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Maroc: pourquoi l'hommage rendu par la France à Johnny Hallyday doit nous interpeller.

L'hommage rendu par le peuple français  à Johnny Hallyday qualifié par le président français de héros doit nous interpeller.  Oui, cet...

lundi 11 décembre 2017

Maroc: pourquoi l'hommage rendu par la France à Johnny Hallyday doit nous interpeller.

L'hommage rendu par le peuple français  à Johnny Hallyday qualifié par le président français de héros doit nous interpeller.
 Oui, cet hommage doit nous interpeller sur le sort réservé à nos artistes, peintres, musiciens, chanteurs, acteurs mais à aussi à nos écrivains et poètes. Si on se contentait de parler des chanteurs nous constatons que nos artistes sont livrés à eux même. Peu de protection médicale la non reconnaissance et des pouvoirs publics et de la société. Je ne  vais  pas citer de nom mais des icônes se sont consumés en donnant du bonheur aux marocains tant dans la chanson dite moderne que dans la chanson populaire en arabe et en berbère.
Si ce n'est l'intervention royale certains de nos artistes auraient  terminé leur vie dans une misère et dans un dénuement totale. Nos chanteurs populaires pourtant ne sont pas seulement adulé par les marocains mais ils  le sont aussi  par le reste du Maghreb surtout en Algérie et jouent de  ce fait un rôle essentiel dans le rapprochement des deux peuples que les dirigeants algériens veulent casser.  Les commentaires élogieux sur nos artistes et sur les marocains  par les algériens tranche avec le discours officiel des dirigeants de ce pays à notre égard. Le rôle joué par nos chanteurs est essentiel car les algériens se retrouvent dans ces chansons. Pour s'en convaincre il faut visiter au hasard sur YouTube des chansons marocaines et voir les commentaires qui vont avec.
La vague de la jeune chanson marocaine venant  dans la mouvance de Saad Lamjarrad traitée avec dédain par certains a fait des perces extraordinaires dans l'ensemble du monde arabe portant notre darija vers ces pays est est entrain de se frayer un chemin à l'international. La chanson de Saad Lamjarrad Lamalam n'a t-elle pas atteint déjà plus 560 000 000 de vus sur YouTube dans le monde entier. D'autres jeunes chanteurs sont sur son sillage et réalisent aussi des scores mondiaux. C'est dire que ce que notre diplomatie n'a pas pu faire est train d'être réalisé par nos jeunes chanteurs qui doivent absolument être  soutenus par les pouvoirs publics.7

samedi 2 décembre 2017

Maroc : lancement d’une pétition contre la construction d’une mosquée



Les choses bougent dans le pays avec dans la prise de conscience citoyenne que ce qui prime c’est d’abord le développement économique et social, la satisfaction des besoins des populations en matière de logement, de santé, d’éducation et de lutte contre la pauvreté et la précarité. C’est dans ce cadre qu’a été lancée dernièrement une initiative inédite dans le pays. Une pétition dénonçant la construction d’une mosquée.
 Le journal H 24 rapporte que tout a commence lorsque sur la route entre Agadir et Taghazout, Mohamed Reda Taoujni découvre une grande pancarte sur laquelle figurait un appel au dons. "On y demandait de l'aide pour collecter des fonds pour la construction d'une mosquée. Le montant 35.800.000 m'a interpellé. Je connais le quartier, il a été construit pour reloger les gens qui habitaient des bidons villes donc c'est un quartier très fragile, où il n'y a pratiquement rien... Consacrer un montant aussi énorme que 35.800.000 de dirhams pour la construction d'une mosquée est aberrant " nous déclare Mohamed Reda Taoujni.
Une fois lancée, la pétition fait vite le tour du web et est signée par plus de 800 personnes en une semaine. Mohamed Reda nous assure qu'elle a été bien accueillie chez les habitants d'Agadir qui ont encouragé l'initiative. " A Agadir, il y a eu la mosquée El Houda, en construction depuis cinq ans parce qu'elle faisait 10.000 m2 et qu'on n'a jamais pu finir. Les habitants ont beaucoup encouragé notre initiative parce que justement ils ne veulent pas voir ce scénario se répéter" nous a-t-il souligné. Les habitants pointent le manque d’infrastructures de base et de services sociaux. Ils prennent en exemple deux dispensaires mal équipés et qui ouvrent leurs portes quelques heures seulement par jour. Ils réclament par ailleurs l'ouverture d'un arrondissement de police, pour plus de sécurité et déclarent qu’il n y a pas de théâtres, de bibliothèques, de centres d'hémodialyse, d'école pour enfants handicapés.
Il s’en explique dans un texte : « Par la présente pétition, nous souhaitons attirer l'attention des pouvoirs publics que la construction d'une immense mosquée au coût exorbitant n'est pas une priorité pour un quartier qui manque de tout et souhaitons que cet argent récolté serve d'abord au bien-être de la population ». Les médias locaux estiment que ce type de pétition contre la construction d'une mosquée est une première dans le pays. Mohamed Reda T. souhaiterait que l’argent soit investi dans d’autres projets. Il explique que ce quartier « dispose de maisons de jeunesse qui n'ont jamais pu ouvrir leurs portes faute de moyens financiers, les deux dispensaires n'ouvrent qu'une heure ou deux par jour mais ne disposent ni de matériel, ni de médicaments pour survenir aux besoins de la population, les infrastructures sportives sont quasiment inexistantes ».
 D’après le site H24 Mohamed Reda Taoujni a par ailleurs envoyé une lettre au Roi Mohamed VI pour demander son intervention pour que le Ministère des Habous et des Affaires Islamiques encadre les bénévoles qui souhaiteraient construire des mosquées grandioses, suivant des études de besoins définies dans les quartiers ou villes où ils souhaitent les construire. Il est vrai que la construction de mosquées luxueuses réalisées dans des quartiers qui disposent déjà de lieux de culte par des appels à la générosité publique à cote de poches de pauvreté gène. Cette initiative qui sera certainement suivie par d’autres permettrait de diriger les fonds récoltés vers des actions caritatives.


