une nouvelle dette d’un taux d’intérêt moyen de près de 1,7% ». Si on peut se féliciter avec le ministre de la conclusion de cette opération, on est aussi en droit lui dire quid de la rationalisation des dépenses ?

 Car le pays traverse  une conjoncture économique et sociale difficiles à cause du Covid19 qui va se traduire  parait-il cette année par un repli du PIB de 10% ;du jamais vu. C’est pourquoi, si le recours à l’emprunt extérieur est nécessaire, il est aussi du devoir de l’argentier du Royaume de faire la chasse aux gaspillages, d’optimiser les dépenses de l’Etat et autant que possible des établissements publics et des collectivités territoriales sous sa tutelle financière en menant les réformes nécessaires à ce sujet.

C'est pourquoi, je tance à travers cet article un plaidoyer  plus qu'auparavant  pour la rationalisation de la  dépense publique

 En effet dans cette période de vaches maigres caractérisée par des besoins pressants de fonds pour faire face à la contraction de l'économie et aux dépenses sociales exceptionnelles, l'Etat doit faire des économies et surtout avoir  des réflexes d'économie dans toutes ses dépenses.

Pour commencer, pourquoi donc tous ces établissement publics dont certains sont entretenus à grands frais et dont les attributions  se chevauchant parfois entre eux et empiètent parfois  sur les attributions des départements ministériels ex: ministère du tourisme et office du tourisme, ministère de la formation professionnelle et office de la formation professionnelle, l'eau qui est gérée par deux ministère et un office etc.. C'est l'occasion pour moi de faire état d'une observation que j'avais déjà faite sur les réseaux sociaux à propos d'un établissement public  et qui n'est pas le seul malheureusement  et qui est déjà épinglé par la Cour des Comptes en 2015..

 Ainsi et  chaque fois que je passe devant ce bel immeuble qui abrite l'Agence Nationale de Promotion de la Petite et Moyenne entreprise à Hay Riad à Rabat, une question me taraude l'esprit. Elle fait quoi cette agence pour les PMI PME sachant que des financements importants lui sont alloués y compris des lignes de crédit par des bailleurs de fond étrangers.. J''en viens maintenant à ce qui me tracasse : la presse s'est faite l'écho dernièrement de la faillite de milliers d'entreprises et avec, la destruction de dizaine de milliers voire des centaines de millier d'emplois; du jamais vu. Les principales causes citées par le Centre de la Conjoncture sont la mauvaise gestion, les questions de financement et enfin les études de faisabilité et de rentabilité préalables à toute création d'entreprise. En d'autres termes un manque flagrant d'accompagnement et d'encadrement des PMI PME ce qui est l'essence même de l'existence de cette agence. Alors je répète ma question; il font quoi dans cette agence qui coûte aux contribuables donc vous et moi ? 

Au niveau ministériel, ne parlons pas des droits de l'homme gérés contre toute logique  par un ministère d'Etat, et un organe constitutionnel, le CNDH en plus d’ONG qui ont pignon sur rue. Des réformes certes à cet effet mais aussi une lutte à engager contre les mauvaises habitudes qui entrainent des gaspillages comme cette course effréné engagée chaque année fin d’année par des administrations pour « terminer » les dotations budgétaires qui leurs sont allouées au titre de l’année de peur de ne pas pouvoir en bénéficier l’année d’après. Ces mauvaises habitudes doivent à mon avis  être corrigées par les mesures suivantes ;

- accorder des enveloppés budgétaires surtout en matière d’investissement en fonction non des réalisations comptables mais de réalisations physiques ;

- simplifier et normaliser les circuits et les procédures administratives et les rendre plus transparentes,

- développer l’utilisation de l’outil informatique dans le traitement des dossiers et éliminer autant que possible l’intervention humaine ;

- revoir les textes et procédures de passation des marchés et commandes de l’état, des collectivités locales et des établissements publics pour plus de transparence notamment dans l’établissement des cahiers des charges ,dans le traitement des concourants, et dans le suivi des réalisations ;

- revoir les procédures d’engagement, de liquidation et de paiement des dépenses de l’état, des collectivités territoriales et des établissements publics

Il est à rappeler que notre pays est un des rares qui ont réservé pendant plusieurs années prés de 30% de leur PIB à l’investissement et pourtant ça ne démarre pas; le taux d'augmentation du PIB continue de dépendre  pour beaucoup des aléas climatiques. D’aprés le FMI le pays devait en principe être sur un niveau de développement beaucoup plus important que cela; en cause les choix non judicieux de certains  investissement et le gaspillage qui s'en suit dans beaucoup de cas. C’est pourquoi le choix des investissements et des technologies doit s’opérer de maniére judicieuse  sur ceux qui créent de la richesse y compris immatérielle et qui s’accompagnent de la création d’emplois et de la lutte contre la pauvreté et la marginalité.

 Au niveau du fonctionnement de l’Etat et des collectivités territoriales la rationalisation doit être de mise, recours aux consultations externes, véhicules de service, logements, cérémonies et organisation de conférences et colloques à grands frais etc…Dans le cadre de la rationalisation des dépenses, il ne faut pas oublier toutes ces fondations et agences entretenues parfois  à grand frais par l'Etat. Des audits permettront certainement d'en supprimer certaines mais aussi de rationaliser la gestion d'autres. Des économies peuvent aussi être faites en rationalisant  les dépenses de l'Etat, toutes les dépenses de l’Etat (fonctionnement et investissement ou autres) en éliminant des dépenses dont la pertinence n'est pas prouvée et en diminuant drastiquement d'autres.

Et enfin donner suite de façon minutieuse  rapidement  aux conclusions, observations et propositions des  rapports pertinents  et remarquables des juges  de la Cour des Comptes à ce sujet.

Certains diront que ce sont des vœux pieux et surtout comment faire. Ce ne sont certainement pas des veaux pieux, nous sommes contraints  de faire face a une crise sans précédent qui  traverse notre pays ,et d'abord avec nos propres moyen. D'un autre, c'est un travail collégial qui doit être confié à une commission siégeant à la primature ou au ministère des finances avec une feuille de route précise et une large compétence avec un délai de réalisation précis. Quand à la culture d'économie c'est à coup de circulaires, d'instructions  e directives sans failles mais aussi de sanctions de lourdes sanctions quand il le faut pour la mettre en œuvre.

 

mercredi 10 juin 2020

Maroc : Covid 19, après la production des masques, celle des respirateurs artificiels


