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Maroc : l’ingratitude des dirigeants d’Alger.

Un proverbe arabe célèbre dit « Méfie-toi de celui que tu as soutenu ou à qui tu as rendu service ». Ce proverbe n’a jamais été auss...

vendredi 23 février 2018

Maroc : l’ingratitude des dirigeants d’Alger.



Un proverbe arabe célèbre dit « Méfie-toi de celui que tu as soutenu ou à qui tu as rendu service ». Ce proverbe n’a jamais été aussi vrai au vu de l’acharnement des dirigeants algériens contre leur voisin de l’ouest. Ainsi au lieu d’être les premiers à soutenir le Maroc dans son œuvre de récupération de son Sahara comme lui l’a fait quand la France voulait détacher le Sahara algérien pour créer deux états, les dirigeants algériens ont décidé d’engager une sorte de guerre non déclarée à leur voisin de l’ouest.
La solidarité constante du Maroc avec l’Algérie.
 En effet le Maroc s’était soulevé contre le projet colonialiste visant la partition de l'Algérie notamment en janvier 1961 lors de premiére conférence des pays africains à Casablanca. Ainsi sous la présidence de feu S.M. Mohammed V, accompagné de feu S.M. Hassan II, alors Prince Héritier, le Maroc a défendu l’intégrité territoriale de l’Algérie à cette conférence. Lors de la cérémonie d’ouverture, feu S.M. Mohammed V avait déclaré : « Nous proclamons que l’Algérie a droit à la liberté et à l’indépendance sans condition et dénonçons toute tentative criminelle visant le partage du territoire national algérien ».Cette position du Maroc a été reprise dans la résolution finale de cette conférence sur l’Algérie. La conférence ou étaient présents les Présidents Sekou Touré de la Guinée, Nekrumah du Ghana, Modibo Keita du Mali, Jamal Abdel Nasser de l’Egypte et deux représentants de la Tunisie et de la Libye. La conférence s’était opposée au partage de l’Algérie et a rejeté toute solution unilatérale et tout statut imposé ou octroyé.
Mais le soutien à Alger remonte à beaucoup plus loin au moment à la colonisation de l’Algérie. En effet Moulay Abderrahmane - sultan du Maroc à l'époque- avait soutenu le chef de la résistance algérienne l'Emir Abd el-Kader contre la colonisation française. De ce fait, un conflit a éclaté entre l'armée français et l'armée marocaine conduite par le Sultan Moulay Abderrahmane. Cette bataille s'est terminée par la défaite de cette dernière à Isly (14 août 1844). Par le traité de paix qui lui était imposé, le Sultan reconnut la présence française en Algérie et s'engagea par conséquent à ne plus soutenir l'Emir Abdelkader lequel après avoir mené une guérilla se rendit aux Français.
 Pour le Maroc, la bataille d'Isly engagée pour soutenir l’Algérie a été dramatique car elle a eu pour conséquence un tracé des frontières imposé par la France qui a annexé de larges portions du territoire marocain à l’Algérie, l'affaiblissement du pays qui a conduit à la perte de Tétouan en 1860 au profit de l'Espagne et un peu plus tard à la partition du Maroc entre la France et l'Espagne et l’établissement du protectorat franco -espagnol sur le pays
 A l'indépendance du Maroc en 1956 Mohammed V a refusé l'offre de la France de restituer ces territoires en contrepartie de ne plus héberger les combattants du FLN. Le roi Mohammed V voyait cette proposition comme un « coup de poignard dans le dos » des « frères algériens » et parvint séparément à un accord le 6 juillet 1961 avec le chef du Gouvernement provisoire de la République algérienne, Ferhat Abbas. A l’indépendance de l’Algérie, les autorités ce pays ont refusé de discuter du sujet et c’était le fait déclencheur de la fameuse « guerre des sables » entre les deux pays en 1963.
 A signaler que pendant la guerre de libération de l’Algérie, le Maroc en dépit de ses maigres ressources a fourni assistance et hébergement aux combattants du FLN. N’est-il symptomatique que les équipes qui se sont reliés au pouvoir à Alger sont appelés par les algériens « le groupe d’Oujda » du nom de cette ville marocaine frontalière avec l’Algérie. A rappeler aussi qu’après son retour au pays et à la suite de la proclamation de l’indépendance du Maroc en 1956 le Roi MohammedV n’avait pas manqué une seule occasion de rappeler que l’indépendance du Maroc est incomplète sans l’indépendance de l’Algérie. Voilà donc résumé succinctement ce qu’a été la solidarité constante du Maroc avec l’Algérie que les autorités cette dernière présentent à leur peuple comme" l’ennemi de l’Algérie".
Les manifestations de l’ingratitude.
J’ai déjà signalé le premier ; à savoir fermer la porte à toute revendication territoriale alors qu’il est connu que la France avait annexé des larges portions du territoire marocain à l’Algérie considéré comme étant un département français alors que le Maroc lui était sous protectorat donc appelé un jour ou l’autre à recouvrer son indépendance.
Le 18 décembre 1975, quelques semaines après la Marche Verte, Houari Boumediene avait ordonné l’expulsion massive de 45 000 familles marocaines (350 000 personnes), pour la plupart établies depuis des générations en Algérie.
Mais la manifestation la plus flagrante de cette ingratitude est le soutien à un peuple sahraoui qui n’existe que dans l’esprit des dirigeants algériens. Le Sahara est une aire géographique qui s’étend du Maroc à l’Egypte. S’il y a un peuple sahraoui, il serait transnational englobant outre le Maroc, tous les pays de l’Afrique du nord plus l’Egypte. J’ai expliqué dans cet article ICI que les dirigeants algériens prenant prétexte de la défense « du peuple du Sahara » mènent une véritable guerre non déclarée largement ignorée par médias de l’hexagone contre le Maroc : médiatique, économique, diplomatique voire guerre tout court.
Les autorités algériennes ont décidé de faire du Maroc un ennemi et agissent depuis longtemps en conséquence. Ni une prétendue rancune historique , ni l’affaire du Sahara séquelle de la guerre froide et qui au départ était une colère hystérique de l’ancien président Boumediene ; ni une quelconque hégémonie régionale d’un pays il est vrai immense mais désertique à 84% ne peuvent justifier une guerre qui ne dit pas son mot contre le voisin marocain.


lundi 22 janvier 2018

Maroc : que faire en attendant un nouveau mode de développement économique et social ?