vendredi 24 novembre 2017

L’Egypte meurtrie par un attentat et sa révolution flouée




Un attentat odieux vient de frapper l’Egypte. On parle de plus  de 235 morts pendant la prière usuelle  du vendredi dans une mosquée du Sinai. La pieuvre terroriste a encore frappé et dans un lieu de culte musulman. Que chacun tire les conclusions qu’il faut de cet acte horrible. La communauté musulmane dans le monde doit le dire et le répéter ; ces assassins n’ont rien à voir nous. J’avais déjà essayé d’expliquer pourquoi dans cet article ICI
 En hommage aux victimes et au peuple égyptien, je reprends ci-après l’article que j’avais consacré à ce pays sur Agora sous le titre «  Quand l'Egypte « parlait d'elle-même » ICI
 En effet ce peuple  a fait l’objet d’une injustice insupportable car floué de sa révolution (il s’agit bien d’une révolution car le peuple est sorti dans le rue a fait tomber le mur de la peur et a exigé et obtenu le départ d’un dictateur Hosni Moubarak) a été usurpée en deux temps ; d’abord par les Frères Musulmans et actuellement par l’armée
  « C’est par hasard que je suis tombé sur ce titre d’une chanson d’Oum Kaltoum  qui date de 1952 en arabe « Misrou Tatahadat An Nafsiha »ou « l’Egypte parle d’elle-même ». La chanson commence par. « Les êtres vivants se demandent comment je réalise mes exploits toute seule : les constructeurs de pyramides ayant lancé un défi à l’humanité entière ; je suis une couronne qui trône sur le moyen orient ». Un peu plus loin « Si dieu me rappelle à lui, l’Orient ne relèvera pas la tête après moiAprès les agressions de tant de nations, je me suis toujours relevée ».
Mais pourquoi donc les paroles du célèbre poète égyptien Hafez Ibrahim mort en 1932 et la musique du compositeur de prédilection d’Oum Kaltoum, Rhiad  Sambati mort en 1982 et la voix sans pareil de la célèbre diva égyptienne me submergent de tant d’émotions au point de me faire « craquer » ? L’explication du tarab est-elle suffisante ? Le « Tarab » est un terme arabe difficile à traduire qui correspond à un sentiment étrange, une sorte de jubilation mais pas seulement. Il a été décrit ainsi dans un article sur Agora consacré aux effets les sons du Oud  et les chansons d’Oum Kaltoum réaction purement physique à des vibrations – le son de l’instrument – se combinant à d’autres vibrations – les miennes. Glissant d’abord en surface, ces doublets d’ondes pénètrent ensuite dans les cellules, montent jusqu’à la gorge, puis jusqu’aux yeux. Normalement, dans la seconde qui suit, les larmes coulent.
Mais en ce qui me concerne, il n’y a pas que le « tarab » qui m’a fait « craquer ». C’est l’attachement affectif à ce pays qui fait partie plus que tout autre de notre identité arabe et dont je me sens si proche mais dont le peuple est l’objet d’une injustice insupportable car floué de sa révolution (il s’agit bien d’une révolution car le peuple est sorti dans le rue a fait tomber le mur de la peur et a exigé et obtenu le départ d’un dictateur) a été usurpée en deux temps ; d’abord par les Frères Musulmans et actuellement par l’armée.
Le soulèvement de tout un peuple contre la dictature de Hosni Moubarak qui n’a pas hésité à maintenir le pays en état d’urgence depuis son arrivée au pouvoir (consacrant l’arbitraire en mode de gouvernement) avait soulevé l’admiration du monde entier. Un éditorialiste du New York Times ne titrait-il pas en mars 2011 à propos de ce dont il était témoin à la place Tahrir que « Nous sommes tous Egyptiens »  alors même que son gouvernement avait toujours soutenu le raïs déchu. Innaharda, ehna kullina Misryeen ! en dialecte arabe égyptien. Aujourd'hui nous sommes tous égyptiens !
C'est ainsi que se terminait  l’article émouvant du NewYork Times qui racontait la détermination et la souffrance des manifestants égyptiens attaqués lâchement par des hordes soutenant le pouvoir à la Place Tahrir au Caire."A l'intérieur de la place Tahrir, le jeudi, j'ai rencontré un charpentier nommé Mahmood dont le bras gauche était en écharpe, dont la jambe était dans le plâtre et dont la tête était bandée dans un petit hôpital de campagne mis en place par le mouvement pour la démocratie. C'était la septième fois en 24 heures qu'il avait besoin d'un traitement médical pour les blessures subies par des monstres soutenus par le gouvernement. « Je me battrai tant que je peux, me dit-il. J'ai été émerveillé. Cela semblait être un exemple de détermination qui ne pourrait jamais être dépassé..."
Un plus loin « Amr (je n'utilise pas certains noms de famille afin de réduire les risques pour les personnes que je cite) était soigné de ses blessures. Je lui ai demandé aussi poliment que possible ce qu'un double amputé dans un fauteuil roulant faisait dans une bataille rangée impliquant des cocktails Molotov, des machettes, des briques et des rasoirs. « J’ai toujours mes mains », dit-il fermement. "Si Dieu le veut, je vais continuer à me battre."
 Cette révolution, initiée par des jeunes sur Facebook , reliés par tout un peuple qui a brisé le mur de la peur a été vite récupérée par les Frères Musulmans mieux organisés lesquels profitant du vide politique laissé par le pouvoir déchu et l’absence d’un leadership parmi les révolutionnaires , ont usurpé le soulèvement populaire contre le régime pour s’imposer comme la seule force politique organisée en remportant l’élection présidentielle. 
 Il y a aussi, les événements actuels de l’Egypte avec les massacres perpétrés  par l’armée contre la population civile et le retour à l’ordre établi du temps de Hosni Moubarak. En démissionnant de son poste de vice-président  Mohamed Baradei n’a –il pas déclaré à l’agence Reuter que « Il est devenu difficile pour moi de continuer à porter la responsabilité pour les décisions avec lesquelles je ne suis pas d’accord, et dont je crains les conséquences. Je ne peux pas porter la responsabilité d'une goutte de sang ».Malheureusement beaucoup de sang a coulé depuis la prise de cette décision le 14 aout 2013 en Egypte. Les maladresses du président Morsi démocratiquement élu justifiaient elle ce coup sanglant de l’armée ? Le pays ne peut échapper à un scenario à l’algérienne sauf paradoxalement si les Frères Musulmans encaissent le coup et n’engagent pas une confrontation avec l’armée.
Car tout pousse à croire que l’armée cherche la confrontation. La récente décision d’un tribunal égyptien d’interdire l’association des frères musulmans ; d’interdire aussi les organismes qui lui sont rattachés y compris le Parti de Justice et de Libérté qui a porté au pouvoir le président Morsi va dans ce sens. Cette décision qui permet à l’état de confisquer les biens des frères musulmans va jeter ceux-ci dans la clandestinité.
Le soutien de l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabe unis et le Koweït qui ont mis 12 milliards de dollars sur la table comme aide pour faire face aux difficultés financières du pays alors même qu’idéologiquement l’Arabie Saoudite prône un Islam beaucoup radical (le wahhabisme) que celui des frères musulmans. C’est peut-être la peur de l’arrivée au pouvoir par les urnes d’un parti islamique à l’instar de l’exemple turc car après tout, les frères musulmans en dépit de certains dépassements n’ont imposé ni la port du nikab( voile intégral) ou le voile tout cours , n’ont pas interdit la conduite automobile par les femmes , ni la mixité dans les lieux publics et les établissements scolaires et universitaires mais surtout n’ont pas imposé la charia et les châtiments corporels et leur lot de flagellations, d’amputations et de coupures de tété ; exercices macabres mais courant en Arabie Saoudite .
 L’attitude de l’Arabie Saoudite qui soutient les militaires égyptiens explique l’attitude du parti (salafiste Al-Nour)qui a applaudi le soulèvement des militaires et a cautionné par conséquent le rétablissement de l’état d’urgence, l’arrestations des dirigeants des frères musulmans et les poursuites engagées contre les initiateurs laïcs de la révolution égyptienne pendant que le Raïs déchu Hosni Moubarak est relaxé par la justice « faute de preuves ».
 A signaler enfin que ce coup d’état militaire a été repeint en rose par les médias français.
 En écoutant Oum Kaltoum terminer sa chanson par « je suis la couronne et la perle du moyen orient »,.je ne puis que penser avec émotion et tristesse à ce vaillant peuple d’Egypte dont je me sens si proche. ».




