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Pourquoi les islamistes font fausse route au Maroc.

Le préambule de la constitution marocaine annonce " Le Maroc pays musulman souverain... " Pourquoi des petits malins veule...

vendredi 18 août 2017

Pourquoi les islamistes font fausse route au Maroc.



Le préambule de la constitution marocaine annonce " Le Maroc pays musulman souverain... " Pourquoi des petits malins veulent faire de ce bien commun qui fait partie de l'identité nationale marocaine un fond de commerce pour arriver ou se maintenir au pouvoir. Ne sont-ils pas tout simplement dans l'illégalité en s'arrogeant un bien commun de tous les marocains ? Par ailleurs, la préservation de l'Islam et sa défense est du ressort exclusif du Roi Amir Al Moumine au titre de l'article 41 de la constitution, pourquoi ces mêmes petits malins que tout le monde connaît s'érigent en défenseurs de l'Islam. En effet depuis la création du Maroc en tant  qu’état en  l’an 789 avec la dynastie idrisside et la fondation de la ville de Fès, tous les souverains qui se sont succédé à travers les dynasties qui ont régné sur le pays ont porté ce titre de Amir Al Mouminine. Les islamistes de tous bords ne sont-ils pas  dans l'illégalité en  interférant dans une attribution historique et  constitutionnelle royales ?
  Car si la constitution de 2011 a crée un chef de gouvernement auquel elle  a confié le pouvoir exécutif, le domaine religieux reste une prérogative royale.
  Ci-après un rappel des dispositions constitutionnelles que j’ai  eu déjà l’occasion de développer dans d’autres articles.La constitution de 1996 approuvée sous le règne d’Hassan II consacrait une sorte de monarchie exécutive  dont l’essentiel du pouvoir était aux mains du Roi. De ce fait le premier ministre disposait de pouvoirs limités. Ainsi le Roi pouvait nommer un premier ministre (sans obligation de tenir compte des résultats des élections législatives comme cela a été le cas après les élections de 2002 ) et les ministres sur la proposition de ce dernier et mettre fin à leurs fonctions (article24). Il présidait le conseil des ministres (article 25) auquel étaient soumis les projets de loi (article 60).Le gouvernement (élu) était responsable devant le parlement mais aussi devant le Roi (article 60) dont la personnalité est sacrée (article 23).Le Roi nommait aux emplois civils et militaires (article 30) sans l’obligation d’en référer au premier ministre. Le premier ministre ne faisait qu’assurer la « coordination des activités ministérielles » (article56) ; il disposait d’après la constitution du pouvoir réglementaire mais les décrets (instrument de ce pouvoir) étaient pris en conseil des ministres présidé par le Roi et ses actes étaient obligatoirement contresignés par les ministres concernés (article 63).
 La nouvelle constitution institue un chef de gouvernement qui doit être nommé « au sein du parti politique arrivé en tête des élections des membres de la Chambre des Représentants (article 49).Il n’est plus « responsable » devant le Roi. Il dirige un gouvernement dont les attributions sont explicitées (article 92) à savoir entre autres l’examen des projets de loi et des décrets qui ne sont plus soumis au conseil des ministres présidé par le Roi (article 92). Ce dernier conseil se consacre essentiellement aux orientations générales de la politique de l’état et à des délibérations concernant les réformes et les lois constitutionnelles essentiellement (article 49).Le chef du gouvernement peut faire dissoudre la chambre des représentant et nomme aux hautes fonctions civiles et pour des fonctions sécuritaires sensibles, il propose des nominations en conseil des ministres.
 Ces attributions qui n’existaient dans la constitution de 1996 permettent au chef du gouvernement élu, de remplir ses fonctions, d’engager la responsabilité de son gouvernement devant la chambre des représentants seule habilitée par une motion de censure à faire tomber le gouvernement. Ce pouvoir était exercé aussi dans l’ancienne constitution par la chambre des conseillers élue au suffrage indirect ce qui était une aberration. Le Roi pouvait aussi mettre « fin aux fonctions du gouvernement à son initiative » (article 24). Cette disposition disparait dans la nouvelle constitution.
Par ailleurs la personne du Roi n’est plus sacrée comme dans l’ancienne constitution mais elle reste « inviolable et doit être respectée ». C’est la terminologie utilisée par la constitution espagnole. Le champ religieux islamique est défini avec précision. La seule autorité habilitée à prononcer « des fatwas est le conseil des Oulémas présidé par le Roi » (artcle41). De ce fait et du statut de Amir Al Mouminine (Commandeur des Croyants) du Roi, toute dérive ou surenchère islamiste est exclue. Le chef du gouvernement n’a de part la constitution, aucune attribution en matière religieuse. Il ne peut pas non plus intervenir en matière « de droit de la famille et de l’état civil » qui sont du domaine du conseil des ministres présidé par le Roi (article 49). Il doit se consacrer exclusivement au développement économique et social du pays pour le quel il est élu. 
Dans un article de 2015 sur Agora dont je donne   le lien , j’avais expliqué que M Benkirane ancien premier ministre islamiste du PJD ( parti islamiste) n’avait nullement assumé ses responsabilités constitutionnelles ; les plus importantes qu’un premier ministre ou chef de gouvernement n’aient jamais eu dans l’histoire du Maroc indépendant. 
Bien au contraire de mon point de vue M Benkirane a fait perdre au pays sa transition démocratique énoncée par la constitution de 2011. Racontant à qui veut l’entendre qu’il en été empêché moi je suis plutôt enclin de croire le Roi quand il dit dans son dernier discours que « Il appartient à chaque responsable d’exercer les prérogatives qui lui sont dévolues, en toute autonomie. Il ne doit pas justifier son incapacité à agir, en ressassant le refrain : « Ils m’empêchent de faire mon travail » ! S’il n’en est pas capable, qu’il présente sa démission, personne ne l’en empêche ! » Ou encore quand le souverain dit dans le même discours « … quand le bilan se révèle positif, les partis, la classe politique et les responsables s’empressent d’occuper le devant de la scène pour engranger les bénéfices politiques et médiatiques des acquis réalisés.Mais, quand le bilan est décevant, on se retranche derrière le Palais Royal et on lui en impute la responsabilité. »




mardi 20 juin 2017

Maroc-Algérie : pourquoi tous ces mensonges et manipulations à l’égard du Maroc ?