Je ne cesse de réputer  sur ce site depuis près de 10 ans, je ne cesse de dire que le Maroc a une position à part dans le monde arabe. Ce n’est nullement une simple ancienne possession française comme certains le disent ou le pensent dans l'Hexagone car le protectorat franco-espagnol n’a duré qu’une cinquantaine d’années est un accident sur une histoire et qui a vu pendant 12 siècles plusieurs dynasties à la tête du pays. C’est en outre le seul pays qui a échappé à la domination ottomane sur l’ensemble du monde arabe qui a duré plusieurs siècles. Le pays ne peut pas être comparé non plus aux monarchies du Golfe créés par les britanniques.
La nouvelle ambassadrice de France au Maroc vient de l’apprendre à ses dépens après le tollé qui a suivi son récent tweet dans la presse marocaine et sur les réseaux sociaux après avoir demandé à M Benmousa désigné à la tête d’une Commission Nationale pour réfléchir sur un nouveau modèle de développement de lui faire "un bilan d'étape" alors que celui-ci n’a pas de compte à lui rendre. Ancienne madame Afrique chez M Hollande cette péripétie lui fera comprendre qu’elle est dans un pays qui a une histoire et ne peut être assimilé à une république bananière ou une ex possession française comme je l’avais mentionné.
Concernant la pandémie du Covid 19 qui a pris tout le monde de court, le pays a pris des mesures énergiques de confinement et d’isolement du pays et a rendu le port du masque obligatoire pour contenir cette épidémie alors qu’elle faisait des ravages en Europe notamment en Espagne à 15 km de ses cotes. Au jour de la rédaction de cet article et ce depuis le début de l’épidémie 8408 cas recensés et 208 morts. Le traitement prescrit est celui proposé par le Docteur Raoult. Parallèlement un fonds alimentés par des collectes de nationaux a permis de réunir une cagnotte de plus de 3 Milliards de Dollars destinée à aider tous ceux qui ont perdu leur travail, les plus démunis et les entreprises. Parallèlement il y a eu une mobilisation du tissus industriels pour la fabrication de masques et de respirateurs.
La fabrication des masques.
Face à la propagation de la pandémie du Covid-19 au Maroc, et la pénurie de masques de protection observée au début de la crise sanitaire, le Maroc s’est lancé dans le défi de la fabrication nationale de masque de protection. Un défi qui a été relevé avec succès, le Royaume ayant pu atteindre une production journalière de 10 millions, et partant, une autosuffisance qui lui permet d’envisager l’exportation de ce produit. Ainsi, et face aux nombreuses interrogations et échos sur la possibilité d’exporter les masques produits au Royaume à l’international, le Maroc a finalement décidé d’exporter une partie de ces masques vers l’étranger, après avoir atteint l’autosuffisance, a indiqué, récemment à Rabat, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Economie verte et numérique, Moulay Hafid Elalamy. En réponse à une question orale à la Chambre des représentants sur « les répercussions de la pandémie du coronavirus sur l’entreprise marocaine », le ministre de l’Industrie a souligné que son ministère a préparé un stock stratégique de 50 millions de masques en tissu pour l’après-confinement. Le processus d’exportation des masques marocains vers l’international a donc été lancé le dimanche 10 mai, tout en précisant que « cette exportation sera suspendue s’il y a besoin en approvisionnement du examiné leur conformité aux normes sanitaires et exprimer le souhait de les importer, a révélé Moulay marché national après la levée du confinement ».
S’agissant des bavettes en tissu, le ministre a fait savoir que le Maroc en produit plus de deux millions par jour et que ces dernières ne seront pas exportées, en raison du besoin national, précisant ainsi que l’exportation de ces masques se fera progressivement, lorsque le Royaume aura atteint son stock stratégique. Les premières exportations marocaines de masques de protection conformes aux exigences européennes vont débuter. Deux modèles de masques de protection marocains ont été certifiés conformes par le ministère français des armées. Ce dernier a également lancé une importante commande, rapporte le quotidien arabophone Assabah dans son édition du mardi 12 mai. Le choix du Maroc est motivé par trois avantages qui sont d’abord le gage de qualité, la proximité entre les deux pays et le prix attrayant.
Le ministre de l’Industrie et du commerce Moulay Hafid Elalamy, a aussi annoncé que 23 usines de production de masques qui ont permis au Maroc de dépasser les 10 millions d’unités par jour, alors que le marché marocain ne peut absorber à lui seul toute cette production d’où la possibilité pour les entreprises de pouvoir exporter une partie de leur production. « Nous avons décidé d’ouvrir le champ des exportations à l’étranger », a affirmé le ministre, dont les propos ont été relayés par le journal électronique Hespress, ajoutant que « les pays souhaitant importer du Maroc, dont la France, ont annoncé que ces masques répondent aux normes sanitaires. » Outre les masques de protection, le ministre de l’Industrie et du commerce a indiqué que le Royaume a pareillement décidé d’exporter des dispositifs médicaux après avoir atteint l’autosuffisance, soulignant que le Maroc veille à développer davantage sa production en respirateurs artificiels.
Les respirateurs artificiels.
La Fondation de recherche de développement et d’innovation en sciences et ingénierie (FRSDISI) a présenté dernièrement à Casablanca, un respirateur intelligent artificiel 100% marocain, réalisé pour répondre aux besoins des centres médicaux accueillant les personnes souffrant de problèmes respiratoires. « Il va y avoir, dans un avenir proche, des recherches pour intégrer des modes ventilatoires plus complexes à même de répondre à des sujets de recherche important », a-t-il poursuivi, précisant que c’est le contexte actuel (Covid-19) qui a pu déboucher sur cette collaboration afin de répondre rapidement aux besoins urgents.
L’ingénierie marocaine n’a jamais autant brillé que depuis le déclenchement de la crise du Covid-19. Après quelque quatre modèles innovants de masques, la Fondation de R&D et d’innovation en sciences et ingénierie (FRDISI) revient avec un nouveau projet.Cette fois-ci, la fondation lance un respirateur intelligent, baptisé « Dispositif médical intelligent distribué de respiration artificielle à modes multiples », SIRCOS. Le prototype, a été développé en partenariat avec l’hôpital d’application de l’Université Mohammed VI des sciences de la santé (UM6SS). L’originalité du respirateur made in Morocco ? Ses trois modes de ventilation : contrôlée (volume et pression de l’air), assistée (avec une aide inspiratoire) ou les deux, avec la possibilité de jongler entre les modes. Grâce à cet appareil, le médecin peut surveiller à distance l’ensemble des paramètres avec des données et courbes détaillant l’état du patient en temps réel. Il a aussi la possibilité de procéder à des réglages à distance. En rentrant les informations de ses malades, il peut garder et analyser leur historique. En cas de problème, des alertes sont envoyées sur son smartphone. Il peut ainsi gagner en temps, en efficacité et en énergie.
Des négociations sont d’ores et déjà en cours avec un industriel, afin de fabriquer et commercialiser le modèle le plus rapidement possible. L’idée est de concevoir un dispositif performant, mais également accessible, pouvant servir à l’ensemble des malades souffrant de difficultés respiratoires. La production est effectuée par des entreprises de l'aéronautique travaillant au hub industriel aéronautique de Nouasser  près de Casablanca. A signaler qu’un modèle non-invasif, destinés aux urgences, a été déjà créé et est en utilisation, ainsi que l’adaptation des masques de plongée. Ainsi des masques de plongée ont été reconvertis en respirateurs pour soigner les malades atteints du Covid-19. Après les Italiens, un collectif marocain "Ingénierie Vs Covid-19 Africa ", en collaboration avec l’Université Hassan II de Casablanca, en a fait un précieux atout contre le Covid-19. 
D’autres projets sont dans le pipe de la fondation de recherche de développement et d’innovation en sciences et ingénierie (FRSDISI) comme un testeur du Covid-19, ou encore, des drones à utiliser pour gérer la pandémie.

jeudi 7 mai 2020

Quel rôle pour nos intellectuels pendant cette crise du coronavirus?

Cet article  comprend trois  répliques à M Assid qui n'a rien trouvé  de mieux que d'engager une polémique avec Al Adl Wal Ihsane  dans le premier cas et de continuer sur sa ligne éditoriale de mise en cause de l'apport de la civilisation musulmane et de ses savants alors que les préoccupations des intellectuels et des leaders d'opinion dans cette période de crise sans précédent sont ailleurs.  

1-Réplique du 17/03/2020.
Le monde entier intellectuels compris est mobilisé pour trouver les voies et moyens de s'en sortir de cette crise du cornavirus de malheur et ses conséquences terribles  notamment pour nos concitoyens et notre pays et vous malheureusement vous en étés dans une polémiques déplacée et qui ne sert à rien à mon humble avis. Et avec qui, avec Al Adl Wal Ihssane et ses dérives habituelles. Le champ religieux est bien délimité dans notre constitution. Permettez-moi de vous rappeler que c'est d'abord au conseil des Oulémas de répondre à ce genre de dérives.
Dans cette période de crise sans précédent on attend des leaders d'opinion comme vous bien autre chose. Au lieu d'entrer dans des polémiques stériles avec ce genre de confréries nos intellectuels et leaders d'opinion doivent plutôt être du côté de nos concitoyens dans cette période difficile et anxiogène sans précédent car une mobilisation est nécessaire pour lutter contre le virus  et surtout auprès des plus faibles d'entre nous. C'est pour ça que nos intellectuels doivent être au premier rang pour:
-inviter la population à observer les règles nécessaires pour lutter efficacement contre la propagation du virus et vulgariser les bonnes pratiques d'hygiène édictées à cet effet;
-être en première ligne pour appeler, encourager une solidarité de tous avec les plus faibles d'entre nous: ceux qui sont malades et démunis, ceux qui ont perdu leur emploi du fait du confinement, les petits commerçants, transporteurs et tout  ceux qui exercent des  petits métiers qui se retrouvent sans revenus pour se nourrir et nourrir leurs enfants:
- chercher dans notre culture, dans nos traditions ancestrales les valeurs et bonnes pratiques et les rappeler à nos concitoyens car nous sommes une vielle nation avec une mémoire ancestrale.
C'est ce qu'on attend de nos intellectuels, du concret et non pas de répondre aux balivernes des uns et des autres.