mercredi 22 novembre 2017

Drame d'Essaouira, de l'incomprehenssion au manque de compassion.

On cherche les responsables du drame d'Essaouira. Au delà des responsabilités humaines,  ce drame  pénible résulte d'abord  de la pauvreté et de cette  misère qu'on ne veut pas voir et qui range le pays.  C'est notre mode de développement dénoncé par le Roi lui même qui a échoué et qui a  conduit  à  une concentration excessive et intolérable des richesses, la paupérisation des classes moyennes, la pauvreté endémique  et la faillite de notre système d'enseignement et de santé.C'est aussi la corruption qui gangrène le pays et conduit à inefficacité de l'administration et des politiques publique.
 On connaît donc les maux et le vrai séisme c'est d'y faire par une mobilisation de tout le pays.
Beaucoup de commentateurs sont étonnés par le fait que des  femmes mères de famille puissent se bousculer pour avoir un sac de farine. Dans quel pays vivent ces gens la et pourquoi, ils font une dénegation de la réalité de leur pays ?

Oui, les gens peuvent faire des klm pour avoir un sac de farine.  N'oubions pas dans quelle région nous sommes. Pour le HCR, la région de Safi Marrakech, qui englobe la province  d'Essaouira est, avec la région  de Khenifra Béni Mellal, la région qui a le taux le pauvreté  le  plus élevé  du Royaume.
La seule activité lucrative qu'ont ces femmes est la cueillette des grains d'où est extraite l'huile d'argan. Or l'accaparemment par de grandes  entreprises de cette cueillette et l'absence d'autres alternatives les a privé de toute activité et les a jeté dans le dénuement totale. En outre l'aridité des sols interdit leur toute activité agricole.

Que faire ? C'est au gouvernement d'imaginer et de mettre en place des alternatives
Au lieu d’avoir de la compassion pour les familles de ces femmes marocaines mortes dans des conditions atroces, je lis à droite et à gauche que certains heureusement peu nombreux sont plus chagrinés et préoccupés par l’impact sur la réputation du pays à l‘étranger. Or ce sont des femmes qu’on doit par contre donner en exemple même à l’étranger de ce que la femme marocaine consent comme sacrifice pour sa famille et pour ses enfants.  Car elles sont  mortes après tout en voulant nourrir leur famille.
 C’est pourquoi les familles des victimes doivent faire l’objet de notre  compassion et  notre  sympathie pleines et entières. Et le souverain a donné l’exemple ; alors il faut arrêter ; c’est une douleur et un deuil de tous les marocains et ceux qui ne veulent voir qu’une réputation du pays encornée n’ont vraiment rien vu.

mardi 31 octobre 2017

Maroc: le nouveau modèle de développement d’après la Banque Mondiale.


Suite au discours royal au cours duquel,  le souverain a mis en cause notre modèle de développement et a demandé une réflexion pour la mise en place d’un nouveau modèle de développement, le gouvernement semble tourner en rond pour voir comment s’y prendre. Or la Banque mondiale a édité  cette année dix ans prés leur dernier mémorandum pays, un mémorandum de plus de 400 pages intitulé. Le Maroc à l’horizon 2040 : Investir dans le capital immatériel pour accélérer l’émergence économique.
 Ce rapport réalisé par une pléiades d’experts internationaux mais aussi nationaux  a été enrichi par des personnalités de premier plan dont un conseiller de SM le Roi, des universitaires, des hauts fonctionnaires, des acteurs du monde économiques, de la société civile et médiatique. Il a passé au peigne fin l’économie marocaine et a tracé une véritable feuille de route pour un nouveau modèle de développement dont le cœur est le capital immatériel. Ce rapport  rendu  public et dont le lien est donné ci-après pourrait faire éviter au gouvernement de continuer de tourner en rond car  le plus gros du travail a été fait.
Ainsi pour les rédacteurs de ce mémorandum, les grandes lignes (développées dans le rapport) des investissements du futur pour le pays doivent être  les suivants.
1-Investir dans les institutions d’appui au marché :
 Allouer le capital de manière plus concurrentielle.  Allouer le travail de manière plus efficiente et inclusive. Intégrer davantage l’économie mondiale et les chaînes de valeur globales.
2-Investir dans les institutions et services publics :
 Renforcer l’état de droit et la justice. Moderniser l’administration publique. Améliorer la gouvernance des services publics.
3-Investir dans le capital humain :
Placer l’éducation au cœur du développement. Investir dans la santé pour une meilleure santé économique. Développer la protection et l’éducation de la petite enfance.
4-Investir dans le capital social :
 Réaliser la parité entre les sexes. Encourager une plus grande confiance interpersonnelle.
Enfin, le Mémorandum discute les conditions en matière d’économie politique susceptibles d’engendrer un nouveau processus ambitieux de réforme. La question n’est plus alors « que faire ? » mais « comment faire ? ». Comment faire pour que les réformes identifiées soient mises en œuvre dans des conditions permettant d’améliorer significativement le bien-être social des Marocains ? Quelles sont les forces sur lesquelles s’appuyer pour favoriser un nouvel équilibre dans la société porteur de bien-être social accru ? Cela suppose généralement de mieux faire connaître et appliquer les « règles du jeu » ou d’adopter et de mettre en œuvre de nouvelles règles lorsque cela s’avère nécessaire. Lire la totalité du rapport.  https://openknowledge.worldbank.org/bitstream/handle/10986/28442/211066FR.pdf?sequence=3&isAllowed=y



vendredi 18 août 2017

Pourquoi les islamistes font fausse route au Maroc.