Suite aux dernieres manifestations (hirak) de la région d’Al Hoceima, la presse algérienne jubile ; « le Rif veut faire sécession et c’est donc la fin proche du régime monarchique au Maroc ». Rien que ça. Ni les déclarations des manifestants sortis dans la rue pour réclamer des emplois et le développement socio-économique de leur région ; ni l’indignation des responsables du mouvement -y compris ceux qui sont poursuivis- contre tous ceux qui ont essayé de voir dans leur mouvement un mouvement indépendantiste ne sont rapportées bien entendu par cette presse.Un journaliste d'Al Watan (journal algérien) entré illégalement dans le pays pour assister en direct aux événements du Rif devant conduire selon lui et ses commanditaires à l'éclatement du pays vient d’être refoulé à Alger.
Texte
En réalité cette presse algérienne reflète l’état d’esprit des dirigeants d’Alger à l’égard du Maroc et de la duplicité de la diplomatie algérienne à l’égard de notre pays. Le dernier incident diplomatique entre les deux pays illustre cet état de fait.En effet faisant suite à la dernière agression dont a été victime un diplomate marocain par le numéro 3 du ministère algérien des affaires étrangères qui a conduit Rabat à la convocation du chargé d’affaire de l’ambassade d’Alger sommé de demander à son pays de présenter des excuses pour cet acte ; Alger a choisi la fuite en avant comme à son habitude.
Non seulement les autorités algériennes ne reconnaissait pas les faits mais dans une fuite en avant incroyable, les autorités de ce pays se sont empressés de convoquer notre ambassadeur à Alger pour lui faire part fait des “vives protestations” de l’Algérie suite au “harcèlement” des membres de la délégation marocaine, dont aurait été victime une jeune diplomate, membre de la délégation algérienne au séminaire du Comité des Nation unies sur la décolonisation, qui s’est tenue à Saint-Vincent et les Grenadines, du 16 au 18 mai 2017, a indiqué dans un communiqué l’agence de presse officielle. On croit rêver. L’AFP avait pourtant annoncé avoir reçue une copie du rapport médical de l'hôpital de Sainte-Lucie où a été évacué le diplomate, indiquant une "trace de coup à la face".L'agence a également reçu une copie du rapport du chef de la police locale, faisant un récit circonstancié de l'incident et qui décrit comment le responsable algérien a "frappé avec sa main le visage" du Marocain.
Cet incident vient rappeler que le mensonge et la manipulation font partie intégrante de la diplomatie algérienne à l’égard du Maroc. Je rappelle trois cas flagrants parmi tant d’autres. D’abord les mensonges et les manipulations qui ont accompagné les événements de Gdim Izig en 2010 et l’affaire des tirs mortels qu’ont essuyés des citoyens marocains en 2014 et enfin l’affaire du Sahara.. Dans les trois cas Alger avait choisi le mensonge et le manipulation. Rappel des faits tirés des articles que j'avais consacré à ces événements.
1-Les événements qui ont suivi le démantèlement du camp Gdim Izig en 2010(1)
 D’abord les contradictions des déclarations d’Alger et du Polisario étaient fragrantes. Ceux-ci avaient parlé de 13 tués puis de 11, de 19 puis et de 39 tués parmi les civils sahraouis. Entre temps d'après les communiqués, du Polisario et d’Alger, les rues de Laayoune étaient « jonchées de cadavres donc des centaines de morts et des milliers de blessés ». Alger et le Polisario avaient même fait état de "génocide" alors que les représentants de l'ONU (la Minurso) étaient sur place. Si on y ajoute l'utilisation honteuse des photos des enfants de Gaza présentés comme des enfants sahraouis et des images des victimes d’un crime crapuleux commis à Casablanca et présentées la aussi comme des victimes sahraouis cela faisait beaucoup.
En tout cas la fédération internationale des journalistes l'avait bien relevée.http://www.marocjournal.net/actualites-maroc/17151.html&nbsp ;Le témoignage de Human Right Watch était aussi éloquent à ce sujet.http://www.lepost.fr/article/2010/11/17/2308367_human-right-watch-dement-depuis-laayoune-au-sahara-les-allegations-d-alger-et-du-polisario_1_0_1.html
L'agence MAP avait rapporté à l’époque que « Le Directeur de la division urgences au sein de l'Organisation internationale Human Rights Watch (HRW), Peter Bouckaert, "soutenait largement" le bilan des morts fourni par les autorités marocaines, en liaison avec les événements qu'avait connus la ville de Laâyoune, avait rapporté le Washington Post.
Dans une déclaration par téléphone depuis Laâyoune, M. Bouckaert "avait précisé que les chiffres avancés par le Polisario sont exagérés", avait indiqué le journal US."D'après les informations dont nous disposons, il y a eu une mort confirmée d'un civil et peut-être le décès d'une deuxième personne à l'hôpital", a-t-il expliqué, soulignant que les autorités marocaines "maintiennent que 12 personnes ont trouvé la mort dans ces incidents, dont 10 membres des forces de l'ordre, qui ont été assassinés par les émeutiers". Le même responsable avait tenu à préciser au Washington Post que "les rumeurs faisant état de cadavres dans les morgues (...) sont dénuées de tout fondement", insistant que "des interviews réalisées à ce sujet avec des individus (à Laâyoune) n'étayent pas ces assertions"".     
2 -L’affaire des tirs mortels qu’ont essuyés des citoyens marocains le long de la frontière avec l’Algérie en 2014.(2)
Le 18 octobre 2014 des citoyens marocains ont essuyés des tirs mortels le long de la bande frontalière. Un citoyen marocain a été tué. Il s’agit de M Salhi Razqallah, âgé de 28 ans, marié et père d’un enfant. Cet incident s’était traduit par la circulation sur le net et dans la presse marocaine de la photo du citoyen marocain, le visage défigurée par l’impact des balles tirées par les gardes-frontières algériens.
Devant l’émotion provoquée par la photo de ce citoyen, le ministère marocain des affaires étrangères avait convoqué l’ambassadeur d’Algérie à Rabat pour lui signifier la protestation et la réprobation de Rabat. Cette démarche somme toute d’usage dans les relations internationales a été sanctionné par un acte de non-recevoir du côté algérien. Non seulement les autorités algériennes n’avaient pas fournis d’explications sur cet incident, ni ordonné d’enquête pour déterminer les responsabilités et éventuellement sanctionner le ou les responsables, mais le ministère algérien des affaires étrangères avait convoqué le jour même l’ambassadeur marocain pour lui signifier qu’il s’agit d’une provocation de la part de Rabat. Le comble c'est que pour les autorités algériennes c'est "une patrouille de gardes-frontières algériens qui aurait effectué des tirs de sommations en l’air contre des "contrebandiers marocains". Lesquels tirs, toujours selon la partie algérienne « ne pouvant en aucune manière provoquer des blessures". Ce qui avait fait dire à un chroniqueur marocain que la victime marocaine se trouvait-elle très haut dans le ciel, assise sur un nuage, au moment de ces tirs de sommation en l'air ?
Du côté marocain on avait fait valoir que la question des tirs sur les civils marocains était devenue récurrente. Par ailleurs le journal El Massae qui avait consacré à l’époque son cahier aux incidents frontaliers entre les deux pays a rappelé que "nombreux sont les actes d’hostilité perpétrés par les gardes-frontières algériens sur des civils marocains inoffensifs". "Il ne se passe presque pas un mois sans que des agressions soient perpétrées sur des civils marocains", avait noté le quotidien, qui passe en revue des "méfaits d’armes". "Les agressions prennent différentes formes, allant de la confiscation des biens des civils marocains, dont les troupeaux de moutons, à l’interdiction des activités agricoles, en passant par ces scènes de tirs devenues dangereusement banales".
Sur ces deux événements notre communication a été défaillante pour ne pas dire plus. Ces mensonges et ces manipulations auraient du être démontées et présentées à l'opinion publique internationale, aux membres du conseil de sécurité de l’ONU et par notre diplomatie et d'autres canaux aux pays et aux organisations qui soutiennent Alger et le Polisario.
3-Et enfin il y a le gros mensonge qui entoure l’affaire du Sahara.(3) Officiellement pour Alger c’est un problème qui concerne le Polisario et le Maroc mais en fait c’est une véritable guerre qui est engagé contre le Maroc sous couvert de défendre les sahraouis :
 -Guerre économique en s’engageant dans une course folle aux armements pour mettre à genou le Maroc qui dispose de moins de ressources et en maintenant fermées les frontières Est du pays pour le couper du reste du Maghreb et de son prolongement arabe. Officiellement pour l’Algérie cette fermeture des frontières terrestres visait à protéger ce pays « du trafic de drogue et de la contrebande ». Or tout le monde sait que c’est la fermeture des frontières qui encourage ces trafics.
-Guerre diplomatique en mobilisant ses diplomates dans toutes les organisations et forums internationaux contre le Maroc ; en finançant toutes sortes de lobbies et les représentations diplomatiques et autres bureaux du Polisario en s’opposant systématiquement au Maroc partout.
-Guerre tout court, en armant et en abritant des combattants contre le pays voisin. Pendant les hostilités, les combattants du Polisario armés par l’Algérie faisaient des incursions à partir du territoire algérien de Tindouf et attaquaient les troupes marocaines et repartaient tranquillement se réfugier en Algérie. Hassan II qui était en droit d’exercer un droit de suite en territoire algérien s’est toujours interdit d’insulter l’avenir en engageant une guerre ouverte avec l’Algérie. L'Algérie continue d'abriter sur son territoire le Polisario, si ce n’est pas un acte de guerre ça !


