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samedi 28 septembre 2013

Maroc : affaire Anouzla ; quel rôle pour la presse indépendante dans le pays ?



L’incarcération de Ali Anouzla directeur du journal Lakome interpelle à plus d’un titre. Est ce qu’on avait vraiment besoin de ce tollé international qui va « des préoccupations » du département d’Etat à la condamnation des ONG Amnesty International et HRW ».


 
 Le département d’état avance que  « Nous conseillons vivement aux autorités marocaines de traiter l’affaire de M. Anouzla de manière équitable et transparente, conformément à la loi marocaine et aux obligations internationales et procédures régulières du Maroc ». 

Pour Amnesty international« La perspective de voir Ali Anouzla faire face à un procès inéquitable sur des charges de terrorisme, est extrêmement préoccupante et devrait avoir un effet paralysant sur la libre expression au Maroc ». Pour sa part, Human Rights Watch a appelé les autorités marocaines à libérer le journaliste « à moins d'avoir la preuve que l'article mis en cause constituait une incitation à la violence imminente. » « Ali Anouzla comme d’autres journalistes dans le monde, estime que son travail consiste à informer et rapporter ce que Al-Qaïda et ses affiliés disent et font », a déclaré le directeur par intérim de l’ONG au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, Joe Stork.

Dans le pays par contre, de grandes formations politiques, l’Istiqlal le RNI, le Mouvement Populaire le  MDS au lieu de garder une certaine neutralité  dans cette affaire et préserver la présomption d’innocence  n’ont pas hésité à enfoncer le journaliste incriminé parlant même de « 5éme colonne ». 

Au-delà de ces réactions, il faut préciser que l’époque d’incarcération des journalistes, sauf s’ils commettent des délits de droit commun est révolu. Pour ma part, même si je ne suis pas d’accord avec la ligne éditoriale de M Anouzla et Lakome, je pense  que les lourdes  charges portées contre lui ne peuvent avoir seulement comme fait déclenchant la mise en ligne du lien  de la vidéo de propagande d’AQMI. Faire une publicité indirecte  pour  Al Qaida cette nébuleuse terroriste    en publiant le lien est certes une erreur flagrante mais de là à rendre l’auteur des faits complice de terrorisme,  une sorte de traitre est difficile à admettre.  Il ne s’agit pas pour moi d’interférer dans l’instruction en cours  qui  est susceptible de conduire à non-lieu qui ferait honneur à la justice marocaine à mon avis  mais d’exprimer un point de vue largement partagé. 

La vraie question qui se pose à mon avis avec ces journalistes dits indépendants comme M Anouzla c’est qu’ils remplissent leur mission de journalistes  quand ils dénoncent les injustices, les passes droits, la corruption, le laxisme et en général les défaillances dans la gestion du pays.  Mais  quand ils s’érigent en portes paroles des séparatistes et des ennemies de notre intégrité territoriale, quand ils font dans l’insulte contre la personne du Roi, quand ils versent dans la calomnie, quand ils attaquent de manière éhontée le système monarchique  garant de notre unité et  objet de l’unanimité des marocains, ils ne font pas honneur à leur profession. Ils ne font pas  aussi honneur  à leur profession quand ils passent sous silence les avancées notables de notre pays, faisant croire à leurs lecteurs que rien ne va dans ce pays et le montrant au bord de l’abime.

Faut-il pour autant leur faire des procès, je pense personnellement que non. Il faut  corriger  les dérives de ces plumes par la plume en montrant notamment qu’ils nagent à contre-courant,  que le pays  avance malgré ses faibles ressources. Qui peut nier que Mohammed VI a transformé le Maroc en un vaste chantier, parcourant quotidiennement le pays de long  en large, initiant des projets de développement, en assurant personnellement le suivi et l’exécution : infrastructures, énergies renouvelables assainissement et réhabilitations urbaines et a mené dès le début de son règne une lutte contre la corruption et le trafic de drogue.

 Le pays a recouvré ses capacités d’investissement perdu dans les années 80 et 90.Plus de deux millions de marocains ont été tiré du seuil de pauvreté. Ayant le PIB par habitant le plus bas du Maghreb, le SMIC le plus haut et ses cadres sont les mieux payés.  Le taux d’analphabétisme  qui était de plus de 50% au moment de l’accession de Mohamed V au trône est passé à 30% pour être ramené à 20% en 2016 et être éradiqué dans les années 2020. La Lutte contre la pauvreté et la consécration des droits de la femme avec le nouveau code de la famille « Moudawana ». Cette réforme voulue et imposée par le Roi aurait pu être beaucoup plus audacieuse sans les réticences de certains milieux conservateurs notamment islamistes.

La réconciliation des marocains avec leur passé récent avec l’Instance Equité et Réconciliation. La couverture médicale est en phase d’être réalisée pour tous. A l’accession au trône du roi, le pays comptait 300 km d’autoroute, 1400 km actuellement couvrent les principales villes du pays et 1800 km en 2015 en desservant le pays du nord au sud, d’est en ouest. Les plans d’électrification et d’adduction en eau potable sont passés de 50% à plus de 90% actuellement. Ces chiffres sont facilement vérifiables sur le net. Le pays est doté d’un cape et d’une vision 2020 et de plans sectoriels en cours de réalisation dans les infrastructures, l’industrie, l’agriculture, l’énergie avec le plan solaire et le tourisme.

Sur le plan politique, les réformes constitutionnelles initiés par le Roi qui étaient regardés avec scepticisme et présentées de manière caricaturale comme des « réformes en trompe l’œil » sont des avancées notables sur le chemin de la démocratisation du pays. Aucune trace  de ces réalisations dans les écris de ces journalistes dit indépendants.

Un  large chemin est encore à parcourir car  des insuffisances subsistent. Je ne vais pas en faire un état exhaustif mais citer les plus importantes à mon sens et qui concernent, la justice, l’enseignement, la corruption mais surtout les maux dont souffre le monde politique, incapable notamment d’être en phase avec les dispositions avancées de la nouvelle constitution. Car la   résorption de ces insuffisances conditionne à mon sens l’atténuation ou la disparition de toutes les autres, notamment les précarités dont souffrent de larges couches de la population du pays.

Montrer et expliciter les insuffisances et les maux qui gangrènent le monde politique et la société marocaine mais aussi pointer et mettre en exergue  les avancées du pays. C’est le crédo d’un journaliste dit indépendant ou un journaliste tout cours. Ni Candide de Voltaire « Tout est bien dans le meilleur des monde » d’une certaine presse qui utilise un langage ou écris de bois intolérable et qui applaudit à tous vents, ni ceux qui désespèrent de ce pays.

   


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