2-Réplique du 06/05/2020.
Je me permets de vous répondre parce que vous m'avez envoyé votre texte. Je vais vous parler franchement, On  est vraiment pris par une lassitude à vous lire car vous ne  déroger pas à votre ligne éditoriale et à vos préoccupations cela devient une sorte d'obsession chez vous malheureusement. Cet article ne déroge pas à la règle alors  que les intellectuels du monde entier réfléchissent sur cette crise sans précédent qui touche l'humanité  entière et qui a des aspects sanitaires certes, mais  aussi sociaux, économiques, culturels, psychologiques etc...
Vous êtes la dans une sorte de croisade  qui commence à lasser tout le monde contre la civilisation musulmane reconnue comme telle par des chercheurs impartiaux du monde entiers dont les plus prestigieuses universités américaines notamment. Je ne vais pas vous faire l'insulte de vous demander d'aller taper sur google le mot civilisation islamique pour avoir une idée sur les ouvrages et articles scientifiques publiés à ce sujet..Que des religieux soient  opposes à des découvertes scientifiques cela est indéniable. Cela est arrivé même en  occident avec l"Eglise ou l'histoire nous apprend que de nombreux scientifiques ont été tués emprisonnées etc….Vous n'en parlez pas bien entendu cela ne rentre pas dans vos préoccupations. 
Des centaines  d'ouvrages et non des moindre ont été consacrés à ce sujet. Et vous venez avec un petit texte dire en gros  que les musulmans  n'ont fait que recopier la civilisation grecque sans apports propres. Ce discours qui est maintenant bâti en brèche un peu partout dans le monde a été pendant longtemps développé par les milieux d’extrême droite raciste notamment en France. Il n'a plus cours dans les milieux scientifiques.
Cordialement et excusez mon franc parlé, c'est mon ressenti car  je déteste la langue de bois.

3- Réplique  du 5 juillet 2020 ajoutée après la rédaction initiale de cet article.

Merci pour votre article mais une question me taraude l'esprit, pourquoi cette obsession qui ne vous quitte jamais de descendre en flammes, les musulmans, leur religion et leur histoire ?. Pourquoi ne pas diversifier vos articles pour sortir de cette ornière ou vous vous placez de plus en plus et qui  vous éloigne de votre statut d'intellectuel engagé. Voici quelques exemples en relation avec vos engagements.                                              

- Vous êtes un défenseur des libertés individuelles et en tout cas vous prétendez l'être ; c'est pourquoi, je me permets de vous rappeler que ces libertés incluent aussi la liberté de croyance. L'Islam en tant que foi et croyance et ses adeptes doivent aussi bénéficier de votre mansuétude, de votre défense et non de votre rejet alors que toutes les autres croyances ou non bénéficient de votre respect en tant que liberté de conscience.                                                                                                                             - Vous êtes un démocrate et prétendez être un défenseur des droits de l'homme, pourquoi ne pas évoquer le sort réservé aux musulmans un peu partout dans le monde, en Chine communiste ou l'Islam est considéré comme une maladie psychique et ou les musulmans en 2020 sont stérilisés tués ou emprisonnés dans un silence coupable de toute la communauté internationale. En Inde en Birmanie et ailleurs ou ils sont aussi persécutés tués massacrés du seul fait de leur croyance. Est-ce que ces génocides ne méritent pas d'être dénoncés par un intellectuel comme vous Si Assid ;                                                    -L'islamophobie dont font l'objet nos compatriotes en Europe, discriminés un partout de fait parfois simplement de leur prénom et dénoncés par l'extrême droite comme étant un danger dans les pays dans lesquels ils vivent même en ayant acquis la nationalité de ces pays. Est-ce que nos compatriotes ne méritent pas un article ou une vidéo de M Assid ?    --Et pourquoi vous omettez aussi d'écrire sur des  aberrations  des autres religions Les aberrations contenues dans la religion chrétienne de Jésus fils de Dieu, les massacres des guerres de religion entre chrétiens ou les abominations de l'inquisition ainsi que les prescriptions de la Thora juive qui légitime les exactions contre les palestiniens, les aberrations du peuple élu ou encore les dispositions iniques contre les femmes et filles qui sont exclus de tout héritage par exemple. La chambre rabbinique du tribunal de 1er instance de Casablanca prononce des jugements conformes à la Thora juive dans ce sens. Personne n'en parle.                                                                                                                                      Si je suis d'accord avec vous au sujet de votre combat contre l’Islam politique et ses dérives et auquel j’adhère parfaitement, permettez-moi de vous dire cordialement que continuer à s'acharner sur la religion musulmane, sur les musulmans et sur les pages sombres de leur histoire vous éloigne de l’honnête intellectuelle qui  doit être le crédo de tout intellectuel digne de ce nom. J'espère être démenti dans l'un de vos  prochains articles.


L’exemple de Assid donné à titre d'exemple montre que certains de nos intellectuels sont loin du compte et ne mesurent comme ils se doit pas l’ampleur de la crise pas que sanitaire que traverse le pays à l'instar de tous les pays du monde. Or il s’agit pour toutes les forces vives du pays de se rassembler en vue d’atténuer autant que possible les effets dévastateurs de cette crise sans précèdent.  Car "La crise actuelle est comparée à celles  de 1929 ou encore de la Seconde Guerre mondiale. Mais toutes ces comparaisons ont-elles vraiment un sens ? Pas vraiment. Jamais l'humanité n'a connu un épisode durant lequel tous les pays du monde décident en même temps de stopper leur économie et d'organiser leur récession. En 1929 et pendant la Seconde Guerre mondiale, l'économie était imbriquée, moins mondialisée et plus rurale".  Il s’agit donc  en premier lieu de sauver l’économie du pays et de travailler pour assurer la cohésion sociale en étant solidaire des plus faibles économiquement et qui auront le plus à  souffrir des conséquences de  cette crise. Rien ne sera plus comme avant et les intellectuels doivent être en première ligne  pour imaginer ce monde demain dans lequel il va falloir faite redémarrer l’économie, gérer la pénurie et assurer une solidarité sans faille loin des querelles de clochers habituelles. Pour l’instant nos intellectuels et leaders d’opinion  sont tétanisés ou sont dans des combats d’arrière-garde comme je l’ai signalé. Il est temps qu’ils sortent de leur torpeur.

   





dimanche 1 mars 2020

La duplicité des dirigeants d'Alger contre nous continue

La duplicité des dirigeants d'Alger contre nous continue.

Après un lapsus qui en dit long  en déclarant que nous avons tenu dans nos relation avec le Maroc de verser huile sur le feu voir le lien https://m.youtube.com/watch?feature=youtu.be&v=gdZbz7hYh_I dans une récente déclaration, le nouveau ministre des affaires étrangères de l’Algérie ne déroge pas à la ligne officielle des dirigeants algériens contre notre pays. Dans une conférence de presse au siège de la Ligue Arabe, il n’a pas hésité à employer le double langage habituel ; nous parler de « pays frère » avec lequel on veut « jeter des ponts » alors que dans les faits les dirigeants algériens font exactement le contraire. 
Ainsi  l’affaire du Sahara qui est une question d’intégrité territoriale pour nous, est devenue au fil des années et contre toute logique, une affaire intérieure algérienne pour laquelle, les dirigeants d’Alger mobilisent toutes les potentialités de leur pays : diplomatiques, économiques, militaires et médiatiques contre le supposé « ennemi » ou « pays frère » selon les cas.
En outre, depuis son accession au trône SM le Roi n’a jamais laissé passer une occasion pour tendre la main aux dirigeants algériens. Dans son dernier discours à cet effet, le Souverain n’a-t-il pas invité les dirigeants algériens à une discussion sans préalable pour débattre de tous les problèmes en suspens et mettre tout sur la table avec ce pays pour une normalisation des relations? Cette main tendue du souverain est restée sans suite et le nouveau ministre vient nous endormir avec son histoire de « jeter les ponts » entre les deux pays. Commencez d’abord par arrêter votre guerre non déclarée contre nous et répondre à la main tendue du Souverain.
 Le ministre s’est aussi attaqué à notre presse nationale qui ne fait que dénoncer la duplicité des dirigeants d’Alger car le peuple algérien lui par contre et quand il peut s’exprimer fait connaitre que cette affaire portée par les dirigeants algériens ne le concerne nullement notamment au cours de ses manifestations et son Hiraq contre le régime.
Le ministre parle aussi de la légalité internationale en disant  que l’affaire du Sahara est aux mains des Nations Unies. Or notre pays n’a jamais dit le contraire pour la  confirmation de la légalisation internationale de la récupération de son Sahara tout simplement. Le ministre algérien ajoute que la RASD est membre de l’Union Africaine mais il sait très bien dans quelles conditions douteuses, cette entité fantoche qui n’a nullement les attributs d’un état souverain a été admise dans cette organisation dont les membres avaient foulés dans la boue la légalité internationale en admettant en leur sein une entité qui n’a aucun attribut d’un Etat souverain. Un supposé Etat qui n’est pas membre des Nations Unies ou de ses organisations spécialisées

vendredi 21 février 2020

Jean Daniel, témoin privilégié de la genèse du conflit maroco-algérien sur le Sahara