Maroc: la lutte contre la corruption doit être la priorité.


Il parait que le nouveau gouvernement va relancer le grand projet de lutte contre la corruption lancé en grand pompe par l’ex gouvernement Benkirane mais qui était resté lettre morte.

En effet le 3 mai 2016 à Rabat, le coup d'envoi avait été donné par la signature du cadre contractuel de dix programmes qui comprennent 239 projets entre les secteurs et les instances concernés. Pour ce faire, la stratégie devait être déployée en trois phases: une première qui devait commencer en 2016 avec un budget de 840 millions de dirhams, une deuxième, de 2017 à 2020 qui devrait mobiliser 937 millions et une dernière qui nécessitera 18 millions de dirhams entre 2021 et 2025. En tout, 1,8 milliard de dirhams étalés sur dix ans, soit une moyenne annuelle de 180 millions de dirhams. Vous avez bien lu 10 ans alors que le pays est gangrené par ce fléau qui retarde son développement socio-économique, crée une injustice fragrante entre les citoyens et réclame donc une réponse rapide.

En attendant et au lieu d’engager des « campagne de sensibilisation » contre la corruption qui ne servent à rien, le gouvernement aurait été bien inspiré d’engager un travail de fond qui consisterait par exemple à conduire les actions suivantes ( proposé dans un précédent article ) qui ne réclament ni un gros budget ni un délai trop long :
- simplifier et normaliser les circuits et les procédures administratives et les rendre plus transparentes,
- inviter par voie réglementaires les administrations à répondre dans un délai précis et motiver leurs actions de refus ;
- développer l’utilisation de l’outil informatique dans le traitement des dossiers et éliminer autant que possible l’intervention humaine ;
- revoir les textes et procédures de passation des marchés et commandes de l’état, des collectivités locales et des établissements publics pour plus de transparence notamment dans l’établissement des cahiers des charges ,dans le traitement des concourants ;
- revoir les procédures d’engagement, de liquidation et de paiement des dépenses de l’état, des collectivités territoriales et des établissements publics.

D’autres actions de préventions peuvent aussi être menées par les départements concernés pour en priorité éviter l’intervention humaine autant que possible ex : en matière de sécurité routière, voir la possibilité de faire disparaître les agents verbalisateurs (police et gendarmerie) au profit de radars fixes. Activer aussi, les organismes de contrôle notamment les inspections générales dépendant des ministères en les dotant de structures étoffées. Et enfin en finir avec la lenteur dans le traitement notamment par la justice des affaires de corruption.

vendredi 16 juin 2017

Maroc : pourquoi l’envoi de l'aide alimentaire au Qatar est une sage décision ?


Des journalistes journaleux et des populistes qui sévissent sur le net s’attaquent à  l’incitative marocaine d’envois d’aides alimentaires au Qatar. Pire ils la présentent comme une ponction d’une aide qui doit concerner au premier lieu des marocains.Or, il ne s’agit que d’un geste humanitaire décidé par le Souverain envers ce pays frère  qui a accordé une aide massive à notre pays  à l’instar des autres pays du Golfe pour réaliser notamment des projets d’infrastructure structurants et soulager le trésor public. Que représente en effet la valeur de ces envois alimentaires  par rapport au 1,25 milliards de dollars accordés à notre pays par le Qatar sur les 5 milliards promis par les pays du Golfe.

Les envois alimentaires ne représentent donc qu’une assistance somme toute symbolique  et de solidarité  avec  un pays soumis à un embargo par ses voisins du golfe. C’est plutôt l’impacte psychologique de ne pas se sentir isolé qui est recherché car tout le monde sait que Qatar dispose de réserves financières importantes à même de lui permettre de faire face à l’embargo qui lui est imposé.

A signaler que des pays de la région ; l’Iran, la Turquie et le Pakistan se sont mis sur les rangs non seulement pour briser l’embargo mais pour avoir sous prétexte de défendre le Qatar, une présence militaire dans le golfe et servir en fait leurs propres agendas. Les qataris ne sont pas dupes et à mon humble avis ils n’accepteront pas de troupes sur leurs territoires et ils feront  tout pour épargner à cette région les malheurs que connaissent d’autres régions du moyen orient et dialogueront certainement avec les autres pays du golfe pour sortir de cette situation. C’est pourquoi, l’initiative marocaine d’un pays distant de milliers de kilomètres pas du tout intéressé par une présence ou une influence quelconque dans la région est louable.

Et c'est le sens du communiqué explicatif  du ministère des affaires étrangères pour qui la décision de l’envoi de l’aide alimentaire  n'a "aucun lien avec les aspects politiques de la crise entre l’État du Qatar et d’autres pays frères", indiquant qu'elle intervient "en conformité avec les préceptes de la sainte religion islamique qui incite à la solidarité et l’entraide entre les peuples islamiques notamment en ce mois béni de Ramadan".  Et d’expliquer ensuite «  que "certains pays non arabes tentent d'exploiter cette crise pour renforcer leur positionnement dans la région et porter atteinte aux intérêts suprêmes de ces pays", ajoute le ministère.

"Le Maroc n’a pas besoin de présenter une preuve ou de confirmer sa solidarité permanente avec les pays frères du Golfe, qui s'est manifestée dès la première guerre du Golfe à travers notamment son soutien à la souveraineté des Émirats arabes unis sur ses trois îles, la rupture de ses relations diplomatiques avec la République islamique d’Iran, en solidarité avec le Royaume du Bahreïn, et sa participation à la coalition arabe pour le soutien de la légitimité au Yémen, où plusieurs Marocains sont tombés en martyrs aux côtés de leurs frères des pays du Golfe", poursuit le ministère."Le principal souci du Maroc est de consolider la stabilité de ces pays pour que le CCG préserve sa place distinguée en tant que modèle réussi de la coopération régionale", conclut le ministère.

  Les choses donc sont claires; alors, que viennent donc faire ces journaleux et autres populistes pour dénoncer cette initiative  qui doit plutôt être saluée et aurait du nous faire éviter la sortie de   Cheikha Meriem Al-Thani (la première des trois épouses de Cheikh Hamad Ben Khalifa Al-Thani) pour qui  «Contrairement à certains pays, le Qatar ne vit pas d’aides alimentaires.» Et de préciser que «tous les produits alimentaires réceptionnés par le Qatar depuis le début de la crise avec ses voisins ont été payés d’avance»
.
Les journalistes et faiseurs d’opinion sur le net ne sont pas la pour essayer par tous le moyens de faire le buzz quitte à faire de la désinformation ou des analyses superficielles au détriment des intérêts diplomatiques du pays. Leur responsabilité est d’autant plus importante que les intérêts du pays sont souvent en jeu.

mercredi 14 juin 2017

Maroc-France : qui veut perturber la visite du M Macron au Maroc ?