Un des maux dont souffre notre pays c’est une sorte de m’a tu vu et de gaspillage à tous les niveaux. Dans nos fêtes, nos cérémonies, dans nos logements et dans le train de vie de l’Etat et des collectivités locales on feint d’oublier que nous restons un pays pauvre. L’hospitalité légendaire des marocains n’explique pas tout. D’un autre côté, le secteur privé ne joue pas entièrement son rôle dans le développement économique du pays. 
Texte
Sur cet article, je commencerai par le train de vie de l’Etat. Etre pauvre n’est pas une tare et ne l’a jamais été- car contrairement aux autres pays maghrébins et l’Egypte nous n’avons pas de pétrole- sauf qu’un pays pauvre doit parer au plus pressé, faire preuve de beaucoup d’imagination et réserver ses maigres ressources au développement économique et sociale du pays à sa sécurité et à sa défense et éviter des dépenses grandioses ou indécentes, ou dont la rentabilité n’est pas toujours évidente et qui auraient pu être dépensées autrement.
A signaler que notre pays est un des rares qui réservent près de 30% de leur PIB à l’investissement et ce depuis des années pourtant ça ne démarre pas ; le taux d'augmentation du PIB continue de dépendre de l’agriculture et des aléas climatiques. D’après le FMI, le pays devait en principe être sur un niveau de développement beaucoup plus important que cela ; en cause notamment les choix non judicieux des certains investissements et le gaspillage qui s'ensuit. C’est pourquoi le choix des investissements et des technologies doit s’opérer sur ceux qui créent de la richesse y compris immatérielle et qui s’accompagnent de la création d’emplois et de la lutte contre la pauvreté et la marginalité. Au niveau du fonctionnement de l’Etat et des collectivités territoriales, la rationalisation doit être de mise, véhicules de service, logements, cérémonies et organisation de conférences et colloques à grands frais etc… Revoir aussi tous ces commissions et autres fondations dont les actions ne sont pas toujours évidentes et qui grèvent le budget de l’état.
 Les soulèvements sociaux dans plusieurs régions du pays (Al Hoceima, Jerrada, Zaghora etc…) montrent qu'il y a urgence et que la politique de replâtrage ne sert plus à rien. Il faut savoir prendre des décisions budgétaires audacieuses. Ainsi le gouvernement peut prendre par exemple, la décision d'arrêter les investissements en infrastructures (ports, aéroports et autoroutes, routes et investissements ferroviaires) pour trois ou quatre ans. Les crédits budgétaires pourront être affectés à la santé, l'enseignement et à la lutte contre la pauvreté et l’exclusion ou en d'autres termes l''investissement dans le capital immatériel. Il faut absolument sortir de l'approche technocratique de préparation du budget de l'Etat.
Voilà une proposition pour le gouvernement qui semble tourner en rond et n'arrive pas à sortir de son approche technocratique pour faire face aux attentes sociales. Personne n’a dit que le pays ne se développe pas. Les avancées de notre pays j’en fait état tout le temps sur Agoravox et ailleurs. La question qui se pose est la question de la création de la richesse et de sa répartition qui est dénoncée par le Roi lui-même qui dans ses différents discours et dans lesquels il a demandé sans suite aux gouvernement, aux partis politiques de réfléchir à un nouveau modèle de développement économique et social pour le pays. Le PIB du pays augmente mais nous assistons à une concentration excessive et intolérable des richesses, la paupérisation des classes moyennes, la pauvreté endémique et la détérioration constante de notre système d'enseignement et de santé.
Ma proposition beaucoup plus modeste ne vise pas à vouloir répondre à cette douloureuse équation car pour ce faire il faut un nouveau modèle de développement. Mais l’idée que je lance est de parer au plus pressé rapidement et de faire virer les crédits d’investissement dans les infrastructures pendant deux trois ans vers l’investissement dans le capital immatériel pour répondre à des besoins pressants et qui ne peuvent plus attendre dans le domaine social. Les crédits destinés aux désenclavements et aux adductions d'eau et d'elctrecite ne sont pas concernés bien entendu. Et bien sur il faut continuer à encourager les initiatives privées et continuer et renforcer les initiatives pour les créations d’entreprises. 
 Du côté du secteur privé il me semble que l'on charge trop l'Etat en matière de lutte contre le chômage alors c'est le secteur privé qui doit être en première ligne. Les investissements importants réalisés en matière d'infrastructures devaient permettre au secteur privé de faire des investissements conséquents. Le pays s'est saigné pendant des années en s'endettant notamment pour construire, ports, aéroports, routes et autoroutes, adductions d'eau et d'électricités pour mettre ces infrastructures à la disposition du secteur privé sans résultats notables. La presse s'est faite l'écho dernièrement de la faillite en 2016 de milliers d'entreprises et avec, la destruction de dizaine de milliers voire des centaines de millier d’emplois ; du jamais vu. Les principales causes citées par le Centre de la Conjoncture sont la mauvaise gestion, les questions de financement et enfin les études de faisabilité et de rentabilité préalables à toute création d'entreprise
A l'occasion de chaque discussion de loi de finances, c'est toujours la même rengaine, le patronat demande plus de dérogations notamment fiscales en contrepartie de zéro engagement de sa part. Or la création de richesses et d'emplois doit être le fait des entreprises privées notamment des petites et moyennes entreprises. La spéculation immobilière qui devient le hobby des plus fortunés ne créé pas de richesses mais maintient le logement hors de portée des marocains notamment les jeunes couples qui font leur vie. Pourtant les accords de libre-échange tant avec l'Union Européenne qu'avec d'autres pays sont là pour permettre à nos entreprises d'accéder à des marchés importants en plus de satisfaire des besoins locaux.

jeudi 11 janvier 2018

La lutte contre le chômage n’est-elle pas de la responsabilité du secteur privé ?






Il me semble que l'on charge trop l'Etat en matière de lutte contre le chômage alors c'est le secteur privé qui doit être en première ligne. L'Etat réalise des investissements importants en matière d'infrastructures qui font de notre pays un des rares qui consacre 30% de son PIB à l’investissement sans que cela ne se traduise par des créations substantielles d'entreprises et d'emplois. Le pays s'est saigné pendant des années en s'endettant notamment pour construire, ports, aéroports, routes et autoroutes, adductions d'eau et d'électricités pour mettre ces infrastructures à la disposition du secteur privé sans résultats notables.
La presse s'est faite l'écho dernièrement de la faillite en 2016 de milliers d'entreprises et avec, la destruction de dizaine de milliers voire des centaines de millier d’emplois ; du jamais vu. Les principales causes citées par le Centre de la Conjoncture sont la mauvaise gestion, les questions de financement et enfin les études de faisabilité et de rentabilité préalables à toute création d'entreprise.
Au lieu de prendre à bras le corps cette situation, l’association du patronat et à l'occasion de chaque discussion de loi de finances, sort la même rengaine, demandant plus de dérogations notamment fiscales en contrepartie de zéro engagement de sa part. Et encore une fois, le ministère des finances vient de décréter l’amnistie fiscal pour les majorations et pénalités sur les impôts dus à condition que le paiement intervient avant la fin de l ’année en cours. 
 Dans un article du 30 octobre 2017 le l’hebdomadaire Aujourd’hui le Maroc et sous le titre« La balle est chez le secteur privé ! »   revient sur les incitations de la loi des finances de 2018 pour le secteur privé Parmi les mesures phares en faveur de l’entreprise et de l’investissement privé, on citera notamment L’instauration de l’IS progressif, l’extension des avantages à l’exportation au matériel importé dans le cadre de conventions d’investissement, l’exonération des droits d’enregistrement au profit des opérations de constitution ou d’augmentation de capital pour les sociétés et les groupements d’intérêt ou encore l’exonération des droits d’enregistrement pour les cessions d’actifs dans les cas de fusion, mesure revendiquée depuis des années par la communauté des affaires. Si ce ne sont là que les dispositions les plus en vue, le PLF 2018 introduit une belle batterie de mesures sur le plan des procédures fiscales dans le but de faciliter la vie aux entreprises et surtout d’inciter à l’investissement. Mais l’acte d’investir étant éminemment basé sur la confiance et sur la volonté d’abord de le faire, c’est aujourd’hui au secteur privé de prendre l’initiative et de remplir sa part du contrat.
Jusqu’ à quand l’Etat continuera à soutenir un secteur privé qui n’arrive pas à se prendre véritablement en charge.  Le dilemme c’est que la création de richesses et d'emplois doivent être le fait des entreprises privées notamment des petites et moyennes entreprises. Or pour le journal déjà cité Chaque année à la même période, c’est-à-dire au moment de la présentation du projet de loi de Finances, le même débat revient sur le devant de la scène : d’un côté l’Etat tente de présenter tous les avantages fiscaux octroyés à l’entreprise pour investir davantage, créer de la richesse et des emplois, et, d’autre, une communauté des affaires généralement et le plus souvent insatisfaite du niveau des incitations. Cette année n’aura pas dérogé à la règle. Pourtant, et à l’instar de la tendance générale depuis une dizaine d’années, le PLF 2018 a consacré pas moins de 55 mesures fiscales à la relance de l’investissement privé. Un chiffre parlant : 33,4 milliards DH. C’est l’équivalent de l’ensemble des avantages fiscaux accordés par l’Etat, en 2017, aux différents opérateurs et contribuables toutes catégories. Sur cette enveloppe, plus de la moitié, précisément 18 milliards DH, sont des incitations accordées aux entreprises. En 2016, ce chiffre était de 16,8 milliards de DH. 
Ce n’est pas pour autant que l’investissement privé a été au rendez-vous. Certes, l’année agricole a pesé de tout son poids, mais la croissance hors agriculture n’a pas été en mesure de compenser faute d’investissements. Or, un autre chiffre mérite lui aussi d’être rappelé, à savoir les investissements directs étrangers qui ont atteint 23,5 milliards DH à fin septembre 2017, légèrement en hausse par rapport à 2016. C’est la preuve que les investisseurs étrangers trouvent au Maroc toutes les conditions et surtout un climat de confiance pour miser sur l’avenir. Une confiance que le secteur privé marocain n’arrive visiblement pas à retrouver… !
La spéculation immobilière elle qui devient le hobby des plus fortunés du pays ne créé pas de richesses mais maintient les logements hors de portée des marocains notamment les jeunes couples qui font leur vie. Pire L’impact négatif de la flambée des prix de l’immobilier compromet les grands équilibres sociétaux, ont indiqué les analystes du Centre marocain de conjoncture (CMC).

