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Les négociations de Genève et l’attitude belliqueuse des dirigeants d’Alger

La délégation marocaine se rend à Genève, les 21 et 22 mars, à l’invitation de l’Envoyé Personnel du Secrétaire Général de l’ONU pour le ...

mercredi 20 mars 2019

Les négociations de Genève et l’attitude belliqueuse des dirigeants d’Alger


La délégation marocaine se rend à Genève, les 21 et 22 mars, à l’invitation de l’Envoyé Personnel du Secrétaire Général de l’ONU pour le Sahara marocain, Horst Köhler, pour participer à une 2ème “table ronde”, aux côtés de l’Algérie, du “Polisario” et de la Mauritanie a précisé  un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. D’après le communique suscité la délégation marocaine  est conduite par Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale et  comprendra Omar Hilale, Représentant Permanent du Royaume du Maroc auprès des Nations Unies à New York, Sidi Hamdi Ould Errachid, Président de la région Laäyoune-Sakia El Hamra, Yenja El Khattat, Président de la région Dakhla-Oued Eddahab, et Fatima El Adli, acteur associatif et membre du Conseil municipal de la ville de Smara.
 Toujours d’après ce communiqué, cette 2ème “table ronde” se tiendra conformément aux dispositions de la dernière résolution (2440) du Conseil de Sécurité, adoptée le 31 octobre 2018, et qui stipule que la finalité du processus politique est de “parvenir à une solution réaliste, pragmatique et durable qui repose sur le compromis”.
 Du côté algérien, la délégation sera conduite par M Amamra (vice premier ministre, ancien conseiller diplomatique de M Bouteflika et ancien ministre des Affaires Etrangères).On peut d’ores et déjà noter que l’Algérie qui a toujours clamé que l’affaire du Sahara marocain concerne le Maroc et le Polisario est en porte à faux. La représentation de l’Algérie à cette réunion à ce niveau (vice premier ministre) montre bien comme  l’a toujours soutenu notre diplomatie que cette dernière est partie prenante de premier ordre dans ce conflit. Parce qu’elle l’a toujours nourri  en soutenant,  en  hébergeant et armant un mouvement sécessionniste contre un pays voisin en faisant fi de la charte des Nations Unies. S’agissant de la personne de  M Amamra ;  celui-ci ne s’est   jamais particulièrement distingué par vis-à-vis de notre pays par attitude ni réaliste, ni pragmatique, ni reposant sur le compromis comme le veut la résolution du Conseil de Sécurité suscité.
Il est à rappeler que dans une déclaration faite à RFI  en janvier 2017 en marge du sommet de l’Union Africaine, M Lamamra ministre algérien des affaires étrangères  de l’époque avait déclaré  de manière cynique et injurieuse  « Il y a un âge de contestation et un âge de raison. Sans doute sommes-nous maintenant dans cet âge de raison. » Un peu plus loin. « C’est l’âge de raison et nous espérons que de la même manière que le Maroc a siégé avec la Mauritanie ici, de 63 à 69, sans la reconnaître, nous souhaitons que cette fois-ci aussi la cohérence de l’histoire s’accomplira. » Le Maroc pays millénaire  était donc comparé de façon injurieuse à un adolescent contestataire qui a donc fugué de l’Union Africaine et devient adulte avec la demande de retour à cette ²organisation.
En outre, M Lamamra faisait un amalgame intolérable en comparant le Polisario  à Mauritanie. Ce dernier pays était un état souverain avec un territoire, un gouvernement effectif et était membre de l’organisation des Nations Unies. Rien à voir le Polisario qui n’a aucune crédibilité pour représenter le Sahara marocain ou son peuple. En effet saisie au sujet de l’accord agricole avec l’Union Européenne, la Cour de Justice de cette Union, après avoir rejeté le recours du Polisario concernant l’accord agricole passé entre le Maroc et l’Union Européenne avait dénié au Polisario le droit de représenter le peuple sahraoui. En effet, la cour de justice européenne qui avait  rejeté le recours du Polisario   avait repris les conclusions de son avocat général de septembre 2016 pour qui « le Front Polisario n’est pas directement et individuellement concerné par la décision litigieuse et que, partant, son recours devrait également être rejeté à ce titre. » 
 Faut-il rappeler aussi que M Lamamra  ministre des affaires étrangères de l’Algérie avait accusé le Maroc « de tentative de division » de l’Union Africaine dans sa quête pour reprendre sa place au sein de l’organisation africaine notamment. Il a même parlé « de menaces qui guettent l’UA jusque dans son intégrité et sur la forte détermination des États membres à préserver la cohésion de cette organisation continentale ».Ce diplomate qui avait osé parler de division a feint d’oublier que c’était son pays qui est à l’origine du germe de la division en Afrique. N’etait-ce pas Alger qui est à l’origine de l’introduction de la fantomatique RASD qui n’a aucun attribut d’un état souverain au sein de l’Union Africaine conduisant de fait à faire sortir le Maroc de cette Union. Le pays  qui avait accueilli à l’initiative de feu MohammedV le 4 janvier 1961 à Casablanca la première conférence des pays africains alors que l’Algérie était encore sous domination française. Département français, l'Algérie n'existait même pas en tant qu'état. Que ce Monsieur parle de la sorte du Maroc, le pays qui a abrité la première conférence de l'Afrique indépendante est scandaleux pour ne pas dire plus.
En désignant M Laamamra connu pour son hostilité envers notre pays, les dirigeants d’Alger ne cherchent-ils pas tout simplement à faire capoter cette réunion de Genève, tant il est vrai que vu l’ampleur du mouvement de révolte populaire, l’heure n’est certainement pas à la conciliation avec les pays voisins. En tout cas c’est ce que nous allons voir.



jeudi 28 février 2019

Pourquoi tous ces appels au Roi ?


Nous assistons depuis quelques temps à un phénomène qui interpelle. C’est l'appel à tort et à travers au Roi notamment sur les réseaux sociaux. Des concitoyens  font appel au Roi pour une question ou une autre un peu partout  dans le pays. Déjà dans son discours du trône prononcé le 29 juillet 2017 SM le Roi après avoir fait le constat d’une certaine inertie de l’administration dans le traitement des affaires publiques qualifiée par le souverain « d’une faible gouvernance et d’une productivité insuffisante » ce qui explique d’après le souverain pourquoi  «… les citoyens se plaignent, auprès de lui, des administrations et des responsables qui font preuve de procrastination dans le règlement de leurs doléances et le traitement de leurs dossiers. Voilà pourquoi ils sollicitent Son intervention pour mener leurs affaires à bonne fin. » Les choses ont-ils  évolué après ce discours dans lequel du Roi a mis en cause et  la classes politique et les responsables dans des termes peu élogieux  «  En effet, quand le bilan se révèle positif, les partis, la classe politique et les responsables s’empressent d’occuper le devant de la scène pour engranger les bénéfices politiques et médiatiques des acquis réalisés. Mais, quand le bilan est décevant, on se retranche derrière le Palais Royal et on lui  impute la responsabilité. »
Au fait n'y a-t-il pas d'organes et d'institutions dédiés pour prendre en charge les doléances des citoyens ? Dans la constitution de 2011  le Roi est entre autres le  «  …Garant de la pérennité et de la continuité de l’Etat et Arbitre Suprême entre ses institutions, veille au respect de la Constitution, au bon fonctionnement des institutions constitutionnelles… » De fait donc, qu’il soit sollicité par les institutions constitutionnelles ou pour des cas exceptionnels, cela se comprend dans le cadre de sa fonction d’arbitrage entre les institutions mais que les citoyens ou des groupes de citoyens lui adressent des doléances, cela veut dire que  les pouvoirs législatif, exécutif, judiciaire ainsi que d’autres organes constitutionnels et les élus des collectivités territoriales sont interpellés.
A cet effet  l’exécutif représenté  par le chef du gouvernement est doté dans la constitution de 2011 de pouvoirs étendus. Ainsi la nouvelle constitution institue un chef de gouvernement qui doit être nommé « au sein du parti politique arrivé en tête des élections des membres de la Chambre des Représentants (article 49).Il n’est plus « responsable » devant le Roi. Il dirige un gouvernement dont les attributions sont explicitées (article 92) à savoir entre autres l’examen des projets de loi et des décrets qui ne sont plus soumis au conseil des ministres présidé par le Roi (article 92). Ce dernier conseil se consacre essentiellement aux orientations générales de la politique de l’état et à des délibérations concernant les réformes et les lois constitutionnelles essentiellement (article 49). Ces attributions qui n’existaient dans la constitution de 1996 permettent au chef du gouvernement élu, de remplir ses fonctions, d’engager la responsabilité de son gouvernement devant la chambre des représentants seule habilitée par une motion de censure à faire tomber le gouvernement.
A rappeler qu’à côté des pouvoirs exécutif, législatif et judicaire, la constitution a prévu dans ses articles 154 à 171 des institutions de la gouvernance que citer n’est pas superflu :  le Conseil national des droits de l'Homme ;le  Médiateur  qui est une institution nationale indépendante et spécialisée ; le Conseil de la communauté marocaine à l'étranger ; l’Autorité chargée de la parité et de la lutte contre toute forme de discrimination ; le Conseil de la concurrence ; l’Instance nationale de probité et de lutte contre la corruption ; le Conseil consultatif de la famille et de l’enfance ; le Conseil de la jeunesse et de l’action associative.
 Tout ceci pour affirmer que sur le plan institutionnel, nous avons les outils  juridiques pour réaliser une bonne gouvernance et une bonne séparation des pouvoirs. Que chacun fasse donc le travail pour lequel il est payé pour la satisfaction des doléances et des besoins de la population et ne pas pousser les citoyens à encombrer l'Institution Royale par des milliers de doléances qui pourraient très bien être résolues  par les institutions dédiées. Et bien qu’il y a  ait parfois des abus notamment au sujet  les questions relatives à la volonté de se soustraire  à des décisions de justice ou à des obligations contractuelles ou autres ; il ne faut pas se tromper, les citoyens acculés qui ont recours à la sollicitude royale ne peuvent nullement être mis en cause devant ce problème de gouvernance après tout. On peut même affirmer que  la défiance  de nombre de nos concitoyens des institutions élues est  en priorité à la base de ce phénomène d’envois de doléances et de suppliques à l’institution Royale.
 Il est à préciser pour terminer que l’état de droit auquel aspire tout citoyen dans le pays passe par la mise en œuvre non pas seulement des dispositions constitutionnelles mais répondre à l’esprit qui était à la base de cette constitution rappelé à plusieurs reprises par le souverain  et que l’administration est d’ abord au service du citoyen. Cet article 156 de la constitution est Oh combien explicite et que doit apprendre par cœur tout postulant à un emploi public « Les services publics sont à l'écoute de leurs usagers et assurent le suivi de leurs observations, propositions et doléances. Ils rendent compte de la gestion des deniers publics conformément à la législation en vigueur et sont soumis, à cet égard, aux obligations de contrôle et d'évaluation. »