Dans une lettre ouverte, un collectif de personnalités et d’associations relayé par la presse de l’hexagone interpelle le président français en visite à Rabat pour une première prise de contact avec Mohammed VI.
Texte
Dans cet appel, le colletif en question demande au Président Macron d’évoquer avec le Roi du Maroc la situation des réfugiés syriens bloqués à la frontière et la situation dans le Rif dans ces termes « Depuis le 17 avril, des familles de réfugiés syriens sont bloquées dans une zone frontalière, près de la ville de Figuig, dans des conditions extrêmement difficiles, sous un soleil de plomb la journée et soumis à des attaques de serpents et de scorpions la nuit ».
« Depuis le 26 mai, une vague de répression, accompagnée d’arrestations massives, s’est abattue sur la ville d’Al-Hoceima, dans le nord du Maroc, puis s’est étendue à d’autres agglomérations du Rif. Ces derniers jours, l’élan de solidarité et de contestation touche toutes les régions du Maroc, où des manifestations pacifiques sont dispersées voire empêchées avec violence. Sur les deux points évoqués dans cet appel il faut préciser que concernant.
La situation des refugiés syriens appelée « Non-assistance à personnes en danger ».
 Que ces refugiés viennent du territoire algérien pour le simple raison que les citoyens syriens peuvent entrer librement en territoire algérien par contre l’entrée Maroc est sujet à un visa. Donc contrairement à ce qu’avance les autorités algériennes, pour rejoindre le Maroc les refugiés syriens sont obligés de transiter par le territoire algérien. Pour les cas humains évoqués, les autorités algériennes ont autorisé, depuis le 17 avril, ce groupe de Syriens à atteindre la zone frontalière. Bien plus, ces réfugiés ont été acheminés par camion jusqu’à la frontière avec le Maroc. En effet en raison des conditions météorologiques et des distances parcourues, ces personnes ne pouvaient se déplacer à travers le territoire algérien sans être interceptées par les autorités de ce pays. En fait « Elles ont été réparties en plusieurs groupes et l’armée algérienne les a encerclées pour les forcer à quitter le territoire. » En conséquence l’appel de ce collectif de personnalités et d’associations devait au préalable mettre en cause les autorités algériennes. Mais s’ils sont inspirés par Alger, c’est une autre affaire.
C’est pourquoi d’ailleurs, « l'Algérie a finalement accepté dernièrement d'assumer sa responsabilité politique et morale après plusieurs semaines de tergiversations pour faire entrer, illégalement, 54 réfugiés syriens en territoire marocain", souligne une source diplomatique marocaine. Cette décision aurait pu intervenir plus tôt pour éviter le drame humanitaire et les souffrances subies par les familles syriennes dont plusieurs femmes et enfants, pendant plusieurs semaines, note cette source. Il faut espérer que ce genre de situations ne se reproduira plus à l'avenir.
En outre il a été précisé par les autorités marocaines que "Le Maroc assume pleinement ses responsabilités à l'égard des populations syriennes, à travers la régularisation de la situation de plus de 5.250 syriens et l'octroi du statut de réfugiés à plusieurs centaines".

2-La situation dans la ville d’Al Hoceima qualifiée par l’appel du collectif de « Atteintes aux libertés fondamentales ».

Les différentes manifestations autorisées et non réprimées par les autorités se sont vite transformées au fil du temps parfois en de véritables émeutes. Ainsi les membres du collectif qui se rangent du coté des manifestants ne font pas état du fait que durant des rassemblements et contrairement à ce qui se passe partout dans le monde, ce sont les forces de l’ordre qui ont essuyés les plus grandes pertes Ainsi d’après le dernier communiqué de la Direction de la Sureté Nationale depuis le 28 octobre 2016, 298 policiers ont été blessés par des jets de pierre lors des manifestations du Hirak à Al Hoceima.
La DGSN a précisé dans son communiqué que les blessures infligées aux policiers ont causé des arrêts temporaires de travail allant de 15 à 104 jours. Deux policiers visés par des jets de pierres sont actuellement soignés à l’hôpital Cheikh Zayed de Rabat en raison de plusieurs fractures au niveau de la tête, poursuit la même source. La DGSN rapporte également que des biens publics ont été endommagés lors des heurts entre la police et les manifestants. Les dégâts sont estimés à quelque 14,126 millions de dirhams. Enfin, la DGSN affirme que lors de certaines manifestations qui ont dégénéré en "rassemblements violents", plusieurs personnes ont également utilisé des armes blanches, ou encore des cocktails Molotov.
Le collectif parle aussi « d’arrestations massives » ce qui veut dire des centaines sinon plusieurs milliers ce qui est inexact, 86 personnes sont présentées à la justice selon les autorités marocaines relayées par l’AFP. Quand aux questions des doléances soulevées par la population d’Al Hoceima le collectif ne fait état ni des fonds importants débloqués pour cette région, ni des réalisations en cours, ni de la mobilisation de tout le gouvernement à cet effet. On voit donc bien que cet appel et ceux qui l’ont inspieré comporte des contrevérités, des exagérations et des omissions dont le but inavoué est de perturber la visite du chef d’état français au Maroc. 

 



samedi 10 juin 2017

Maroc : la manifestation de trop dimanche à Rabat et pourquoi faire ?





Au moment ou l’heure est à l’apaisement; que de bonnes  volontés – avocats, militants de la société civile, hommes politiques et même journalistes-  essaient de pousser vers une sortie de crise en appelant pour la libérations des militants du Hirack d’Al Hoceima et la satisfaction des doléances des populations ; deux mouvements extrémistes complètement antinomiques (l’un est islamiste et l’autre marxiste pur et dur) en guerre larvée  parfois mortelle sur les campus universitaires au Maroc et ce depuis des années,  appellent à une grande manifestation le dimanche à Rabat sous couvert de la solidarité avec les habitants d’Al Hoceima mais pour des observateurs avertis pour bien autre chose.

 De plus, cette manifestation apparaît comme  contre productive car elle  risque de raidir un peu plus les autorités dans cette affaire et comporte des risques certains de débordements surtout que la jeunesse du PJD  (qui conduit le gouvernement) annonce aussi contre toute logique sa participation à cette manifestation ; car on voit mal comment tout ce beau monde va défiler ensemble.

lundi 5 juin 2017

Complément à ma proposition sur l' instauration de "l'état d’exception".

Dans un précédent article, j'ai lancé un appel  pour l'instauration de l'état d'exception afin de faire face à la situation que connait le pays. Suite à des observations émises sur les réseaux sociaux à ce sujet, je  donne sur ce qui suit plus d'éclaircissement sur cette proposition.