Pourtant les accords de libre-échange tant avec l'Union Européenne qu'avec d'autres pays sont là pour permettre à nos entreprises d'accéder à des marchés importants en plus de satisfaction des besoins locaux.

jeudi 21 décembre 2017

Maroc-Israël-Palestine : appel à nos compatriotes juifs marocains en Israël et dans le monde.




Si nos compatriotes juifs qui vivent à l'étranger y compris en Israël sont toujours les bienvenus dans le pays et reçus avec égard sur le plan officiel et populaire et gardent toujours la nationalités marocaine qui ne se perd qu'a de rares exceptions et ce au même titre que nos compatriotes de confession musulmane, nous nous devons aussi de les inviter à se ranger du côté du camp de la paix au Moyen Orient contre l'aveuglement du gouvernement de droite de Netanyahou.


Car beaucoup sont victimes de la droite et de l'extrême droite rétrograde israéliennes qui emploient souvent des textes bibliques désuets à notre époque pour les maintenir éloignés de la paix. A titre d’exemple ce texte ICI de la Torah vulgarisé sur le site Torah Box site de « Diffusion du Judaïsme aux Francophones ». « L’Éternel parla ainsi à Moïse dans les plaines de Moab, près du Jourdain vers Jéricho : (51) » Parle aux enfants d’Israël en ces termes : Comme vous allez passer le Jourdain pour atteindre le pays de Canaan, (52) quand vous aurez chassé devant vous tous les habitants de ce pays, vous anéantirez tous leurs symboles, toutes leurs idoles de métal, et ruinerez tous leurs hauts-lieux. (53) Vous conquerrez ainsi le pays et vous vous y établirez ; car c’est à vous que je le donne à titre de possession. […] (55) Or, si vous ne dépossédez pas à votre profit tous les habitants de ce pays, ceux que vous aurez épargnés seront comme des épines dans vos yeux et comme des aiguillons à vos flancs : ils vous harcèleront sur le territoire que vous occuperez ; (56) et alors, ce que j’ai résolu de leur faire, je le ferai à vous-mêmes. » (Nombres).

Edictées en temps de guerre dans une époque et des circonstances données ces prescriptions désuètes au même titre que des dispositions coranique de même ordre éditées aussi en temps de guerre et utilisées par des extrémistes ont été balayées par les appels d’ordre général des messages coraniques envoyés aux gens du Livre( chrétiens et musulmans) répertoriés par ce site Chrétien Dis : «Ô gens du Livre, venez à une parole commune entre nous et vous : que nous n'adorions que Dieu, sans rien Lui associer, et que nous ne prenions point les uns les autres pour seigneurs en dehors de Dieu». Voir  ici  les autres appels faits aux gens du Livre. 
   
Pour dire enfin que le nombre et le poids de la communauté juive marocaine à l’étranger surtout en Israël peuvent être d'un apport décisif pour aboutir à la paix dans cette région avec la création d'un état palestinien à côté de l'Etat d'Israël et couper ainsi l'herbe sous les pieds des extrémistes des deux bords. Il est à rappeler à cet effet que les intellectuels juifs marocains Edmond Amran Elmaleh, Abraham Serfaty et Sion Assidon, Simon Levy, Jacob Cohen etc…ont toujours eu une position pour que les palestiniens recouvrent leurs droits et n’ont pas hésité quand il le fallait à dénoncer les exactions commises par l’Etat d’Israël contre les palestiniens voir le lien. D’un autre côté, M André Azoulay conseiller de SM Roi Mohammed VI  de confession juive n’a pas hésité à déclarer lors d’un colloque du Forum euro-méditerranéen des jeunes leaders rapporté par  le journal le Monde Juif.info le 5 novembre 2016 « Tant que le peuple palestinien sera dans la situation actuelle, je suis un être amputé, mutilé, en danger de mon judaïsme. Comment est-ce que je peux être juif tant que le peuple palestinien n’a pas retrouvé sa liberté, sa justice et sa dignité et vivre dans son Etat à côté d’un Etat israélien ? »

  Le rôle de nos partis politiques et de notre société civile est crucial pour faire arracher la communauté juive marocaine de l’étranger des sirènes de l'extrême droite israélienne notamment lors de la visite des membres de cette communauté dans le pays et de l'intégration de certains dans nos partis et nos associations. Le préambule de notre constitution de 2011 ne dit-il pas que l’unité du pays a été forgée entre autres par "un affluent hébraïque."


Ça sera le plus beau cadeau que cette communauté pourrait faire à l'humanité.


mercredi 20 décembre 2017

Maroc: pays pauvre mais comportements de riches.

Un des maux dont souffre notre pays c’est une sorte de m’a tu vu et de gaspillage à tous les niveaux. Dans nos fêtes, nos cérémonies, dans nos logements et dans le train de vie de l’Etat et des collectivités locales on feint d’oublier que nous restons un pays pauvre classé en PIB par habitant 117éme sur 190 pays. Derrière tous les pays du Maghreb sauf la Mauritanie et y compris l’Egypte avec ses 95 millions d’habitants.
Sur ce post je commencerai par le train de vie de l’Etat. Etre pauvre n’est pas une tare et ne l’a jamais été- car contrairement aux autres pays maghrébins et l’Egypte nous n’avons pas de pétrole- sauf qu’un pays pauvre doit parer au plus pressé, faire preuve de beaucoup d’imagination et réserver ses maigres ressources au développement économique et sociale du pays à sa sécurité et à sa défense et éviter des dépenses grandioses indécentes, dont la rentabilité n’est pas évidente ou inutiles et qui auraient pu être dépensées autrement. 
A signaler que notre pays est un des rares qui réservent prés de 30% de leur PIB à l’investissement et ce depuis des années pourtant ça ne démarre pas; le taux d'augmentation du PIB continue de dépendre des aléas climatiques. D’aprés le FMI le pays devait en principe être sur un niveau de développement beaucoup plus important que cela; en cause le choix non judicieux des investissement et le gaspillage qui s'ensuit.C’est pourquoi le choix des investissements et des technologies doit s’opérer sur ceux qui créent de la richesse y compris immatérielle et qui s’accompagnent de la création d’emplois et de la lutte contre la pauvreté et la marginalité.
 Au niveau du fonctionnement de l’Etat et des collectivités territoriales la rationalisation doit être de mise, véhicules de service, logements, cérémonies et organisation de conférences et colloques à grands frais etc…

lundi 18 décembre 2017

Le mystification religieuse pour falsifier l'histoire de la Palestine.