                                                             




jeudi 20 décembre 2018

Comment les assassins du Toubkal peuvent-il se prévaloir d'une religion qu'ils souillent de la sorte ?

Je suis horrifié par ce lâche assassinat de ces deux jeunes scandinaves dans la région de Marrakech. Au delà des condamnations d’usage, il est temps de crier haut et fort que que ceux qui commettent des atrocités de la sorte ne sont pas musulmans et ne peuvent se réclamer de cette religion. Ils ne sont ni intégristes musulmans  ni rien du tout, ils ne sont pas musulmans tout simplement ni ce salafisme hijadiste de Daesh duquel ils se réclament et qui n'est qu'un repaire d'assassins.
« Celui qui a tué un homme qui lui-même n'a pas tué, ou qui n'a pas commis de violence sur la terre, est considéré comme s'il avait tué tous les hommes ; et celui qui sauve un seul homme est considéré comme s'il avait sauvé tous les hommes" (5:32). « Quiconque tue intentionnellement un croyant, sa rétribution alors sera l'Enfer, où il demeure éternellement. Allah est en colère contre lui, et le condamne, et lui a préparé un châtiment terrible. "(Verset de An Nissa : 93« Combattez dans les sentiers de Dieu ceux qui vous combattent, et ne transgressez pas, car Dieu n’aime pas les transgresseurs” Verset 2:190." « Allah ne vous défend pas d'être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allah aime les équitables. (Sourate al - Mumtahanah, 8 ».
 A rappeler en outre que à l’occasion des massacres odieux de Paris du 13/11/2015, le conseil des Oulémas du Maroc seul organisme habilité à édicter des fatwas a dans une fatwa rapportée par l’agence marocaine MAP, rappelle « ce qu’est réellement le Jihad en Islam loin du terrorisme, de l’agression, de la terreur et du massacre d’âmes innocentes ». « Le Conseil précise aussi que le Jihad légitime se décline en plusieurs catégories dont les plus notables sont :
- Le Jihad contre soi-même à travers l’éducation, l’épuration de l’âme et la préparation à assumer la responsabilité.
- Le Jihad par la pensée à travers le l’affutage et le façonnement de l’esprit de manière à servir les intérêts de l’humanité.
- Le Jihad par l’écriture, à travers la publication d’ouvrages utiles, la réalisation d’articles illuminant et contrant les fausses accusations à l’encontre de l’Islam et des musulmans.
- Le Jihad par l’argent, à travers la dépense généreuse en faveur du bien et la contribution au développement socio-économique.
Le Jihad par les armes, quant à lui, n’est un recours qu’en cas d’extrême nécessité lorsqu’ils sont attaqués par leurs ennemis et que toutes les voies pacifiques échouent, tient à préciser le Conseil Supérieur des Ouléma.
Même dans ce cas de figure, poursuit la Fatwa du Conseil, la proclamation du jihad relève du ressort exclusif du Grand Imam à qui l’Islam a donné le droit exclusif de le proclamer, d’y appeler et de l’organiser. L’islam ne permet, par conséquent, à aucun individu ou groupe de proclamer le Jihad de leur propre chef.Et de rappeler, à ce propos, que les Oulémas musulmans ont tenu de tout temps à mettre en avant cette prérogative dans le souci de préserver la cohésion et l’unité. »
Est-ce que le Prophète aurait pu accepter qu’au nom de l’Islam, des « fous » se fassent sauter ou tuent des innocents qui n’ont rien demandé y compris des musulmans. Que par ailleurs, des lieux du culte chrétiens et juifs soient saccagés par des meutes ignorantes qui se réclament de lui, que des mosquées soient attaquées par des groupes intégristes ? Ces ignorants et ces pommés ont-ils étudié sa vie et son œuvre ? Lui qui a d’abord essayé de « rendre humain » les arabes de la péninsule arabique, occupés à faire des « razzias » et qui tuaient leurs petites filles à la naissance entre autres, considérant la naissance d’une fille comme une honte pour la famille. On ne dit jamais  assez que le prophète Mohammed avec le Coran a donné à ces peuples qui vivaient presque à l’état sauvage, des règles de conduites : une morale, un statut personnel (mariage, successions, prise en charge des enfants et des parents) des responsabilités envers les voisins, les malades et les pauvres. Il les a encouragés à affranchir leurs esclaves etc…Pour les châtiments corporels de la Charia qui sont au départ des prescriptions bibliques et de la Thora, il ne faut pas oublier que le Coran et la Sounna ont toujours préconisé la clémence et le pardon ; les Sourates et Hadiths dans ce sens sont légions.Il a mis en place l’impôt avec la Zakate (ou aumône réglementé au profit des pauvres). Il a montré la voie en ce qui concerne le traitement des prisonniers en temps de guerre bien avant la convention de Genève. Chose qui prouve que les extrémistes qui s’amusent à kidnapper et à exécuter des otages n’ont rien compris ou ne veulent rien comprendre au message du Prophète. a su montrer une voie.
Cette voie de la reconnaissance de l’autre et de la main tendue à l’autre est le fondement de notre Islam Malékite garanti dans notre constitution par Amir Al Mouminine. Ces terroristes par leurs actions macabres nous font revenir non pas à un l'Islam du temps du Prophète mais à la période préislamique. Car la démarche pragmatique du Prophète a été abandonnée par ces terroristes se proclamant islamistes aujourd’hui au profit de prescriptions dogmatiques édictées en temps de guerre et qui sont développé par des criminels pour en faire des références à leurs crimes odieux. Pour ces salafistes jihadistes il ne s'agit pas de faire des "Mourajaates" mais de se conformer à notre vivre ensemble: notre Islam Malékite qui nous préserve contre toutes les dérives. 

mercredi 19 décembre 2018

Arretez de detruire nos paysages urbains.