Le 16 octobre 1975 Jean Daniel du Nouvel Obs devait interviewer l’ancien président Boumediene. Ce jour a coïncidé avec l’annonce par le défunt Roi Hassan 2 de la Marche Verte pour la récupération du Sahara. Jean Daniel a détaillé pour Média 24 l’attitude et la réaction de président Boumediene à cette annonce
Texte
« D’emblée, nous avons parlé de la Marche Verte annoncée quelques heures plus tôt. Il ne cachait pas sa colère sans l’extérioriser brutalement. Il restait très maître de lui jusqu’à ce qu’à l’écran apparaissent les images du roi Hassan II prononçant un discours.
Là, le visage de Boumediene s’est métamorphosé. Un mélange de sourire nerveux et de fureur crispait son visage. Un moment, le roi parle de l’Algérie sur un ton conciliant et amical. Le Président lui lance, en arabe, une injure et, à ma stupeur, il avance son bras droit et délivre un magistral bras d’honneur. Tel un voyou de Bab el Oued. Le Président austère qui se donnait à voir quelques instants plus tôt avait disparu. J’avais devant moi un autre homme. Un jeune garnement des rues prêt à tout.
Il s’est levé de son fauteuil et s’est mis à sautiller de façon étrange. Un peu hystérique. Je ne saurais dire s’il sautait de joie ou de colère, mais, je le revois très bien, il a bondi à plusieurs reprises. Il trépignait, comme s’il avait perdu le contrôle de son personnage. Les insultes contre Hassan II pleuvaient. J’étais stupéfait. Jamais je n’avais vu un chef d’Etat dans cet état. Ce n’était qu’un torrent d’invectives à un niveau insoutenable de grossièreté, d’obscénité, de vulgarité. Sans transition, ont suivi les menaces. Hassan II ne l’emportera pas au paradis. Il ne sait pas ce qui l’attend. L’Algérie ne se fera pas rouler dans la farine. »
C’est l’Espagne qui dans sa quête historique d’affaiblissement du Maroc depuis l’expulsion des arabes d’Andalousie et l’occupation des villes marocaines de Ceuta et Melilla, cherchait d’abord la création d’un état indépendant au Sahara en arguant que ce territoire était sans maitre « terra nillius » avant son occupation par l’Espagne. Pour prendre celle-ci de court, le 17 septembre 1974, dans une conférence de presse Hassan II annonça sa volonté de porter le différend devant la Cour International de Justice de La Hay pour un avis consultatif à l’effet de faire préciser le statut juridique du territoire du Sahara. Dans cette conférence de presse, le défunt Roi précisa « qu'au cas où la CIJ statuerait que le Sahara était une terre sans maître, avant sa colonisation par l'Espagne, le Maroc s'engageait a accepter l'organisation d'un référendum et à en respecter l'issue quelle qu'elle puisse être. » La Résolution 3292 de l’ONU adoptée le 13 décembre 1974, précisa la question à poser : Le Sahara occidental (Rio de Oro et Sakiet El Hamra) était-il, au moment de la colonisation par l'Espagne, un territoire sans maître (terra nullius) ? Si la réponse à la première question est négative, Quels étaient les liens juridiques de ce territoire avec le Royaume du Maroc et l'ensemble mauritanien ?
La CIJ a répondu de façon claire que le territoire n’était pas un terrain sans maitre d’une part et que des liens d’allégeance « unissaient les habitants du Sahara aux sultans du Maroc ». Les mêmes liens qui unissaient ces mêmes sultans aux autres régions du Maroc. La Cour a reconnu aussi des liens entre le Sahara et l’ensemble mauritanien qui ne constituait pas un état. C’est pourquoi, ce territoire a été d’abord divisé entre le Maroc et la Mauritanie qui s’est désistée volontairement par la suite au profit du Maroc.
Les liens d’allégeance avec les Rois du Maroc étaient les seuls liens de souveraineté qui unissaient aussi les autres régions du Maroc notamment des villes comme Marrakech, Agadir, Fès, Oujda, Meknès ou Tanger. Les juges de la CIJ qui ne voulaient apparemment rien comprendre aux liens d’allégeance qui en droit musulman constituaient les seuls liens de souveraineté à l’époque ont été aussi dans l’amalgame puisqu’ils ont demandé la consultation des populations sahraouis.
Faisant fi de tout cela le Président Boumediene et ceux qui l’ont suivi ont engagé depuis une sorte de guerre non déclarée contre le Maroc.
 -Guerre économique en s’engageant dans une course folle aux armements pour mettre à genou le Maroc qui dispose de moins de ressources et en maintenant fermée les frontières est du pays pour le couper du reste du Maghreb et de son prolongement arabe. Officiellement pour l’Algérie cette fermeture des frontières terrestres visait à protéger ce pays « du trafic de drogue et de la contrebande ». Or tout le monde sait que c’est la fermeture des frontières qui encourage ces trafics.
 -Guerre diplomatique en mobilisant ses diplomates dans toutes les organisations et forums internationaux contre le Maroc ; en finançant toutes sortes de lobbies et les représentations diplomatiques et autres bureaux du Polisario.
 -Guerre tout court, en armant et en abritant des combattants contre le pays voisin. Pendant les hostilités, les combattants du Polisario armés par l’Algérie faisaient des incursions à partir du territoire algérien de Tindouf et attaquaient les troupes marocaines et repartaient tranquillement se réfugier en Algérie. Hassan II qui était en droit d’exercer un droit de suite en territoire algérien s’est toujours interdit d’insulter l’avenir en engageant une guerre ouverte avec l’Algérie. 

P.-S.

mardi 10 décembre 2019

Réussite du festival du film de Marrakech mais échec d'un certain "misérabilisme".


Les films au festival de Marrakech se suivaient  mais ne se ressemblaient  pas. Plus des films étaient dans le beau,le drôle, l'intelligent, le surprenant et dans les fictions plus généralement dans le cinéma, plus les deux films marocains présentés en grande salle  étaient dans le misérabilisme et dans une description caricaturale de la face sombre de la société marocaine.

