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L'ingratitude et le cynisme du ministre algérien des affaires étrangères.

Dans son interview sur France 24 M Messahel  reconnait le soutien de son pays au Polisario mais avance un  argument passé inaperçu mais  qu...

mercredi 11 avril 2018

L'ingratitude et le cynisme du ministre algérien des affaires étrangères.

Dans son interview sur France 24 M Messahel  reconnait le soutien de son pays au Polisario mais avance un  argument passé inaperçu mais  qui illustre patfaitement l'ingratitude intolerable des dirigeants d'Alger à notre egard. Nous aidons le Polisario comme les marocains nous ont aidé  pour recouvrer notre indépendance dit il sans vergogne  en substance ( voir la vidéo)
Peut-on être plus ingrat et cynique ?
Oui des marocains sont morts pour l'indépendance de l'Algerie et ont aidé ce pays militairement et  financierement, oui  feu SM Mohammed V avait déclaré que "l'indépendance du Maroc ne sera effective que lorsque l'Algerie sera indépendante". Qu'il a refusé de discuter avec les français de la question des frontieres.
En contrepartie nous nous attendions à  ce que les "frères algeriens" soient les premiers à soutenir notre intégrité territoriale et le retour de notre Sahara à la mère patrie.Les dirigeants algériens le savent pertinemment, le Sahara est une aire geograohique, il y a bien un Sahara algérien,  tunisien,  libyen malien,  etc. Il n'y a donc qu"au Maroc qu'un Sahara demande à  recouvrer son indépendance ? Quid des autres Sahara qui font partie intégrante des pays que j'ai cités ? La position algérienne est intenable.
 Les dirigeants algériens ont fait exactement le contraire de ce que nous avons fait pour eux en armant des secessionistes contre nous annulant de fait le projet maghrébin qui devait réunir nos deux pays.
https://m.youtube.com/watch?v=gSrZuePUCRQ

samedi 7 avril 2018

Anniversaire et ligne éditoriale.

A l'occasion de mon anniversaire fete hier, j'ai envoyé un message de remerciements à  mes amis sur Facebook  contenant  des éléments au sujet de ma ligne editoriale.
"Merci pour tous ceux qui m'ont envoyé des souhaits à l'occasion de mon anniversaire. Pour ceux qui ont exprimé de  la sympathie sur ce que j'écris, je dois des  explications.
Tout au long de ma carrière administrative, j'ai respecté scrupuleusement le droit de réserve imposé  aux hauts fonctionnaires de l'État et des hauts cadres des établissements publics.
C'est pourquoi, ce n'est qu'après avoir quitté mes fonctions que j'ai décidé de m'exprimer sur les réseaux sociaux, sur un blog personnel et dans la presse pour saluer les avancées de notre pays  mais aussi pour relever des insuffisances et des défis qui retardent son développement, tout en formulant humblement et  autant que  possible des propositions.
Répondant aux voeux du souverain pour qui l'intégrité territoriale et le Sahara est "une affaire de tous les marocains" je m'emploie à dénoncer les errements des gouvernants d'Alger et les mensonges et manipulations de la presse algérienne aidée malheureusement par des nihilistes- une sorte de cinquième colonne- bien de chez nous.
Sur les avancées du pays et ils sont nombreux,  il est  nécessaire de les mettre en exergue de les saluer et d'essayer de les expliquer car elles étaient souvent ignorées par une presse qui est la juste pour raconter l'histoire des trains qui n'arrivent pas l'heure où  en d'autre termes signaler les insuffisances et ce qui ne va pas dans le pays.
Ce pendant si notre pays progresse sur le plan économique, cette progression est lente et insuffisante pour assurer un décalage économique et social. Signaler et relever ces insuffisance me semble être aussi un devoir pour faire avancer le pays et non pas le mettre à  l'indéxe à  l'opinion publique internationale comme le prétendent certains.  Escamoter ces freins au développement du pays dénoncer les injustices est un devoir national il me semble. Le souverain lui même dans ses différents discours est toujours le premier à le faire et dans un langage de vérité qui fait sa singularité par rapports aux autres chefs de l'État qui sont toujours dans des discours d'autosatisfation. Et c'est dommage que les discours royaux allant dans ce sens ne soient pas suffisamment expliqués commentés et surtout suivis d'effets.
Aussi ceux qui racontent comme Ponglos dans  Candide de Voltaire que "tout va bien dans le meilleur des monde" dans le pays trahissent il me semble et leur pays et  leurs propres concitoyens et un peu leur souverain. Quand le gouvernement communique sur ce qu'il fait, il est dans son rôle. Le journaliste ou commentateur  n'est pas dans son rôle quand il essaie de se substituer au porte parole du gouvernement ou de l'agence officielle d'information MAP."

lundi 2 avril 2018

Maroc: saisissons le Conseil de Sécurité contre Alger.

Pourquoi le Maroc ne saisit pas le Conseil de Sécurité pour condamner Alger pour actes de guerre contre le Maroc.

En effet les  derniers developpements au Sahara Marocain et les intimidations du Polisario ne pouvaient intervenir sans l'aval du gouvernement d'Alger.

C'est pourquoi il est temps pour notre pays de saisir le conseil de sécurité des nations unies pour condamner Alger et la sommer d'arrêter les actes de guerre contre son voisin de l'Est y compris de désarmer les mercenaires d'Alger qui agissent sur son territoire. En récupérant notamment les armes qu'ils ont fournies à  ces mêmes mercenaires. Car
en armant et en abritant des combattants contre le pays voisin Alger enfreint la charte des Nations Unies.
 A rappeler que pendant les hostilités, les combattants du Polisario armés par l’Algérie faisaient des incursions à partir du territoire algérien de Tindouf et attaquaient les troupes marocaines et repartaient tranquillement se réfugier en Algérie. Hassan II qui était en droit d’exercer un droit de suite en territoire algérien s’est toujours interdit d’insulter l’avenir en engageant une guerre ouverte avec l’Algérie. L'Algérie continue d'abriter sur son territoire le Polisario, ( groupe armée hostile au Maroc). C'est un acte d'hostilite contre le Maroc et il doit être traité en conséquence.
Aupravant commençons par couper les relations diplomatiques avec Alger pour marquer notre depit au sujet d'un pays qui nous endorme avec des messages de fraternité adressés au souverain alors qu'en sous main, il mêne une guerre non déclaré contre nous. Guerre économique en maintenant les frontières est du pays fermées pour couper notre pays de son prolongement arabe, guerre diplomatique en s'opposant partout au Maroc, guerre médiatique en mobilisant ses médias contre nous et enfin une guerre tout cours comme je l'ai signalé puis haut.
Voilà plus de détails dans cet article sur ce conflit.
 https://mobile.agoravox.fr/actualites/international/article/maroc-algerie-une-situation-de-ni-178646

mercredi 21 mars 2018

De l’ignoble à l’abject des médias algériens au sujet du Sahara marocain.