Qui va arreter ce massacre de détérioration de nos paysages urbains et suburbains par ces constructions anarchiques faites avec les fameux autorisations exceptionnelles accordées je ne sais pas comment. 
Sur les trançons que je fréquente entre Rabat Kenitra et Rabat Casablanca c'est des lotissement à parte de vue. Ce ne sont pas à proprement parler des villes mais des agglomerations urbaines qui n'ont ni tête ni queue. En pleine zone rurale parfois on voit des lotissements. Feu Hassan2  pour prérver la ville  de Rabat a institué une ceinture verte pour bien marquer la difference entre Rabat et Temara. Or cette ceinture verte a éte contournée au niveau de Hay Ryad du coté de Rabat et de grands lotissements du coté de Temara pour en faire pratiquement maintenant une seule ville.
On aurait pu imaginer comme cela se passe dans plusieurs villes europeennes   la création autour des grandes villes de petites villes avec les equipements nécessaires et des liaisons de transport dédiées. 
Continuer avec des autorisations exceptionnelles  la construction d'immeubles d'habitations dans les périphéries des grandes villes est un non sens car les collectivités territoriales risquent de le payer trés cher. Car au dela de  certaines de nos villes qui n'ont plus ni tête ni queue  comme Salé, Fés, Casablanca par éxemple il y a les équipements qui doivent suivre : securité, hygiéne, hopitaux, école etc... Comment tout cela va etre géré. On parle de la necessité de faire face à la pénurie de logements mais le HCP n'a t-il pas annoncé en 2016 que 1 millions de logements au Maroc sont inoccupés.
Il y a bien un ministre de l'Habitat et de l'Urbanisme qui doit veiller à tout cela en plus des Agences Urbaines mais personne ne semble s'en soucier. 
Et pourtant il y a urgence.

vendredi 7 décembre 2018

Français ; ne. detruisez pas votre pays.





Oui ne détruisez pas votre pays. Certains vont me dire de quoi je me mêle. En effet,  si je suis sur Agoravox.fr site francophone, et conformément à ce que j’ai écrit sur mon profile, c’est surtout  pour parler de mon pays le Maroc ; de ses hommes, ses femmes, ses institutions,  ses défis et les luttes de ses démocrates pour la modernité et  arriver à un véritable état de droit. Ceci étant écrit, il y a des éléments subjectifs et des éléments objectifs qui m’interpellent pour parler de la situation  dangereuse et inédite actuelle en France dans cet article.
Sur les éléments subjectifs, c’est d’abord un attachement à ce pays dans lequel je n’ai jamais vécu certes  sauf pour des stages ou des visites touristiques et familiales  mais auquel je suis très attaché car  j’ai  des  proches et très proches  frère et sœur, fille, nièces et neveux qui vont de l’universitaire, à l’ingénieur, médecin, et ingénieurs pharmaciens parfaitement intégrés et donc acteurs de  la vie sociale et économique de ce pays. D’un autre coté il y a un aspect beaucoup plus personnel  d’attachement à ce pays. C’est le souvenir de ce professeur de médecine en France pour lequel  je garde une profonde gratitude. En effet, victime d’une maladie rare  que je n’arrivais  à faire soigner dans mon propre pays, c’est en France que j’ai pu le faire grâce à ce professeur et le suivi que j’ai eu ensuite. C’est une affaire qui date d’une trentaine d’année aujourd’hui mais qui est toujours présente dans mon esprit et dans mon cœur.
Si on en vient maintenant  aux éléments objectifs. La France n’appartient  pas aux seuls français. Elle a d’une manière ou une autre un prolongement dans le monde. Et ce qui s’y passe concerne le monde entier. Il n’est superfétatoire de rappeler que c’est la France qui a donné  au monde sa première révolution, la déclaration des droits de l’homme, c’est sa classe ouvrière qui a donné le congé hebdomadaire, le congé  payé, la sécurité sociale etc… C’est aussi le pays de Montesquieu, Louis Lumére, Jacques Prevers, Emile ZOLA, Voltaire,Jean Pierre Rousseau, Marie Curie, Louis Pasteur,Victor Hugo, Claude Monet, Antoine Lavoisier  pour ne parler de de  quelque uns des plus illustres et qui  ont eu un rayonnement mondial. Oui ce qui se passe en France concerne le monde entier.
Ceci étant écrit, pourquoi sommes  nous si préoccupés par  ce qui se passe dans ce pays ? Ce sont ces images et ces informations qui  nous parviennent qui nous sont insupportables. Des  forces prises à partie et qui reculent devant  des hordes  de casseurs  qui piétinent des symboles de la République dans l’Arc de Triomphe et ailleurs. Les artères de la capitale rappelant des pays en guerre. Des destructions de toutes sortes.  Cela fait ricaner des dictateurs  sanguinaires comme Assad qui est à l’origine de la destruction de son propre pays avec des centaines de milliers de morts et des millions de réfugiés qui font la manche à travers le monde tout  simplement parce qu’il n’a pas su répondre à des  manifestations  pacifiques au départ de sa propre population mais leur a tiré dessus . Ce qui a conduit à l’embrasement de la situation avec l’intervention de groupes terroristes.  
De plus, les causes  des démocrates dans le monde entier qui luttent dans leur pays pour plus de liberté et l’état de droit sont desservies par ce qui se passe  en France. Les tenants de l’ordre ne manqueront pas de dire pour préserver l’ordre établi  que la démocratie c’est le désordre et le chaos. Dans une discussion de café tenue  récemment à Rabat avec des amis et discutant de la situation en France nous avons évoqué une notion qui n’a pas la même signification dans les deux pays à savoir la question du pouvoir d’achat. Quelqu’un  nous faisant remarquer que si les français se battent pour le maintien voire l’amélioration de leur pouvoir d’achat, dans nos sociétés les gens  luttent pour avoir un pouvoir d’achat. Un autre rappelle que concernant l’augmentation des prix du carburant, ces gens ont des voitures combien nous en avons chez nous. D’après ce que j’ai lu, la France a un parc de voitures qui dépasse les 30millions alors que nous avons un parc de3milions de voitures dans le pays trente fois moins donc.
Un sursaut  démocratique donc contre l’insurrection et le chaos qui se profile dans le pays avec les lycéens étudiants et agriculteurs qui se mêlent aussi de la partie est salutaire.  Je ne vais pas discuter de la légitimité du mouvement des gilets jaunes et du mouvement de fond qui commence à embraser le pays mais je constate que malheureusement le personnel politique ou ce qu’on appelle les corps intermédiaires- partis politiques, syndicats et société civile- ont été défaillant  dans cette affaire. C’est à eux que revenait le rôle d’être les intermédiaires entre le pouvoir et la population. Si maintenant le pouvoir- Président de la République et Premier ministre- se retrouve face à la rue représentée par les gilets jaunes et audela des erreurs commises par le gouvernement dans la gestion de cette affaire c’est un peu de leur responsabilité.
Non content de cette défaillance ; des hommes politiques ici et là, s’ils ne condamnent pas la violence que du bout des lèvres pour ne pas trop brusquer les gilets jaunes, ne sont que dans la surenchère d’un mouvement qui n’est pas le leur  et qui se radicalise vers des formes violentes dont la dernière manifestation à Paris a donné un avant-gout. J’ai vu aussi des commentateurs et présentateurs télé qui sont aussi dans la surenchère oubliant au passage que ce qui se joue ce n’est pas l’avenir politique de M Macron, son Premier Ministre ou son ministre de l’Intérieur mais le pays et ses institutions démocratiques. Quand il y a le feu il faut commencer d’abord par l’éteindre. J’ai entendu le ministre de l’intérieur tout à l’heure sur BMTV dire que les manifestants ont subtilisé un fils d’assaut d’un élément des forces de l’ordre dans l’Arc de Triomphe le samedi dernier ; pourquoi faire donc et raconter le témoignage d’un CRS qui lui aurait  déclaré que c’était pire que ce qu’il a vécu au Mali ou il a servi en tant que soldat. J’ai vu encore pire  sur cette chaine, un élément en vue des gilets  aurait déclaré  le plus simplement du monde que le samedi prochain, ils vont essayer d’entrer à l’Elysée. C’est quoi ça ?
Je termine donc mon article en rappelant son titre. Français ne détruisez pas  votre pays et ce qu’il représente pour nous et dans le monde.





jeudi 22 novembre 2018

Arreter la spéculation immobiliére en réorientant les investissement vers l'industrie.

L' inauguration du TGV est aussi l'occasion pour nous rappeller que le pays s'est saigné pour faire des infrastructures de qualité : ports aéreports, autoroutes, routes, reamenagements urbains logistique telecommunications, liaisons aériennes etc...En outre, l'Etat s'est doté d'une legislation moderne: code de commerce, droits des sociétés, législation fiscale et douaniére etc...Plus de 350 000 jeunes sortent des centres de formation professionnels chaque années. Des zones indutrielles sont erigées et mis à dispostion.Le climat des affaires s'est aussi nettement amélioré voir les derniers classements mondiaux du pays. En outre, la priximité avec l'Europe, les accords passés avec les pays du continent africain et les accords de libre achanges passés avec un tas de pays donnent à nos industriels de larges débouchés.
Tout cela, devait en principe inciter le secteur privé à investir dans l'industrie.Mais rien n'y fait, le privé continue d'investir en priorité dans l'immobiler et se détourne de l'industrie créatrice d'emplois.
 Pire la spéculation qui bat son plein dans l'immobilier est à l'origine de plus d'un million de logements inoccupés d'après le HCR et une pression sur les prix qui met les logements hors de prix y compris pour des franges des classes moyennes. En outre, le régimes des autorisations exceptionnelles de construire et de lotire est entrain de défigurer nos paysages urbains et de detruire  certaines de nos villes qui  n'ont plus ni têtes ni queues.
Il est donc temps pour l'Etat de trouver les moyens y compris par des pressions fiscales pour réorienter l'investissement vers l'industrie et aux grandes fortunes et aux grands groupes immobiliers de donner l'exemple.

mercredi 7 novembre 2018

La main tendue du Roi du Maroc à l'Algérie.