Ce que vous ne trouverez jamais dans aucun média occidental.Les palestiniens étaient bien en Palestine avant l’arrivée des juifs. Lire ce document. Si je suis pour l'existance de l'Etat d'Israel avec un état Palestine cela ne m'empche pas de dire que cette terre est  d'abord  palestinienne.

 « Les Cananéens
Les premières découvertes archéologiques mises au jour en Palestine remontent au cananéen et aux amorites. Ces peuples étaient des tribus qui émigrèrent de l’Arabie vers le nord et s’installèrent en terre de Syrie (Ash-sham), et concrètement en Palestine. Ceci a été clairement démontré dans l’histoire de la Palestine et confirmée aussi bien par les historiens orientaux occidentaux. Par conséquent, les premiers faits historiques enregistrés sur les premiers habitants de la Palestine remontent aux Arabes cananéens et aux Amorites. Quant aux juifs, ils ne sont pas mentionnés dans cette histoire. Qui plus est, ils ne firent leur première apparition que plusieurs siècles plus tard, comme le démontrent de nombreuses évidences historiques corrélatives.
Les Jébusites
Nombreuses furent les tribus arabes de la péninsule arabique qui émigrèrent vers le nord. Là-bas, elles se dispersèrent entre la Syrie et l’Irak (Mésopotamie). Parmi celles-ci, se trouvaient les cananéens qui peuplèrent les vallées de la Palestine. D’autres, les Jébusites s’installèrent dans la région d’Al Qods (Jérusalem), avant même son édification. D’autres peuples se séparèrent et peuplèrent les montagnes : il s’agissait des Phéniciens et des Am-mourriyyoun. Ainsi les tribus se répartirent de la terre de Palestine. Les livres d’histoire, s’appuyant sur les documents archéologiques sur la réalité manifeste, citent les noms de tous ces peuples en fonction de leur distribution géographique en Palestine.
« Pour les archéologues, la Palestine est connue sous le nom de terres de Canaan, faisant référence au cananéen. »
La terre de Canaan a été clairement mentionnée dans l’Ancien Testament et le nouveau testament ainsi que dans les livres d’histoire de l’époque sans qu’aucune référence aux israélites ait été faite. » Voir le reste http://www.alterinfo.net/L-histoire-reelle-de-la-Palestine-antique-et-le-mythe-de-la-terre-promise_a46789.html

D'un autre côté des textes de la  Thora Juiveappelant au génocIde  justifient au yeux de l'extrême droite religieuse israélienne les exactions commises contre les palestiniens. Des textes occultés à  dessein par les médias occidentaux  sous la pression des lobbys sionistes.                                           Oui que  penser de ces prescriptions bibliques éditées du temps de Moise et qui servent encore aux fanatiques religieux de l’État d’Israel« .Thora. « L’Éternel parla ainsi à Moïse dans les plaines de Moab, près du Jourdain vers Jéricho : (51) »Parle aux enfants d’Israël en ces termes : Comme vous allez passer le Jourdain pour atteindre le pays de Canaan, (52) quand vous aurez chassé devant vous tous les habitants de ce pays, vous anéantirez tous leurs symboles, toutes leurs idoles de métal, et ruinerez tous leurs hauts-lieux. (53) Vous conquerrez ainsi le pays et vous vous y établirez ; car c’est à vous que je le donne à titre de possession. […] (55) Or, si vous ne dépossédez pas à votre profit tous les habitants de ce pays, ceux que vous aurez épargnés seront comme des épines dans vos yeux et comme des aiguillons à vos flancs : ils vous harcèleront sur le territoire que vous occuperez ; (56) et alors, ce que j’ai résolu de leur faire, je le ferai à vous-mêmes.« (Nombres 33"

lundi 11 décembre 2017

Maroc: pourquoi l'hommage rendu par la France à Johnny Hallyday doit nous interpeller.

L'hommage rendu par le peuple français  à Johnny Hallyday qualifié par le président français de héros doit nous interpeller.
 Oui, cet hommage doit nous interpeller sur le sort réservé à nos artistes, peintres, musiciens, chanteurs, acteurs mais à aussi à nos écrivains et poètes. Si on se contentait de parler des chanteurs nous constatons que nos artistes sont livrés à eux même. Peu de protection médicale la non reconnaissance et des pouvoirs publics et de la société. Je ne  vais  pas citer de nom mais des icônes se sont consumés en donnant du bonheur aux marocains tant dans la chanson dite moderne que dans la chanson populaire en arabe et en berbère.
Si ce n'est l'intervention royale certains de nos artistes auraient  terminé leur vie dans une misère et dans un dénuement totale. Nos chanteurs populaires pourtant ne sont pas seulement adulé par les marocains mais ils  le sont aussi  par le reste du Maghreb surtout en Algérie et jouent de  ce fait un rôle essentiel dans le rapprochement des deux peuples que les dirigeants algériens veulent casser.  Les commentaires élogieux sur nos artistes et sur les marocains  par les algériens tranche avec le discours officiel des dirigeants de ce pays à notre égard. Le rôle joué par nos chanteurs est essentiel car les algériens se retrouvent dans ces chansons. Pour s'en convaincre il faut visiter au hasard sur YouTube des chansons marocaines et voir les commentaires qui vont avec.
La vague de la jeune chanson marocaine venant  dans la mouvance de Saad Lamjarrad traitée avec dédain par certains a fait des perces extraordinaires dans l'ensemble du monde arabe portant notre darija vers ces pays est est entrain de se frayer un chemin à l'international. La chanson de Saad Lamjarrad Lamalam n'a t-elle pas atteint déjà plus 560 000 000 de vus sur YouTube dans le monde entier. D'autres jeunes chanteurs sont sur son sillage et réalisent aussi des scores mondiaux. C'est dire que ce que notre diplomatie n'a pas pu faire est train d'être réalisé par nos jeunes chanteurs qui doivent absolument être  soutenus par les pouvoirs publics.7