Mme Touzani, la femme de M Nabil Ayouch réalisatrice du film Adam traite dans une histoire émouvante certes  de  la question du sort réservé par la société marocaine aux femmes qui enfantent hors mariage. Oui, sur le plan cinématographique, c'est un bon film, les acteurs sont sont dans leur rôle si on peut employer l'expression et avec une bonne réalisation bien que le scénario laisse à désirer si on peut parler de scénario  mais le film ne déroge pas  à la ligne directrice de cinéma de M Nabil Ayouch ralliant un certain "misérabilisme à une vision sombre de la société marocaine. 
Le deuxième film est "Le miracle du Saint inconnu". Le film est en compétition et représente le Maroc  d'un jeune réalisateur M El Jam dont c'est le premier long métrage et qui traite lui des marabouts, de charlatanisme. On se croirait dans le Maroc du début du siècle avec une scène incroyable d'implantation de dents à un chien par un coiffeur  charlatan de village. Les acteurs de ce film la aussi sont sublimes mais la n'est pas la question comme je l'ai mentionné pour le premier film.
M Bensalem Himmiche ancien ministre de la culture, écrivain et scénariste marocain de langue arabe avait placé ce genre de film  dans ce qu’il avait appelé le « triptyque impur ou souillé du cinéma marocain»  à savoir, le sexe la drogue et l’intégrisme comme si ce pays ne vit qu’avec et par cela.Nous n’avons ni défis sociaux, politiques et économiques auxquels il faut faire face et qui méritent d’avoir leurs places au cinéma, ni des réussites qu’il faut mettre en valeur pour donner des exemples et de l’espoir à notre jeunesse dans le pays. Bensalem Himmich, avait ainsi dénoncé il y quelques années déjà dans un article publié par le journal électronique Hespress ( voir le lien en bas de l'article) notamment le misérabilisme dépeint dans ces films ainsi que les subventions accordées à ce genre de films des deniers publics pour des créations artistiques .
En effet dans le cinéma, nous voulons de très bonnes fictions, nous avons dans notre pays de très beaux paysages, une diversité culturelle et musicale remarquables  mais aussi de belles histoires d'hommes et de femmes extraordinaires qui méritent d'être portées à l'écran. Parce que les réseaux sociaux, les journaux papiers et électroniques nous servent chaque jours  notre dose quotidienne avec force détails les maux  de toutes sortes de notre société. Si des étrangers en mal de pittoresque et d'exotisme et confortant des clichés qu'ils ont déjà sur notre pays adorent ce genre de films et explique les aura qu'ils ont dans les festivals internationaux; pour nous dans le pays de grâce  faites nous plaisir donnez nous des films qui doivent d'abord nous dévêtir, croire en l'avenir de ce pays en montrant des exemples. On n'en peut plus de ce cinéma sombre qui nous renvoie l'image la plus négative qui soit de notre société et de notre pays.
Et comme il fallait s'y attendre, aucun prix pour "Le Saint Inconnu" sélectionné pour représenter. le Maroc Mauvais choix du film du réalisateur El Jam- à ne pas confondre avec le célèbre acteur marocain -. Les sélectionneurs étaient peut être induits en erreur par ses sélections dans d'autres festivals pour son aspect pittoresque et exotique et non cinématographique. 
Le palmarès du festival a été le suivant : le prix d'interprétation masculine, décerné à l'acteur australien, Toby Wallace, pour son rôle dans le film "Babyteeth" de la réalisatrice Shannon Murphy.S'agissant du Prix d’interprétation féminine, il a été attribué en même temps aux deux actrices britanniques, Roxanne Scrimshaw et Nichola Burley pour leur performance dans le film "Lynn+Lucy" de Fyzal Boulifa.Quant au Prix de la mise en scène, il est revenu au réalisateur tunisien Ala Eddine Slim pour son film "Tlamess".Le Prix du Jury, lui, a été remporté ex-aequo par les films chinois "Mosaic Portrait" de Zhai Yixiang et saoudien "Last Visit"(Akher (Akher Ziyara) de Abdulmohsen Aldhabaan.
Quand au grand prix il a été décerné au film colombien "Valley of Souls" (Tantas Almas) de son réalisateur Nicolas Rincon Gille qui a décroché le Grand Prix "Etoile d'Or" de la 18e édition du Festival international du film de Marrakech (FIFM). Ce long métrage revient sur les événements de la Colombie en 2002 à travers le personnage de José qui, après une nuit particulièrement mouvementée, rentre chez lui et est accueilli par sa fille en pleurs qui lui apprend la tragique nouvelle: "Ils les ont emmenés". José sait alors que ses deux fils sont morts et que leurs corps ont été jetés dans le fleuve.
 La 18e édition du Festival international du film de Marrakech a permis aux festivaliers de découvrir pas moins de 98 films provenant de 34 pays répartis en plusieurs sections: "La Compétition officielle", "les Séances de gala", "une section Hommage au cinéma australien", "les Séances spéciales", "Le 11e Continent", "le Panorama du Cinéma marocain", "la section Jeune Public", "les Projections Jemaa El Fna", "le Cinéma en audiodescription" et "la section Hommages". C'est pourquoi, un coup de chapeau est à adresser pour l'organisation du festival, l'accueil, la couverture médiatique, les hommages rendus à des icônes du cinéma marocain et international( Mouna Fetou, Bernard Tavernier et Robert Redford), le choix et la diversité des films venant de nombreux pays ainsi que de la  diversification  des plates formes de projection qui font du festival de Marrakech un festival de cinéma unique.
http://www.hespress.com/art-et-culture/265298.html7


                                  


vendredi 29 novembre 2019

Maroc-Algérie, qui doit présenter des excuses à l'autre?





M Abdelmajid Tebboun candidat en vue de la prochaine élection présidentielle algérienne puisque on le dit proche de l’homme fort du pays le Général Gaid Salah demande des excuses du Maroc au peuple algérien en contrepartie de l’ouverture des frontières et de la normalisation des relations entre les deux pays.Il est donc tout à fait légitime de se demander vraiment qui  des deux pays doit présenter des excuses à l’autre. Rappels.  
A l'indépendance du Maroc en 1956 Mohammed V avait refusé l'offre de la France de restituer des territoires annexés du Maroc par la France à l’Algérie en contrepartie de ne plus héberger les combattants du FLN. Le roi Mohammed V voyait cette proposition comme un « coup de poignard dans le dos » des « frères algériens » et parvint séparément à un accord le 6 juillet 1961 avec le chef du Gouvernement provisoire de la République algérienne, Ferhat Abbas. A l’indépendance de l’Algérie, les  de ce pays ont refusé de discuter du sujet et c’était le fait déclencheur de la fameuse « guerre des sables » entre les deux pays en 1963.
 A signaler que pendant la guerre de libération de l’Algérie, le Maroc en dépit de ses maigres ressources a fourni assistance et hébergement aux combattants du FLN. N’est-il symptomatique que les équipes qui se sont reliés au pouvoir à Alger sont appelés par les algériens « le groupe d’Oujda » du nom de cette ville marocaine frontalière avec l’Algérie. A rappeler aussi qu’après son retour au pays et à la suite de la proclamation de l’indépendance du Maroc en 1956 le Roi MohammedV n’avait pas manqué une seule occasion de rappeler que l’indépendance du Maroc est incomplète sans l’indépendance de l’Algérie. De plus le Maroc a officiellement  fermé la porte à toute revendication territoriale alors qu’il est connu que la France avait annexé des larges portions du territoire marocain à l’Algérie considéré comme étant un département français alors que le Maroc lui était sous protectorat donc appelé un jour ou l’autre à recouvrer son indépendance.
Le 18 décembre 1975, quelques semaines après la Marche Verte, Houari Boumediene avait ordonné l’expulsion massive de 45 000 familles marocaines (350 000 personnes), pour la plupart établies depuis des générations en Algérie.
Mais le plus flagrant reste le soutien à un peuple sahraoui qui n’existe que dans l’esprit des dirigeants algériens. Le Sahara est une aire géographique qui s’étend du Maroc à l’Egypte. S’il y a un peuple sahraoui, il serait transnational englobant outre le Maroc, tous les pays de l’Afrique du nord plus l’Egypte. J’ai expliqué dans cet article ICI que les dirigeants algériens prenant prétexte de la défense « du peuple du Sahara » mènent une véritable guerre non déclarée largement ignorée par médias de l’hexagone contre le Maroc : médiatique, économique, diplomatique voire guerre tout court.
Les autorités algériennes ont décidé de faire du Maroc un ennemi et agissent depuis longtemps en conséquence. Ni une prétendue rancune historique , ni l’affaire du Sahara séquelle de la guerre froide et qui au départ était une colère hystérique de l’ancien président Boumediene ; ni une quelconque hégémonie régionale d’un pays il est vrai immense mais désertique à 84% ne peuvent justifier une guerre qui ne dit pas son mot contre le voisin marocain.
 -Guerre économique en s’engageant dans une course folle aux armements pour mettre à genou le Maroc qui dispose de moins de ressources et en maintenant fermée les frontières est du pays pour le couper du reste du Maghreb et de son prolongement arabe. Officiellement pour l’Algérie cette fermeture des frontières terrestres visait à protéger ce pays « du trafic de drogue et de la contrebande ». Or tout le monde sait que c’est la fermeture des frontières qui encourage ces trafics et pas seulement.
 -Guerre diplomatique en mobilisant ses diplomates dans toutes les organisations et forums internationaux contre le Maroc ; en finançant toutes sortes de lobbies et les représentations diplomatiques et autres bureaux du Polisario.
 -Guerre tout court, en armant et en abritant des combattants contre le pays voisin. Pendant les hostilités, les combattants du Polisario armés par l’Algérie faisaient des incursions à partir du territoire algérien de Tindouf et attaquaient les troupes marocaines et repartaient tranquillement se réfugier en Algérie. Hassan II qui était en droit d’exercer un droit de suite en territoire algérien s’est toujours interdit d’insulter l’avenir en engageant une guerre ouverte avec l’Algérie. Or l’affaire du Sahara était claire dès le début.
Alors M Abdelmajid Tebboun qui doit faire des excuses à l’autre ?

mardi 26 novembre 2019

Fuite et fuites des cerveaux.

Certains  se prosternent devant le "miracle israélien".

Or à y voir plus clair   il n'y a pas de miracle, ce pays a bénéficié durant des décennies de grands cerveaux formés et venant de nombreux pays. Appartenant à la communauté juive dans ces pays, ces cerveaux sont le résultat de décennies et des siècles de répression et de ségrégation abominables dont ont fait l'objet, les juifs de par le monde.

Ce qui les a poussé vers l’excellence à être toujours  mieux  et plus performants  que les autres. Et c'est ce qui a donné de mon point de vue, les cerveaux actuels de ce pays, Israël en plus d'instant de survie qui permet de se dépasser  car vivant dans un environnement  et un milieu hostiles. C'est une explication personnelle donc pas scientifique bien entendu mais qui a l'avantage de rejeter le prééminence d'un race, d'une ethnie ou d'un groupe humain sur un autre à plus forte raison la théorie saugrenue du peuple élu.