Dans un discours daté du 06/11/2018 le Roi Mohammed VI tend la main à l’Algérie dans ces termes « C’est, donc, en toute clarté et en toute responsabilité que je déclare aujourd’hui  la disposition du Maroc au dialogue direct et franc avec l’Algérie sœur, afin que soient dépassés les différends conjoncturels et objectifs qui entravent le développement de nos relations. A cet effet, je propose à nos frères en Algérie la création d’un mécanisme politique conjoint de dialogue et de concertation. Le niveau de représentation au sein de cette structure, son format, sa nature sont à convenir d’un commun accord ».
 Un peu avant  dans son discours, le Roi et  après avoir rappelé  l’état « de division et de discorde » actuel  a insisté sur l’histoire qui  unit les deux pays et  les  siens de sang  qui unissent les deux pays dans ces termes.  Cet état contraste avec l’ambition de concrétiser l’idéal unitaire maghrébin, qui animait la génération de la Libération et de l’Indépendance, ambition qui s’est incarnée en 1958 par la Conférence de Tanger, dont nous célébrons le soixantième anniversaire. Auparavant, l’appui apporté par le Royaume à la Révolution algérienne avait contribué à renforcer les relations entre le Trône marocain et la Résistance algérienne. Il avait également été un élément fondateur de la conscience et de l’action politique maghrébine commune. De longues années durant et jusqu’au rétablissement de l’indépendance, côte à côte, nous nous sommes dressés contre le colonisateur dans un combat commun ; et nous nous connaissons bien. Par ailleurs, nombreuses sont les familles marocaines et algériennes qui partagent des liens de sang et de parenté. Nous savons aussi que l’intérêt de nos peuples réside dans leur unité, leur complémentarité, leur intégration ; et nul besoin qu’une tierce partie joue, entre nous, les intercesseurs ou les médiateurs.
 Ce discours tranche avec  l’attitude hostile des dirigeants d’Alger jusqu’à présent et  qui s’apparente plus à une guerre non déclarée sous prétexte de solidarité avec «  le peuple du  Sahara » qui n’est en fait qu’un mythe entretenu pour des objectifs de politique interne. C’est ce que j’avais essayé d’expliciter dans cet article sur Agora. Guerres économique, diplomatique,  médiatique ou même une  sorte de guerre tout court. En effet  en s’engageant dans une course folle aux armements pour mettre à genou le Maroc qui dispose de moins de ressources et en maintenant fermées les frontières Est du pays pour le couper du reste du Maghreb et de son prolongement arabe ; en mobilisant ses diplomates dans toutes les organisations et forums internationaux contre le Maroc. Les organes de presse algériens n’évoquent  le Maroc contre toute logique que comme un pays ennemi. Pire, en armant et en hébergeant  les combattants du Polisario hostiles au Maroc, c’est d’une escalade guerrière qu’il s’agit.  Sont aussi des actes de guerre,  les différentes manœuvres militaires faites  régulièrement par les généraux algériens et  parfois à balles réelles à la frontière avec le Maroc.
 C’est pourquoi, prenant aussi à témoin aussi la communauté internationale,  le Roi  a rappelé dans son discours du 06/11/2018  que «  Dieu m’est témoin que depuis Mon Accession au Trône, j’ai appelé avec sincérité et bonne foi à l’ouverture des frontières entre les deux pays, à la normalisation des relations maroco-algériennes. ».Cette main tendue à Alger et  qui vise aussi «  la création d’un mécanisme politique conjoint de dialogue et de concertation » sera-t-elle entendue par les dirigeants d’ Alger ou vont-ils  continuer à dire contre toute logique que le Maroc est un pays ennemi du simple fait de la solidarité que nous avons avec « le peuple du Sahara » ?
Car la coopération et la concertation  actuellement coupées entre les deux pays doivent impérativement être relancées et les sujets qui engagent l’avenir des deux pays ne manquent pas : migration, terrorisme complémentarité économique etc…  A cet effet une source marocaine de haut niveau précise au journal Media24 que "La volonté de relancer les relations a toujours existé. Aujourd'hui, il s'agit d'une opérationnalisation de cette volonté, à travers un mécanisme de dialogue et de coopération". il s'agit d'essayer de dissiper tous les malentendus à travers un mécanisme ad hoc.Le mécanisme en question est un cadre de dialogue, de coopération bilatérale et également un cadre de concertation sur toutes les questions telles que le terrorisme ou la migration dans la région.

lundi 5 novembre 2018

L'heure de trop ?

En dépit de la levée de boucliers au sujet du changement d'heure à GMT+1, le gouvernement fait la sourde oreille.
Ni les protestations dans la presse, les chaines radios ou sur les réseaux sociaux n'ont trouvé d’échos. Les protestations des parents d’élèves, des travailleurs obligés de rejoindre leur travail avant la levée du jour non plus. Les pleurs et les cris sur les réseaux sociaux de certaines travailleuses obligées de rejoindre leur travail avant la levée du jour la peur au ventre n'ont pas ému ce gouvernement.
Les explications données par le chef de gouvernement et de certains ministres n'ont convaincus personne. Pire, elles ont donnée lieu sur les réseaux à des railleries contribuant à discréditer le gouvernement auprès de l'opinion publique. Le chef du gouvernement jure par tous les dieux que la décision est bien la sienne et de son gouvernement. Mais comment n'arrive t-il pas à la justifier si c'est bien la cas ? 
Or, au lieu de revenir sur une décision dénoncée par presque tout le monde dans le pays, on fait des réajustements dans les horaires scolaires et dans la fonction publique etc... Contre toute logique, l'heure légale n'est pas déterminée en fonction des besoins économiques et sociaux, mais c'est la satisfaction de ces besoins qui doit être au service de cette heure légale. Ne parlons pas de fuseau horaire qui détermine cette heure légale dans tous les pays du monde sauf le notre avec cette décision. Nous devançons d'une heure contre toute logique, les pays qui se trouvent sur le même fuseau horaire que nous. On tombe véritablement sur la tête dans cette histoire.
Dans tous les pays du monde, une décision pareille prise par le gouvernement et qu'on n'arrive pas à justifier , ne passe pas et provoque un tel tollé est purement et simplement retirée. Un gouvernement est d'abord au service de ses concitoyens. Les histoires du bon peuple qu'on gère en connaissant mieux que lui son propre intérêt date d'une époque révolue. Et qu'on ne vient nous dire que cette affaire concerne le seul PJD, la décision a été prise en conseil de gouvernement; tous les partis composant la coalition gouvernementale en sont donc responsables notamment le RNI, le MP, le PPS, l;USFP,et l'UC et ne peuvent donc se soustraire de leur responsabilités.
A mon humble avis, cet entêtement et avec les fameux réaménagements des horaires qu'on est entrain de réaliser dans beaucoup de secteurs conduira à une véritable pagaille. Car dans quel pays du monde, les enfants vont à l'école à 9h00 du matin et terminent la première vacation à 01H00; et les fonctionnaires commençant à travailler avec l'heure flexible proposé qu'a partir de 9H30. Les citoyens doivent-ils attendre l'ouverture des différents services publics à 9h30?
Avait-on véritablement besoin d'une telle décision et d'un tel entêtement, alors que le pays a plus que jamais besoin de cohésion de sociale et d'une adhésion sans faille à nos institutions et alors aussi qu'une échéance cruciale se prépare pour notre intégrité territoriale avec la conférence prévue à cet effet par l'envoyé spécial de l'ONU.
Une actualisation de cet article me fait dire cependant et aux dérniéres nouvelles que le gouvernement a mis un d'eau dans son vin comme on dit et il est à la recherche d'une solution pour sortir de la crise en faisant connaitre que la décision du maintien de l'heure n'est immuable. A la bonheur si l'information est confirmée.

vendredi 31 août 2018

Du manque de repères à l’auto flagellation.