Plaidoyer pour l'application de l'article 59 de la constitution et l'instauration de l’État d'exception afin de sortir de la crise actuelle et de rétablir l'autorité de l’État
L’État d'exception que je préconise est limité comme je l'ai dit dans l'article( voir le lien ci-dessous) à trois ou 4 années et la formation d'un gouvernement resserré de 15 ministres avec de larges compétences pas de ministres délégués ni de secrétaires d'état pour éviter les chevauchement et les déperditions. Ce gouvernement peut être dirigé par une personnalité consensuelle et integre qui a le sens du dialogue mais sans appartenance politique et qui va avoir comme feuille de route, les discours de SM le Roi qui a mis le doigt sur tous les maux du pays.
Pour réussir à mon sens, ce gouvernement doit marquer une pause dans les investissements des infrastructures pour orienter tous le investissements vers la santé l'enseignement et la lutte contre la précarité en d'autres termes le capital immatériel.La lutte contre la chômage doit avoir comme cheval de bataille une aide massive aux petites et moyennes entreprises qui sont le creuset des emplois dans le pays à travers notamment des facilités pour l'obtention des crédits et surtout des exonérations fiscales.
Concernant la garantie des libertés pourtant prévue par la nouvelle constitution nous faisons confiance à SM bien entendu. En effet avant de rédiger mon article, j'ai pris le soin de jeter un coup d’œil sur son libellé dans les différentes constitutions.Si dans les constitutions d'avant 2011, la question des libertés n'est pas évoqué celle de 2011 précise bien dans son article 59 que pendant la période d'exception "Les libertés et les droits fondamentaux prévus par la constitution demeurent garantis". Autre chose, l'état d'exception n'est pas l'état d’urgente qui permet de passer outre les droits prévus par la procédure pénale.
Pendant cette période, partis politiques, syndicats et associations qui agissent actuellement en tant que sorte de "clubs fermés" avec les mêmes tètes ou presque doivent en profiter pour se réorganiser, s'ouvrir sur la société et injecter du sang neuf en s'ouvrant sur les potentialités que compte le pays. Ainsi nous aurons un vrai corps intermédiaire qui permet de prendre en charge les besoins et les doléances de la population et éviter aux autorités d’être face à la rue comme c'est le cas actuellement.







jeudi 1 juin 2017

Maroc : appel pour la mise en place de l’état d’exception.



Chaque fois que le pays traverse des difficultés comme c’est le cas actuellement, les marocains se tournent vers l’institution monarchique. C’est dans ce cadre que s’inscrit cet article.
En effet l’article 42 dispose que « Le Roi, Chef de l’Etat, son Représentant suprême, Symbole de l’unité de la Nation, Garant de la pérennité et de la continuité de l’Etat et Arbitre suprême entre ses institutions, veille au respect de la Constitution, au bon fonctionnement des institutions constitutionnelles, à la protection du choix démocratique et des droits et libertés des citoyennes et des citoyens, et des collectivités, et au respect des engagements internationaux du Royaume. Il est le Garant de l’indépendance du Royaume et de son intégrité territoriale dans ses frontières authentiques. »

jeudi 25 mai 2017

Maroc: événements d'Al Hoceima quels enseignements pour qu'il n'y ait "plus jamais ça".





Les événements d'Al Hoceima  s'ils ont constitué un véritable séisme invitent à réfléchir sur les voies et moyens d'une part de dépasser la crise actuelle mais aussi et surtout de  prémunir le pays contre des situations pénibles similaires à l'avenir d'autre part.Si sur le premier point, les plus hautes autorités du pays ont pris à bras le corps les attentes de la population sortie en masse pour revendiquer des droits économiques et sociaux reconnus par le gouvernement lui même; sur le second, il importe de réfléchir dés à présent sur" le comment éviter pareilles situations à l'avenir". Cet article se propose donc de  participer à la  réflexion nécessaire  à même de permettre au pays d'éviter une situation pareille  à l'avenir.

mercredi 12 avril 2017

Maroc: les vraies priorités de l'enseignement

Ah si je pouvais envoyer ce message à M Hassad nouveau ministre de L'éducation  Nationale ; un des rares qui s'est distingué dans les fonctions qu'il a occupé notamment en tant que Wali de Tanger et de Marrakech.

Voici mon message. "Laisser tomber M le ministre les réformes  et faire la sourde oreille à ce fameux Conseil  Supérieur de l'Enseignement qui est une sorte d'usine à gaz qui n'a pas fait l'essentiel: diagnostiquer la situation catastrophique actuelle du secteur au lieu de lancer "sa vision" controversée, encore une et qui est vouée peut être à l'échec comme celles qui l'ont précédée.

 Non M le Ministre il faut parer au plus pressé:

- combler les vacances d'instituteurs et de professeurs par un programme de recrutement et de formation rapides. Des classes d'élèves de 50 voire 70 ne permettent d'assurer aucun enseignement. Dans la capitale M le ministre des élèves du primaire ont des cours de deux heures par jour faute d'instituteurs,  Nous sommes un des rare pays sinon le seul dans ce cas à cause de cette politique catastrophique de "départ volontaire" mal conçue, mal organisée et mal réalisée menée par M Boussaid  lorsqu'il était en charge du ministère de la Fonction Publique. Ces départs ont vidé nos écoles, collèges, lycées et universités d'enseignants,

-élaborer un programme rapide de rénovation de nos écoles, collèges,  lycées et universités pour permettre un déroulement normal des cours et approvisionner  les établissements d'enseignement de matériel didactique nécessaire  tout en évitant les déboires du programme d'urgence 2009-2012 sous M Khchichine lequel a englouti 3,3 milliards de dirhams pour de maigres réalisation pour ne pas dire d’échec: 99 écoles construites en milieu rural sur les 373 prévues et 193 collèges au lieu des 807  prévus et enfin 67 internats au lieu 350 prévus,

-rendre le pouvoir de sanctionner au directeurs d'établissement pour lutter contre l'absentéisme et les certificats de maladie de complaisance,

-interdire les cours donnés par les enseignants de l'éducation nationale dans les écoles  privés tout en assurant la formation du personnel enseignant  de ces écoles et moyennant rétribution à l'état dans les centres qui relèvent du ministère de l'enseignement,

-rendre leur pouvoir réel dans les classes aux enseignants tout  en reinstituant la formation  continue ainsi qu'au personnel des établissements (directeurs, surveillants généraux, et encadrants répétiteurs).

-généraliser les centres d'écoute dans tous les établissements secondaires pour venir en aide aux élèves en difficulté ou à problèmes sociaux.

 Se posera bien entendu la question du financement. Une loi rectificative des finances peut être élaboré à cet effet. D'autres projets prévus par la loi des finances peuvent être différés. Il faut que le nouveau gouvernement fasse des priorités et l'enseignement passe avant les autres."

jeudi 30 mars 2017

Pourquoi un ministère de le Jeunesse et des Sports ?

La jeunesse est une question transversale qui intéresse en fait l’ensemble du gouvernement. En effet la problématique de la jeunesse est multidisciplinaire. La réduire à un département ministériel quel que soit la personnalité qui le dirige n’est pas une solution et ne l’a jamais été. D’où l’intérêt d’en faire plutôt une mission rattachée au chef du gouvernement qui prendra la forme d’un haut-commissariat par exemple.
Quant aux sports à mon humble avis ils n’ont pas besoin de ministère, le sport scolaire et universitaire est du ressort du ministère de l’éducation nationale quant aux activités sportives , elles relèvent des fédérations élues et du comité olympique chacun en ce qui le concerne.
Reste la question des maisons de redressement pour les délinquants mineurs toujours rattachés contre toute logique au ministère de la jeunesse et le sport. Il faut leur trouver une structure qui dépendrait du ministère de la justice et seraient ainsi mieux gérés que d’être laissés pour compte comme c'est toujours le cas au ministère de le jeunesse et du sport.

lundi 27 mars 2017

Maroc; quid de l'opposition?