Des commentateurs et des médias algériens ou proches de ces médias dans l’hexagone montent d’un cran et ajoutent l’ignoble à l’abject en comparant le Sahara marocain à la Palestine en oubliant au passage que des soldats et officiers marocains sont mort pour la Palestine et sont enterrés notamment au Golan syrien occupé par Israél.
 Ainsi revenant sur cette période le journal Matin du Sahara a écrit le 06 octobre 2017 que « le magazine égyptien «Al-Ahram Al-Arabi» vient de publier un article commémoratif du 44e anniversaire de la Guerre d'octobre (1973) contre Israël, dans lequel la publication hebdomadaire a loué le rôle décisif qu'ont joué les soldats marocains, particulièrement au Golan syrien. Intitulé «Les Arabes, une seule main», l'article fait la part belle à la participation du Maroc à cette guerre, au cours de laquelle «les soldats marocains avaient joué un rôle décisif dans la libération d'importantes parties du plateau du Golan». « Agissante», notamment sur le front syrien, la participation du contingent des Forces armées royales a «incarné un exemple de la bravoure militaire au Golan, en Syrie et en Palestine», peut-on lire.
La publication rappelle que la machine de guerre israélienne, qui avait saisi qu'elle avait affaire à des soldats marocains aguerris, bien entrainés et ayant une formation différente des écoles militaires de l'Europe de l'Est, avait tenté de dissuader les forces marocaines de combattre à travers le largage de tracts portant des marques d'estime à l'égard de ces militaires et de leur pays, le Maroc »
Comment donc des médias algériens peuvent faire cet amalgame abject entre le Sahara et la Palestine. Je sais que le Sahara marocain est devenu une affaire intérieure algérienne mais on ne peut insulter l’histoire et faisant des comparaisons pareilles. A rappeler par ailleurs que contrairement à la Palestine, le Sahara est  d’abord une aire géographique  : il y un Sahara algérien, mauritanien, égyptien, tunisien libyen etc… En outre il a été établi historiquement que les Almohades qui qui ont régné sur le Maroc à partir de l’an 10 50 et les Saadiens qui ont régné au 16 siècle à partir de Marrakech venaient du Sahara. Il est à rappeler que le Maroc était le seul état souverain de l’Afrique du nord au moment de la colonisation puisque tout le monde arabe était divisé en provinces ottomanes. Que le Maroc a été saucissonné entre la France et l’Espagne. A cet effet, si l’Espagne a pris possession de Oued Eddhab (Sahara) en 1884, elle n’a pris possession de Saquia El Hamra(Sahara) qu’en 1912 date de l’établissement du protectorat franco-espagnol sur le Maroc.
Le 25 février 1958 feu Mohammed V et après avoir rappelé les deux visites de son grand père Moulay Hassan au Sahara a proclamé que « Nous réclamons solennellement que nous poursuivons notre action pour le retour de notre Sahara dans le cadre du respect de notre droit historique » avant de dire ensuite que « le Maroc ne sera vraiment indépendant que lorsqu’il aura libéré toutes ses terres sahariennes ». En 1965, l’assemblée générale des Nations Unis dans sa résolution n°2072 a demandé à l’Espagne d’ « entamer des négociations pour le Libération de Sidi Ifni et Le Sahara Espagnol » liant donc le sort des deux territoires. Si Sidi Ifni a été rétrocédé au Maroc en 1969 mais celui-ci a continué à revendiquer ses provinces sahariennes. La revendication sur le Sahara est donc bien antérieure à la création du Polisario.
La Cour Internationale De Justice de Laye en 1974 a répondu de façon claire que le Sahara Occidental n’était pas un terrain sans maître d’une part et que des liens d’allégeance « unissaient les habitants du Sahara aux sultans du Maroc ». Les mêmes liens qui unissaient ces mêmes sultans aux autres régions du Maroc. La Cour a reconnu aussi des liens entre le Sahara et l’ensemble mauritanien qui ne constituait pas un état. . C’est pourquoi, ce territoire a été d’abord divisé entre le Maroc et la Mauritanie qui s’est désistée volontairement par la suite au profit du Maroc.
Les liens d’allégeance avec les Rois du Maroc étaient les seuls liens de souveraineté qui unissaient aussi les autres régions du Maroc notamment des villes comme Marrakech, Agadir, Fès, Oujda, Meknès ou Tanger. »

vendredi 16 mars 2018

Maroc : le nouveau film de Nabil Ayouch et le" triptyque dégueulasse" du cinéma marocain.




Le dernier festival du cinéma marocain de Tanger tenu la semaine dernière a consacré le triomphe du film du cinéaste marocain Faouzi Bensaiidi « Volubilis» grand favori de cette édition Ce film parle de disparités sociales au Maroc, et ce à travers une histoire d’amour entre l’employée de maison Malila et le vigile Abdelkader. Faouzi Bensaïdi essaie à travers ce film de de décrire le vécu de ce couple, très pauvre qui vient de réaliser son seul rêve : celui de se marier. Outre le Grand prix 2018, «Volubilis» a permis à Faouzi Bensaïdi de décrocher le prix du scénario. Les deux jeunes artistes Nadia Kounda et Mouhcine Malzi ont réussi, grâce à leur participation à ce même long-métrage, à remporter respectivement les deux prix des premiers rôles féminin et masculin.
Or c’est le dernier film de Nabil Ayouch , Ghazzya dont parlent  les médias les médias de l’Hexagone et le réalisateur invité sur les plateaux télé français car il traite plus des caricatures véhiculées sur le Maroc et la société marocaine. On y trouve à peu près de tout : de l’intolérance de la société visa à vis de la femme, une touche d'antisémitisme alors qu’il n’y a presque plus de juifs dans le pays, une jeunesse livrée elle-même sans profondeur dans les descriptions, une grogne sociale dont il décrit les manifestations de manière grossière et surtout pour l’essentiel du film une description de la femme essentiellement comme femme objet avant tout. Nabil Ayouch confirme donc dans ce film après le dernier que la femme marocaine pour lui est d’abord une femme objet. Et c’est cet aspect que je vais essayer d’aborder dans cet article.
Ainsi la femme marocaine décrite par Nabil Ayouch rentre dans le moule des caricatures véhiculées sur notre pays comme je l’ai annoncé. La présentation de la femme marocaine dans les films de Ayouch est encore une sorte d’insulte à cette femme.  N’en déplaise à M Ayouch, la femme marocaine n’est pas exclusivement un objet sexuel, aguicheuse ou prostituée. C’est un membre à part entière de la société : médecin, juge, avocate, enseignante, dirigeant d’entreprise, cadre ou ingénieur technicienne ou ouvrière mais aussi la femme qui fait des kilomètres pour un sac de farine pour nourrir ses enfants. La femme mulet qui est écrasée sous des charges inhumaines alors que son homme traîne dans les cafés s'il n'a pas abandonné femmes et enfants. La femme qui fait deux ou trois ménages par jour pour s'en sortir. La femme exploitée dans les champs et à l'usine avec un salaire de misère.  Voilà la femme marocaine et voilà des thèmes qu’on aurait voulu que M Ayouch explore.
Bensalem Himmiche ancien ministre de la culture, grand écrivain et scénariste marocain de langue arabe place ce genre de film du cinéma marocain dans ce qu’il appelle un « triptyque dégueulasse »  à savoir, le sexe la drogue et l’intégrisme comme si ce pays ne vit qu’avec et par cela. Voir le lien en bas de page. Nous n’avons ni défis sociaux, politiques et économiques auxquels il faut faire face et qui méritent d’avoir leurs places au cinéma, ni de réussites qu’il faut mettre en valeur pour donner des exemples et de l’espoir à notre jeunesse dans le pays. Bensalem Himmich, dénonce notamment le misérabilisme dépeint dans ces films ainsi que les subventions accordées à ce genre de films des deniers publics pour des créations artistiques qui n’en sont pas. Ayouch en a bénéficié et pour quel résultat ?
 Ainsi pour lui filmer une réalité -toujours la même- avec ses propres protagonistes -ce que fait Nabil Ayouch dans ses films- donc sans acteurs (souvent pour ne pas les payer) c’est tout sauf du cinéma. C’est plutôt de l’arnaque : arnaque de l’état avec l’obtention de subvention et arnaque du public en lui refilant des documentaires au lieu et place de films de cinéma. Pour lui « c’est d’abord insulter la femme marocaine volontairement et avec préméditation, en le transformant en une vulgaire marchandise et vendeuse pour son corps et sa dignité en piétinant ses droits fondamentaux ... Les cinéastes dans notre pays manquent de connaissances de son histoire et de sa composition du social et de sa culture ».
 Il est vrai que le cinéma est destiné entre autres à faire à divertir et à rêver avec des fictions ; les films de ce triptyque dénoncé par M Himmich ne comportent souvent pas de fictions sous prétexte de retracer la réalité, la réalité d’après l'auteur. Il d’agit donc plus de documentaires que de cinéma que de film et de cinéma. Parler de la drogue, de la prostitution et de l'intégrisme est légitime et ne me pose aucun problème sauf qu’en faire un projet cinématographique pour toute une génération de cinéastes pose problème. Pour dire qu'il n'y a pas que ça. D'autant plus que la presse quotidienne et les réseaux sociaux en parlent chaque jour jusqu'à nous en saouler. Si les cinéastes s'y mettent aussi et en font même une marque de fabrique non non non et non
 C’est pourquoi je dis assez de misérabilisme, les questions de drogue, de prostitution, et d'intégrisme on en a notre dose quotidienne à travers la presse et les réseaux sociaux. De plus notre réalité nous la vivons chaque jour. Faites-nous plutôt rêver et divertir avec de belles fictions, de bons scénarios de beaux paysages de notre beau pays. De grâce arrêter de chercher dans les poubelles.


jeudi 1 mars 2018

Les relations Maroc-UE face aux incohérences de la justice européenne



Dans un récent arrêt daté du 27/02/2018, la Cour de Justice Européenne sollicitée par une association britannique appelée Western Sahara Campaign UK « sur la validité de l’accord de partenariat dans le secteur de la pêche entre la Communauté européenne et le Royaume du Maroc » ; tout en déclarant que cet accord est valable annonce que le Sahara ne fait pas partie « du territoire marocain » et n’est pas  administré non plus "de facto" par le Maroc.