En plus des drames liés au chômage et des déboires de notre système d'enseignement, c'est surtout le manque de repères qui constitue à mon avis le plus grand danger qui guette notre jeunesse.  Ce manque de repères est souvent accompagné de l’ auto flagellation des adultes sur notre identité et ce que nous sommes.
En effet, le discours religieux n'a plus grande prise sur cette jeunesse du fait de l'intégrisme, de l'échec de l'Islam politique, et du manque d'audience de nos oulémas les plus éclairés, lesquels dans le sillage de nos grands alems, Allal El Fassi, Mokhtar Soussi, Abdellah Ghennoun Mekki Naciri entre autres ; tiennent un discours mesuré en phase avec la modernité. Car la vague de l'Islam politique et du wahabisme a rendu inaudible notre Islam Malékite tolérant et susceptible d'être en phase avec la société moderne. En face, nos intellectuels sont restés entre deux chaises et n'ont pas pu développer des repères humanistes et laïques assumées.
L'auto flagellation, est un mal qui nous ronge. Cela a commencé avec les auteurs d'expression française et cela devient un mal endémique de toute la société. Dénigrer ce que nous sommes devient un sport national et nous empêche d'avancer. Cela n'a rien à voir avec de fait de critiquer les gouvernants ou les dérives sociétales. Ce qui est légitime en tout cas dans le respect de la loi.
Dénigrer ce que nous sommes, va conduire à faire de nous des apatrides dans leur propre pays et créer une jeunesse qui n'a aucun attachement avec cette terre donc prête à aller à tous vents. Et pourtant, nous sommes le seul pays de la région qui a sauvegardé son indépendance de la domination ottomane de plusieurs siècles sur le monde arabe. Le monde entier nous envie notre beau pays, nos paysages magnifiques, notre emplacement géographique stratégique, notre gastronomie, nos caftans et en général notre culture ancestrale. La nouvelle vague de nos jeunes chanteurs est en train de s'imposer dans le monde arabe et d'imposer notre darija naguère ignorée au moyen orient au bénéfice de l'égyptien et du khaliji.
Quand est ce que nous allons prendre conscience que l'auto flagellation nous conduit à toutes sortes de dérives et que critiquer nos gouvernants ou des faits de société ne peut nous amener à détester ce que nous sommes ?

mercredi 22 août 2018

Un programme ambitieux pour la jeunesse et l'investissement


Dans son dernier discours à l'occasion de la commemoration de la Révolution du Roi et du peuple du 20 aout 1953 SM le Roi a tracé les grandes lignes d'un programme ambitieux pour la jeunesse et l'investissement.
Ce programmes mérite d'etre mis en éxergue.
Ci-apres les points saillants du discours royal. Le gouvernement a un programme clair pour la jeunesse et l'investissement, il suffit de s'y atteller pour le concrétiser.

"J’insiste sur la nécessité de se concentrer sur les mesures d’urgence à mettre en œuvre dans les domaines suivants :

– Premièrement : donner une impulsion vigoureuse aux programmes d’appui à la scolarisation et de lutte contre la déperdition scolaire, à partir de la prochaine rentrée scolaire, notamment au Programme “Tayssir” d’aide financière à la scolarisation, à l’enseignement préscolaire, au transport scolaire, aux cantines scolaires, aux internats.

Le but recherché est d’alléger les charges supportées par les familles et de les soutenir pour que leurs enfants puissent poursuivre leurs études et mener à terme leur formation.

– Deuxièmement : lancer la troisième phase de l’Initiative nationale pour le Développement humain, en consolidant ses acquis et en recentrant ses programmes sur le développement du capital humain, la promotion de la condition des générations montantes, l’appui aux catégories en situation difficile, et en lançant une nouvelle génération d’initiatives génératrices de revenus et d’emplois.

– Troisièmement : redresser les anomalies qui entachent l’exécution du Programme de couverture médicale “RAMED”, et, parallèlement, refondre en profondeur le système national de santé, qui se caractérise par des inégalités criantes et une faible gestion.

– Quatrièmement : œuvrer avec célérité à l’aboutissement du dialogue social. A cet égard, Nous exhortons les différents partenaires sociaux à tenir compte de l’intérêt supérieur du pays et à faire preuve de sens des responsabilités et d’esprit de consensus pour procéder à l’élaboration d’un pacte social équilibré et durable, à même de rehausser la compétitivité de l’entreprise et de renforcer le pouvoir d’achat des travailleurs dans les secteurs public et privé.

Je le dis au gouvernement : le dialogue social est un devoir et une nécessité ; il convient de l’instaurer et de le maintenir dans la durée et sans aucune interruption. Et Je lui dis également qu’il doit rencontrer régulièrement les syndicats et communiquer constamment avec eux, indépendamment de l’issue éventuelle de ce dialogue.

A ce propos, Je souligne avoir toujours été persuadé que la forme suprême de protection sociale est celle qui passe par la création d’emplois productifs et garants de dignité.

En fait, on ne peut espérer des créations d’emplois ni l’instauration d’un système de protection sociale moderne et décent, sans un bond qualitatif dans les domaines de l’investissement et de l’appui au secteur productif national.

Par conséquent, et plus spécifiquement, il convient de mener à bien trois chantiers majeurs:

• Le premier chantier consiste à faire adopter la Charte de déconcentration administrative, avant la fin du mois d’octobre prochain. Cet instrument donnera les moyens aux responsables locaux de prendre leurs décisions et d’exécuter les programmes de développement économique et social, en accord et en cohérence avec les visées de la Régionalisation avancée.

• Le deuxième chantier implique d’agir avec célérité pour faire entériner la nouvelle Charte de l’Investissement et activer la réforme des Centres Régionaux d’Investissement en leur accordant les prérogatives nécessaires pour remplir leur mission correctement. Citons particulièrement le mécanisme de décision à la majorité des membres présents, en remplacement de la règle d’unanimité actuellement en vigueur ; le regroupement des commissions concernées par l’investissement en une Commission régionale unifiée ; ce qui permettra de mettre un terme aux blocages et aux prétextes invoqués par certains départements ministériels.

• Le troisième chantier concerne l’adoption de textes juridiques :

o fixant, d’une part, à un mois le délai maximal accordé à certaines administrations pour répondre aux demandes qui leur sont adressées dans le domaine de l’investissement, tout en établissant que l’absence de réponse dans ce délai, tient lieu d’approbation ;

o et empêchant, d’autre part, toute administration publique de demander, de la part d’un investisseur potentiel, des documents ou des informations qui sont déjà en possession d’une autre administration publique. C’est, en effet, aux services publics qu’il revient d’organiser un échange coordonné des informations, grâce au recours à l’informatique et aux nouvelles technologies"
A rappeler que le discours prononcé à l'occasion  de la fete du trone a ete consacré à la problematique sociale.
Retenons trois aspects essentiels qui découlent du discours royal:
-l'appel a l'unite du pays quelquesois les circonstances consacrant la formule "la patrie avant tout"en  mettant en garde notamment  ceux qui veulent agir en eau trouble,
-la prise en charge apparemment directe par le souverain de la problematique s sociale et de l'investissement createur d'emplois,
-l'appel insistant aux partis politiques pour se renouveller, en principe se debarasser des caciques et s'ouvrir sur les potentialités dont regorge le pays.
Les partis politiques et le gouvernement sont donc accules et au pied du mur pour remplir leurs fonctions constitutionnelles.

lundi 2 juillet 2018

Non, le combat de nos compatriotes rifins n'est pa un combat secessioniste.

Je n'aime les gens qui tirent sur les ambulances.

C'est le cas de certains qui caricaturent le combat de nos compatriotes rifains pour la satisfaction de revendications économiques et sociales reconnus et  approuvés du reste  par les pouvoirs publics eux-mêmes. Certains n’hésitent pas à faire l’amalgame avec les séparatistes du Polisario qui eux sont convaincus de haute trahison car ils ont pris les armes contre le pays, ont assassinés froidement des membres des forces de l’ordre, ont torturé de manière inhumaine les prisonniers marocains et surtout se sont mis sous la houlette des dirigeants algériens qui ont engagé depuis des décennies une guerre non déclarés contre nous.
Dans leurs contestations, les dirigeants du Hirak, ont certes fautés mais ont été lourdement condamnés au grave motif d’atteinte à la sécurité intérieur de l’Etat, alors que des actes similaires y compris des émeutes réprimés de façon  sanglantes notamment en 1981 et 1985 ont été qualifiés autrement et les incriminés condamnés à un à deux ans de prison. Ce qu’il espérer par contre c’est de voir cette affaire reprise en appel par des verdicts plus cléments. Or venir sur les réseaux sociaux jeter l’huile sur le feu et présenter Zafzafi et ses camarades comme des traitres à leur pays est d’une lâcheté révoltante.
Je suis conscient du fait qu’un mouvement téléguidé de l’extérieur se réclamant de cette région cherche à déstabiliser le pays. Pour autant, devrions-nous faire des procès d’intention à  l’ensemble de nos compatriotes rifains. Jeter la suspicion sur eux ou en d’autres termes les jeter aux mains de séparatistes ne rend pas services au pays. Au contraire nous devons être près des familles des condamnés, demander un verdict plus clément en appel et pourquoi  pas ne pas solliciter une intervention royale pour tourner la page sur cette malheureuse affaire.  C’est comme ça qu’on peut rendre service à son pays et non dresser une partie de sa population contre lui.

jeudi 31 mai 2018

Maroc-Algérie : pourquoi la presse algérienne s’en prend à tort au Makhzen

La presse algérienne utilise à tort et à travers le terme Makhzen dans son dénigrement systématique du Maroc et de ses institutions. Ce terme Makhzen désigne le pouvoir dans le pays. « Le makhzen désigne de façon spécifique et jusqu'à nos jours l'appareil étatique marocain ». En réalité dans l’éprit de cette presse, ce terme désigne et l’entourage du Roi et le Roi lui-même. Le terme Makhzen galvaudé à tort et à travers devient le bouc émissaire tout désigné pour beaucoup de maux qui gangrènent ce pays : les soulèvements en Kabylie, les troubles à Ghardaïa entre arabes et berbères, les problèmes économiques etc. Cette schizophrénie est entrain de gagner toute la presse algérienne est reliée même par des officiels.

mardi 29 mai 2018

Maroc : le recours à l’état d’exception n’est-il pas une solution provisoire nécessaire pour le pays ?