On parle beaucoup du gouvernement et de la majorité et peu de l’opposition. Or l’article 10 de la constitution de 2011 lui donne d’énormes pouvoirs dont « la participation effective à la procédure législative, notamment par l’inscription de propositions de lois à l’ordre du jour des deux Chambres du Parlement,
+ la participation effective au contrôle du travail gouvernemental, à travers notamment les motions de censure et l’interpellation du Gouvernement, ainsi que des questions orales adressées au Gouvernement et dans le cadre des commissions d’enquête parlementaires, +-une représentation appropriée aux activités internes

+une représentation appropriée aux activités internes des deux Chambres du Parlement,
+la présidence de la commission en charge de la législation à la Chambre des Représentants ».
Or dans la nouvelle configuration gouvernementale et vu que le parti de l’Istiqlal a décidé d’appuyer le gouvernement, cette opposition est dévolue au PAM. Composé essentiellement de notables locaux, ce parti de mon point de vu ne peut assurer à lui seul cette opposition. Le futur gouvernement se trouvera donc nécessairement face aux réseaux sociaux et à la rue.

M Benkirane quoi que l’on puisse dire de lui avait un charisme et une tenacité certains face à la rue notamment pour faire avaler les réformes notamment la compensation, les retraites de la CMR, mettre fin à la pagaille des grèves dans la fonction publique et les collectivités locales etc… Espérons que M El Othmani aura la même ténacité face à la grogne de la rue mais surtout ce qui a manqué à son prédécesseur à savoir assurer ses attributions constitutionnelles, faire preuve de leadership vis-à-vis de ses ministres, de compétence et de célérité dans le traitement des affaires publiques. Attendons donc pour voir.

mardi 21 mars 2017

Maroc : le PJD et le PAM pour la formation du prochain gouvernement ; c’est le scénario le plus démocratique.





Dans un spot sur facebook de ce jour 21/03/2017, j’ai émis l’idée d’un gouvernement conduit par M Athmani et comprenant le PAM. A eux deux, ces deux partis disposent d’une large majorité : 125 députés du PJD et 102 députés du PAM ce qui fait 227 députés alors que la majorité requise est un peu moins de 200 députés.
Ce scénario a les avantages suivants :
-il comprend les deux partis qui ont gagné le plus grand nombre de circonscriptions électorales lors des dernières élections de 2016 ;
- il renvoie dans l’opposition, les partis qui ont perdu les élections de 2016 en termes de nombre de députés par rapport aux élections de 2011. Ainsi le RNI avait perdu 15 députés par rapport à 2011, l’Istiqlal 14 députés, le MP 5, l’USFP 19, l’UC 4 et le PPS 6. Donc tous ces partis qui se bousculent au portillon pour accéder à des postes ministériels ont  été plus ou moins désavoués par les électeurs et leur place naturelle est dans l’opposition ;
- en se rangeant dans l’opposition, les partis qui ont perdu les élections et qui se retrouveraient dans l’opposition seront appelés de ce fait à renouveler leur bureaux politiques et leurs dirigeants comme cela se passe dans tous les pays démocratiques. De ce fait, les militants couperaient l’arbre sous les pieds de ces dirigeants qui au lieu de rendre des comptes chercheraient par une fuite en avant à participer au gouvernement ;
-de ce fait et du fait du renouvellement de la classe politique, les partis renvoyés dans l’opposition peuvent constituer une alternance crédible au PJD lors des prochaines élections ;
- en outre, une opposition renforcée exercerait correctement les attributions qui lui sont dévolues par l’article 10 de la nouvelle constitution de 2011 « La Constitution garantit à l’opposition parlementaire un statut lui conférant des droits à même de lui permettre de s’acquitter convenablement de ses missions afférentes au travail parlementaire et à la vie politique. Elle garantit, notamment, à l’opposition les droits suivants :- la liberté d’opinion, d’expression et de réunion,
 +un temps d’antenne au niveau des médias officiels, proportionnel à leur représentativité,
+ le bénéfice du financement public, conformément aux dispositions de la loi,
+ la participation effective à la procédure législative, notamment par l’inscription de propositions de lois à l’ordre du jour des deux Chambres du Parlement,
+ la participation effective au contrôle du travail gouvernemental, à travers notamment les motions de censure et l’interpellation du Gouvernement, ainsi que des questions orales adressées au Gouvernement et dans le cadre des commissions d’enquête parlementaires, +-une représentation appropriée aux activités internes
  +une représentation appropriée aux activités internes des deux Chambres du Parlement,
 +la présidence de la commission en charge de la législation à la Chambre des Représentants,
+ la participation active à la diplomatie parlementaire en vue de la défense des justes causes de la Nation et de ses intérêts vitaux, »
- au niveau maintenant du gouvernement, nous aurons un gouvernement ramassé de 15 à 20 ministres plus efficace comme les gouvernements français ou espagnol au lieu et place du gouvernement pléthorique de 37 ministres actuels ;
- avec le PAM des personnalités de la société civile et des technocrates ayant fait leur preuve peuvent entrer au gouvernement ;
-enfin cela éviterait au PAM d’entrer dans l’opposition, ce qui consacrerait peut-être sa disparition étant un parti récent et qui de ce fait ne dispose pas encore d’encrages et de relais territoriaux.

Telles sont à mon sens les arguments têtes de lignes qui militent pour la formation d’un gouvernement formé par le PJD et le PAM.      

mercredi 8 mars 2017

Maroc : Malika Malak ; l’icône du journalisme télé marocain est toujours parmi nous.



L’âme et l’esprit de Malika Malak trônait le 07/03/2017 sur la grande salle de conférence de la Bibiothéque  Nationale à Rabat. C’est là ou des orateurs se sont relayés pour rendre hommage à une la grande dame de la télévision marocaine disparue une année avant et inhumée le 08 mars 2016 : journée qui coïncidait avec la journée de la femme.
 Malika Malak dont le prénom et nom signifiaient en langue arabe reine et ange était véritablement une reine mais aussi un ange. Une reine parce qu’elle trônait sur le journalisme télé au Maroc et a ouvert la voie dans le pays à l’interpellation des hommes politiques en les traitant sans ménagement en posant les questions qui fâchent. Elle tranchait de ce fait avec des journalistes qui faisaient et font encore de la figuration en permettant aux politiques de débiter leurs mensonges dans une langue de bois intolérable. Elle était aussi un ange par sa beauté et sa proximité avec les plus humbles car elle portait leurs doléances aux hommes politiques

mercredi 1 février 2017

Le Maroc a retrouvé sa famille africaine mais que faire avec l'intrus ?





Le Maroc vient de réintégrer l’Union Africaine. Dans le discours mémorable et émouvant d’hier, le 31/01/2017, le souverain n’a pas hésité de dire que c’est un retour à la maison et qu’il s’agit d’une retrouvaille familiale. C’est dans ces termes que SM le Roi a interpellé les chefs d’état africains « Il est beau, le jour où l’on rentre chez soi, après une trop longue absence ! Il est beau, le jour où l’on porte son cœur vers le foyer aimé ! L’Afrique est Mon Continent, et Ma maison. Je rentre enfin chez Moi, et vous retrouve avec bonheur. Vous M’avez tous manqué. » « Le retrait de l’OUA était nécessaire : il a permis de recentrer l’action du Maroc dans le continent, de mettre aussi en évidence combien l’Afrique est indispensable au Maroc, combien le Maroc est indispensable à l’Afrique. »

vendredi 27 janvier 2017

M Lamamra salue de manière cynique et injurieuse, le retour du Maroc au sein de l’Union Africaine.