samedi 2 décembre 2017

Maroc : lancement d’une pétition contre la construction d’une mosquée



Les choses bougent dans le pays avec dans la prise de conscience citoyenne que ce qui prime c’est d’abord le développement économique et social, la satisfaction des besoins des populations en matière de logement, de santé, d’éducation et de lutte contre la pauvreté et la précarité. C’est dans ce cadre qu’a été lancée dernièrement une initiative inédite dans le pays. Une pétition dénonçant la construction d’une mosquée.
 Le journal H 24 rapporte que tout a commence lorsque sur la route entre Agadir et Taghazout, Mohamed Reda Taoujni découvre une grande pancarte sur laquelle figurait un appel au dons. "On y demandait de l'aide pour collecter des fonds pour la construction d'une mosquée. Le montant 35.800.000 m'a interpellé. Je connais le quartier, il a été construit pour reloger les gens qui habitaient des bidons villes donc c'est un quartier très fragile, où il n'y a pratiquement rien... Consacrer un montant aussi énorme que 35.800.000 de dirhams pour la construction d'une mosquée est aberrant " nous déclare Mohamed Reda Taoujni.
Une fois lancée, la pétition fait vite le tour du web et est signée par plus de 800 personnes en une semaine. Mohamed Reda nous assure qu'elle a été bien accueillie chez les habitants d'Agadir qui ont encouragé l'initiative. " A Agadir, il y a eu la mosquée El Houda, en construction depuis cinq ans parce qu'elle faisait 10.000 m2 et qu'on n'a jamais pu finir. Les habitants ont beaucoup encouragé notre initiative parce que justement ils ne veulent pas voir ce scénario se répéter" nous a-t-il souligné. Les habitants pointent le manque d’infrastructures de base et de services sociaux. Ils prennent en exemple deux dispensaires mal équipés et qui ouvrent leurs portes quelques heures seulement par jour. Ils réclament par ailleurs l'ouverture d'un arrondissement de police, pour plus de sécurité et déclarent qu’il n y a pas de théâtres, de bibliothèques, de centres d'hémodialyse, d'école pour enfants handicapés.
Il s’en explique dans un texte : « Par la présente pétition, nous souhaitons attirer l'attention des pouvoirs publics que la construction d'une immense mosquée au coût exorbitant n'est pas une priorité pour un quartier qui manque de tout et souhaitons que cet argent récolté serve d'abord au bien-être de la population ». Les médias locaux estiment que ce type de pétition contre la construction d'une mosquée est une première dans le pays. Mohamed Reda T. souhaiterait que l’argent soit investi dans d’autres projets. Il explique que ce quartier « dispose de maisons de jeunesse qui n'ont jamais pu ouvrir leurs portes faute de moyens financiers, les deux dispensaires n'ouvrent qu'une heure ou deux par jour mais ne disposent ni de matériel, ni de médicaments pour survenir aux besoins de la population, les infrastructures sportives sont quasiment inexistantes ».
 D’après le site H24 Mohamed Reda Taoujni a par ailleurs envoyé une lettre au Roi Mohamed VI pour demander son intervention pour que le Ministère des Habous et des Affaires Islamiques encadre les bénévoles qui souhaiteraient construire des mosquées grandioses, suivant des études de besoins définies dans les quartiers ou villes où ils souhaitent les construire. Il est vrai que la construction de mosquées luxueuses réalisées dans des quartiers qui disposent déjà de lieux de culte par des appels à la générosité publique à cote de poches de pauvreté gène. Cette initiative qui sera certainement suivie par d’autres permettrait de diriger les fonds récoltés vers des actions caritatives.


vendredi 24 novembre 2017

L’Egypte meurtrie par un attentat et sa révolution flouée




Un attentat odieux vient de frapper l’Egypte. On parle de plus  de 235 morts pendant la prière usuelle  du vendredi dans une mosquée du Sinai. La pieuvre terroriste a encore frappé et dans un lieu de culte musulman. Que chacun tire les conclusions qu’il faut de cet acte horrible. La communauté musulmane dans le monde doit le dire et le répéter ; ces assassins n’ont rien à voir nous. J’avais déjà essayé d’expliquer pourquoi dans cet article ICI
 En hommage aux victimes et au peuple égyptien, je reprends ci-après l’article que j’avais consacré à ce pays sur Agora sous le titre «  Quand l'Egypte « parlait d'elle-même » ICI
 En effet ce peuple  a fait l’objet d’une injustice insupportable car floué de sa révolution (il s’agit bien d’une révolution car le peuple est sorti dans le rue a fait tomber le mur de la peur et a exigé et obtenu le départ d’un dictateur Hosni Moubarak) a été usurpée en deux temps ; d’abord par les Frères Musulmans et actuellement par l’armée
  « C’est par hasard que je suis tombé sur ce titre d’une chanson d’Oum Kaltoum  qui date de 1952 en arabe « Misrou Tatahadat An Nafsiha »ou « l’Egypte parle d’elle-même ». La chanson commence par. « Les êtres vivants se demandent comment je réalise mes exploits toute seule : les constructeurs de pyramides ayant lancé un défi à l’humanité entière ; je suis une couronne qui trône sur le moyen orient ». Un peu plus loin « Si dieu me rappelle à lui, l’Orient ne relèvera pas la tête après moiAprès les agressions de tant de nations, je me suis toujours relevée ».
Mais pourquoi donc les paroles du célèbre poète égyptien Hafez Ibrahim mort en 1932 et la musique du compositeur de prédilection d’Oum Kaltoum, Rhiad  Sambati mort en 1982 et la voix sans pareil de la célèbre diva égyptienne me submergent de tant d’émotions au point de me faire « craquer » ? L’explication du tarab est-elle suffisante ? Le « Tarab » est un terme arabe difficile à traduire qui correspond à un sentiment étrange, une sorte de jubilation mais pas seulement. Il a été décrit ainsi dans un article sur Agora consacré aux effets les sons du Oud  et les chansons d’Oum Kaltoum réaction purement physique à des vibrations – le son de l’instrument – se combinant à d’autres vibrations – les miennes. Glissant d’abord en surface, ces doublets d’ondes pénètrent ensuite dans les cellules, montent jusqu’à la gorge, puis jusqu’aux yeux. Normalement, dans la seconde qui suit, les larmes coulent.
Mais en ce qui me concerne, il n’y a pas que le « tarab » qui m’a fait « craquer ». C’est l’attachement affectif à ce pays qui fait partie plus que tout autre de notre identité arabe et dont je me sens si proche mais dont le peuple est l’objet d’une injustice insupportable car floué de sa révolution (il s’agit bien d’une révolution car le peuple est sorti dans le rue a fait tomber le mur de la peur et a exigé et obtenu le départ d’un dictateur) a été usurpée en deux temps ; d’abord par les Frères Musulmans et actuellement par l’armée.
Le soulèvement de tout un peuple contre la dictature de Hosni Moubarak qui n’a pas hésité à maintenir le pays en état d’urgence depuis son arrivée au pouvoir (consacrant l’arbitraire en mode de gouvernement) avait soulevé l’admiration du monde entier. Un éditorialiste du New York Times ne titrait-il pas en mars 2011 à propos de ce dont il était témoin à la place Tahrir que « Nous sommes tous Egyptiens »  alors même que son gouvernement avait toujours soutenu le raïs déchu. Innaharda, ehna kullina Misryeen ! en dialecte arabe égyptien. Aujourd'hui nous sommes tous égyptiens !
C'est ainsi que se terminait  l’article émouvant du NewYork Times qui racontait la détermination et la souffrance des manifestants égyptiens attaqués lâchement par des hordes soutenant le pouvoir à la Place Tahrir au Caire."A l'intérieur de la place Tahrir, le jeudi, j'ai rencontré un charpentier nommé Mahmood dont le bras gauche était en écharpe, dont la jambe était dans le plâtre et dont la tête était bandée dans un petit hôpital de campagne mis en place par le mouvement pour la démocratie. C'était la septième fois en 24 heures qu'il avait besoin d'un traitement médical pour les blessures subies par des monstres soutenus par le gouvernement. « Je me battrai tant que je peux, me dit-il. J'ai été émerveillé. Cela semblait être un exemple de détermination qui ne pourrait jamais être dépassé..."
Un plus loin « Amr (je n'utilise pas certains noms de famille afin de réduire les risques pour les personnes que je cite) était soigné de ses blessures. Je lui ai demandé aussi poliment que possible ce qu'un double amputé dans un fauteuil roulant faisait dans une bataille rangée impliquant des cocktails Molotov, des machettes, des briques et des rasoirs. « J’ai toujours mes mains », dit-il fermement. "Si Dieu le veut, je vais continuer à me battre."
 Cette révolution, initiée par des jeunes sur Facebook , reliés par tout un peuple qui a brisé le mur de la peur a été vite récupérée par les Frères Musulmans mieux organisés lesquels profitant du vide politique laissé par le pouvoir déchu et l’absence d’un leadership parmi les révolutionnaires , ont usurpé le soulèvement populaire contre le régime pour s’imposer comme la seule force politique organisée en remportant l’élection présidentielle. 
 Il y a aussi, les événements actuels de l’Egypte avec les massacres perpétrés  par l’armée contre la population civile et le retour à l’ordre établi du temps de Hosni Moubarak. En démissionnant de son poste de vice-président  Mohamed Baradei n’a –il pas déclaré à l’agence Reuter que « Il est devenu difficile pour moi de continuer à porter la responsabilité pour les décisions avec lesquelles je ne suis pas d’accord, et dont je crains les conséquences. Je ne peux pas porter la responsabilité d'une goutte de sang ».Malheureusement beaucoup de sang a coulé depuis la prise de cette décision le 14 aout 2013 en Egypte. Les maladresses du président Morsi démocratiquement élu justifiaient elle ce coup sanglant de l’armée ? Le pays ne peut échapper à un scenario à l’algérienne sauf paradoxalement si les Frères Musulmans encaissent le coup et n’engagent pas une confrontation avec l’armée.
Car tout pousse à croire que l’armée cherche la confrontation. La récente décision d’un tribunal égyptien d’interdire l’association des frères musulmans ; d’interdire aussi les organismes qui lui sont rattachés y compris le Parti de Justice et de Libérté qui a porté au pouvoir le président Morsi va dans ce sens. Cette décision qui permet à l’état de confisquer les biens des frères musulmans va jeter ceux-ci dans la clandestinité.
Le soutien de l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabe unis et le Koweït qui ont mis 12 milliards de dollars sur la table comme aide pour faire face aux difficultés financières du pays alors même qu’idéologiquement l’Arabie Saoudite prône un Islam beaucoup radical (le wahhabisme) que celui des frères musulmans. C’est peut-être la peur de l’arrivée au pouvoir par les urnes d’un parti islamique à l’instar de l’exemple turc car après tout, les frères musulmans en dépit de certains dépassements n’ont imposé ni la port du nikab( voile intégral) ou le voile tout cours , n’ont pas interdit la conduite automobile par les femmes , ni la mixité dans les lieux publics et les établissements scolaires et universitaires mais surtout n’ont pas imposé la charia et les châtiments corporels et leur lot de flagellations, d’amputations et de coupures de tété ; exercices macabres mais courant en Arabie Saoudite .
 L’attitude de l’Arabie Saoudite qui soutient les militaires égyptiens explique l’attitude du parti (salafiste Al-Nour)qui a applaudi le soulèvement des militaires et a cautionné par conséquent le rétablissement de l’état d’urgence, l’arrestations des dirigeants des frères musulmans et les poursuites engagées contre les initiateurs laïcs de la révolution égyptienne pendant que le Raïs déchu Hosni Moubarak est relaxé par la justice « faute de preuves ».
 A signaler enfin que ce coup d’état militaire a été repeint en rose par les médias français.
 En écoutant Oum Kaltoum terminer sa chanson par « je suis la couronne et la perle du moyen orient »,.je ne puis que penser avec émotion et tristesse à ce vaillant peuple d’Egypte dont je me sens si proche. ».