Chaque fois que le pays traverse des difficultés comme c’est le cas actuellement, les marocains se tournent vers l’institution monarchique. C’est dans ce cadre que s’inscrit cet article.
Texte
En effet, le deuxième gouvernement du Parti Justice et Développement (PJD islamiste) continue de tourner en rond une année après sa formation alors que le pays fait face à d’importants défis internes et externes. Déjà le premier gouvernement de M Benkirane a fait rater au pays sa transition démocratique prévue par la constitution de 2011 et n’a pu répondre aux attentes des citoyens. Devant la grogne sociale, les attentes de toutes sortes et les défis extérieurs, le gouvernement actuel de M El Othmani semble lui en plus, dépassé par les évènements et s’installe dans un attentisme avec l’expédition des affaires courantes dangereux pour la cohésion et la stabilité du pays.

mercredi 11 avril 2018

L'ingratitude et le cynisme du ministre algérien des affaires étrangères.

Dans son interview sur France 24 M Messahel  reconnait le soutien de son pays au Polisario mais avance un  argument passé inaperçu mais  qui illustre patfaitement l'ingratitude intolerable des dirigeants d'Alger à notre egard. Nous aidons le Polisario comme les marocains nous ont aidé  pour recouvrer notre indépendance dit il sans vergogne  en substance ( voir la vidéo)
Peut-on être plus ingrat et cynique ?
Oui des marocains sont morts pour l'indépendance de l'Algerie et ont aidé ce pays militairement et  financierement, oui  feu SM Mohammed V avait déclaré que "l'indépendance du Maroc ne sera effective que lorsque l'Algerie sera indépendante". Qu'il a refusé de discuter avec les français de la question des frontieres.
En contrepartie nous nous attendions à  ce que les "frères algeriens" soient les premiers à soutenir notre intégrité territoriale et le retour de notre Sahara à la mère patrie.Les dirigeants algériens le savent pertinemment, le Sahara est une aire geograohique, il y a bien un Sahara algérien,  tunisien,  libyen malien,  etc. Il n'y a donc qu"au Maroc qu'un Sahara demande à  recouvrer son indépendance ? Quid des autres Sahara qui font partie intégrante des pays que j'ai cités ? La position algérienne est intenable.
 Les dirigeants algériens ont fait exactement le contraire de ce que nous avons fait pour eux en armant des secessionistes contre nous annulant de fait le projet maghrébin qui devait réunir nos deux pays.
https://m.youtube.com/watch?v=gSrZuePUCRQ

samedi 7 avril 2018

Anniversaire et ligne éditoriale.

A l'occasion de mon anniversaire fete hier, j'ai envoyé un message de remerciements à  mes amis sur Facebook  contenant  des éléments au sujet de ma ligne editoriale.
"Merci pour tous ceux qui m'ont envoyé des souhaits à l'occasion de mon anniversaire. Pour ceux qui ont exprimé de  la sympathie sur ce que j'écris, je dois des  explications.
Tout au long de ma carrière administrative, j'ai respecté scrupuleusement le droit de réserve imposé  aux hauts fonctionnaires de l'État et des hauts cadres des établissements publics.
C'est pourquoi, ce n'est qu'après avoir quitté mes fonctions que j'ai décidé de m'exprimer sur les réseaux sociaux, sur un blog personnel et dans la presse pour saluer les avancées de notre pays  mais aussi pour relever des insuffisances et des défis qui retardent son développement, tout en formulant humblement et  autant que  possible des propositions.
Répondant aux voeux du souverain pour qui l'intégrité territoriale et le Sahara est "une affaire de tous les marocains" je m'emploie à dénoncer les errements des gouvernants d'Alger et les mensonges et manipulations de la presse algérienne aidée malheureusement par des nihilistes- une sorte de cinquième colonne- bien de chez nous.
Sur les avancées du pays et ils sont nombreux,  il est  nécessaire de les mettre en exergue de les saluer et d'essayer de les expliquer car elles étaient souvent ignorées par une presse qui est la juste pour raconter l'histoire des trains qui n'arrivent pas l'heure où  en d'autre termes signaler les insuffisances et ce qui ne va pas dans le pays.
Ce pendant si notre pays progresse sur le plan économique, cette progression est lente et insuffisante pour assurer un décalage économique et social. Signaler et relever ces insuffisance me semble être aussi un devoir pour faire avancer le pays et non pas le mettre à  l'indéxe à  l'opinion publique internationale comme le prétendent certains.  Escamoter ces freins au développement du pays dénoncer les injustices est un devoir national il me semble. Le souverain lui même dans ses différents discours est toujours le premier à le faire et dans un langage de vérité qui fait sa singularité par rapports aux autres chefs de l'État qui sont toujours dans des discours d'autosatisfation. Et c'est dommage que les discours royaux allant dans ce sens ne soient pas suffisamment expliqués commentés et surtout suivis d'effets.
Aussi ceux qui racontent comme Ponglos dans  Candide de Voltaire que "tout va bien dans le meilleur des monde" dans le pays trahissent il me semble et leur pays et  leurs propres concitoyens et un peu leur souverain. Quand le gouvernement communique sur ce qu'il fait, il est dans son rôle. Le journaliste ou commentateur  n'est pas dans son rôle quand il essaie de se substituer au porte parole du gouvernement ou de l'agence officielle d'information MAP."

lundi 2 avril 2018

Maroc: saisissons le Conseil de Sécurité contre Alger.

Pourquoi le Maroc ne saisit pas le Conseil de Sécurité pour condamner Alger pour actes de guerre contre le Maroc.

En effet les  derniers developpements au Sahara Marocain et les intimidations du Polisario ne pouvaient intervenir sans l'aval du gouvernement d'Alger.

C'est pourquoi il est temps pour notre pays de saisir le conseil de sécurité des nations unies pour condamner Alger et la sommer d'arrêter les actes de guerre contre son voisin de l'Est y compris de désarmer les mercenaires d'Alger qui agissent sur son territoire. En récupérant notamment les armes qu'ils ont fournies à  ces mêmes mercenaires. Car
en armant et en abritant des combattants contre le pays voisin Alger enfreint la charte des Nations Unies.
 A rappeler que pendant les hostilités, les combattants du Polisario armés par l’Algérie faisaient des incursions à partir du territoire algérien de Tindouf et attaquaient les troupes marocaines et repartaient tranquillement se réfugier en Algérie. Hassan II qui était en droit d’exercer un droit de suite en territoire algérien s’est toujours interdit d’insulter l’avenir en engageant une guerre ouverte avec l’Algérie. L'Algérie continue d'abriter sur son territoire le Polisario, ( groupe armée hostile au Maroc). C'est un acte d'hostilite contre le Maroc et il doit être traité en conséquence.
Aupravant commençons par couper les relations diplomatiques avec Alger pour marquer notre depit au sujet d'un pays qui nous endorme avec des messages de fraternité adressés au souverain alors qu'en sous main, il mêne une guerre non déclaré contre nous. Guerre économique en maintenant les frontières est du pays fermées pour couper notre pays de son prolongement arabe, guerre diplomatique en s'opposant partout au Maroc, guerre médiatique en mobilisant ses médias contre nous et enfin une guerre tout cours comme je l'ai signalé puis haut.
Voilà plus de détails dans cet article sur ce conflit.
 https://mobile.agoravox.fr/actualites/international/article/maroc-algerie-une-situation-de-ni-178646

mercredi 21 mars 2018

De l’ignoble à l’abject des médias algériens au sujet du Sahara marocain.