Le préambule de la constitution marocaine annonce " Le Maroc pays musulman souverain... " Pourquoi des petits malins veulent faire de ce bien commun qui fait partie de l'identité nationale marocaine un fond de commerce pour arriver ou se maintenir au pouvoir. Ne sont-ils pas tout simplement dans l'illégalité en s'arrogeant un bien commun de tous les marocains ? Par ailleurs, la préservation de l'Islam et sa défense est du ressort exclusif du Roi Amir Al Moumine au titre de l'article 41 de la constitution, pourquoi ces mêmes petits malins que tout le monde connaît s'érigent en défenseurs de l'Islam. En effet depuis la création du Maroc en tant  qu’état en  l’an 789 avec la dynastie idrisside et la fondation de la ville de Fès, tous les souverains qui se sont succédé à travers les dynasties qui ont régné sur le pays ont porté ce titre de Amir Al Mouminine. Les islamistes de tous bords ne sont-ils pas  dans l'illégalité en  interférant dans une attribution historique et  constitutionnelle royales ?

mardi 20 juin 2017

Maroc-Algérie : pourquoi tous ces mensonges et manipulations à l’égard du Maroc ?




Suite aux dernieres manifestations (hirak) de la région d’Al Hoceima, la presse algérienne jubile ; « le Rif veut faire sécession et c’est donc la fin proche du régime monarchique au Maroc ». Rien que ça. Ni les déclarations des manifestants sortis dans la rue pour réclamer des emplois et le développement socio-économique de leur région ; ni l’indignation des responsables du mouvement -y compris ceux qui sont poursuivis- contre tous ceux qui ont essayé de voir dans leur mouvement un mouvement indépendantiste ne sont rapportées bien entendu par cette presse.Un journaliste d'Al Watan (journal algérien) entré illégalement dans le pays pour assister en direct aux événements du Rif devant conduire selon lui et ses commanditaires à l'éclatement du pays vient d’être refoulé à Alger.

Maroc: la lutte contre la corruption doit être la priorité.


Il parait que le nouveau gouvernement va relancer le grand projet de lutte contre la corruption lancé en grand pompe par l’ex gouvernement Benkirane mais qui était resté lettre morte.

En effet le 3 mai 2016 à Rabat, le coup d'envoi avait été donné par la signature du cadre contractuel de dix programmes qui comprennent 239 projets entre les secteurs et les instances concernés. Pour ce faire, la stratégie devait être déployée en trois phases: une première qui devait commencer en 2016 avec un budget de 840 millions de dirhams, une deuxième, de 2017 à 2020 qui devrait mobiliser 937 millions et une dernière qui nécessitera 18 millions de dirhams entre 2021 et 2025. En tout, 1,8 milliard de dirhams étalés sur dix ans, soit une moyenne annuelle de 180 millions de dirhams. Vous avez bien lu 10 ans alors que le pays est gangrené par ce fléau qui retarde son développement socio-économique, crée une injustice fragrante entre les citoyens et réclame donc une réponse rapide.

vendredi 16 juin 2017

Maroc : pourquoi l’envoi de l'aide alimentaire au Qatar est une sage décision ?


Des journalistes journaleux et des populistes qui sévissent sur le net s’attaquent à  l’incitative marocaine d’envois d’aides alimentaires au Qatar. Pire ils la présentent comme une ponction d’une aide qui doit concerner au premier lieu des marocains.Or, il ne s’agit que d’un geste humanitaire décidé par le Souverain envers ce pays frère  qui a accordé une aide massive à notre pays  à l’instar des autres pays du Golfe pour réaliser notamment des projets d’infrastructure structurants et soulager le trésor public. Que représente en effet la valeur de ces envois alimentaires  par rapport au 1,25 milliards de dollars accordés à notre pays par le Qatar sur les 5 milliards promis par les pays du Golfe.

mercredi 14 juin 2017

Maroc-France : qui veut perturber la visite du M Macron au Maroc ?





Dans une lettre ouverte, un collectif de personnalités et d’associations relayé par la presse de l’hexagone interpelle le président français en visite à Rabat pour une première prise de contact avec Mohammed VI.
Texte
Dans cet appel, le colletif en question demande au Président Macron d’évoquer avec le Roi du Maroc la situation des réfugiés syriens bloqués à la frontière et la situation dans le Rif dans ces termes « Depuis le 17 avril, des familles de réfugiés syriens sont bloquées dans une zone frontalière, près de la ville de Figuig, dans des conditions extrêmement difficiles, sous un soleil de plomb la journée et soumis à des attaques de serpents et de scorpions la nuit ».
« Depuis le 26 mai, une vague de répression, accompagnée d’arrestations massives, s’est abattue sur la ville d’Al-Hoceima, dans le nord du Maroc, puis s’est étendue à d’autres agglomérations du Rif. Ces derniers jours, l’élan de solidarité et de contestation touche toutes les régions du Maroc, où des manifestations pacifiques sont dispersées voire empêchées avec violence. Sur les deux points évoqués dans cet appel il faut préciser que
concernant.

samedi 10 juin 2017

Maroc : la manifestation de trop dimanche à Rabat et pourquoi faire ?





Au moment ou l’heure est à l’apaisement; que de bonnes  volontés – avocats, militants de la société civile, hommes politiques et même journalistes-  essaient de pousser vers une sortie de crise en appelant pour la libérations des militants du Hirack d’Al Hoceima et la satisfaction des doléances des populations ; deux mouvements extrémistes complètement antinomiques (l’un est islamiste et l’autre marxiste pur et dur) en guerre larvée  parfois mortelle sur les campus universitaires au Maroc et ce depuis des années,  appellent à une grande manifestation le dimanche à Rabat sous couvert de la solidarité avec les habitants d’Al Hoceima mais pour des observateurs avertis pour bien autre chose.

 De plus, cette manifestation apparaît comme  contre productive car elle  risque de raidir un peu plus les autorités dans cette affaire et comporte des risques certains de débordements surtout que la jeunesse du PJD  (qui conduit le gouvernement) annonce aussi contre toute logique sa participation à cette manifestation ; car on voit mal comment tout ce beau monde va défiler ensemble.

lundi 5 juin 2017

Complément à ma proposition sur l' instauration de "l'état d’exception".

Dans un précédent article, j'ai lancé un appel  pour l'instauration de l'état d'exception afin de faire face à la situation que connait le pays. Suite à des observations émises sur les réseaux sociaux à ce sujet, je  donne sur ce qui suit plus d'éclaircissement sur cette proposition.