Pour dire que malheureusement pour nous, nos cerveaux à nous sont au contraire éparpillés de par le monde et la fuite de cerveaux continue de plus belle. Et dans beaucoup de discussion de café  que je me tourne  à droite ou je me tourne à gauche, des gens de ma génération et  que je connais  à propos des enfants. Ou sont-ils. ont ils terminé leurs études Alors ?
Ils travaillent en France. en Allemagne, en Angleterre aux Canada aux USA  aux Émirats à Doubai et maintenant pour certains en Chine.

Si on y réfléchit, cette progéniture a étudié au minimum jusqu'au bac dans le pays. Aux frais des contribuables marocains s'ils ont étudié dans l'école publique et aux frais de leurs parents s'ils étaient dans le privé. En tout état de cause, c'est le pays qui a payé  lourdement leur scolarité.
Mais ce sont des pays étrangers qui en profitent. Un véritable gâchis pour nous. Le gouvernement, le constate, le monde politique le constate aussi mais toujours pas d'idées pas de réflexion sérieuse la dessus. Considéré comme des RME résidents marocains à l'étranger on est tout content des fonds transférés au pays mais on ne se pose pas de question sur le véritable manque à gagner pour le pays et surtout sur l'avenir économique et scientifique de celui-ci  qui a non seulement besoin de ces cerveaux mais beaucoup d'autres pour se développer.

Pourquoi le pays se vide de cette façon de sa matière grise et comment faire pour stopper cette hémorragie, pourquoi nos jeunes qui font des études supérieures  à l'etranger souvent dans des disciplines pointus ne rentrent pas au pays? Mieux comment les faire revenir au pays y compris des juifs marocains qui restent attachés au pays pour ne manquer aucune occasion de le visiter et  qui ont réussis et excellé aiilleurs?

mercredi 13 novembre 2019

Une régionalisation pourquoi faire?

Ce qui se passe en Espagne doit nous interpeller. Comment continuer de crier à tort et à travers au sujet d'une régionalisation avancée dont le pays ne semble avoir ni les moyens matériels ni humaines ou organisationnelles pour la mettre sur place. Certes c'est une disposition constitutionnelle précisée par une loi organique. Mais les conditions sont elles réunies pour le mettre en place en sachant que la régionalisation à la française  qui a inspiré notre modèle  et qui date de plusieurs décénies maintenant est un échec. Il y a toujours  dans ce pays Paris et la région parisienne qui dominent dans tous les secteurs et le reste de la France. Bien qu'il faut faire  de la régionalisation un but à terme ou à long terme, les conditions  actuelles ne me semblent pas encore s
réunies pour sa mise en application 
En effet pays arrive à peine à boucler son budget le annuel en recourant à des prêts d'organismes internationaux ou de pays amis.
Sur le plan humain les régions ne disposent pas toutes de ressources humaines nécessaires et qualifiées et en nombres suffisants pour mettre en place des régions opérationnelles et suffisamment autonomes avec une administration locale efficiente.
D'un autre côté sur le plan organisationnel, notre administration n'est pas suffisamment outillée pour conduire ce grand chantier. La preuve c'est que bien que nous parlons de régionalisation depuis des années et que cela est inscrit dans la constitution de 2011 mais  les régions restes embryonnaires sans un vrai fonctionnement normal ; les derniers événements du Rif l’ont démontré de manière flagrante. Je ne parle pas bien entendu des provinces sahariennes pour lesquelles un projet d'autonomie est prévu sous souveraineté marocaine et qui est véritablement autre cho
Que faire donc ? Il me semble et dans un premier temps une décentralisation serait dans notre cas beaucoup appropriée que la régionalisation. La réussite d'une bonne  décentralisation conduirait à terme à une régionalisation pas avant.

Affaire Mezouar.

Le communiqué de la MAP  reprenant la positon du Ministère des Affaires Étrangères me semble personnellement  disproportionné. Un rappel de la position   officielle de neutralité de notre pays aurait suffi. Or l''intervention de M Mezouar est qualifiées d "irresponsable, maladroite et irréfléchie " pour avoir grosso modo dit  que les militaires algériens doivent "partager le pouvoir avec le peuple". Il n''y a pas plus diplomatique ni policée que cette declaration. Personnellement moi je dirai plus non pas partager mais rendre  tout le pouvoir au peuple
De plus, le communiqué contient un grave sous entendu mettant en cause le président de la CGEM "Cette déclaration a soulevé des questionnements au niveau de la classe politique et de l’opinion publique quant à son timing et ses véritables motivations,"De quelle opinion publique qui est d'abord avec le peuple algérien frère et de quelle opinion publique ?
Ceci d'autant plus que M Mezouar est à la tète d'un organisme indépendant du gouvernement.et qu'il est intervenu aussi en tant  qu'universitaire et intellectuel il me semble..
Humilié parait- t-il celui ci s'est empressé de présenter sa démission de la CGEM.
Mon propos ne vise pas défendre M Mezouar qui n'a certainement pas besoin de moi pour le faire mais à dire que la réaction publiée par la MAP étonne au vu des éléments suivants:.
- les officiels algériens se sont fait une spécialité depuis des décennies d'insulter notre pays et nos institutions faisant croire  au peuple algérien que nous sommes ses ennemis,
-la presse algérienne s'est spécialisée dans le mensonge sur ce qui se passe dans notre pays utilisant tous les mots d'oiseaux possibles et imaginables pour pour décrire,
-l'affaire du Sahara marocain d’abord une affaire marocaine sur notre intégrité territoriale est devenue au fil du temps une question de politique intérieure algérienne, alors qu’officiellement pour les dirigeants de ce pays,, la Sahara concerne le Maroc est le Polisario..J'ai un bouquin en préparation à ce sujet,
-que nos officiels s'exprimant ou ne s'exprimant pas sur ce qui sr passe dans ce pays pour les dirigeants algériens ll y a tjrs quelques choses à nous reprocher. Ainsi quand feu Hassan 2 avait suggéré aux dirigeants algériens de mettre les islamistes qui avaient gagné les élections à l'épreuve en leur permettant de gouverner on sait ce qui s'est passé. Un tollé des dirigeants et de la presse algérienne contre notre pays pour ingérence dans leurs affaires internes. En attendant on sait ce qui s'est passé par la suite dans ce pays pour ne pas avoir suivi le conseil de feu Hassan 2;' une guerre civile qui a duré plus d'une décennie  avec des milliers de morts et une décapitation de  l’intelligentsia algérienne,.
-Pendant  cette guerre civile notre pays a observé une neutralité sans faille sur ce qui s'y passait ce qui n’empêche pas certains dirigeants et des organes de presse algériens de dire et de répéter que le Maroc leur a tourné le dos dans cette période et coupable de ce fait.

vendredi 1 novembre 2019

Plaidoyer pour tourner la page Zefzafi et le Hirak du Rif.

L''audio de M Zefzafi qui circule un peu partout sur le net et fait suite à l'acte odieux visant notre drapeau national ne peut laisser indifférent et mérite qu'on s'y attarde. Que dit ce message de M Zezafi?
          - la condamnation de l'acte odieux visant notre drapeau national et les irresponsables et égarés qui sont derrière;
         -le fait que le hiraq du Rif n'est pas un mouvement indépendantiste ou sécessionniste et ne se reconnaît pas dans les slogans criés à Paris;
         -M Zefzafi dénie à quiconque et surtout à ces mouvements agissant de l'étranger le droit de parler en son nom et au nom de son mouvement;
        -condamne aussi l'utilisation de son nom et celui de son mouvement dans des règlements de comptes entre certains et certaines factions;
        -réitère que le but du mouvement dont il est à la tête est la satisfaction de revendications économiques et sociales concernant la région du Rif;
       -explique que sa demande et de certains de ses camarades de renoncer à leur nationalité marocaine a été dictée d'après lui par l'injustice dont il ont fait l'objet, les sévices et humiliations dont ils aurait été victime en détection.Il annonce par contre qu'il est plus que jamais attaché à son pays.
       -tout au long de cette audio, il réclame de façon indirecte la clémence et un geste royal en faisant valoir que pour des indépendantistes du Polisario même ceux ont pris les armes contre le pays; ils ont bénéficié de cette idée généreuse qui a tout effacé de ان الزطن غفور زحيم
Il est vrai que le langage employé par M Zefzafi dans son audio est un peu cru direct à l'attention de ses troupes et sympathisants est parfois blessant mais il ne l'est pas autant que certaines déclarations de dirigeants de partis d'extrême gauche qui ont pignon sur rue et qui sont beaucoup plus virulents par ne pas ignomineux pour ne pas dire plus.
Il ne m'appartient pas de commenter la décision de justice dont il a fait l'objet ainsi que ses camarades car c'est un délit mais de prendre M Zefzafi aux mots. Je ne suis pas dans la théorie des complots mais je prends au mot la déclaration de M Zefzafi et je me permets donc de répéter comme l'a affirmé ce jour M Jamal Barraoui qu'il faut espérer pour lui et ses camarades une grâce royale.M Berraoui sur MFM (chaîne radio privée) a rappelé ce jour le fait que les Rois du Maroc sont cléments et pardonnent même à ceux qui ont pris les armes contre eux comme l'avait fait feu Hassan2 et a expliqué que d'anciens opposants farouches à la monarchie occupent de hautes fonctions sous le régné de SM MohammedVI. Ce qui est vrai.
Cette grâce royale dont SM est seul juge bien entendu permettra de mon point de vu comme je l'ai dit de prendre aux mots M Zefzafii , apaisera la tension dans cette région, mettra à l'index les vrais ennemis du pays.

lundi 9 septembre 2019

Futilités sur le net.