Des commentateurs et des médias algériens ou proches de ces médias dans l’hexagone montent d’un cran et ajoutent l’ignoble à l’abject en comparant le Sahara marocain à la Palestine en oubliant au passage que des soldats et officiers marocains sont mort pour la Palestine et sont enterrés notamment au Golan syrien occupé par Israél.
 Ainsi revenant sur cette période le journal Matin du Sahara a écrit le 06 octobre 2017 que « le magazine égyptien «Al-Ahram Al-Arabi» vient de publier un article commémoratif du 44e anniversaire de la Guerre d'octobre (1973) contre Israël, dans lequel la publication hebdomadaire a loué le rôle décisif qu'ont joué les soldats marocains, particulièrement au Golan syrien. Intitulé «Les Arabes, une seule main», l'article fait la part belle à la participation du Maroc à cette guerre, au cours de laquelle «les soldats marocains avaient joué un rôle décisif dans la libération d'importantes parties du plateau du Golan». « Agissante», notamment sur le front syrien, la participation du contingent des Forces armées royales a «incarné un exemple de la bravoure militaire au Golan, en Syrie et en Palestine», peut-on lire.
La publication rappelle que la machine de guerre israélienne, qui avait saisi qu'elle avait affaire à des soldats marocains aguerris, bien entrainés et ayant une formation différente des écoles militaires de l'Europe de l'Est, avait tenté de dissuader les forces marocaines de combattre à travers le largage de tracts portant des marques d'estime à l'égard de ces militaires et de leur pays, le Maroc »

vendredi 16 mars 2018

Maroc : le nouveau film de Nabil Ayouch et le" triptyque dégueulasse" du cinéma marocain.




Le dernier festival du cinéma marocain de Tanger tenu la semaine dernière a consacré le triomphe du film du cinéaste marocain Faouzi Bensaiidi « Volubilis» grand favori de cette édition Ce film parle de disparités sociales au Maroc, et ce à travers une histoire d’amour entre l’employée de maison Malila et le vigile Abdelkader. Faouzi Bensaïdi essaie à travers ce film de de décrire le vécu de ce couple, très pauvre qui vient de réaliser son seul rêve : celui de se marier. Outre le Grand prix 2018, «Volubilis» a permis à Faouzi Bensaïdi de décrocher le prix du scénario. Les deux jeunes artistes Nadia Kounda et Mouhcine Malzi ont réussi, grâce à leur participation à ce même long-métrage, à remporter respectivement les deux prix des premiers rôles féminin et masculin.

jeudi 1 mars 2018

Les relations Maroc-UE face aux incohérences de la justice européenne



Dans un récent arrêt daté du 27/02/2018, la Cour de Justice Européenne sollicitée par une association britannique appelée Western Sahara Campaign UK « sur la validité de l’accord de partenariat dans le secteur de la pêche entre la Communauté européenne et le Royaume du Maroc » ; tout en déclarant que cet accord est valable annonce que le Sahara ne fait pas partie « du territoire marocain » et n’est pas  administré non plus "de facto" par le Maroc.

vendredi 23 février 2018

Maroc : l’ingratitude des dirigeants d’Alger.



Un proverbe arabe célèbre dit « Méfie-toi de celui que tu as soutenu ou à qui tu as rendu service ». Ce proverbe n’a jamais été aussi vrai au vu de l’acharnement des dirigeants algériens contre leur voisin de l’ouest. Ainsi au lieu d’être les premiers à soutenir le Maroc dans son œuvre de récupération de son Sahara comme lui l’a fait quand la France voulait détacher le Sahara algérien pour créer deux états, les dirigeants algériens ont décidé d’engager une sorte de guerre non déclarée à leur voisin de l’ouest.

lundi 22 janvier 2018

Maroc : que faire en attendant un nouveau mode de développement économique et social ?




Un des maux dont souffre notre pays c’est une sorte de m’a tu vu et de gaspillage à tous les niveaux. Dans nos fêtes, nos cérémonies, dans nos logements et dans le train de vie de l’Etat et des collectivités locales on feint d’oublier que nous restons un pays pauvre. L’hospitalité légendaire des marocains n’explique pas tout. D’un autre côté, le secteur privé ne joue pas entièrement son rôle dans le développement économique du pays. 
Texte
Sur cet article, je commencerai par le train de vie de l’Etat. Etre pauvre n’est pas une tare et ne l’a jamais été- car contrairement aux autres pays maghrébins et l’Egypte nous n’avons pas de pétrole- sauf qu’un pays pauvre doit parer au plus pressé, faire preuve de beaucoup d’imagination et réserver ses maigres ressources au développement économique et sociale du pays à sa sécurité et à sa défense et éviter des dépenses grandioses ou indécentes, ou dont la rentabilité n’est pas toujours évidente et qui auraient pu être dépensées autrement.

jeudi 11 janvier 2018

La lutte contre le chômage n’est-elle pas de la responsabilité du secteur privé ?







Il me semble que l'on charge trop l'Etat en matière de lutte contre le chômage alors c'est le secteur privé qui doit être en première ligne. L'Etat réalise des investissements importants en matière d'infrastructures qui font de notre pays un des rares qui consacre 30% de son PIB à l’investissement sans que cela ne se traduise par des créations substantielles d'entreprises et d'emplois. Le pays s'est saigné pendant des années en s'endettant notamment pour construire, ports, aéroports, routes et autoroutes, adductions d'eau et d'électricités pour mettre ces infrastructures à la disposition du secteur privé sans résultats notables.
La presse s'est faite l'écho dernièrement de la faillite en 2016 de milliers d'entreprises et avec, la destruction de dizaine de milliers voire des centaines de millier d’emplois ; du jamais vu. Les principales causes citées par le Centre de la Conjoncture sont la mauvaise gestion, les questions de financement et enfin les études de faisabilité et de rentabilité préalables à toute création d'entreprise.
Au lieu de prendre à bras le corps cette situation, l’association du patronat et à l'occasion de chaque discussion de loi de finances, sort la même rengaine, demandant plus de dérogations notamment fiscales en contrepartie de zéro engagement de sa part. Et encore une fois, le ministère des finances vient de décréter l’amnistie fiscal pour les majorations et pénalités sur les impôts dus à condition que le paiement intervient avant la fin de l ’année en cours. 

jeudi 21 décembre 2017

Maroc-Israël-Palestine : appel à nos compatriotes juifs marocains en Israël et dans le monde.




Si nos compatriotes juifs qui vivent à l'étranger y compris en Israël sont toujours les bienvenus dans le pays et reçus avec égard sur le plan officiel et populaire et gardent toujours la nationalités marocaine qui ne se perd qu'a de rares exceptions et ce au même titre que nos compatriotes de confession musulmane, nous nous devons aussi de les inviter à se ranger du côté du camp de la paix au Moyen Orient contre l'aveuglement du gouvernement de droite de Netanyahou.

mercredi 20 décembre 2017

Maroc: pays pauvre mais comportements de riches.

Un des maux dont souffre notre pays c’est une sorte de m’a tu vu et de gaspillage à tous les niveaux. Dans nos fêtes, nos cérémonies, dans nos logements et dans le train de vie de l’Etat et des collectivités locales on feint d’oublier que nous restons un pays pauvre classé en PIB par habitant 117éme sur 190 pays. Derrière tous les pays du Maghreb sauf la Mauritanie et y compris l’Egypte avec ses 95 millions d’habitants.
Sur ce post je commencerai par le train de vie de l’Etat. Etre pauvre n’est pas une tare et ne l’a jamais été- car contrairement aux autres pays maghrébins et l’Egypte nous n’avons pas de pétrole- sauf qu’un pays pauvre doit parer au plus pressé, faire preuve de beaucoup d’imagination et réserver ses maigres ressources au développement économique et sociale du pays à sa sécurité et à sa défense et éviter des dépenses grandioses indécentes, dont la rentabilité n’est pas évidente ou inutiles et qui auraient pu être dépensées autrement. 
A signaler que notre pays est un des rares qui réservent prés de 30% de leur PIB à l’investissement et ce depuis des années pourtant ça ne démarre pas; le taux d'augmentation du PIB continue de dépendre des aléas climatiques. D’aprés le FMI le pays devait en principe être sur un niveau de développement beaucoup plus important que cela; en cause le choix non judicieux des investissement et le gaspillage qui s'ensuit.C’est pourquoi le choix des investissements et des technologies doit s’opérer sur ceux qui créent de la richesse y compris immatérielle et qui s’accompagnent de la création d’emplois et de la lutte contre la pauvreté et la marginalité.
 Au niveau du fonctionnement de l’Etat et des collectivités territoriales la rationalisation doit être de mise, véhicules de service, logements, cérémonies et organisation de conférences et colloques à grands frais etc…

lundi 11 décembre 2017

Maroc: pourquoi l'hommage rendu par la France à Johnny Hallyday doit nous interpeller.