Plaidoyer pour l'application de l'article 59 de la constitution et l'instauration de l’État d'exception afin de sortir de la crise actuelle et de rétablir l'autorité de l’État
L’État d'exception que je préconise est limité comme je l'ai dit dans l'article( voir le lien ci-dessous) à trois ou 4 années et la formation d'un gouvernement resserré de 15 ministres avec de larges compétences pas de ministres délégués ni de secrétaires d'état pour éviter les chevauchement et les déperditions. Ce gouvernement peut être dirigé par une personnalité consensuelle et integre qui a le sens du dialogue mais sans appartenance politique et qui va avoir comme feuille de route, les discours de SM le Roi qui a mis le doigt sur tous les maux du pays.
Pour réussir à mon sens, ce gouvernement doit marquer une pause dans les investissements des infrastructures pour orienter tous le investissements vers la santé l'enseignement et la lutte contre la précarité en d'autres termes le capital immatériel.La lutte contre la chômage doit avoir comme cheval de bataille une aide massive aux petites et moyennes entreprises qui sont le creuset des emplois dans le pays à travers notamment des facilités pour l'obtention des crédits et surtout des exonérations fiscales.
Concernant la garantie des libertés pourtant prévue par la nouvelle constitution nous faisons confiance à SM bien entendu. En effet avant de rédiger mon article, j'ai pris le soin de jeter un coup d’œil sur son libellé dans les différentes constitutions.Si dans les constitutions d'avant 2011, la question des libertés n'est pas évoqué celle de 2011 précise bien dans son article 59 que pendant la période d'exception "Les libertés et les droits fondamentaux prévus par la constitution demeurent garantis". Autre chose, l'état d'exception n'est pas l'état d’urgente qui permet de passer outre les droits prévus par la procédure pénale.
Pendant cette période, partis politiques, syndicats et associations qui agissent actuellement en tant que sorte de "clubs fermés" avec les mêmes tètes ou presque doivent en profiter pour se réorganiser, s'ouvrir sur la société et injecter du sang neuf en s'ouvrant sur les potentialités que compte le pays. Ainsi nous aurons un vrai corps intermédiaire qui permet de prendre en charge les besoins et les doléances de la population et éviter aux autorités d’être face à la rue comme c'est le cas actuellement.







jeudi 1 juin 2017

Maroc : appel pour la mise en place de l’état d’exception.



Chaque fois que le pays traverse des difficultés comme c’est le cas actuellement, les marocains se tournent vers l’institution monarchique. C’est dans ce cadre que s’inscrit cet article.
En effet l’article 42 dispose que « Le Roi, Chef de l’Etat, son Représentant suprême, Symbole de l’unité de la Nation, Garant de la pérennité et de la continuité de l’Etat et Arbitre suprême entre ses institutions, veille au respect de la Constitution, au bon fonctionnement des institutions constitutionnelles, à la protection du choix démocratique et des droits et libertés des citoyennes et des citoyens, et des collectivités, et au respect des engagements internationaux du Royaume. Il est le Garant de l’indépendance du Royaume et de son intégrité territoriale dans ses frontières authentiques. »

jeudi 25 mai 2017

Maroc: événements d'Al Hoceima quels enseignements pour qu'il n'y ait "plus jamais ça".





Les événements d'Al Hoceima  s'ils ont constitué un véritable séisme invitent à réfléchir sur les voies et moyens d'une part de dépasser la crise actuelle mais aussi et surtout de  prémunir le pays contre des situations pénibles similaires à l'avenir d'autre part.Si sur le premier point, les plus hautes autorités du pays ont pris à bras le corps les attentes de la population sortie en masse pour revendiquer des droits économiques et sociaux reconnus par le gouvernement lui même; sur le second, il importe de réfléchir dés à présent sur" le comment éviter pareilles situations à l'avenir". Cet article se propose donc de  participer à la  réflexion nécessaire  à même de permettre au pays d'éviter une situation pareille  à l'avenir.

mercredi 12 avril 2017

Maroc: les vraies priorités de l'enseignement

Ah si je pouvais envoyer ce message à M Hassad nouveau ministre de L'éducation  Nationale ; un des rares qui s'est distingué dans les fonctions qu'il a occupé notamment en tant que Wali de Tanger et de Marrakech.

Voici mon message. "Laisser tomber M le ministre les réformes  et faire la sourde oreille à ce fameux Conseil  Supérieur de l'Enseignement qui est une sorte d'usine à gaz qui n'a pas fait l'essentiel: diagnostiquer la situation catastrophique actuelle du secteur au lieu de lancer "sa vision" controversée, encore une et qui est vouée peut être à l'échec comme celles qui l'ont précédée.

 Non M le Ministre il faut parer au plus pressé:

- combler les vacances d'instituteurs et de professeurs par un programme de recrutement et de formation rapides. Des classes d'élèves de 50 voire 70 ne permettent d'assurer aucun enseignement. Dans la capitale M le ministre des élèves du primaire ont des cours de deux heures par jour faute d'instituteurs,  Nous sommes un des rare pays sinon le seul dans ce cas à cause de cette politique catastrophique de "départ volontaire" mal conçue, mal organisée et mal réalisée menée par M Boussaid  lorsqu'il était en charge du ministère de la Fonction Publique. Ces départs ont vidé nos écoles, collèges, lycées et universités d'enseignants,

-élaborer un programme rapide de rénovation de nos écoles, collèges,  lycées et universités pour permettre un déroulement normal des cours et approvisionner  les établissements d'enseignement de matériel didactique nécessaire  tout en évitant les déboires du programme d'urgence 2009-2012 sous M Khchichine lequel a englouti 3,3 milliards de dirhams pour de maigres réalisation pour ne pas dire d’échec: 99 écoles construites en milieu rural sur les 373 prévues et 193 collèges au lieu des 807  prévus et enfin 67 internats au lieu 350 prévus,

-rendre le pouvoir de sanctionner au directeurs d'établissement pour lutter contre l'absentéisme et les certificats de maladie de complaisance,

-interdire les cours donnés par les enseignants de l'éducation nationale dans les écoles  privés tout en assurant la formation du personnel enseignant  de ces écoles et moyennant rétribution à l'état dans les centres qui relèvent du ministère de l'enseignement,

-rendre leur pouvoir réel dans les classes aux enseignants tout  en reinstituant la formation  continue ainsi qu'au personnel des établissements (directeurs, surveillants généraux, et encadrants répétiteurs).

-généraliser les centres d'écoute dans tous les établissements secondaires pour venir en aide aux élèves en difficulté ou à problèmes sociaux.

 Se posera bien entendu la question du financement. Une loi rectificative des finances peut être élaboré à cet effet. D'autres projets prévus par la loi des finances peuvent être différés. Il faut que le nouveau gouvernement fasse des priorités et l'enseignement passe avant les autres."

jeudi 30 mars 2017

Pourquoi un ministère de le Jeunesse et des Sports ?