Dans une interview qu’il vient d’accorder à RFI  en marge du sommet de l’Union Africaine, M Lamamra ministre algérien des affaires étrangères viens de déclarer « Il y a un âge de contestation et un âge de raison. Sans doute sommes-nous maintenant dans cet âge de raison. » Un peu plus loin. « C’est l’âge de raison et nous espérons que de la même manière que le Maroc a siégé avec la Mauritanie ici, de 63 à 69, sans la reconnaître, nous souhaitons que cette fois-ci aussi la cohérence de l’histoire s’accomplira. » Non content d’insulter le Maroc qui apparemment pour lui était une sorte d’adolescent contestataire qui a donc fugué de l’Union Africaine et devient adulte avec la demande de retour à cette ²organisation ; M Lamamra fait un amalgame intolérable en faisant un parallèle avec la Mauritanie.

mercredi 11 janvier 2017

Maroc : 11 janvier 1944, nous avons aussi nos négationnistes.

Chaque pays a ses négationnistes. Sur le site Hespress de ce jour 11janvier 2016  un professeur d’histoire avance que le 11 janvier ne mérité pas ni « d’être fêté ni célébré » et avance qu’il n’a trouvé dans les mémoires des nationalistes et des colonialistes de l’époque aucun élément qui justifie un quelconque impact du manifeste de l’indépendance sur les évènements qui ont suivi. Il parle aussi du nombre des signataires qui a varié d’après lui de 58 à 68 signataires et d’autres manifestes faits à la même période par feux Hassan El Ouazzani et Abdekhalek Torris. Que le manifeste du 11 janvier était en fait destiné à la reconnaissance du parti de l’Istiqlal et la parution de son journal Al Alam.

vendredi 30 décembre 2016

Maroc : «La Renaicendre ou mémoires d’une Juive marocaine et patriote».



Dans son ouvrage «La Renaicendre ou mémoires d’une Juive marocaine et patriote» passé presque inaperçu dans la presse de l’hexagone  Nicole Elgrissy raconte comment Marocaine, juive de confession,  elle a refusé l'exode et préféré continuer de vivre au Maroc. Elle explique de ce fait la relation particulière, fruit d’une histoire séculaire qu’entretiennent les juifs marocains avec leur pays.

lundi 26 décembre 2016

Maroc Gdim Izik en 2010 : de l’assassinat des forces de l’ordre à la manipulation de l’opinion.





Le procès de l’affaire des assassins des forces de l’ordre à Gdeim Izik le 08 novembre 2010 a été ouvert ce lundi 26 décembre devant la Cour d’appel de Rabat (annexe de Salé) mais a été reporté au 23 janvier rapporte le site d’information 360.ma. Ce report a été décidé sur requête de la défense des 25 accusés qui ont demandé du temps pour préparer leurs plaidoiries.

 Rappel des événements qui ont donné lieu à ce carnage. Il était 7 h du matin, lundi, 8 novembre 2010 quand les forces de sécurité reçurent l'ordre d’intervenir sans armes pour raser le camp de Gdim Izik, après que toutes les voies de dialogue aient été épuisées pour trouver une issue à cette situation somme toute inacceptable. Seulement, les forces de l'ordre ont été empêchées d'accéder au campement et se sont heurtées à une réaction violente de la part d'éléments armés d’armes blanches. Des bouteilles incendiaires (cocktails Molotov) et des bonbonnes de gaz ont été utilisées par ces personnes lors des affrontements. Ces derniers ont dégénéré en manifestations qui ont touché toute la périphérie de Lâayoune. Les manifestants venus du campement en question ont alors mis le feu à plusieurs établissements publics, notamment au Centre régional d'investissement (CRI), au siège du Conseil régional, dans des agences bancaires et de nombreux commerces. Le centre de la ville de Lâayoune n'ayant pas été touché

jeudi 22 décembre 2016

La Cour de Justice Européenne de Justice dénie au Polisario le droit de représenter le peuple Sahraoui




 La presse algérienne aux ordres claironne à ceux qui veulent l’entendre que l’arrêt de la Cour Européenne de Justice qui a rejeté le recours du Polisario et lui a dénié le droit de représenter le peuple du Sahara est une victoire pour le Polisario au motif que la Cour a aussi déclaré que les accords du Royaume du Maroc avec l’Union Européenne ne s’appliquent pas au Sahara. S’agit-il d’une simple constatation car une partie du Sahara- la portion détenue par le Polisario- n’est pas concernée par ces accords ?

Non, il ne s’agit pour la Cour que d’une argutie juridique qui lui a permis de rejeter le recours du Polisario. Car le tribunal européen qui avait annulé le 10 décembre 2015 l’accord du Maroc avec l’Union Européenne l’a fait justement « après avoir considéré, tout d’abord, que les accords d’association et de libéralisation étaient applicables « au territoire du Royaume du Maroc » et que cette expression devait être comprise, en l’absence de stipulation contraire, comme englobant le Sahara occidental ». La décision d’annulation reconnait donc parfaitement le fait que le Sahara fait partie du Royaume.

 Ces journaux oublient ou feignent d’oublier aussi que l’essentiel est que la Cour après avoir rejeté le recours a dénié au Polisario le droit de représenter le peuple Sahraoui. En effet, la cour a repris les conclusions de son avocat général de septembre  2016 pour qui « le Front Polisario n’est pas directement et individuellement concerné par la décision litigieuse et que, partant, son recours devrait également être rejeté à ce titre ». C’est une brèche importante pour notre diplomatie qu'il va falloir exploiter avec intelligence en faisant valoir partout que le Polisario n’est pas le représentant exclusif du peuple du Sahara et que notamment d’autres organisations sahraouies peuvent prétendre à ce titre.

D’un autre coté, en cassant l’annulation de l’accord agricole de 2012 entre le Maroc et l’Union Européenne, la Cour de Justice Européenne a évité une escalade préjudiciable aux deux parties car même l’accord d’association aurait pu aussi être mis en cause et pouvait être annulé ainsi que les accords particuliers passés individuellement avec les autres pays d’Europe.  

En conséquence, cette décision accueillie avec scepticisme par certaines plumes bien de chez nous  est bien une victoire pour le Maroc mais qu’il va falloir exploiter sur le plan international pour faire avancer notre cause nationale.      

mardi 20 décembre 2016

M Lamamra : du Maroc ou de l’Algérie qui est vraiment à l’origine de la division en Afrique ?



 M Lamamra ministre des affaires étrangères de l’Algérie accuse le Maroc « de tentative de division » de l’Union Africaine dans sa quête pour reprendre sa place au sein de l’organisation africaine notamment. Il parle même « de menaces qui guettent l’UA jusque dans son intégrité et sur la forte détermination des États membres à préserver la cohésion de cette organisation continentale ». On croit rêver.

Ce diplomate qui ose parler de division feint d’ignorer que c’était son pays qui est à l’origine du germe de la division en Afrique. N’est-ce pas Alger qui est à l’origine de l’introduction de la fantomatique RASD qui n’a aucun attribut d’un état souverain au sein de l’Union Africaine conduisant de fait à faire sortir le Maroc qui a accueilli à l’initiative de feu MohammedV le 4 janvier 1961 à Casablanca la première conférence des pays africains et alors que l’Algérie était encore sous domination française.

lundi 17 octobre 2016

Mahmoud Darwich ; le défunt poète palestinien donne toujours des cauchemars Israël.