Non le net ne s'enflamme pas pour les questions qui  préoccupent nos compatriotes.

Non, ce n'est pas le remaniement ministériel, ni le nouveau mode de développement, ni la compassion avec nos compatriotes disparus victimes des intempéries, ni les questions liées à la rentrée scolaire et universitaire  qui angoissent les parents appelés souvent à s'endetter pour y faire face, ni les maux qui gangrennent notre société, dont l'analphabétisme, la pauvreté, l’insécurité et la corruption ;  non rien de tout cela n’enflamme la toile.
Ce qui enflamme la toile, ce sont  les démêlés de Dounia Batma avec ses contradicteurs qui l'accusent d'être  avec d'autres dont des membres de sa propre  famille derrière un site qui fait dans la chantage, la prostitution et le dénigrement des artistes y compris en piratant leurs comptes sur le net. La justice est entrain d'enquêter sur cette affaire. Cette affaire est suivie notamment sur Youtube par des centaines de milliers sinon des millions de personnes notamment après le départ précipité de Dounia Batma pour Bahrain présenté par certains comme une fuite.
Il faut rappeler que cette situation trouve son origine dans l'invective, les insultes  l’exposition  dans la place publique de la vie d'artistes ou réputés comme tels qui confondent talent avec insultes et invectives et  relayés par les réseaux sociaux, et les journaux en mal d'audience.
Autre exemple de la médiocrité  ambiante sur le net c'est  le buzz réalisé dans  l'émission du journaliste Radouane Ramdani "fi kafass al ittiham" par la danseuse Maya 3,4 millions de vues et Chikha Traks 4 millions de vues. Ces audiences font certainement pâlir nos hommes politiques et des figures de prou la société civile souvent invités à cette émission et qui réalisent des maigres scores d'audience.
Pourquoi donc, ceux qui fréquentent le net se désintéressent-ils tant de ce qui se passe dans le pays et qui a une répercussion certaine sur leur vie quotidienne.
Notre société est elle à ce point malade ?

Au Maroc l'IVG est une préoccupation de santé publique.

Si pour le code penal. l'avortement est un crime, pour l'Etat c'est d'abord un probléme de santé publique.

Sur les 800 avortements clandestins  journaliers ou plus cités dans le pays et dont certains se terminent par le décès de la femme concernée et  qui sont dénoncés par l'OMS, la justice et c'est son droit tombe sur une journaliste d'Akhbar Al Youm.
Automatiquement ça déchaîne la toile qui ne peut voir dans cette interpellation les fruits du hasard en dépit des éclaircissements juridiques données par les sources sécuritaires notamment sur Hespress qui n'arrivent toujours pas à donner une explication plausible à ce "hasard".
 Le Parquet de son coté s'est cru obligé de diffuser un communiqué à ce sujet précisant que cette interpellation n'avait rien à voir avec "le statut de journaliste" de l’intéressée. En plus d'ajouter à la confusion dans quelle mesure ce communique ne porte-t-il pas atteinte ä la présomption d'innocence et surtout au secret de l'instruction ? Aux juristes et à la justice de répondre.?
En réalité, si les faits sont reconnus par le tribunal, la journaliste incriminée de par sa formation sait que l'avortement est un crime et est reconnu comme tel et sévèrement sanctionné.
Le vrai combat  à mon humble avis est qu'il  faut militer contre la pénalisation du l'avortement. Car les milliers de cas d'avortement effectués clandestinement se traduisent par des décès ou de graves complications irréversibles pour les femmes concernées.
De plus en plus des infanticides qui sont de crimes horribles  on sait le sort  réservé par certains parents pour des enfants non désirés qui se traduit souvent par  de la maltraitance et la sortie en délinquance  pour ces pauvres gosses.
 En plus du cas de liberté individuelle reconnu par la constitution à chacun et du droit pour la femme de disposer de son corps, c'est donc d'abord une question de santé  publique et l'Etat doit pouvoir  traiter cette question comme telle.
En amendant le code pénal permettant ainsi l'IVG tout en la médicalisant et  en la réglementant  ceci permettrait  d'éviter les décès mentionnés et les  graves séquelles pour les femmes qui ne recourent pas aux  médecins spécialement formés.

vendredi 30 août 2019

Catastrophes naturelles et résponsabiltés.

Dans beaucoup de  pays, les catastrophes dans les quels la responsabilité humaine est plus ou moins engagée comme celle du cas de la province de Taroudannt dernièrement  sont mis à profit par les législateurs des pays pour édicter des lois et des règlements pour que cela ne se reproduit plus.
Dans notre pays on pleure certes  les morts mais on continue comme avant. Que ce soit des mouvements de foule (mawazine 11 morts en 2009, les femmes mulets piétinées plusieurs morts, 15 femmes piétinées et mortes  pour quelques sacs de farine dans le village de Sidi Boualem en 2017, glissement de terrain dans le Haouz en juillet dernier, 15 morts. Mais aussi des accidents graves de circulation entraînant plusieurs morts, le dernier de deux cars  à Tounate  morts.
Pour toutes ces catastrophes, on a annoncé des enquêtes et depuis  plus rien.
Or tous ces morts ne doivent pas partir comme cela. La où il y défaillance humaine outre que les responsables  même par omission  ou négligence doivent doivent être traduits en justice pour répondre de leurs actes, des mesures législatives et réglementaires doivent être édictées pour qu'il n'y ait plus cela.
Ex: pour les accidents de circulation un contrôle plus spécifique et rigoureux des cars et en conséquence revoir les dispositions réglementaires concernant le contrôle de ces véhicules dont certains deviennent de véritables machines à tuer sur les routes.
-Deuxième cas, les femmes mulets, enrayer ce phénomène en recensant ces femmes, leur octroyer une indemnité et interdire ce genre d'activité.
- Édicter des mesures de sécurité rigoureuses pour les concerts, et les rassemblement, et enfin criminaliser les constructions sur les lits des fleuves et oueds..
 NB. J'apprends à la dernière minutes que le dernier conseil de gouvernement suite dernier drame a décidé la création au sein du ministère de l’intérieur une direction chargée de gérer les risques les risques  naturels mais les éléments contenus dans mon article restent pertinents.

Des bureaux d'étude et d’expertise pourquoi faire?


Pour une question ou une autre, les départements ministériels et services publics recourent à tort et à travers à coup de centaines sinon des millions de dirhams à de l'expertise privée. Pire parfois ces consultations se révèlent inopérantes ou ou déphasage avec la réalité ce qui se traduit par des pertes seches pour l'Etat.
Or la fonction publique dispose de compétences- ingénieurs, cadres de haut niveau, managers- à même de réaliser ces études dans de bien meilleurs conditions. D' ailleurs le statut de le fonction de mettre en place des administrations de mission au sein des départements ministériels pour réaliser ce type d’études et de consultations ou bien recruter pour un délai déterminé des profils pointus pour des missions spécifiques.
Les derniers en date largement médiatisées ont concerné l'impact du changement d'heure et dernièrement le mariage précoce..Est ce que pour réaliser ces études on a vraiment besoin d'une expertise externe.
A quoi servent donc ces fonctionnaires et agents de l'état s'ils ne peuvent pas réaliser ce genre d'études qui ne demandent souvent pas de compétences d'expériences particulières?
De plus l'Etat dispose d'organisme particulier à même de réaliser beaucoup de ces études comme le HCP et le Conseil Economique et Social.
De même tous ces fondations qui ont pignon sur rue comme la fondation sur les collectivités locales peuvent être sollicitées avec profit à ce sujet.
Il est donc temps pour le gouvernement de mettre un terme à cette gabegie et d' encadrer strictement le recours à des consultations privées sauf pour les cas demandant une expertise pointue qui n'existe ni dans l'administration ni dans d'autres organismes publics.
Affaire soumise à qui de droit notamment et premier lieu Monsieur le chef du gouvernement.

mardi 20 août 2019

Maroc ; Joyeux anniversaire Majesté.