 Or, qui administre ce territoire depuis les accords de Madrid de 1975 (retrait de l’Espagne) et le retrait de la Mauritanie de Oued Eddahab au bénéfice du Maroc en 1979. Plus encore, dans ses attendus, la CJUE avance que « le Royaume du Maroc a catégoriquement exclu d’être une puissance occupante ou une puissance administrant du territoire du Sahara occidental. » Qui a donc dit ça au nom du Maroc qui n’était pas un protagoniste dans cette affaire qui concernait l’association suscitée et l’Union Européenne ? La CJUE n’a toutefois pas précisé qui a administré ce territoire jusqu’à ce jour puisque ce n’est pas un territoire sans maître « terra nullius ».
 Dans un précèdent arrêt rendu à l’issue d’une plainte intentée par le Polisario, la Cour Européenne de Justice a rejeté le recours du Polisario et lui a dénié tout droit de représenter le peuple du Sahara dans ces termes « le Front Polisario n’est pas directement et individuellement concerné par la décision litigieuse et que, partant, son recours devrait également être rejeté à ce titre ». La décision d’annulation reconnait donc parfaitement le fait que le Sahara fait partie du Royaume dans cet arrêt.
 Pour rappel aussi, le tribunal européen a le 10 décembre 2015 a précisé au sujet de l’accord du Maroc avec l’Union Européenne « après avoir considéré, tout d’abord, que les accords d’association et de libéralisation étaient applicables au territoire du Royaume du Maroc et que cette expression devait être comprise, en l’absence de stipulation contraire, comme englobant le Sahara occidental ».
Pourquoi donc ce revirement des juges de Bruxelles déniant au Maroc même l’administration du territoire du Sahara et au bénéfice de qui puisque la CJUE avait annoncé que le Polisario ne représente pas le peuple du Sahara. Cet arrêt donc n’est ni ne cohérent avec la jurisprudence de cette Cour ni avec le droit. Je n’ai pas la science juridique de ces juges de Bruxelles mais ils sont en plein contradiction pour une instance appelée à dire le droit.
De plus, outre les incohérences relevées, il faut rappeler aux juges de cette Cour, les faits historiques et de droit suivants. La Cour Internationale de Justice de La Haye en 1975 a répondu de façon claire que le territoire du Sahara occidental n’était pas un terrain sans maitre d’une part et que des liens d’allégeance « unissaient les habitants du Sahara aux sultans du Maroc ». Les mêmes liens qui unissaient ces sultans aux autres régions du Maroc. La Cour a reconnu aussi des liens entre le Sahara et l’ensemble mauritanien qui ne constituait pas un état. C’est pourquoi, ce territoire a été d’abord divisé entre le Maroc et la Mauritanie qui s’est désistée volontairement par la suite au profit du Maroc.
Les liens d’allégeance avec les Rois du Maroc étaient les seuls liens de souveraineté qui unissaient aussi les autres régions du Maroc notamment des villes comme Marrakech, Agadir, Fès, Oujda, Meknès ou Tanger. La réponse du Maroc a été en ne peut plus claire : à la fin du protectorat franco- espagnol, les populations des autres régions du Maroc liés aussi au Royaume par les liens d’allégeance n’ont jamais été consulté sur leur appartenance ou non à ce pays qui existait en tant que tel avant l'arrivée des français et des espagnols. Pourquoi alors la zone sud du Sahara Occidental. Par ailleurs si consultation il y a, cette consultation devait englober tous les habitants originaires de ce Sahara et qui se trouvent par milliers dans les autres régions du Maroc. Ce qui est un non-sens. C’est fort donc de l’avis de la CIJ que le Roi Hassan a entamé des négociations avec l’Espagne pour récupérer ce territoire après la Marche Verte.



vendredi 23 février 2018

Maroc : l’ingratitude des dirigeants d’Alger.



Un proverbe arabe célèbre dit « Méfie-toi de celui que tu as soutenu ou à qui tu as rendu service ». Ce proverbe n’a jamais été aussi vrai au vu de l’acharnement des dirigeants algériens contre leur voisin de l’ouest. Ainsi au lieu d’être les premiers à soutenir le Maroc dans son œuvre de récupération de son Sahara comme lui l’a fait quand la France voulait détacher le Sahara algérien pour créer deux états, les dirigeants algériens ont décidé d’engager une sorte de guerre non déclarée à leur voisin de l’ouest.
La solidarité constante du Maroc avec l’Algérie.
 En effet le Maroc s’était soulevé contre le projet colonialiste visant la partition de l'Algérie notamment en janvier 1961 lors de premiére conférence des pays africains à Casablanca. Ainsi sous la présidence de feu S.M. Mohammed V, accompagné de feu S.M. Hassan II, alors Prince Héritier, le Maroc a défendu l’intégrité territoriale de l’Algérie à cette conférence. Lors de la cérémonie d’ouverture, feu S.M. Mohammed V avait déclaré : « Nous proclamons que l’Algérie a droit à la liberté et à l’indépendance sans condition et dénonçons toute tentative criminelle visant le partage du territoire national algérien ».Cette position du Maroc a été reprise dans la résolution finale de cette conférence sur l’Algérie. La conférence ou étaient présents les Présidents Sekou Touré de la Guinée, Nekrumah du Ghana, Modibo Keita du Mali, Jamal Abdel Nasser de l’Egypte et deux représentants de la Tunisie et de la Libye. La conférence s’était opposée au partage de l’Algérie et a rejeté toute solution unilatérale et tout statut imposé ou octroyé.
Mais le soutien à Alger remonte à beaucoup plus loin au moment à la colonisation de l’Algérie. En effet Moulay Abderrahmane - sultan du Maroc à l'époque- avait soutenu le chef de la résistance algérienne l'Emir Abd el-Kader contre la colonisation française. De ce fait, un conflit a éclaté entre l'armée français et l'armée marocaine conduite par le Sultan Moulay Abderrahmane. Cette bataille s'est terminée par la défaite de cette dernière à Isly (14 août 1844). Par le traité de paix qui lui était imposé, le Sultan reconnut la présence française en Algérie et s'engagea par conséquent à ne plus soutenir l'Emir Abdelkader lequel après avoir mené une guérilla se rendit aux Français.
 Pour le Maroc, la bataille d'Isly engagée pour soutenir l’Algérie a été dramatique car elle a eu pour conséquence un tracé des frontières imposé par la France qui a annexé de larges portions du territoire marocain à l’Algérie, l'affaiblissement du pays qui a conduit à la perte de Tétouan en 1860 au profit de l'Espagne et un peu plus tard à la partition du Maroc entre la France et l'Espagne et l’établissement du protectorat franco -espagnol sur le pays
 A l'indépendance du Maroc en 1956 Mohammed V a refusé l'offre de la France de restituer ces territoires en contrepartie de ne plus héberger les combattants du FLN. Le roi Mohammed V voyait cette proposition comme un « coup de poignard dans le dos » des « frères algériens » et parvint séparément à un accord le 6 juillet 1961 avec le chef du Gouvernement provisoire de la République algérienne, Ferhat Abbas. A l’indépendance de l’Algérie, les autorités ce pays ont refusé de discuter du sujet et c’était le fait déclencheur de la fameuse « guerre des sables » entre les deux pays en 1963.
 A signaler que pendant la guerre de libération de l’Algérie, le Maroc en dépit de ses maigres ressources a fourni assistance et hébergement aux combattants du FLN. N’est-il symptomatique que les équipes qui se sont reliés au pouvoir à Alger sont appelés par les algériens « le groupe d’Oujda » du nom de cette ville marocaine frontalière avec l’Algérie. A rappeler aussi qu’après son retour au pays et à la suite de la proclamation de l’indépendance du Maroc en 1956 le Roi MohammedV n’avait pas manqué une seule occasion de rappeler que l’indépendance du Maroc est incomplète sans l’indépendance de l’Algérie. Voilà donc résumé succinctement ce qu’a été la solidarité constante du Maroc avec l’Algérie que les autorités cette dernière présentent à leur peuple comme" l’ennemi de l’Algérie".
Les manifestations de l’ingratitude.
J’ai déjà signalé le premier ; à savoir fermer la porte à toute revendication territoriale alors qu’il est connu que la France avait annexé des larges portions du territoire marocain à l’Algérie considéré comme étant un département français alors que le Maroc lui était sous protectorat donc appelé un jour ou l’autre à recouvrer son indépendance.
Le 18 décembre 1975, quelques semaines après la Marche Verte, Houari Boumediene avait ordonné l’expulsion massive de 45 000 familles marocaines (350 000 personnes), pour la plupart établies depuis des générations en Algérie.
Mais la manifestation la plus flagrante de cette ingratitude est le soutien à un peuple sahraoui qui n’existe que dans l’esprit des dirigeants algériens. Le Sahara est une aire géographique qui s’étend du Maroc à l’Egypte. S’il y a un peuple sahraoui, il serait transnational englobant outre le Maroc, tous les pays de l’Afrique du nord plus l’Egypte. J’ai expliqué dans cet article ICI que les dirigeants algériens prenant prétexte de la défense « du peuple du Sahara » mènent une véritable guerre non déclarée largement ignorée par médias de l’hexagone contre le Maroc : médiatique, économique, diplomatique voire guerre tout court.
Les autorités algériennes ont décidé de faire du Maroc un ennemi et agissent depuis longtemps en conséquence. Ni une prétendue rancune historique , ni l’affaire du Sahara séquelle de la guerre froide et qui au départ était une colère hystérique de l’ancien président Boumediene ; ni une quelconque hégémonie régionale d’un pays il est vrai immense mais désertique à 84% ne peuvent justifier une guerre qui ne dit pas son mot contre le voisin marocain.


