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Non, le combat de nos compatriotes rifins n'est pa un combat secessioniste.

Je n'aime les gens qui tirent sur les ambulances. C'est le cas de certains qui caricaturent le combat de nos compatriotes rifains...

lundi 2 juillet 2018

Non, le combat de nos compatriotes rifins n'est pa un combat secessioniste.

Je n'aime les gens qui tirent sur les ambulances.

C'est le cas de certains qui caricaturent le combat de nos compatriotes rifains pour la satisfaction de revendications économiques et sociales reconnus et  approuvés du reste  par les pouvoirs publics eux-mêmes. Certains n’hésitent pas à faire l’amalgame avec les séparatistes du Polisario qui eux sont convaincus de haute trahison car ils ont pris les armes contre le pays, ont assassinés froidement des membres des forces de l’ordre, ont torturé de manière inhumaine les prisonniers marocains et surtout se sont mis sous la houlette des dirigeants algériens qui ont engagé depuis des décennies une guerre non déclarés contre nous.
Dans leurs contestations, les dirigeants du Hirak, ont certes fautés mais ont été lourdement condamnés au grave motif d’atteinte à la sécurité intérieur de l’Etat, alors que des actes similaires y compris des émeutes réprimés de façon  sanglantes notamment en 1981 et 1985 ont été qualifiés autrement et les incriminés condamnés à un à deux ans de prison. Ce qu’il espérer par contre c’est de voir cette affaire reprise en appel par des verdicts plus cléments. Or venir sur les réseaux sociaux jeter l’huile sur le feu et présenter Zafzafi et ses camarades comme des traitres à leur pays est d’une lâcheté révoltante.
Je suis conscient du fait qu’un mouvement téléguidé de l’extérieur se réclamant de cette région cherche à déstabiliser le pays. Pour autant, devrions-nous faire des procès d’intention à  l’ensemble de nos compatriotes rifains. Jeter la suspicion sur eux ou en d’autres termes les jeter aux mains de séparatistes ne rend pas services au pays. Au contraire nous devons être près des familles des condamnés, demander un verdict plus clément en appel et pourquoi  pas ne pas solliciter une intervention royale pour tourner la page sur cette malheureuse affaire.  C’est comme ça qu’on peut rendre service à son pays et non dresser une partie de sa population contre lui.

jeudi 31 mai 2018

Maroc-Algérie : pourquoi la presse algérienne s’en prend à tort au Makhzen

La presse algérienne utilise à tort et à travers le terme Makhzen dans son dénigrement systématique du Maroc et de ses institutions. Ce terme Makhzen désigne le pouvoir dans le pays. « Le makhzen désigne de façon spécifique et jusqu'à nos jours l'appareil étatique marocain ». En réalité dans l’éprit de cette presse, ce terme désigne et l’entourage du Roi et le Roi lui-même. Le terme Makhzen galvaudé à tort et à travers devient le bouc émissaire tout désigné pour beaucoup de maux qui gangrènent ce pays : les soulèvements en Kabylie, les troubles à Ghardaïa entre arabes et berbères, les problèmes économiques etc. Cette schizophrénie est entrain de gagner toute la presse algérienne est reliée même par des officiels.
 Cette campagne, « suggérée » certainement à cette presse par les services algériens lesquels après avoir vainement demandé « la repentance » à la France pour les années d’occupation ont trouvé dans le voisin de l’Ouest un ennemi pour endormir le peuple algérien au sujet des carences et de la gabegie de la classe dirigeante accentuées par l’avènement de M Bouteflika et ses gouvernements successifs. Des centaines de milliards de dollars accumulés grace à la manne pétrolière se sont évaporées en quelques années. A cet effet, d’après les documents de Wikileaks sur l’Algérie rapportés par la presse algérienne, le président « Bouteflika est son propre ministre de l’Extérieur, et sa conception politique régionale n’a pas évolué depuis les années 1970 ». « La seule approche de M Bouteflika et de son équipe est la dépense de milliards de dollars dans des infrastructures et des projets grandioses ». En vain. La raison, en est, selon les diplomates « la bureaucratie, les lourdes réglementations, la centralisation ralentissant les projets et empêchant les nouveaux investissements privés ».Il y a « un manque de vision au sommet ». « Bouteflika et son équipe ne savent pas que s’ils veulent que l’Algérie intègre l’économie de marché mondiale, ou si le gouvernement doit perdurer dans le contrat social des années 1960-1970 », est-il affirmé dans le document.
 Le peuple algérien ne méritait certainement pas cela. N’est-ce pas ce peuple qui a tant souffert, d’abord à travers la colonisation qui a fait de ce pays un département français alors que les deux autres pays du Maghreb (Maroc, Tunisie) n’étaient que sous protectorat. Le fait colonial a réduit ses habitants autochtones à des « citoyens » français « indigènes » de second ordre et a essayé de gommer l’identité arabo-amazighe et musulmane de sa population. Alors que l’indépendance n’a été acquise qu’en payant une lourde tribu (des centaines de milliers de morts) ; dans les années 90, la décennie noire comme l’appellent les algériens et la lutte contre le terrorisme islamique s’est soldée par 100 000 à 200 000 morts. 
 Or, comment le pouvoir marocain (Makhzen) peut être contre ce pays avec lequel nous lient des liens y compris de sang que personne ne peut nier. Un petit rappel que j’ai déjà mentionné dans de précédents articles sur la solidarité et de ce fameux Makhzen (en principe les Rois du Maroc) tant décrié avec l’Algérie. Solidarité pour laquelle le Maroc a payé parfois un prix fort. Cela remonte au début de l’occupation de l’Algérie par la France. En effet Moulay Abderrahmane - sultan du Maroc à l'époque - avait soutenu le chef de la résistance algérienne l'Emir Abd el-Kader contre la colonisation française. De ce fait, un conflit a éclaté entre l'armée française et l'armée marocaine conduite par le Sultan Moulay Abderrahmane. Cette bataille s'est terminée par la défaite de cette dernière à Isly (14 août 1844). Par le traité de paix qui lui était imposé, le Sultan reconnut la présence française en Algérie et s'engagea par conséquent à ne plus soutenir l'Emir Abdelkader lequel après avoir mené une guérilla se rendit aux Français. Cette bataille d’Isly s’est soldée pour le Maroc par la perte de 800 hommes est un signe de solidarité dont les conséquences furent lourdes pour le pays : un tracé des frontières imposé par la France, l'affaiblissement du Pays qui a conduit à la perte de Tétouan en 1860 au profit de l'Espagne et un peu plus tard à la partition du Maroc entre la France et l'Espagne.
Pendant l'occupation française de l'Algérie, la France a annexé de larges portions du territoire marocain notamment en 1900 et 1901. A l'indépendance du Maroc, Mohammed V a refusé l'offre de la France de restituer ces territoires en contrepartie de ne plus héberger les combattants du FLN. Le roi Mohammed V voyait cette proposition comme un « coup de poignard dans le dos » des « frères algériens » et parvint séparément à un accord le 6 juillet 1961 avec le chef du Gouvernement provisoire de la République algérienne, Ferhat Abbas. Ensuite le pays entier s’est mobilisé pour apporter des soutiens y compris militaires aux combattants du FLN qui ont toujours trouvés refuge dans les localités du Maroc oriental.
 En guise de reconnaissance et avec la création du Polisario au départ un mouvement de libération du Sahara sous occupation espagnole sous l'égide du Maroc ce mouvement va être rapidement instrumentalisé par les dirigeants de l’Algérie contre leur voisin de l’Ouest. Pendant que ce mouvement engageait des incursions armées contre l’armée marocaine à partir du territoire algérien, feu Hassan2 deux a toujours interdit à l’armée marocaine d’engager un droit de suite en territoire algérien pour éviter une guerre désastreuse avec l’Algérie. Des prisonniers marocains fait à cette époque (années 70) par le Polisario étaient torturés par des officiers algériens. Si cela se trouvait des proches et des parents du Maroc oriental de ces prisonniers auraient combattu avec le FLN pour l’indépendance de l’Algérie.