mercredi 22 novembre 2017

Drame d'Essaouira, de l'incomprehenssion au manque de compassion.

On cherche les responsables du drame d'Essaouira. Au delà des responsabilités humaines,  ce drame  pénible résulte d'abord  de la pauvreté et de cette  misère qu'on ne veut pas voir et qui range le pays.  C'est notre mode de développement dénoncé par le Roi lui même qui a échoué et qui a  conduit  à  une concentration excessive et intolérable des richesses, la paupérisation des classes moyennes, la pauvreté endémique  et la faillite de notre système d'enseignement et de santé.C'est aussi la corruption qui gangrène le pays et conduit à inefficacité de l'administration et des politiques publique.
 On connaît donc les maux et le vrai séisme c'est d'y faire par une mobilisation de tout le pays.
Beaucoup de commentateurs sont étonnés par le fait que des  femmes mères de famille puissent se bousculer pour avoir un sac de farine. Dans quel pays vivent ces gens la et pourquoi, ils font une dénegation de la réalité de leur pays ?

Oui, les gens peuvent faire des klm pour avoir un sac de farine.  N'oubions pas dans quelle région nous sommes. Pour le HCR, la région de Safi Marrakech, qui englobe la province  d'Essaouira est, avec la région  de Khenifra Béni Mellal, la région qui a le taux le pauvreté  le  plus élevé  du Royaume.
La seule activité lucrative qu'ont ces femmes est la cueillette des grains d'où est extraite l'huile d'argan. Or l'accaparemment par de grandes  entreprises de cette cueillette et l'absence d'autres alternatives les a privé de toute activité et les a jeté dans le dénuement totale. En outre l'aridité des sols interdit leur toute activité agricole.

Que faire ? C'est au gouvernement d'imaginer et de mettre en place des alternatives
Au lieu d’avoir de la compassion pour les familles de ces femmes marocaines mortes dans des conditions atroces, je lis à droite et à gauche que certains heureusement peu nombreux sont plus chagrinés et préoccupés par l’impact sur la réputation du pays à l‘étranger. Or ce sont des femmes qu’on doit par contre donner en exemple même à l’étranger de ce que la femme marocaine consent comme sacrifice pour sa famille et pour ses enfants.  Car elles sont  mortes après tout en voulant nourrir leur famille.
 C’est pourquoi les familles des victimes doivent faire l’objet de notre  compassion et  notre  sympathie pleines et entières. Et le souverain a donné l’exemple ; alors il faut arrêter ; c’est une douleur et un deuil de tous les marocains et ceux qui ne veulent voir qu’une réputation du pays encornée n’ont vraiment rien vu.

mardi 31 octobre 2017

Maroc: le nouveau modèle de développement d’après la Banque Mondiale.


Suite au discours royal au cours duquel,  le souverain a mis en cause notre modèle de développement et a demandé une réflexion pour la mise en place d’un nouveau modèle de développement, le gouvernement semble tourner en rond pour voir comment s’y prendre. Or la Banque mondiale a édité  cette année dix ans prés leur dernier mémorandum pays, un mémorandum de plus de 400 pages intitulé. Le Maroc à l’horizon 2040 : Investir dans le capital immatériel pour accélérer l’émergence économique.
 Ce rapport réalisé par une pléiades d’experts internationaux mais aussi nationaux  a été enrichi par des personnalités de premier plan dont un conseiller de SM le Roi, des universitaires, des hauts fonctionnaires, des acteurs du monde économiques, de la société civile et médiatique. Il a passé au peigne fin l’économie marocaine et a tracé une véritable feuille de route pour un nouveau modèle de développement dont le cœur est le capital immatériel. Ce rapport  rendu  public et dont le lien est donné ci-après pourrait faire éviter au gouvernement de continuer de tourner en rond car  le plus gros du travail a été fait.
Ainsi pour les rédacteurs de ce mémorandum, les grandes lignes (développées dans le rapport) des investissements du futur pour le pays doivent être  les suivants.
1-Investir dans les institutions d’appui au marché :
 Allouer le capital de manière plus concurrentielle.  Allouer le travail de manière plus efficiente et inclusive. Intégrer davantage l’économie mondiale et les chaînes de valeur globales.
2-Investir dans les institutions et services publics :
 Renforcer l’état de droit et la justice. Moderniser l’administration publique. Améliorer la gouvernance des services publics.
3-Investir dans le capital humain :
Placer l’éducation au cœur du développement. Investir dans la santé pour une meilleure santé économique. Développer la protection et l’éducation de la petite enfance.
4-Investir dans le capital social :
 Réaliser la parité entre les sexes. Encourager une plus grande confiance interpersonnelle.
Enfin, le Mémorandum discute les conditions en matière d’économie politique susceptibles d’engendrer un nouveau processus ambitieux de réforme. La question n’est plus alors « que faire ? » mais « comment faire ? ». Comment faire pour que les réformes identifiées soient mises en œuvre dans des conditions permettant d’améliorer significativement le bien-être social des Marocains ? Quelles sont les forces sur lesquelles s’appuyer pour favoriser un nouvel équilibre dans la société porteur de bien-être social accru ? Cela suppose généralement de mieux faire connaître et appliquer les « règles du jeu » ou d’adopter et de mettre en œuvre de nouvelles règles lorsque cela s’avère nécessaire. Lire la totalité du rapport.  https://openknowledge.worldbank.org/bitstream/handle/10986/28442/211066FR.pdf?sequence=3&isAllowed=y



vendredi 18 août 2017

Pourquoi les islamistes font fausse route au Maroc.