lundi 22 janvier 2018

Maroc : que faire en attendant un nouveau mode de développement économique et social ?




Un des maux dont souffre notre pays c’est une sorte de m’a tu vu et de gaspillage à tous les niveaux. Dans nos fêtes, nos cérémonies, dans nos logements et dans le train de vie de l’Etat et des collectivités locales on feint d’oublier que nous restons un pays pauvre. L’hospitalité légendaire des marocains n’explique pas tout. D’un autre côté, le secteur privé ne joue pas entièrement son rôle dans le développement économique du pays. 
Texte
Sur cet article, je commencerai par le train de vie de l’Etat. Etre pauvre n’est pas une tare et ne l’a jamais été- car contrairement aux autres pays maghrébins et l’Egypte nous n’avons pas de pétrole- sauf qu’un pays pauvre doit parer au plus pressé, faire preuve de beaucoup d’imagination et réserver ses maigres ressources au développement économique et sociale du pays à sa sécurité et à sa défense et éviter des dépenses grandioses ou indécentes, ou dont la rentabilité n’est pas toujours évidente et qui auraient pu être dépensées autrement.
A signaler que notre pays est un des rares qui réservent près de 30% de leur PIB à l’investissement et ce depuis des années pourtant ça ne démarre pas ; le taux d'augmentation du PIB continue de dépendre de l’agriculture et des aléas climatiques. D’après le FMI, le pays devait en principe être sur un niveau de développement beaucoup plus important que cela ; en cause notamment les choix non judicieux des certains investissements et le gaspillage qui s'ensuit. C’est pourquoi le choix des investissements et des technologies doit s’opérer sur ceux qui créent de la richesse y compris immatérielle et qui s’accompagnent de la création d’emplois et de la lutte contre la pauvreté et la marginalité. Au niveau du fonctionnement de l’Etat et des collectivités territoriales, la rationalisation doit être de mise, véhicules de service, logements, cérémonies et organisation de conférences et colloques à grands frais etc… Revoir aussi tous ces commissions et autres fondations dont les actions ne sont pas toujours évidentes et qui grèvent le budget de l’état.
 Les soulèvements sociaux dans plusieurs régions du pays (Al Hoceima, Jerrada, Zaghora etc…) montrent qu'il y a urgence et que la politique de replâtrage ne sert plus à rien. Il faut savoir prendre des décisions budgétaires audacieuses. Ainsi le gouvernement peut prendre par exemple, la décision d'arrêter les investissements en infrastructures (ports, aéroports et autoroutes, routes et investissements ferroviaires) pour trois ou quatre ans. Les crédits budgétaires pourront être affectés à la santé, l'enseignement et à la lutte contre la pauvreté et l’exclusion ou en d'autres termes l''investissement dans le capital immatériel. Il faut absolument sortir de l'approche technocratique de préparation du budget de l'Etat.
Voilà une proposition pour le gouvernement qui semble tourner en rond et n'arrive pas à sortir de son approche technocratique pour faire face aux attentes sociales. Personne n’a dit que le pays ne se développe pas. Les avancées de notre pays j’en fait état tout le temps sur Agoravox et ailleurs. La question qui se pose est la question de la création de la richesse et de sa répartition qui est dénoncée par le Roi lui-même qui dans ses différents discours et dans lesquels il a demandé sans suite aux gouvernement, aux partis politiques de réfléchir à un nouveau modèle de développement économique et social pour le pays. Le PIB du pays augmente mais nous assistons à une concentration excessive et intolérable des richesses, la paupérisation des classes moyennes, la pauvreté endémique et la détérioration constante de notre système d'enseignement et de santé.
Ma proposition beaucoup plus modeste ne vise pas à vouloir répondre à cette douloureuse équation car pour ce faire il faut un nouveau modèle de développement. Mais l’idée que je lance est de parer au plus pressé rapidement et de faire virer les crédits d’investissement dans les infrastructures pendant deux trois ans vers l’investissement dans le capital immatériel pour répondre à des besoins pressants et qui ne peuvent plus attendre dans le domaine social. Les crédits destinés aux désenclavements et aux adductions d'eau et d'elctrecite ne sont pas concernés bien entendu. Et bien sur il faut continuer à encourager les initiatives privées et continuer et renforcer les initiatives pour les créations d’entreprises. 
 Du côté du secteur privé il me semble que l'on charge trop l'Etat en matière de lutte contre le chômage alors c'est le secteur privé qui doit être en première ligne. Les investissements importants réalisés en matière d'infrastructures devaient permettre au secteur privé de faire des investissements conséquents. Le pays s'est saigné pendant des années en s'endettant notamment pour construire, ports, aéroports, routes et autoroutes, adductions d'eau et d'électricités pour mettre ces infrastructures à la disposition du secteur privé sans résultats notables. La presse s'est faite l'écho dernièrement de la faillite en 2016 de milliers d'entreprises et avec, la destruction de dizaine de milliers voire des centaines de millier d’emplois ; du jamais vu. Les principales causes citées par le Centre de la Conjoncture sont la mauvaise gestion, les questions de financement et enfin les études de faisabilité et de rentabilité préalables à toute création d'entreprise
A l'occasion de chaque discussion de loi de finances, c'est toujours la même rengaine, le patronat demande plus de dérogations notamment fiscales en contrepartie de zéro engagement de sa part. Or la création de richesses et d'emplois doit être le fait des entreprises privées notamment des petites et moyennes entreprises. La spéculation immobilière qui devient le hobby des plus fortunés ne créé pas de richesses mais maintient le logement hors de portée des marocains notamment les jeunes couples qui font leur vie. Pourtant les accords de libre-échange tant avec l'Union Européenne qu'avec d'autres pays sont là pour permettre à nos entreprises d'accéder à des marchés importants en plus de satisfaire des besoins locaux.

jeudi 11 janvier 2018

La lutte contre le chômage n’est-elle pas de la responsabilité du secteur privé ?