SM Mohammed VI fête son anniversaire ce mercredi 21 août. Il a décidé à cet effet d’annuler les festivités officielles prévues. Mais  cela ne m’empêche pas en tant que simple citoyen  de lui souhaiter un joyeux anniversaire  à travers  cet article qui essaie d’expliquer succinctement  ce que le pays lui doit.
En effet pourquoi nous célébrons cet anniversaire ? Parce que nous ne pouvons pas être des ingrats car ceux  qui connaissent le pays savent que Mohammed VI a transformé le Maroc en un vaste chantier, parcourant  le pays de long et en large, initiant des projets de développement, en assurant personnellement le suivi et l’exécution : infrastructures, énergies renouvelables assainissement et réhabilitations urbaines et a mené dès le début de son règne une lutte contre la corruption et le trafic de drogue.
 Le pays a recouvré ses capacités d’investissement perdu dans les années 80 et 90.Plus de deux millions de marocains ont été tiré du seuil de pauvreté.  Le taux d’analphabétisme  qui était de plus de 50% au moment de l’accession de Mohamed V au trône est passé sous la barre de 30%. La lutte contre la pauvreté et la consécration des droits de la femme avec le nouveau code de la famille « Moudawana ». Cette réforme voulue et imposée par le Roi aurait pu être beaucoup plus audacieuse sans les réticences de certains milieux conservateurs notamment islamistes.
La réconciliation des marocains avec leur passé récent avec l’Instance Equité et Réconciliation. La couverture médicale est en phase d’être réalisée pour tous. A l’accession au trône du roi, le pays comptait 300 km d’autoroute, 1800 km actuellement couvrent les principales villes du pays  desservant le pays du nord au sud, d’est en ouest. Les plans d’électrification et d’adduction en eau potable sont passés de 50% à près de 100% actuellement. Ces chiffres sont facilement vérifiables sur le net. Le pays est doté d’un cap  et de plans sectoriels en cours de réalisation dans les infrastructures, l’industrie, l’agriculture, l’énergie avec le plan solaire et le tourisme. Consacrant l’équivalent  de 30 % de  son PIB à l’investissement depuis des années, le pays s’est équipé en routes , autoroutes, ports aéroports et infrastructures diverses.Toutes les conditions sont donc réunis pour que l’investissement privé seul à même de lutter contre le chômage suit.
Sur le plan politique, les réformes constitutionnelles inities par le Roi qui étaient regardées avec scepticisme par certains et présentées de manière caricaturale sont des avancées notables sur le chemin de la démocratisation du pays.A cet effet, je rappelle ci-après les avancées de la nouvelle constitution dont j’ai déjà fait état dans un précédent article. La constitution de 1996 approuvée sous le règne de feu Hassan II, consacrait une sorte de monarchie exécutive  dont l’essentiel du pouvoir était aux mains du Roi. De ce fait le premier ministre disposait de pouvoirs limités. La nouvelle constitution institue un chef de gouvernement qui doit être nommé « au sein du parti politique arrivé en tête des élections des membres de la Chambre des Représentants (article 49).Il n’est plus « responsable » devant le Roi. Il dirige un gouvernement dont les attributions sont explicitées (article 92) à savoir entre autres l’examen des projets de loi et des décrets qui ne sont plus soumis au conseil des ministres présidé par le Roi (article 92). Ce dernier conseil se consacre essentiellement aux orientations générales de la politique de l’état et à des délibérations concernant les réformes et les lois constitutionnelles essentiellement (article 49).Le chef du gouvernement peut faire dissoudre la chambre des représentant et nomme aux hautes fonctions civiles et pour des fonctions sécuritaires sensibles, il propose des nominations en conseil des ministres.
 Ces attributions qui n’existaient dans la constitution de 1996 permettent au chef du gouvernement élu, de remplir ses fonctions, d’engager la responsabilité de son gouvernement devant la chambre des représentants seule habilitée par une motion de censure à faire tomber le gouvernement. Ce pouvoir était exercé aussi dans l’ancienne constitution par la chambre des conseillers élue au suffrage indirect ce qui était une aberration. Le Roi pouvait aussi mettre « fin aux fonctions du gouvernement à son initiative » (article 24). Cette disposition disparaît dans la nouvelle constitution.
Par ailleurs la personne du Roi n’est plus sacrée comme dans l’ancienne constitution mais elle reste « inviolable et doit être respectée ». C’est la terminologie utilisée par la constitution espagnole. Le champ religieux islamique est défini avec précision. La seule autorité habilitée à prononcer « des fatwas est le conseil des Oulémas présidé par le Roi » (artcle41). De ce fait et du statut de Amir Al Mouminine (Commandeur des Croyants) du Roi, toute dérive ou surenchère islamiste est exclue. Le chef du gouvernement n’a de part la constitution, aucune attribution en matière religieuse. Il ne peut pas non plus intervenir en matière « de droit de la famille et de l’état civil » qui sont du domaine du conseil des ministres présidé par le Roi (article 49). Il doit se consacrer exclusivement au développement économique et social du pays pour lequel il est élu.
  Il n’y a pas de démocratie sans démocrates, c’est bien connu. Les réformes constitutionnelles ne vont permettre au pays de sauter le pas vers une véritable monarchie parlementaire que si le personnel politique fait sa mue. Or, le bilan de la gestion notamment des communes et des villes par les partis politiques n'est pas reluisant.. En effet les rapports de la Cour des Comptes et ceux de l’inspection territoriale du ministère de l’intérieur ont montré sous de mauvais jours, des conseillers communaux alliant l’incompétence, la mauvaise gestion à la corruption. La presse marocaine  rapporte dans le détail des affaires de corruption ainsi que toutes sortes de marchandages à l’occasion des élections. Cet état de choses du à la cupidité de certains  conseillers a été rendu possible par le fait que les partis politiques ne sont pas très regardant sur leurs candidats. D'ailleurs, une fois élus, ces candidats ne sont plus encadrés par les partis politiques et ne rendent aucun compte à ces mêmes partis.
Pendant des  années, le Roi s’est « substitué » à des responsables communaux ou provinciaux pour sillonner de pays en long et en large et à longueur d’année visitant les moindres recoins pour faire élaborer des projets, les mettre en chantier et en suivre l’exécution (réhabilitation urbaine, lutte contre la précarité et l’habitat insalubre, assainissement etc..). Si des villes et des communes urbaines et rurales sont en chantiers actuellement et si le paysage urbain de nombreuses agglomérations marocaines a changé, ce n’est certainement pas  et souvent du fait des élus locaux. Le meilleur exemple est le développement au pas de charge des régions du Nord et de l’Oriental du Maroc notamment.
 En matière économique et sociale  il faut aussi signaler que des insuffisances subsistent. Je ne vais pas en faire un état exhaustif mais citer les plus importantes à mon sens et qui concernent, des questions liées à la justice, l’enseignement, et la santé. La résorption de ces insuffisances conditionne à mon sens l’atténuation ou la disparition de toutes les autres, notamment les précarités dont souffrent de larges couches de la population du pays. Mais ces insuffisances ne sont-elles pas d’abord et avant tout des attributions gouvernementales comme je les ai explicités dans  ma description des attributions  du nouveau chef du gouvernement auxquels j’invite les lecteurs à se référer.? En tant qu’arbitre entre les institutions, le Souverain n’a cessé  dans ses différents discours de pointer ces insuffisance et de les rappeler dans un langage souvent cru à l’attention du gouvernement et du pouvoirs législatifs notamment le laxisme dans la gestion des affaires publiques, l'irresponsabilité, le manque d'initiative et d'anticipation pour faire face aux disparités sociales et territoriales et à la lutte contre la précarité.
Pour cela donc  et pour bien d’autres choses dont  je ne peux  faire état dans ce simple article de presse notamment en matière de politique étrangère avec la main tendue à l’Algérie, la politique africaine et la préservation de la stabilité du pays des mouvements désastreux de ce funeste printemps arabe, nous disons joyeux anniversaire à notre Souverain.