Le préambule de la constitution marocaine annonce " Le Maroc pays musulman souverain... " Pourquoi des petits malins veulent faire de ce bien commun qui fait partie de l'identité nationale marocaine un fond de commerce pour arriver ou se maintenir au pouvoir. Ne sont-ils pas tout simplement dans l'illégalité en s'arrogeant un bien commun de tous les marocains ? Par ailleurs, la préservation de l'Islam et sa défense est du ressort exclusif du Roi Amir Al Moumine au titre de l'article 41 de la constitution, pourquoi ces mêmes petits malins que tout le monde connaît s'érigent en défenseurs de l'Islam. En effet depuis la création du Maroc en tant  qu’état en  l’an 789 avec la dynastie idrisside et la fondation de la ville de Fès, tous les souverains qui se sont succédé à travers les dynasties qui ont régné sur le pays ont porté ce titre de Amir Al Mouminine. Les islamistes de tous bords ne sont-ils pas  dans l'illégalité en  interférant dans une attribution historique et  constitutionnelle royales ?

mardi 20 juin 2017

Maroc-Algérie : pourquoi tous ces mensonges et manipulations à l’égard du Maroc ?




Suite aux dernieres manifestations (hirak) de la région d’Al Hoceima, la presse algérienne jubile ; « le Rif veut faire sécession et c’est donc la fin proche du régime monarchique au Maroc ». Rien que ça. Ni les déclarations des manifestants sortis dans la rue pour réclamer des emplois et le développement socio-économique de leur région ; ni l’indignation des responsables du mouvement -y compris ceux qui sont poursuivis- contre tous ceux qui ont essayé de voir dans leur mouvement un mouvement indépendantiste ne sont rapportées bien entendu par cette presse.Un journaliste d'Al Watan (journal algérien) entré illégalement dans le pays pour assister en direct aux événements du Rif devant conduire selon lui et ses commanditaires à l'éclatement du pays vient d’être refoulé à Alger.

Maroc: la lutte contre la corruption doit être la priorité.


Il parait que le nouveau gouvernement va relancer le grand projet de lutte contre la corruption lancé en grand pompe par l’ex gouvernement Benkirane mais qui était resté lettre morte.

En effet le 3 mai 2016 à Rabat, le coup d'envoi avait été donné par la signature du cadre contractuel de dix programmes qui comprennent 239 projets entre les secteurs et les instances concernés. Pour ce faire, la stratégie devait être déployée en trois phases: une première qui devait commencer en 2016 avec un budget de 840 millions de dirhams, une deuxième, de 2017 à 2020 qui devrait mobiliser 937 millions et une dernière qui nécessitera 18 millions de dirhams entre 2021 et 2025. En tout, 1,8 milliard de dirhams étalés sur dix ans, soit une moyenne annuelle de 180 millions de dirhams. Vous avez bien lu 10 ans alors que le pays est gangrené par ce fléau qui retarde son développement socio-économique, crée une injustice fragrante entre les citoyens et réclame donc une réponse rapide.

vendredi 16 juin 2017

Maroc : pourquoi l’envoi de l'aide alimentaire au Qatar est une sage décision ?


Des journalistes journaleux et des populistes qui sévissent sur le net s’attaquent à  l’incitative marocaine d’envois d’aides alimentaires au Qatar. Pire ils la présentent comme une ponction d’une aide qui doit concerner au premier lieu des marocains.Or, il ne s’agit que d’un geste humanitaire décidé par le Souverain envers ce pays frère  qui a accordé une aide massive à notre pays  à l’instar des autres pays du Golfe pour réaliser notamment des projets d’infrastructure structurants et soulager le trésor public. Que représente en effet la valeur de ces envois alimentaires  par rapport au 1,25 milliards de dollars accordés à notre pays par le Qatar sur les 5 milliards promis par les pays du Golfe.

mercredi 14 juin 2017

Maroc-France : qui veut perturber la visite du M Macron au Maroc ?





Dans une lettre ouverte, un collectif de personnalités et d’associations relayé par la presse de l’hexagone interpelle le président français en visite à Rabat pour une première prise de contact avec Mohammed VI.
Texte
Dans cet appel, le colletif en question demande au Président Macron d’évoquer avec le Roi du Maroc la situation des réfugiés syriens bloqués à la frontière et la situation dans le Rif dans ces termes « Depuis le 17 avril, des familles de réfugiés syriens sont bloquées dans une zone frontalière, près de la ville de Figuig, dans des conditions extrêmement difficiles, sous un soleil de plomb la journée et soumis à des attaques de serpents et de scorpions la nuit ».
« Depuis le 26 mai, une vague de répression, accompagnée d’arrestations massives, s’est abattue sur la ville d’Al-Hoceima, dans le nord du Maroc, puis s’est étendue à d’autres agglomérations du Rif. Ces derniers jours, l’élan de solidarité et de contestation touche toutes les régions du Maroc, où des manifestations pacifiques sont dispersées voire empêchées avec violence. Sur les deux points évoqués dans cet appel il faut préciser que
concernant.

samedi 10 juin 2017

Maroc : la manifestation de trop dimanche à Rabat et pourquoi faire ?





Au moment ou l’heure est à l’apaisement; que de bonnes  volontés – avocats, militants de la société civile, hommes politiques et même journalistes-  essaient de pousser vers une sortie de crise en appelant pour la libérations des militants du Hirack d’Al Hoceima et la satisfaction des doléances des populations ; deux mouvements extrémistes complètement antinomiques (l’un est islamiste et l’autre marxiste pur et dur) en guerre larvée  parfois mortelle sur les campus universitaires au Maroc et ce depuis des années,  appellent à une grande manifestation le dimanche à Rabat sous couvert de la solidarité avec les habitants d’Al Hoceima mais pour des observateurs avertis pour bien autre chose.

 De plus, cette manifestation apparaît comme  contre productive car elle  risque de raidir un peu plus les autorités dans cette affaire et comporte des risques certains de débordements surtout que la jeunesse du PJD  (qui conduit le gouvernement) annonce aussi contre toute logique sa participation à cette manifestation ; car on voit mal comment tout ce beau monde va défiler ensemble.

lundi 5 juin 2017

Complément à ma proposition sur l' instauration de "l'état d’exception".

Dans un précédent article, j'ai lancé un appel  pour l'instauration de l'état d'exception afin de faire face à la situation que connait le pays. Suite à des observations émises sur les réseaux sociaux à ce sujet, je  donne sur ce qui suit plus d'éclaircissement sur cette proposition.