Il me semble que l'on charge trop l'Etat en matière de lutte contre le chômage alors c'est le secteur privé qui doit être en première ligne. L'Etat réalise des investissements importants en matière d'infrastructures qui font de notre pays un des rares qui consacre 30% de son PIB à l’investissement sans que cela ne se traduise par des créations substantielles d'entreprises et d'emplois. Le pays s'est saigné pendant des années en s'endettant notamment pour construire, ports, aéroports, routes et autoroutes, adductions d'eau et d'électricités pour mettre ces infrastructures à la disposition du secteur privé sans résultats notables.
La presse s'est faite l'écho dernièrement de la faillite en 2016 de milliers d'entreprises et avec, la destruction de dizaine de milliers voire des centaines de millier d’emplois ; du jamais vu. Les principales causes citées par le Centre de la Conjoncture sont la mauvaise gestion, les questions de financement et enfin les études de faisabilité et de rentabilité préalables à toute création d'entreprise.
Au lieu de prendre à bras le corps cette situation, l’association du patronat et à l'occasion de chaque discussion de loi de finances, sort la même rengaine, demandant plus de dérogations notamment fiscales en contrepartie de zéro engagement de sa part. Et encore une fois, le ministère des finances vient de décréter l’amnistie fiscal pour les majorations et pénalités sur les impôts dus à condition que le paiement intervient avant la fin de l ’année en cours. 

jeudi 21 décembre 2017

Maroc-Israël-Palestine : appel à nos compatriotes juifs marocains en Israël et dans le monde.




Si nos compatriotes juifs qui vivent à l'étranger y compris en Israël sont toujours les bienvenus dans le pays et reçus avec égard sur le plan officiel et populaire et gardent toujours la nationalités marocaine qui ne se perd qu'a de rares exceptions et ce au même titre que nos compatriotes de confession musulmane, nous nous devons aussi de les inviter à se ranger du côté du camp de la paix au Moyen Orient contre l'aveuglement du gouvernement de droite de Netanyahou.

mercredi 20 décembre 2017

Maroc: pays pauvre mais comportements de riches.

Un des maux dont souffre notre pays c’est une sorte de m’a tu vu et de gaspillage à tous les niveaux. Dans nos fêtes, nos cérémonies, dans nos logements et dans le train de vie de l’Etat et des collectivités locales on feint d’oublier que nous restons un pays pauvre classé en PIB par habitant 117éme sur 190 pays. Derrière tous les pays du Maghreb sauf la Mauritanie et y compris l’Egypte avec ses 95 millions d’habitants.
Sur ce post je commencerai par le train de vie de l’Etat. Etre pauvre n’est pas une tare et ne l’a jamais été- car contrairement aux autres pays maghrébins et l’Egypte nous n’avons pas de pétrole- sauf qu’un pays pauvre doit parer au plus pressé, faire preuve de beaucoup d’imagination et réserver ses maigres ressources au développement économique et sociale du pays à sa sécurité et à sa défense et éviter des dépenses grandioses indécentes, dont la rentabilité n’est pas évidente ou inutiles et qui auraient pu être dépensées autrement. 
A signaler que notre pays est un des rares qui réservent prés de 30% de leur PIB à l’investissement et ce depuis des années pourtant ça ne démarre pas; le taux d'augmentation du PIB continue de dépendre des aléas climatiques. D’aprés le FMI le pays devait en principe être sur un niveau de développement beaucoup plus important que cela; en cause le choix non judicieux des investissement et le gaspillage qui s'ensuit.C’est pourquoi le choix des investissements et des technologies doit s’opérer sur ceux qui créent de la richesse y compris immatérielle et qui s’accompagnent de la création d’emplois et de la lutte contre la pauvreté et la marginalité.
 Au niveau du fonctionnement de l’Etat et des collectivités territoriales la rationalisation doit être de mise, véhicules de service, logements, cérémonies et organisation de conférences et colloques à grands frais etc…

lundi 11 décembre 2017

Maroc: pourquoi l'hommage rendu par la France à Johnny Hallyday doit nous interpeller.

L'hommage rendu par le peuple français  à Johnny Hallyday qualifié par le président français de héros doit nous interpeller.
 Oui, cet hommage doit nous interpeller sur le sort réservé à nos artistes, peintres, musiciens, chanteurs, acteurs mais à aussi à nos écrivains et poètes. Si on se contentait de parler des chanteurs nous constatons que nos artistes sont livrés à eux même. Peu de protection médicale la non reconnaissance et des pouvoirs publics et de la société. Je ne  vais  pas citer de nom mais des icônes se sont consumés en donnant du bonheur aux marocains tant dans la chanson dite moderne que dans la chanson populaire en arabe et en berbère.
Si ce n'est l'intervention royale certains de nos artistes auraient  terminé leur vie dans une misère et dans un dénuement totale. Nos chanteurs populaires pourtant ne sont pas seulement adulé par les marocains mais ils  le sont aussi  par le reste du Maghreb surtout en Algérie et jouent de  ce fait un rôle essentiel dans le rapprochement des deux peuples que les dirigeants algériens veulent casser.  Les commentaires élogieux sur nos artistes et sur les marocains  par les algériens tranche avec le discours officiel des dirigeants de ce pays à notre égard. Le rôle joué par nos chanteurs est essentiel car les algériens se retrouvent dans ces chansons. Pour s'en convaincre il faut visiter au hasard sur YouTube des chansons marocaines et voir les commentaires qui vont avec.
La vague de la jeune chanson marocaine venant  dans la mouvance de Saad Lamjarrad traitée avec dédain par certains a fait des perces extraordinaires dans l'ensemble du monde arabe portant notre darija vers ces pays est est entrain de se frayer un chemin à l'international. La chanson de Saad Lamjarrad Lamalam n'a t-elle pas atteint déjà plus 560 000 000 de vus sur YouTube dans le monde entier. D'autres jeunes chanteurs sont sur son sillage et réalisent aussi des scores mondiaux. C'est dire que ce que notre diplomatie n'a pas pu faire est train d'être réalisé par nos jeunes chanteurs qui doivent absolument être  soutenus par les pouvoirs publics.7

samedi 2 décembre 2017

Maroc : lancement d’une pétition contre la construction d’une mosquée



Les choses bougent dans le pays avec dans la prise de conscience citoyenne que ce qui prime c’est d’abord le développement économique et social, la satisfaction des besoins des populations en matière de logement, de santé, d’éducation et de lutte contre la pauvreté et la précarité. C’est dans ce cadre qu’a été lancée dernièrement une initiative inédite dans le pays. Une pétition dénonçant la construction d’une mosquée.

vendredi 24 novembre 2017

L’Egypte meurtrie par un attentat et sa révolution flouée




Un attentat odieux vient de frapper l’Egypte. On parle de plus  de 235 morts pendant la prière usuelle  du vendredi dans une mosquée du Sinai. La pieuvre terroriste a encore frappé et dans un lieu de culte musulman. Que chacun tire les conclusions qu’il faut de cet acte horrible. La communauté musulmane dans le monde doit le dire et le répéter ; ces assassins n’ont rien à voir nous. J’avais déjà essayé d’expliquer pourquoi dans cet article ICI
 En hommage aux victimes et au peuple égyptien, je reprends ci-après l’article que j’avais consacré à ce pays sur Agora sous le titre «  Quand l'Egypte « parlait d'elle-même » ICI
 En effet ce peuple  a fait l’objet d’une injustice insupportable car floué de sa révolution (il s’agit bien d’une révolution car le peuple est sorti dans le rue a fait tomber le mur de la peur et a exigé et obtenu le départ d’un dictateur Hosni Moubarak) a été usurpée en deux temps ; d’abord par les Frères Musulmans et actuellement par l’armée

mercredi 22 novembre 2017

Drame d'Essaouira, de l'incomprehenssion au manque de compassion.

On cherche les responsables du drame d'Essaouira. Au delà des responsabilités humaines,  ce drame  pénible résulte d'abord  de la pauvreté et de cette  misère qu'on ne veut pas voir et qui range le pays.  C'est notre mode de développement dénoncé par le Roi lui même qui a échoué et qui a  conduit  à  une concentration excessive et intolérable des richesses, la paupérisation des classes moyennes, la pauvreté endémique  et la faillite de notre système d'enseignement et de santé.C'est aussi la corruption qui gangrène le pays et conduit à inefficacité de l'administration et des politiques publique.
 On connaît donc les maux et le vrai séisme c'est d'y faire par une mobilisation de tout le pays.
Beaucoup de commentateurs sont étonnés par le fait que des  femmes mères de famille puissent se bousculer pour avoir un sac de farine. Dans quel pays vivent ces gens la et pourquoi, ils font une dénégation de la réalité de leur pays ?