L'hommage rendu par le peuple français  à Johnny Hallyday qualifié par le président français de héros doit nous interpeller.
 Oui, cet hommage doit nous interpeller sur le sort réservé à nos artistes, peintres, musiciens, chanteurs, acteurs mais à aussi à nos écrivains et poètes. Si on se contentait de parler des chanteurs nous constatons que nos artistes sont livrés à eux même. Peu de protection médicale la non reconnaissance et des pouvoirs publics et de la société. Je ne  vais  pas citer de nom mais des icônes se sont consumés en donnant du bonheur aux marocains tant dans la chanson dite moderne que dans la chanson populaire en arabe et en berbère.
Si ce n'est l'intervention royale certains de nos artistes auraient  terminé leur vie dans une misère et dans un dénuement totale. Nos chanteurs populaires pourtant ne sont pas seulement adulé par les marocains mais ils  le sont aussi  par le reste du Maghreb surtout en Algérie et jouent de  ce fait un rôle essentiel dans le rapprochement des deux peuples que les dirigeants algériens veulent casser.  Les commentaires élogieux sur nos artistes et sur les marocains  par les algériens tranche avec le discours officiel des dirigeants de ce pays à notre égard. Le rôle joué par nos chanteurs est essentiel car les algériens se retrouvent dans ces chansons. Pour s'en convaincre il faut visiter au hasard sur YouTube des chansons marocaines et voir les commentaires qui vont avec.
La vague de la jeune chanson marocaine venant  dans la mouvance de Saad Lamjarrad traitée avec dédain par certains a fait des perces extraordinaires dans l'ensemble du monde arabe portant notre darija vers ces pays est est entrain de se frayer un chemin à l'international. La chanson de Saad Lamjarrad Lamalam n'a t-elle pas atteint déjà plus 560 000 000 de vus sur YouTube dans le monde entier. D'autres jeunes chanteurs sont sur son sillage et réalisent aussi des scores mondiaux. C'est dire que ce que notre diplomatie n'a pas pu faire est train d'être réalisé par nos jeunes chanteurs qui doivent absolument être  soutenus par les pouvoirs publics.7

samedi 2 décembre 2017

Maroc : lancement d’une pétition contre la construction d’une mosquée



Les choses bougent dans le pays avec dans la prise de conscience citoyenne que ce qui prime c’est d’abord le développement économique et social, la satisfaction des besoins des populations en matière de logement, de santé, d’éducation et de lutte contre la pauvreté et la précarité. C’est dans ce cadre qu’a été lancée dernièrement une initiative inédite dans le pays. Une pétition dénonçant la construction d’une mosquée.

vendredi 24 novembre 2017

L’Egypte meurtrie par un attentat et sa révolution flouée




Un attentat odieux vient de frapper l’Egypte. On parle de plus  de 235 morts pendant la prière usuelle  du vendredi dans une mosquée du Sinai. La pieuvre terroriste a encore frappé et dans un lieu de culte musulman. Que chacun tire les conclusions qu’il faut de cet acte horrible. La communauté musulmane dans le monde doit le dire et le répéter ; ces assassins n’ont rien à voir nous. J’avais déjà essayé d’expliquer pourquoi dans cet article ICI
 En hommage aux victimes et au peuple égyptien, je reprends ci-après l’article que j’avais consacré à ce pays sur Agora sous le titre «  Quand l'Egypte « parlait d'elle-même » ICI
 En effet ce peuple  a fait l’objet d’une injustice insupportable car floué de sa révolution (il s’agit bien d’une révolution car le peuple est sorti dans le rue a fait tomber le mur de la peur et a exigé et obtenu le départ d’un dictateur Hosni Moubarak) a été usurpée en deux temps ; d’abord par les Frères Musulmans et actuellement par l’armée

mercredi 22 novembre 2017

Drame d'Essaouira, de l'incomprehenssion au manque de compassion.

On cherche les responsables du drame d'Essaouira. Au delà des responsabilités humaines,  ce drame  pénible résulte d'abord  de la pauvreté et de cette  misère qu'on ne veut pas voir et qui range le pays.  C'est notre mode de développement dénoncé par le Roi lui même qui a échoué et qui a  conduit  à  une concentration excessive et intolérable des richesses, la paupérisation des classes moyennes, la pauvreté endémique  et la faillite de notre système d'enseignement et de santé.C'est aussi la corruption qui gangrène le pays et conduit à inefficacité de l'administration et des politiques publique.
 On connaît donc les maux et le vrai séisme c'est d'y faire par une mobilisation de tout le pays.
Beaucoup de commentateurs sont étonnés par le fait que des  femmes mères de famille puissent se bousculer pour avoir un sac de farine. Dans quel pays vivent ces gens la et pourquoi, ils font une dénégation de la réalité de leur pays ?


Oui, les gens peuvent faire des klm pour avoir un sac de farine.  N'oubions pas dans quelle région nous sommes. Pour le HCR, la région de Safi Marrakech, qui englobe la province  d'Essaouira est, avec la région  de Khenifra Béni Mellal, la région qui a le taux le pauvreté  le  plus élevé  du Royaume.
La seule activité lucrative qu'ont ces femmes est la cueillette des grains d'où est extraite l'huile d'argan. Or l'accaparemment par de grandes  entreprises de cette cueillette et l'absence d'autres alternatives les a privé de toute activité et les a jeté dans le dénuement totale. En outre l'aridité des sols interdit leur toute activité agricole.

Que faire ? C'est au gouvernement d'imaginer et de mettre en place des alternatives
Au lieu d’avoir de la compassion pour les familles de ces femmes marocaines mortes dans des conditions atroces, je lis à droite et à gauche que certains heureusement peu nombreux sont plus chagrinés et préoccupés par l’impact sur la réputation du pays à l‘étranger. Or ce sont des femmes qu’on doit par contre donner en exemple même à l’étranger de ce que la femme marocaine consent comme sacrifice pour sa famille et pour ses enfants.  Car elles sont  mortes après tout en voulant nourrir leur famille.
 C’est pourquoi les familles des victimes doivent faire l’objet de notre  compassion et  notre  sympathie pleines et entières. Et le souverain a donné l’exemple ; alors il faut arrêter ; c’est une douleur et un deuil de tous les marocains et ceux qui ne veulent voir qu’une réputation du pays encornée n’ont vraiment rien vu.

mardi 31 octobre 2017

Maroc: le nouveau modèle de développement d’après la Banque Mondiale.


Suite au discours royal au cours duquel,  le souverain a mis en cause notre modèle de développement et a demandé une réflexion pour la mise en place d’un nouveau modèle de développement, le gouvernement semble tourner en rond pour voir comment s’y prendre. Or la Banque mondiale a édité  cette année dix ans prés leur dernier mémorandum pays, un mémorandum de plus de 400 pages intitulé. Le Maroc à l’horizon 2040 : Investir dans le capital immatériel pour accélérer l’émergence économique.
 Ce rapport réalisé par une pléiades d’experts internationaux mais aussi nationaux  a été enrichi par des personnalités de premier plan dont un conseiller de SM le Roi, des universitaires, des hauts fonctionnaires, des acteurs du monde économiques, de la société civile et médiatique. Il a passé au peigne fin l’économie marocaine et a tracé une véritable feuille de route pour un nouveau modèle de développement dont le cœur est le capital immatériel. Ce rapport  rendu  public et dont le lien est donné ci-après pourrait faire éviter au gouvernement de continuer de tourner en rond car  le plus gros du travail a été fait.
Ainsi pour les rédacteurs de ce mémorandum, les grandes lignes (développées dans le rapport) des investissements du futur pour le pays doivent être  les suivants.
1-Investir dans les institutions d’appui au marché :
 Allouer le capital de manière plus concurrentielle.  Allouer le travail de manière plus efficiente et inclusive. Intégrer davantage l’économie mondiale et les chaînes de valeur globales.
2-Investir dans les institutions et services publics :
 Renforcer l’état de droit et la justice. Moderniser l’administration publique. Améliorer la gouvernance des services publics.
3-Investir dans le capital humain :
Placer l’éducation au cœur du développement. Investir dans la santé pour une meilleure santé économique. Développer la protection et l’éducation de la petite enfance.
4-Investir dans le capital social :
 Réaliser la parité entre les sexes. Encourager une plus grande confiance interpersonnelle.
Enfin, le Mémorandum discute les conditions en matière d’économie politique susceptibles d’engendrer un nouveau processus ambitieux de réforme. La question n’est plus alors « que faire ? » mais « comment faire ? ». Comment faire pour que les réformes identifiées soient mises en œuvre dans des conditions permettant d’améliorer significativement le bien-être social des Marocains ? Quelles sont les forces sur lesquelles s’appuyer pour favoriser un nouvel équilibre dans la société porteur de bien-être social accru ? Cela suppose généralement de mieux faire connaître et appliquer les « règles du jeu » ou d’adopter et de mettre en œuvre de nouvelles règles lorsque cela s’avère nécessaire. Lire la totalité du rapport.  https://openknowledge.worldbank.org/bitstream/handle/10986/28442/211066FR.pdf?sequence=3&isAllowed=y