Plaidoyer pour l'application de l'article 59 de la constitution et l'instauration de l’État d'exception afin de sortir de la crise actuelle et de rétablir l'autorité de l’État
L’État d'exception que je préconise est limité comme je l'ai dit dans l'article( voir le lien ci-dessous) à trois ou 4 années et la formation d'un gouvernement resserré de 15 ministres avec de larges compétences pas de ministres délégués ni de secrétaires d'état pour éviter les chevauchement et les déperditions. Ce gouvernement peut être dirigé par une personnalité consensuelle et integre qui a le sens du dialogue mais sans appartenance politique et qui va avoir comme feuille de route, les discours de SM le Roi qui a mis le doigt sur tous les maux du pays.
Pour réussir à mon sens, ce gouvernement doit marquer une pause dans les investissements des infrastructures pour orienter tous le investissements vers la santé l'enseignement et la lutte contre la précarité en d'autres termes le capital immatériel.La lutte contre la chômage doit avoir comme cheval de bataille une aide massive aux petites et moyennes entreprises qui sont le creuset des emplois dans le pays à travers notamment des facilités pour l'obtention des crédits et surtout des exonérations fiscales.
Concernant la garantie des libertés pourtant prévue par la nouvelle constitution nous faisons confiance à SM bien entendu. En effet avant de rédiger mon article, j'ai pris le soin de jeter un coup d’œil sur son libellé dans les différentes constitutions.Si dans les constitutions d'avant 2011, la question des libertés n'est pas évoqué celle de 2011 précise bien dans son article 59 que pendant la période d'exception "Les libertés et les droits fondamentaux prévus par la constitution demeurent garantis". Autre chose, l'état d'exception n'est pas l'état d’urgente qui permet de passer outre les droits prévus par la procédure pénale.
Pendant cette période, partis politiques, syndicats et associations qui agissent actuellement en tant que sorte de "clubs fermés" avec les mêmes tètes ou presque doivent en profiter pour se réorganiser, s'ouvrir sur la société et injecter du sang neuf en s'ouvrant sur les potentialités que compte le pays. Ainsi nous aurons un vrai corps intermédiaire qui permet de prendre en charge les besoins et les doléances de la population et éviter aux autorités d’être face à la rue comme c'est le cas actuellement.







jeudi 1 juin 2017

Maroc : appel pour la mise en place de l’état d’exception.



Chaque fois que le pays traverse des difficultés comme c’est le cas actuellement, les marocains se tournent vers l’institution monarchique. C’est dans ce cadre que s’inscrit cet article.
En effet l’article 42 dispose que « Le Roi, Chef de l’Etat, son Représentant suprême, Symbole de l’unité de la Nation, Garant de la pérennité et de la continuité de l’Etat et Arbitre suprême entre ses institutions, veille au respect de la Constitution, au bon fonctionnement des institutions constitutionnelles, à la protection du choix démocratique et des droits et libertés des citoyennes et des citoyens, et des collectivités, et au respect des engagements internationaux du Royaume. Il est le Garant de l’indépendance du Royaume et de son intégrité territoriale dans ses frontières authentiques. »

jeudi 25 mai 2017

Maroc: événements d'Al Hoceima quels enseignements pour qu'il n'y ait "plus jamais ça".





Les événements d'Al Hoceima  s'ils ont constitué un véritable séisme invitent à réfléchir sur les voies et moyens d'une part de dépasser la crise actuelle mais aussi et surtout de  prémunir le pays contre des situations pénibles similaires à l'avenir d'autre part.Si sur le premier point, les plus hautes autorités du pays ont pris à bras le corps les attentes de la population sortie en masse pour revendiquer des droits économiques et sociaux reconnus par le gouvernement lui même; sur le second, il importe de réfléchir dés à présent sur" le comment éviter pareilles situations à l'avenir". Cet article se propose donc de  participer à la  réflexion nécessaire  à même de permettre au pays d'éviter une situation pareille  à l'avenir.

mercredi 12 avril 2017

Maroc: les vraies priorités de l'enseignement

Ah si je pouvais envoyer ce message à M Hassad nouveau ministre de L'éducation  Nationale ; un des rares qui s'est distingué dans les fonctions qu'il a occupé notamment en tant que Wali de Tanger et de Marrakech.

Voici mon message. "Laisser tomber M le ministre les réformes  et faire la sourde oreille à ce fameux Conseil  Supérieur de l'Enseignement qui est une sorte d'usine à gaz qui n'a pas fait l'essentiel: diagnostiquer la situation catastrophique actuelle du secteur au lieu de lancer "sa vision" controversée, encore une et qui est vouée peut être à l'échec comme celles qui l'ont précédée.

 Non M le Ministre il faut parer au plus pressé:

- combler les vacances d'instituteurs et de professeurs par un programme de recrutement et de formation rapides. Des classes d'élèves de 50 voire 70 ne permettent d'assurer aucun enseignement. Dans la capitale M le ministre des élèves du primaire ont des cours de deux heures par jour faute d'instituteurs,  Nous sommes un des rare pays sinon le seul dans ce cas à cause de cette politique catastrophique de "départ volontaire" mal conçue, mal organisée et mal réalisée menée par M Boussaid  lorsqu'il était en charge du ministère de la Fonction Publique. Ces départs ont vidé nos écoles, collèges, lycées et universités d'enseignants,

-élaborer un programme rapide de rénovation de nos écoles, collèges,  lycées et universités pour permettre un déroulement normal des cours et approvisionner  les établissements d'enseignement de matériel didactique nécessaire  tout en évitant les déboires du programme d'urgence 2009-2012 sous M Khchichine lequel a englouti 3,3 milliards de dirhams pour de maigres réalisation pour ne pas dire d’échec: 99 écoles construites en milieu rural sur les 373 prévues et 193 collèges au lieu des 807  prévus et enfin 67 internats au lieu 350 prévus,

-rendre le pouvoir de sanctionner au directeurs d'établissement pour lutter contre l'absentéisme et les certificats de maladie de complaisance,

-interdire les cours donnés par les enseignants de l'éducation nationale dans les écoles  privés tout en assurant la formation du personnel enseignant  de ces écoles et moyennant rétribution à l'état dans les centres qui relèvent du ministère de l'enseignement,

-rendre leur pouvoir réel dans les classes aux enseignants tout  en reinstituant la formation  continue ainsi qu'au personnel des établissements (directeurs, surveillants généraux, et encadrants répétiteurs).

-généraliser les centres d'écoute dans tous les établissements secondaires pour venir en aide aux élèves en difficulté ou à problèmes sociaux.

 Se posera bien entendu la question du financement. Une loi rectificative des finances peut être élaboré à cet effet. D'autres projets prévus par la loi des finances peuvent être différés. Il faut que le nouveau gouvernement fasse des priorités et l'enseignement passe avant les autres."

jeudi 30 mars 2017

Pourquoi un ministère de le Jeunesse et des Sports ?

La jeunesse est une question transversale qui intéresse en fait l’ensemble du gouvernement. En effet la problématique de la jeunesse est multidisciplinaire. La réduire à un département ministériel quel que soit la personnalité qui le dirige n’est pas une solution et ne l’a jamais été. D’où l’intérêt d’en faire plutôt une mission rattachée au chef du gouvernement qui prendra la forme d’un haut-commissariat par exemple.
Quant aux sports à mon humble avis ils n’ont pas besoin de ministère, le sport scolaire et universitaire est du ressort du ministère de l’éducation nationale quant aux activités sportives , elles relèvent des fédérations élues et du comité olympique chacun en ce qui le concerne.
Reste la question des maisons de redressement pour les délinquants mineurs toujours rattachés contre toute logique au ministère de la jeunesse et le sport. Il faut leur trouver une structure qui dépendrait du ministère de la justice et seraient ainsi mieux gérés que d’être laissés pour compte comme c'est toujours le cas au ministère de le jeunesse et du sport.