La jeunesse est une question transversale qui intéresse en fait l’ensemble du gouvernement. En effet la problématique de la jeunesse est multidisciplinaire. La réduire à un département ministériel quel que soit la personnalité qui le dirige n’est pas une solution et ne l’a jamais été. D’où l’intérêt d’en faire plutôt une mission rattachée au chef du gouvernement qui prendra la forme d’un haut-commissariat par exemple.
Quant aux sports à mon humble avis ils n’ont pas besoin de ministère, le sport scolaire et universitaire est du ressort du ministère de l’éducation nationale quant aux activités sportives , elles relèvent des fédérations élues et du comité olympique chacun en ce qui le concerne.
Reste la question des maisons de redressement pour les délinquants mineurs toujours rattachés contre toute logique au ministère de la jeunesse et le sport. Il faut leur trouver une structure qui dépendrait du ministère de la justice et seraient ainsi mieux gérés que d’être laissés pour compte comme c'est toujours le cas au ministère de le jeunesse et du sport.

lundi 27 mars 2017

Maroc; quid de l'opposition?

On parle beaucoup du gouvernement et de la majorité et peu de l’opposition. Or l’article 10 de la constitution de 2011 lui donne d’énormes pouvoirs dont « la participation effective à la procédure législative, notamment par l’inscription de propositions de lois à l’ordre du jour des deux Chambres du Parlement,
+ la participation effective au contrôle du travail gouvernemental, à travers notamment les motions de censure et l’interpellation du Gouvernement, ainsi que des questions orales adressées au Gouvernement et dans le cadre des commissions d’enquête parlementaires, +-une représentation appropriée aux activités internes

+une représentation appropriée aux activités internes des deux Chambres du Parlement,
+la présidence de la commission en charge de la législation à la Chambre des Représentants ».
Or dans la nouvelle configuration gouvernementale et vu que le parti de l’Istiqlal a décidé d’appuyer le gouvernement, cette opposition est dévolue au PAM. Composé essentiellement de notables locaux, ce parti de mon point de vu ne peut assurer à lui seul cette opposition. Le futur gouvernement se trouvera donc nécessairement face aux réseaux sociaux et à la rue.

M Benkirane quoi que l’on puisse dire de lui avait un charisme et une tenacité certains face à la rue notamment pour faire avaler les réformes notamment la compensation, les retraites de la CMR, mettre fin à la pagaille des grèves dans la fonction publique et les collectivités locales etc… Espérons que M El Othmani aura la même ténacité face à la grogne de la rue mais surtout ce qui a manqué à son prédécesseur à savoir assurer ses attributions constitutionnelles, faire preuve de leadership vis-à-vis de ses ministres, de compétence et de célérité dans le traitement des affaires publiques. Attendons donc pour voir.

mardi 21 mars 2017

Maroc : le PJD et le PAM pour la formation du prochain gouvernement ; c’est le scénario le plus démocratique.





Dans un spot sur facebook de ce jour 21/03/2017, j’ai émis l’idée d’un gouvernement conduit par M Athmani et comprenant le PAM. A eux deux, ces deux partis disposent d’une large majorité : 125 députés du PJD et 102 députés du PAM ce qui fait 227 députés alors que la majorité requise est un peu moins de 200 députés.
Ce scénario a les avantages suivants :
-il comprend les deux partis qui ont gagné le plus grand nombre de circonscriptions électorales lors des dernières élections de 2016 ;
- il renvoie dans l’opposition, les partis qui ont perdu les élections de 2016 en termes de nombre de députés par rapport aux élections de 2011. Ainsi le RNI avait perdu 15 députés par rapport à 2011, l’Istiqlal 14 députés, le MP 5, l’USFP 19, l’UC 4 et le PPS 6. Donc tous ces partis qui se bousculent au portillon pour accéder à des postes ministériels ont  été plus ou moins désavoués par les électeurs et leur place naturelle est dans l’opposition ;
- en se rangeant dans l’opposition, les partis qui ont perdu les élections et qui se retrouveraient dans l’opposition seront appelés de ce fait à renouveler leur bureaux politiques et leurs dirigeants comme cela se passe dans tous les pays démocratiques. De ce fait, les militants couperaient l’arbre sous les pieds de ces dirigeants qui au lieu de rendre des comptes chercheraient par une fuite en avant à participer au gouvernement ;
-de ce fait et du fait du renouvellement de la classe politique, les partis renvoyés dans l’opposition peuvent constituer une alternance crédible au PJD lors des prochaines élections ;
- en outre, une opposition renforcée exercerait correctement les attributions qui lui sont dévolues par l’article 10 de la nouvelle constitution de 2011 « La Constitution garantit à l’opposition parlementaire un statut lui conférant des droits à même de lui permettre de s’acquitter convenablement de ses missions afférentes au travail parlementaire et à la vie politique. Elle garantit, notamment, à l’opposition les droits suivants :- la liberté d’opinion, d’expression et de réunion,
 +un temps d’antenne au niveau des médias officiels, proportionnel à leur représentativité,
+ le bénéfice du financement public, conformément aux dispositions de la loi,
+ la participation effective à la procédure législative, notamment par l’inscription de propositions de lois à l’ordre du jour des deux Chambres du Parlement,
+ la participation effective au contrôle du travail gouvernemental, à travers notamment les motions de censure et l’interpellation du Gouvernement, ainsi que des questions orales adressées au Gouvernement et dans le cadre des commissions d’enquête parlementaires, +-une représentation appropriée aux activités internes
  +une représentation appropriée aux activités internes des deux Chambres du Parlement,
 +la présidence de la commission en charge de la législation à la Chambre des Représentants,
+ la participation active à la diplomatie parlementaire en vue de la défense des justes causes de la Nation et de ses intérêts vitaux, »
- au niveau maintenant du gouvernement, nous aurons un gouvernement ramassé de 15 à 20 ministres plus efficace comme les gouvernements français ou espagnol au lieu et place du gouvernement pléthorique de 37 ministres actuels ;
- avec le PAM des personnalités de la société civile et des technocrates ayant fait leur preuve peuvent entrer au gouvernement ;
-enfin cela éviterait au PAM d’entrer dans l’opposition, ce qui consacrerait peut-être sa disparition étant un parti récent et qui de ce fait ne dispose pas encore d’encrages et de relais territoriaux.

Telles sont à mon sens les arguments têtes de lignes qui militent pour la formation d’un gouvernement formé par le PJD et le PAM.      

mercredi 8 mars 2017

Maroc : Malika Malak ; l’icône du journalisme télé marocain est toujours parmi nous.