 Contrairement à ce qu’on peut penser ; ce n’est ni le Hamas ni le Jihad Islamique ni l’Iran ou les pays arabes qui donnent des cauchemars à Israël mais c’est le poète palestinien, Mahmoud Darwich. En tout cas, c’est le journal israélien Haaretz  qui l’écrit sous le titre« Le défunt poète national palestinien va continuer à hanter Israël »  lorsqu’il est revenu sur la polémique suscitée en Israël par l’émission consacrée par la radio israélienne au grand poète palestinien Mahmoud Darwish (mort en 2008).

Après la sortie désastreuse de M Lieberman ministre israélien de la défense contre la radio israélienne qui a consacré une émission à l'œuvre du poète Palestinien ; Miri Regev, ministre de la Culture israélienne, a déclenché elle aussi une vive polémique en Israël en quittant une soirée de remises de prix pour l’industrie du cinéma qu’elle présidait lors de la lecture d’un poème, écrit par Mahmoud Darwich par l’acteur israélien Yossi Tzaberi et le chanteur du groupe de rap Dam .

mardi 11 octobre 2016

Le Pjd au gouvernement pour un deuxième mandat et notre dilemme.





M Benkirane et son parti rempilent pour un deuxième mandat et moi comme beaucoup de mes compatriotes sont devant un dilemme. Je n’aime ni leur idéologie mortifère importée et loin de notre Islam à nous, celui de nos Oulémas ; nos regrettés Mohamed Belarbi Alaoui, Allal Al Fassi, Mokhtar Soussi, Makki Naciri, Mohammed El Fassi et Abdallah Ghennoun.
 Et pourtant, je souhaite pour mon pays que le futur gouvernement réussisse ; oui qu’ils réussissent. Qu’ils réussissent à redresser notre système d’enseignement en faillite. Qu’ils mettent fin à ce fléau de la corruption qui gangrène le pays et saigne nos compatriotes. Qu’ils donnent de l’espoir à nos jeunes en encourageant et facilitant les investissements créateurs d’emplois. Qu’ils prennent à bras le corps la pauvreté, la marginalisation et l’isolement rural. Qu’ils rendent corps à nos services publics. Oui je voudrais qu’ils réussissent.
Et enfin que MM Ramid, El Ouardi, Akhannouch et Alami puissent être reconduits. Le premier pour mener à terme la réforme de la justice ; le deuxième pour engager une véritable réforme de l’hôpital public ; le troisième pour revoir son plan vert car la céréaliculture a été sacrifiée et l’habitat rural ignoré et enfin Moulay Hafid Alaoui auquel je tire chapeau mais qui doit prendre en charge et secouer cette agence qui s’occupe des petites et moyennes entreprises sensée aider à la création d’entreprises mais qui ronronne dans son beau siège flambant neuf à Hay Riad à Rabat.

dimanche 25 septembre 2016

Maroc : entre "peste et choléra" quelle troisième voie ?




Après cinq ans de pouvoir d’un gouvernement de coalition mené par le parti islamiste Justice et Développement  PJD, les marocains sont appelés aux urnes le 7 octobre prochain pour de nouvelles élections législatives. Deux acteurs sont en lice :  le PJD qui  en l’absence d’une opposition crédible a de fortes chances de rempiler pour une deuxième législative et les partis politiques traditionnels avec un nouveau venu le Parti Authenticité et Modernité PAM. Or, ni la perspective d’une deuxième législative susceptible d’être remportée pour la PJD, ni le retour au pouvoir des partis politiques traditionnels discrédités depuis des années ou l’avènement du PAM aux méthodes contestables ne semblent enchanter les électeurs.

vendredi 1 juillet 2016

Quand Victor Hugo et Lamartime chantaient Mohammed Prophéte de l'Islam



 En ces temps où l’islamophobie a pignon sur rue en France, que des attentats sordides sont commis un peu partout dans le monde au nom d’une notion de jihad dévoyée et d’un Islam qui n’existe que dans des cervelles qui ont fait l’objet d’un lavage méthodique de tout sentiment humain ; je propose aux lecteurs ces deux beaux écrits sur le Prophète Sidna Mohammed, un texte de Lamartine et un poème sublime de Victot Hugo chantant tous les deux le Prophète.  Les écrits de ces deux géants de la littérature française tranchent avec l’image véhiculée sur le prophète et l’Islam par une certaine presse de l’hexagone.    

samedi 11 juin 2016

Quand la justice française donne raison à un assassin et à un escroc contre le Maroc.



Estimant qu’un Etat ne pouvait être assimilé à un particulier, le tribunal correctionnel de Paris a refusé de recevoir la plainte du Maroc réprimant la diffamation publique de Zakaria Moumni. Les avocats du Maroc ont annoncé vouloir faire appel de ce jugement « afin que le crédit médiatique qui a été accordé aux propos de M. Moumni soit définitivement ruiné et qu’un Etat puisse défendre son honneur devant les juridictions françaises ».

 En effet, le lundi 9 juin 2014, le ministère de l’Intérieur avait déposé une plainte contre trois personnes et une association française pour « dénonciation calomnieuse, outrage aux autorités, dol et diffamation publique Cette plainte intervenait après celles déposées par une ONG française et trois personnes contre le patron de la DGST, Abdellatif Hammouchi.
 

jeudi 26 mai 2016

Maroc : l’émission de fr3 est bien présentée comme une charge contre SM le Roi.




Finalement, c'est une brochette de personnages qui ne représentent qu’eux même mais  qui ont en commun une haine maladive de la monarchie et qui se sont déjà exprimés par des écrits ou des actes auxquels fr3 a fait appel pour parler de la supposée face cachée du souverain.

 Dans un communiqué de fr3 relayé par les médias de l’hexagone et en plus de Moulay Hicham qui reste à part, il s'agit de Karim Tazi, Fouad Abdelmouni, Najib Akesbi, Aboubakr Jamai, Ali Lmrabet, Mustapha Adib, Abderrahim Mernissi, Jean Peyrelevade, Catherine Gracie.  On a même fait appel à Gilles Perault auteur d’un livre contesté sur feu Hassan II et qui ne connait ni de près ni de loin le nouveau Roi.  Il s’agit donc bien d’une émission à charge contre SM le Roi car l’objectivité aurait voulu que pour parler d’une supposée face cachée du souverain c’est d’abord et surtout faire parler ses intimes. Parler de la fortune du Roi et de la manière avec laquelle elle est gérée c’est aussi faire appel aux gestionnaires de cette fortune ou à leurs représentants.  Ce qui n’a nullement été le cas. L’intention de nuire est donc manifeste.

jeudi 19 mai 2016

Maroc : pourquoi le Département d‘Etat américain fait l’impasse sur les avancées de la constitution de 2011 ?



Avec des sortes de  copies collées malheureuses, les bureaucrates du Département d’Etat américain  font une analyse éronnée, dépassée et outrancière de la situation constitutionnelle marocaine.
C’est ainsi que dans  leur  rapport de 2015, le Département d’Etat annonce que « Selon la constitution, l'autorité ultime repose sur le roi Mohammed VI, qui préside le Conseil des ministres et nomme ou approuve les membres du gouvernement. Le roi peut destituer les ministres, dissoudre le Parlement,  appeler de nouvelles élections, et gouverner par décret. » Ce qui est  loin de la réalité constitutionnelle.

S’attaquant au fondement même de la nation marocaine, le département d’état annonce que « Les citoyens n’ont pas le droit de modifier les dispositions constitutionnelles établissant la forme monarchique du pays du gouvernement ou ceux désignant l'Islam  religion d'Etat. »http://www.state.gov/j/drl/rls/hrrpt/2015/nea/252939.htm