Oui, les gens peuvent faire des klm pour avoir un sac de farine.  N'oubions pas dans quelle région nous sommes. Pour le HCR, la région de Safi Marrakech, qui englobe la province  d'Essaouira est, avec la région  de Khenifra Béni Mellal, la région qui a le taux le pauvreté  le  plus élevé  du Royaume.
La seule activité lucrative qu'ont ces femmes est la cueillette des grains d'où est extraite l'huile d'argan. Or l'accaparemment par de grandes  entreprises de cette cueillette et l'absence d'autres alternatives les a privé de toute activité et les a jeté dans le dénuement totale. En outre l'aridité des sols interdit leur toute activité agricole.

Que faire ? C'est au gouvernement d'imaginer et de mettre en place des alternatives
Au lieu d’avoir de la compassion pour les familles de ces femmes marocaines mortes dans des conditions atroces, je lis à droite et à gauche que certains heureusement peu nombreux sont plus chagrinés et préoccupés par l’impact sur la réputation du pays à l‘étranger. Or ce sont des femmes qu’on doit par contre donner en exemple même à l’étranger de ce que la femme marocaine consent comme sacrifice pour sa famille et pour ses enfants.  Car elles sont  mortes après tout en voulant nourrir leur famille.
 C’est pourquoi les familles des victimes doivent faire l’objet de notre  compassion et  notre  sympathie pleines et entières. Et le souverain a donné l’exemple ; alors il faut arrêter ; c’est une douleur et un deuil de tous les marocains et ceux qui ne veulent voir qu’une réputation du pays encornée n’ont vraiment rien vu.

mardi 31 octobre 2017

Maroc: le nouveau modèle de développement d’après la Banque Mondiale.


Suite au discours royal au cours duquel,  le souverain a mis en cause notre modèle de développement et a demandé une réflexion pour la mise en place d’un nouveau modèle de développement, le gouvernement semble tourner en rond pour voir comment s’y prendre. Or la Banque mondiale a édité  cette année dix ans prés leur dernier mémorandum pays, un mémorandum de plus de 400 pages intitulé. Le Maroc à l’horizon 2040 : Investir dans le capital immatériel pour accélérer l’émergence économique.
 Ce rapport réalisé par une pléiades d’experts internationaux mais aussi nationaux  a été enrichi par des personnalités de premier plan dont un conseiller de SM le Roi, des universitaires, des hauts fonctionnaires, des acteurs du monde économiques, de la société civile et médiatique. Il a passé au peigne fin l’économie marocaine et a tracé une véritable feuille de route pour un nouveau modèle de développement dont le cœur est le capital immatériel. Ce rapport  rendu  public et dont le lien est donné ci-après pourrait faire éviter au gouvernement de continuer de tourner en rond car  le plus gros du travail a été fait.
Ainsi pour les rédacteurs de ce mémorandum, les grandes lignes (développées dans le rapport) des investissements du futur pour le pays doivent être  les suivants.
1-Investir dans les institutions d’appui au marché :
 Allouer le capital de manière plus concurrentielle.  Allouer le travail de manière plus efficiente et inclusive. Intégrer davantage l’économie mondiale et les chaînes de valeur globales.
2-Investir dans les institutions et services publics :
 Renforcer l’état de droit et la justice. Moderniser l’administration publique. Améliorer la gouvernance des services publics.
3-Investir dans le capital humain :
Placer l’éducation au cœur du développement. Investir dans la santé pour une meilleure santé économique. Développer la protection et l’éducation de la petite enfance.
4-Investir dans le capital social :
 Réaliser la parité entre les sexes. Encourager une plus grande confiance interpersonnelle.
Enfin, le Mémorandum discute les conditions en matière d’économie politique susceptibles d’engendrer un nouveau processus ambitieux de réforme. La question n’est plus alors « que faire ? » mais « comment faire ? ». Comment faire pour que les réformes identifiées soient mises en œuvre dans des conditions permettant d’améliorer significativement le bien-être social des Marocains ? Quelles sont les forces sur lesquelles s’appuyer pour favoriser un nouvel équilibre dans la société porteur de bien-être social accru ? Cela suppose généralement de mieux faire connaître et appliquer les « règles du jeu » ou d’adopter et de mettre en œuvre de nouvelles règles lorsque cela s’avère nécessaire. Lire la totalité du rapport.  https://openknowledge.worldbank.org/bitstream/handle/10986/28442/211066FR.pdf?sequence=3&isAllowed=y



vendredi 18 août 2017

Pourquoi les islamistes font fausse route au Maroc.



Le préambule de la constitution marocaine annonce " Le Maroc pays musulman souverain... " Pourquoi des petits malins veulent faire de ce bien commun qui fait partie de l'identité nationale marocaine un fond de commerce pour arriver ou se maintenir au pouvoir. Ne sont-ils pas tout simplement dans l'illégalité en s'arrogeant un bien commun de tous les marocains ? Par ailleurs, la préservation de l'Islam et sa défense est du ressort exclusif du Roi Amir Al Moumine au titre de l'article 41 de la constitution, pourquoi ces mêmes petits malins que tout le monde connaît s'érigent en défenseurs de l'Islam. En effet depuis la création du Maroc en tant  qu’état en  l’an 789 avec la dynastie idrisside et la fondation de la ville de Fès, tous les souverains qui se sont succédé à travers les dynasties qui ont régné sur le pays ont porté ce titre de Amir Al Mouminine. Les islamistes de tous bords ne sont-ils pas  dans l'illégalité en  interférant dans une attribution historique et  constitutionnelle royales ?

mardi 20 juin 2017

Maroc-Algérie : pourquoi tous ces mensonges et manipulations à l’égard du Maroc ?




Suite aux dernieres manifestations (hirak) de la région d’Al Hoceima, la presse algérienne jubile ; « le Rif veut faire sécession et c’est donc la fin proche du régime monarchique au Maroc ». Rien que ça. Ni les déclarations des manifestants sortis dans la rue pour réclamer des emplois et le développement socio-économique de leur région ; ni l’indignation des responsables du mouvement -y compris ceux qui sont poursuivis- contre tous ceux qui ont essayé de voir dans leur mouvement un mouvement indépendantiste ne sont rapportées bien entendu par cette presse.Un journaliste d'Al Watan (journal algérien) entré illégalement dans le pays pour assister en direct aux événements du Rif devant conduire selon lui et ses commanditaires à l'éclatement du pays vient d’être refoulé à Alger.

Maroc: la lutte contre la corruption doit être la priorité.


Il parait que le nouveau gouvernement va relancer le grand projet de lutte contre la corruption lancé en grand pompe par l’ex gouvernement Benkirane mais qui était resté lettre morte.

En effet le 3 mai 2016 à Rabat, le coup d'envoi avait été donné par la signature du cadre contractuel de dix programmes qui comprennent 239 projets entre les secteurs et les instances concernés. Pour ce faire, la stratégie devait être déployée en trois phases: une première qui devait commencer en 2016 avec un budget de 840 millions de dirhams, une deuxième, de 2017 à 2020 qui devrait mobiliser 937 millions et une dernière qui nécessitera 18 millions de dirhams entre 2021 et 2025. En tout, 1,8 milliard de dirhams étalés sur dix ans, soit une moyenne annuelle de 180 millions de dirhams. Vous avez bien lu 10 ans alors que le pays est gangrené par ce fléau qui retarde son développement socio-économique, crée une injustice fragrante entre les citoyens et réclame donc une réponse rapide.

vendredi 16 juin 2017

Maroc : pourquoi l’envoi de l'aide alimentaire au Qatar est une sage décision ?