L’âme et l’esprit de Malika Malak trônait le 07/03/2017 sur la grande salle de conférence de la Bibiothéque  Nationale à Rabat. C’est là ou des orateurs se sont relayés pour rendre hommage à une la grande dame de la télévision marocaine disparue une année avant et inhumée le 08 mars 2016 : journée qui coïncidait avec la journée de la femme.
 Malika Malak dont le prénom et nom signifiaient en langue arabe reine et ange était véritablement une reine mais aussi un ange. Une reine parce qu’elle trônait sur le journalisme télé au Maroc et a ouvert la voie dans le pays à l’interpellation des hommes politiques en les traitant sans ménagement en posant les questions qui fâchent. Elle tranchait de ce fait avec des journalistes qui faisaient et font encore de la figuration en permettant aux politiques de débiter leurs mensonges dans une langue de bois intolérable. Elle était aussi un ange par sa beauté et sa proximité avec les plus humbles car elle portait leurs doléances aux hommes politiques

mercredi 1 février 2017

Le Maroc a retrouvé sa famille africaine mais que faire avec l'intrus ?





Le Maroc vient de réintégrer l’Union Africaine. Dans le discours mémorable et émouvant d’hier, le 31/01/2017, le souverain n’a pas hésité de dire que c’est un retour à la maison et qu’il s’agit d’une retrouvaille familiale. C’est dans ces termes que SM le Roi a interpellé les chefs d’état africains « Il est beau, le jour où l’on rentre chez soi, après une trop longue absence ! Il est beau, le jour où l’on porte son cœur vers le foyer aimé ! L’Afrique est Mon Continent, et Ma maison. Je rentre enfin chez Moi, et vous retrouve avec bonheur. Vous M’avez tous manqué. » « Le retrait de l’OUA était nécessaire : il a permis de recentrer l’action du Maroc dans le continent, de mettre aussi en évidence combien l’Afrique est indispensable au Maroc, combien le Maroc est indispensable à l’Afrique. »

vendredi 27 janvier 2017

M Lamamra salue de manière cynique et injurieuse, le retour du Maroc au sein de l’Union Africaine.




Dans une interview qu’il vient d’accorder à RFI  en marge du sommet de l’Union Africaine, M Lamamra ministre algérien des affaires étrangères viens de déclarer « Il y a un âge de contestation et un âge de raison. Sans doute sommes-nous maintenant dans cet âge de raison. » Un peu plus loin. « C’est l’âge de raison et nous espérons que de la même manière que le Maroc a siégé avec la Mauritanie ici, de 63 à 69, sans la reconnaître, nous souhaitons que cette fois-ci aussi la cohérence de l’histoire s’accomplira. » Non content d’insulter le Maroc qui apparemment pour lui était une sorte d’adolescent contestataire qui a donc fugué de l’Union Africaine et devient adulte avec la demande de retour à cette ²organisation ; M Lamamra fait un amalgame intolérable en faisant un parallèle avec la Mauritanie.

mercredi 11 janvier 2017

Maroc : 11 janvier 1944, nous avons aussi nos négationnistes.

Chaque pays a ses négationnistes. Sur le site Hespress de ce jour 11janvier 2016  un professeur d’histoire avance que le 11 janvier ne mérité pas ni « d’être fêté ni célébré » et avance qu’il n’a trouvé dans les mémoires des nationalistes et des colonialistes de l’époque aucun élément qui justifie un quelconque impact du manifeste de l’indépendance sur les évènements qui ont suivi. Il parle aussi du nombre des signataires qui a varié d’après lui de 58 à 68 signataires et d’autres manifestes faits à la même période par feux Hassan El Ouazzani et Abdekhalek Torris. Que le manifeste du 11 janvier était en fait destiné à la reconnaissance du parti de l’Istiqlal et la parution de son journal Al Alam.

vendredi 30 décembre 2016

Maroc : «La Renaicendre ou mémoires d’une Juive marocaine et patriote».



Dans son ouvrage «La Renaicendre ou mémoires d’une Juive marocaine et patriote» passé presque inaperçu dans la presse de l’hexagone  Nicole Elgrissy raconte comment Marocaine, juive de confession,  elle a refusé l'exode et préféré continuer de vivre au Maroc. Elle explique de ce fait la relation particulière, fruit d’une histoire séculaire qu’entretiennent les juifs marocains avec leur pays.

lundi 26 décembre 2016

Maroc Gdim Izik en 2010 : de l’assassinat des forces de l’ordre à la manipulation de l’opinion.





Le procès de l’affaire des assassins des forces de l’ordre à Gdeim Izik le 08 novembre 2010 a été ouvert ce lundi 26 décembre devant la Cour d’appel de Rabat (annexe de Salé) mais a été reporté au 23 janvier rapporte le site d’information 360.ma. Ce report a été décidé sur requête de la défense des 25 accusés qui ont demandé du temps pour préparer leurs plaidoiries.

 Rappel des événements qui ont donné lieu à ce carnage. Il était 7 h du matin, lundi, 8 novembre 2010 quand les forces de sécurité reçurent l'ordre d’intervenir sans armes pour raser le camp de Gdim Izik, après que toutes les voies de dialogue aient été épuisées pour trouver une issue à cette situation somme toute inacceptable. Seulement, les forces de l'ordre ont été empêchées d'accéder au campement et se sont heurtées à une réaction violente de la part d'éléments armés d’armes blanches. Des bouteilles incendiaires (cocktails Molotov) et des bonbonnes de gaz ont été utilisées par ces personnes lors des affrontements. Ces derniers ont dégénéré en manifestations qui ont touché toute la périphérie de Lâayoune. Les manifestants venus du campement en question ont alors mis le feu à plusieurs établissements publics, notamment au Centre régional d'investissement (CRI), au siège du Conseil régional, dans des agences bancaires et de nombreux commerces. Le centre de la ville de Lâayoune n'ayant pas été touché

jeudi 22 décembre 2016

La Cour de Justice Européenne de Justice dénie au Polisario le droit de représenter le peuple Sahraoui




 La presse algérienne aux ordres claironne à ceux qui veulent l’entendre que l’arrêt de la Cour Européenne de Justice qui a rejeté le recours du Polisario et lui a dénié le droit de représenter le peuple du Sahara est une victoire pour le Polisario au motif que la Cour a aussi déclaré que les accords du Royaume du Maroc avec l’Union Européenne ne s’appliquent pas au Sahara. S’agit-il d’une simple constatation car une partie du Sahara- la portion détenue par le Polisario- n’est pas concernée par ces accords ?

Non, il ne s’agit pour la Cour que d’une argutie juridique qui lui a permis de rejeter le recours du Polisario. Car le tribunal européen qui avait annulé le 10 décembre 2015 l’accord du Maroc avec l’Union Européenne l’a fait justement « après avoir considéré, tout d’abord, que les accords d’association et de libéralisation étaient applicables « au territoire du Royaume du Maroc » et que cette expression devait être comprise, en l’absence de stipulation contraire, comme englobant le Sahara occidental ». La décision d’annulation reconnait donc parfaitement le fait que le Sahara fait partie du Royaume.

 Ces journaux oublient ou feignent d’oublier aussi que l’essentiel est que la Cour après avoir rejeté le recours a dénié au Polisario le droit de représenter le peuple Sahraoui. En effet, la cour a repris les conclusions de son avocat général de septembre  2016 pour qui « le Front Polisario n’est pas directement et individuellement concerné par la décision litigieuse et que, partant, son recours devrait également être rejeté à ce titre ». C’est une brèche importante pour notre diplomatie qu'il va falloir exploiter avec intelligence en faisant valoir partout que le Polisario n’est pas le représentant exclusif du peuple du Sahara et que notamment d’autres organisations sahraouies peuvent prétendre à ce titre.

D’un autre coté, en cassant l’annulation de l’accord agricole de 2012 entre le Maroc et l’Union Européenne, la Cour de Justice Européenne a évité une escalade préjudiciable aux deux parties car même l’accord d’association aurait pu aussi être mis en cause et pouvait être annulé ainsi que les accords particuliers passés individuellement avec les autres pays d’Europe.  

En conséquence, cette décision accueillie avec scepticisme par certaines plumes bien de chez nous  est bien une victoire pour le Maroc mais qu’il va falloir exploiter sur le plan international pour faire avancer notre cause nationale.      

mardi 20 décembre 2016

M Lamamra : du Maroc ou de l’Algérie qui est vraiment à l’origine de la division en Afrique ?



 M Lamamra ministre des affaires étrangères de l’Algérie accuse le Maroc « de tentative de division » de l’Union Africaine dans sa quête pour reprendre sa place au sein de l’organisation africaine notamment. Il parle même « de menaces qui guettent l’UA jusque dans son intégrité et sur la forte détermination des États membres à préserver la cohésion de cette organisation continentale ». On croit rêver.

Ce diplomate qui ose parler de division feint d’ignorer que c’était son pays qui est à l’origine du germe de la division en Afrique. N’est-ce pas Alger qui est à l’origine de l’introduction de la fantomatique RASD qui n’a aucun attribut d’un état souverain au sein de l’Union Africaine conduisant de fait à faire sortir le Maroc qui a accueilli à l’initiative de feu MohammedV le 4 janvier 1961 à Casablanca la première conférence des pays africains et alors que l’Algérie était encore sous domination française.

lundi 17 octobre 2016

Mahmoud Darwich ; le défunt poète palestinien donne toujours des cauchemars Israël.




 Contrairement à ce qu’on peut penser ; ce n’est ni le Hamas ni le Jihad Islamique ni l’Iran ou les pays arabes qui donnent des cauchemars à Israël mais c’est le poète palestinien, Mahmoud Darwich. En tout cas, c’est le journal israélien Haaretz  qui l’écrit sous le titre« Le défunt poète national palestinien va continuer à hanter Israël »  lorsqu’il est revenu sur la polémique suscitée en Israël par l’émission consacrée par la radio israélienne au grand poète palestinien Mahmoud Darwish (mort en 2008).

Après la sortie désastreuse de M Lieberman ministre israélien de la défense contre la radio israélienne qui a consacré une émission à l'œuvre du poète Palestinien ; Miri Regev, ministre de la Culture israélienne, a déclenché elle aussi une vive polémique en Israël en quittant une soirée de remises de prix pour l’industrie du cinéma qu’elle présidait lors de la lecture d’un poème, écrit par Mahmoud Darwich par l’acteur israélien Yossi Tzaberi et le chanteur du groupe de rap Dam .

mardi 11 octobre 2016

Le Pjd au gouvernement pour un deuxième mandat et notre dilemme.





M Benkirane et son parti rempilent pour un deuxième mandat et moi comme beaucoup de mes compatriotes sont devant un dilemme. Je n’aime ni leur idéologie mortifère importée et loin de notre Islam à nous, celui de nos Oulémas ; nos regrettés Mohamed Belarbi Alaoui, Allal Al Fassi, Mokhtar Soussi, Makki Naciri, Mohammed El Fassi et Abdallah Ghennoun.
 Et pourtant, je souhaite pour mon pays que le futur gouvernement réussisse ; oui qu’ils réussissent. Qu’ils réussissent à redresser notre système d’enseignement en faillite. Qu’ils mettent fin à ce fléau de la corruption qui gangrène le pays et saigne nos compatriotes. Qu’ils donnent de l’espoir à nos jeunes en encourageant et facilitant les investissements créateurs d’emplois. Qu’ils prennent à bras le corps la pauvreté, la marginalisation et l’isolement rural. Qu’ils rendent corps à nos services publics. Oui je voudrais qu’ils réussissent.
Et enfin que MM Ramid, El Ouardi, Akhannouch et Alami puissent être reconduits. Le premier pour mener à terme la réforme de la justice ; le deuxième pour engager une véritable réforme de l’hôpital public ; le troisième pour revoir son plan vert car la céréaliculture a été sacrifiée et l’habitat rural ignoré et enfin Moulay Hafid Alaoui auquel je tire chapeau mais qui doit prendre en charge et secouer cette agence qui s’occupe des petites et moyennes entreprises sensée aider à la création d’entreprises mais qui ronronne dans son beau siège flambant neuf à Hay Riad à Rabat.

dimanche 25 septembre 2016

Maroc : entre "peste et choléra" quelle troisième voie ?




Après cinq ans de pouvoir d’un gouvernement de coalition mené par le parti islamiste Justice et Développement  PJD, les marocains sont appelés aux urnes le 7 octobre prochain pour de nouvelles élections législatives. Deux acteurs sont en lice :  le PJD qui  en l’absence d’une opposition crédible a de fortes chances de rempiler pour une deuxième législative et les partis politiques traditionnels avec un nouveau venu le Parti Authenticité et Modernité PAM. Or, ni la perspective d’une deuxième législative susceptible d’être remportée pour la PJD, ni le retour au pouvoir des partis politiques traditionnels discrédités depuis des années ou l’avènement du PAM aux méthodes contestables ne semblent enchanter les électeurs.

vendredi 1 juillet 2016

Quand Victor Hugo et Lamartime chantaient Mohammed Prophéte de l'Islam



 En ces temps où l’islamophobie a pignon sur rue en France, que des attentats sordides sont commis un peu partout dans le monde au nom d’une notion de jihad dévoyée et d’un Islam qui n’existe que dans des cervelles qui ont fait l’objet d’un lavage méthodique de tout sentiment humain ; je propose aux lecteurs ces deux beaux écrits sur le Prophète Sidna Mohammed, un texte de Lamartine et un poème sublime de Victot Hugo chantant tous les deux le Prophète.  Les écrits de ces deux géants de la littérature française tranchent avec l’image véhiculée sur le prophète et l’Islam par une certaine presse de l’hexagone.