Des journalistes journaleux et des populistes qui sévissent sur le net s’attaquent à  l’incitative marocaine d’envois d’aides alimentaires au Qatar. Pire ils la présentent comme une ponction d’une aide qui doit concerner au premier lieu des marocains.Or, il ne s’agit que d’un geste humanitaire décidé par le Souverain envers ce pays frère  qui a accordé une aide massive à notre pays  à l’instar des autres pays du Golfe pour réaliser notamment des projets d’infrastructure structurants et soulager le trésor public. Que représente en effet la valeur de ces envois alimentaires  par rapport au 1,25 milliards de dollars accordés à notre pays par le Qatar sur les 5 milliards promis par les pays du Golfe.

mercredi 14 juin 2017

Maroc-France : qui veut perturber la visite du M Macron au Maroc ?





Dans une lettre ouverte, un collectif de personnalités et d’associations relayé par la presse de l’hexagone interpelle le président français en visite à Rabat pour une première prise de contact avec Mohammed VI.
Texte
Dans cet appel, le colletif en question demande au Président Macron d’évoquer avec le Roi du Maroc la situation des réfugiés syriens bloqués à la frontière et la situation dans le Rif dans ces termes « Depuis le 17 avril, des familles de réfugiés syriens sont bloquées dans une zone frontalière, près de la ville de Figuig, dans des conditions extrêmement difficiles, sous un soleil de plomb la journée et soumis à des attaques de serpents et de scorpions la nuit ».
« Depuis le 26 mai, une vague de répression, accompagnée d’arrestations massives, s’est abattue sur la ville d’Al-Hoceima, dans le nord du Maroc, puis s’est étendue à d’autres agglomérations du Rif. Ces derniers jours, l’élan de solidarité et de contestation touche toutes les régions du Maroc, où des manifestations pacifiques sont dispersées voire empêchées avec violence. Sur les deux points évoqués dans cet appel il faut préciser que
concernant.

samedi 10 juin 2017

Maroc : la manifestation de trop dimanche à Rabat et pourquoi faire ?





Au moment ou l’heure est à l’apaisement; que de bonnes  volontés – avocats, militants de la société civile, hommes politiques et même journalistes-  essaient de pousser vers une sortie de crise en appelant pour la libérations des militants du Hirack d’Al Hoceima et la satisfaction des doléances des populations ; deux mouvements extrémistes complètement antinomiques (l’un est islamiste et l’autre marxiste pur et dur) en guerre larvée  parfois mortelle sur les campus universitaires au Maroc et ce depuis des années,  appellent à une grande manifestation le dimanche à Rabat sous couvert de la solidarité avec les habitants d’Al Hoceima mais pour des observateurs avertis pour bien autre chose.

 De plus, cette manifestation apparaît comme  contre productive car elle  risque de raidir un peu plus les autorités dans cette affaire et comporte des risques certains de débordements surtout que la jeunesse du PJD  (qui conduit le gouvernement) annonce aussi contre toute logique sa participation à cette manifestation ; car on voit mal comment tout ce beau monde va défiler ensemble.

lundi 5 juin 2017

Complément à ma proposition sur l' instauration de "l'état d’exception".

Dans un précédent article, j'ai lancé un appel  pour l'instauration de l'état d'exception afin de faire face à la situation que connait le pays. Suite à des observations émises sur les réseaux sociaux à ce sujet, je  donne sur ce qui suit plus d'éclaircissement sur cette proposition.

Plaidoyer pour l'application de l'article 59 de la constitution et l'instauration de l’État d'exception afin de sortir de la crise actuelle et de rétablir l'autorité de l’État
L’État d'exception que je préconise est limité comme je l'ai dit dans l'article( voir le lien ci-dessous) à trois ou 4 années et la formation d'un gouvernement resserré de 15 ministres avec de larges compétences pas de ministres délégués ni de secrétaires d'état pour éviter les chevauchement et les déperditions. Ce gouvernement peut être dirigé par une personnalité consensuelle et integre qui a le sens du dialogue mais sans appartenance politique et qui va avoir comme feuille de route, les discours de SM le Roi qui a mis le doigt sur tous les maux du pays.
Pour réussir à mon sens, ce gouvernement doit marquer une pause dans les investissements des infrastructures pour orienter tous le investissements vers la santé l'enseignement et la lutte contre la précarité en d'autres termes le capital immatériel.La lutte contre la chômage doit avoir comme cheval de bataille une aide massive aux petites et moyennes entreprises qui sont le creuset des emplois dans le pays à travers notamment des facilités pour l'obtention des crédits et surtout des exonérations fiscales.
Concernant la garantie des libertés pourtant prévue par la nouvelle constitution nous faisons confiance à SM bien entendu. En effet avant de rédiger mon article, j'ai pris le soin de jeter un coup d’œil sur son libellé dans les différentes constitutions.Si dans les constitutions d'avant 2011, la question des libertés n'est pas évoqué celle de 2011 précise bien dans son article 59 que pendant la période d'exception "Les libertés et les droits fondamentaux prévus par la constitution demeurent garantis". Autre chose, l'état d'exception n'est pas l'état d’urgente qui permet de passer outre les droits prévus par la procédure pénale.
Pendant cette période, partis politiques, syndicats et associations qui agissent actuellement en tant que sorte de "clubs fermés" avec les mêmes tètes ou presque doivent en profiter pour se réorganiser, s'ouvrir sur la société et injecter du sang neuf en s'ouvrant sur les potentialités que compte le pays. Ainsi nous aurons un vrai corps intermédiaire qui permet de prendre en charge les besoins et les doléances de la population et éviter aux autorités d’être face à la rue comme c'est le cas actuellement.







jeudi 1 juin 2017

Maroc : appel pour la mise en place de l’état d’exception.



Chaque fois que le pays traverse des difficultés comme c’est le cas actuellement, les marocains se tournent vers l’institution monarchique. C’est dans ce cadre que s’inscrit cet article.
En effet l’article 42 dispose que « Le Roi, Chef de l’Etat, son Représentant suprême, Symbole de l’unité de la Nation, Garant de la pérennité et de la continuité de l’Etat et Arbitre suprême entre ses institutions, veille au respect de la Constitution, au bon fonctionnement des institutions constitutionnelles, à la protection du choix démocratique et des droits et libertés des citoyennes et des citoyens, et des collectivités, et au respect des engagements internationaux du Royaume. Il est le Garant de l’indépendance du Royaume et de son intégrité territoriale dans ses frontières authentiques. »

jeudi 25 mai 2017

Maroc: événements d'Al Hoceima quels enseignements pour qu'il n'y ait "plus jamais ça".





Les événements d'Al Hoceima  s'ils ont constitué un véritable séisme invitent à réfléchir sur les voies et moyens d'une part de dépasser la crise actuelle mais aussi et surtout de  prémunir le pays contre des situations pénibles similaires à l'avenir d'autre part.Si sur le premier point, les plus hautes autorités du pays ont pris à bras le corps les attentes de la population sortie en masse pour revendiquer des droits économiques et sociaux reconnus par le gouvernement lui même; sur le second, il importe de réfléchir dés à présent sur" le comment éviter pareilles situations à l'avenir". Cet article se propose donc de  participer à la  réflexion nécessaire  à même de permettre au pays d'éviter une situation pareille  à l'avenir.

mercredi 12 avril 2017

Maroc: les vraies priorités de l'enseignement

Ah si je pouvais envoyer ce message à M Hassad nouveau ministre de L'éducation  Nationale ; un des rares qui s'est distingué dans les fonctions qu'il a occupé notamment en tant que Wali de Tanger et de Marrakech.

Voici mon message. "Laisser tomber M le ministre les réformes  et faire la sourde oreille à ce fameux Conseil  Supérieur de l'Enseignement qui est une sorte d'usine à gaz qui n'a pas fait l'essentiel: diagnostiquer la situation catastrophique actuelle du secteur au lieu de lancer "sa vision" controversée, encore une et qui est vouée peut être à l'échec comme celles qui l'ont précédée.

 Non M le Ministre il faut parer au plus pressé:

- combler les vacances d'instituteurs et de professeurs par un programme de recrutement et de formation rapides. Des classes d'élèves de 50 voire 70 ne permettent d'assurer aucun enseignement. Dans la capitale M le ministre des élèves du primaire ont des cours de deux heures par jour faute d'instituteurs,  Nous sommes un des rare pays sinon le seul dans ce cas à cause de cette politique catastrophique de "départ volontaire" mal conçue, mal organisée et mal réalisée menée par M Boussaid  lorsqu'il était en charge du ministère de la Fonction Publique. Ces départs ont vidé nos écoles, collèges, lycées et universités d'enseignants,

-élaborer un programme rapide de rénovation de nos écoles, collèges,  lycées et universités pour permettre un déroulement normal des cours et approvisionner  les établissements d'enseignement de matériel didactique nécessaire  tout en évitant les déboires du programme d'urgence 2009-2012 sous M Khchichine lequel a englouti 3,3 milliards de dirhams pour de maigres réalisation pour ne pas dire d’échec: 99 écoles construites en milieu rural sur les 373 prévues et 193 collèges au lieu des 807  prévus et enfin 67 internats au lieu 350 prévus,

-rendre le pouvoir de sanctionner au directeurs d'établissement pour lutter contre l'absentéisme et les certificats de maladie de complaisance,

-interdire les cours donnés par les enseignants de l'éducation nationale dans les écoles  privés tout en assurant la formation du personnel enseignant  de ces écoles et moyennant rétribution à l'état dans les centres qui relèvent du ministère de l'enseignement,

-rendre leur pouvoir réel dans les classes aux enseignants tout  en reinstituant la formation  continue ainsi qu'au personnel des établissements (directeurs, surveillants généraux, et encadrants répétiteurs).

-généraliser les centres d'écoute dans tous les établissements secondaires pour venir en aide aux élèves en difficulté ou à problèmes sociaux.

 Se posera bien entendu la question du financement. Une loi rectificative des finances peut être élaboré à cet effet. D'autres projets prévus par la loi des finances peuvent être différés. Il faut que le nouveau gouvernement fasse des priorités et l'enseignement passe avant les autres."

jeudi 30 mars 2017

Pourquoi un ministère de le Jeunesse et des Sports ?

La jeunesse est une question transversale qui intéresse en fait l’ensemble du gouvernement. En effet la problématique de la jeunesse est multidisciplinaire. La réduire à un département ministériel quel que soit la personnalité qui le dirige n’est pas une solution et ne l’a jamais été. D’où l’intérêt d’en faire plutôt une mission rattachée au chef du gouvernement qui prendra la forme d’un haut-commissariat par exemple.
Quant aux sports à mon humble avis ils n’ont pas besoin de ministère, le sport scolaire et universitaire est du ressort du ministère de l’éducation nationale quant aux activités sportives , elles relèvent des fédérations élues et du comité olympique chacun en ce qui le concerne.
Reste la question des maisons de redressement pour les délinquants mineurs toujours rattachés contre toute logique au ministère de la jeunesse et le sport. Il faut leur trouver une structure qui dépendrait du ministère de la justice et seraient ainsi mieux gérés que d’être laissés pour compte comme c'est toujours le cas au ministère de le jeunesse et du sport.

lundi 27 mars 2017

Maroc; quid de l'opposition?

On parle beaucoup du gouvernement et de la majorité et peu de l’opposition. Or l’article 10 de la constitution de 2011 lui donne d’énormes pouvoirs dont « la participation effective à la procédure législative, notamment par l’inscription de propositions de lois à l’ordre du jour des deux Chambres du Parlement,
+ la participation effective au contrôle du travail gouvernemental, à travers notamment les motions de censure et l’interpellation du Gouvernement, ainsi que des questions orales adressées au Gouvernement et dans le cadre des commissions d’enquête parlementaires, +-une représentation appropriée aux activités internes

+une représentation appropriée aux activités internes des deux Chambres du Parlement,
+la présidence de la commission en charge de la législation à la Chambre des Représentants ».
Or dans la nouvelle configuration gouvernementale et vu que le parti de l’Istiqlal a décidé d’appuyer le gouvernement, cette opposition est dévolue au PAM. Composé essentiellement de notables locaux, ce parti de mon point de vu ne peut assurer à lui seul cette opposition. Le futur gouvernement se trouvera donc nécessairement face aux réseaux sociaux et à la rue.

M Benkirane quoi que l’on puisse dire de lui avait un charisme et une tenacité certains face à la rue notamment pour faire avaler les réformes notamment la compensation, les retraites de la CMR, mettre fin à la pagaille des grèves dans la fonction publique et les collectivités locales etc… Espérons que M El Othmani aura la même ténacité face à la grogne de la rue mais surtout ce qui a manqué à son prédécesseur à savoir assurer ses attributions constitutionnelles, faire preuve de leadership vis-à-vis de ses ministres, de compétence et de célérité dans le traitement des affaires publiques. Attendons donc pour voir.

mardi 21 mars 2017

Maroc : le PJD et le PAM pour la formation du prochain gouvernement ; c’est le scénario le plus démocratique.





Dans un spot sur facebook de ce jour 21/03/2017, j’ai émis l’idée d’un gouvernement conduit par M Athmani et comprenant le PAM. A eux deux, ces deux partis disposent d’une large majorité : 125 députés du PJD et 102 députés du PAM ce qui fait 227 députés alors que la majorité requise est un peu moins de 200 députés.
Ce scénario a les avantages suivants :
-il comprend les deux partis qui ont gagné le plus grand nombre de circonscriptions électorales lors des dernières élections de 2016 ;
- il renvoie dans l’opposition, les partis qui ont perdu les élections de 2016 en termes de nombre de députés par rapport aux élections de 2011. Ainsi le RNI avait perdu 15 députés par rapport à 2011, l’Istiqlal 14 députés, le MP 5, l’USFP 19, l’UC 4 et le PPS 6. Donc tous ces partis qui se bousculent au portillon pour accéder à des postes ministériels ont  été plus ou moins désavoués par les électeurs et leur place naturelle est dans l’opposition ;
- en se rangeant dans l’opposition, les partis qui ont perdu les élections et qui se retrouveraient dans l’opposition seront appelés de ce fait à renouveler leur bureaux politiques et leurs dirigeants comme cela se passe dans tous les pays démocratiques. De ce fait, les militants couperaient l’arbre sous les pieds de ces dirigeants qui au lieu de rendre des comptes chercheraient par une fuite en avant à participer au gouvernement ;
-de ce fait et du fait du renouvellement de la classe politique, les partis renvoyés dans l’opposition peuvent constituer une alternance crédible au PJD lors des prochaines élections ;
- en outre, une opposition renforcée exercerait correctement les attributions qui lui sont dévolues par l’article 10 de la nouvelle constitution de 2011 « La Constitution garantit à l’opposition parlementaire un statut lui conférant des droits à même de lui permettre de s’acquitter convenablement de ses missions afférentes au travail parlementaire et à la vie politique. Elle garantit, notamment, à l’opposition les droits suivants :- la liberté d’opinion, d’expression et de réunion,
 +un temps d’antenne au niveau des médias officiels, proportionnel à leur représentativité,
+ le bénéfice du financement public, conformément aux dispositions de la loi,
+ la participation effective à la procédure législative, notamment par l’inscription de propositions de lois à l’ordre du jour des deux Chambres du Parlement,
+ la participation effective au contrôle du travail gouvernemental, à travers notamment les motions de censure et l’interpellation du Gouvernement, ainsi que des questions orales adressées au Gouvernement et dans le cadre des commissions d’enquête parlementaires, +-une représentation appropriée aux activités internes
  +une représentation appropriée aux activités internes des deux Chambres du Parlement,
 +la présidence de la commission en charge de la législation à la Chambre des Représentants,
+ la participation active à la diplomatie parlementaire en vue de la défense des justes causes de la Nation et de ses intérêts vitaux, »
- au niveau maintenant du gouvernement, nous aurons un gouvernement ramassé de 15 à 20 ministres plus efficace comme les gouvernements français ou espagnol au lieu et place du gouvernement pléthorique de 37 ministres actuels ;
- avec le PAM des personnalités de la société civile et des technocrates ayant fait leur preuve peuvent entrer au gouvernement ;
-enfin cela éviterait au PAM d’entrer dans l’opposition, ce qui consacrerait peut-être sa disparition étant un parti récent et qui de ce fait ne dispose pas encore d’encrages et de relais territoriaux.

Telles sont à mon sens les arguments têtes de lignes qui militent pour la formation d’un gouvernement formé par le PJD et le PAM.