En dépit de tout cela, il y lieu de rappeler que depuis son accession au trône en 1999, SM Mohammed VI a toujours demandé la normalisation des relations avec l’Algérie et l’ouverture des frontières Est de son pays qui étaient fermées avant son arrivée au pouvoir. En fait ces frontières et ce depuis l’indépendance de l’Algérie en 1962 ont été plus fermées qu’ouvertes.  Elles n’ont été ouvertes que de 1963 à 1974 et de 1975 à 1994. Déjà dans son discours du trône de 2011, SM le Roi déclarait « Nous tenons à l’amorce d’une nouvelle dynamique ouverte sur le règlement de tous les problèmes en suspens, en prélude à une normalisation totale des relations bilatérales (…) y compris la réouverture des frontières terrestres ». « Cette démarche exclut tout immobilisme ou ostracisme incompatible avec les liens de bon voisinage, l’impératif d’intégration maghrébine et avec les attentes de la communauté internationale et de notre espace régional », a-t-il ajouté. Les appels du Roi sont demeurés vains n’ont trouvé jusqu'à présent aucun écho de la part des autorités algériennes et la main tendue à l’Algérie est restée sans suite.
Après tout cela, la presse algérienne et même des officiels viennent nous raconter que le Makhzen en veut à l’Algérie qu’il est l’ennemi de ce peuple. On aura tout vu mais j’ai grand espoir dans la clairvoyance et l’intelligence du peuple algérien pour ne pas suivre la propagande éhontée de ses dirigeants contre le Maroc.

mardi 29 mai 2018

Maroc : le recours à l’état d’exception n’est-il pas une solution provisoire nécessaire pour le pays ?


Chaque fois que le pays traverse des difficultés comme c’est le cas actuellement, les marocains se tournent vers l’institution monarchique. C’est dans ce cadre que s’inscrit cet article.
Texte
En effet, le deuxième gouvernement du Parti Justice et Développement (PJD islamiste) continue de tourner en rond une année après sa formation alors que le pays fait face à d’importants défis internes et externes. Déjà le premier gouvernement de M Benkirane a fait rater au pays sa transition démocratique prévue par la constitution de 2011 et n’a pu répondre aux attentes des citoyens. Devant la grogne sociale, les attentes de toutes sortes et les défis extérieurs, le gouvernement actuel de M El Othmani semble lui en plus, dépassé par les évènements et s’installe dans un attentisme avec l’expédition des affaires courantes dangereux pour la cohésion et la stabilité du pays.
Or au titre de l’article 59 de la constitution « …lorsque se produisent des évènements susceptibles d’entraver la marche normale des institutions constitutionnelles…le Roi peut déclarer l’Etat d’exception…. De ce fait, le Roi est habilité à prendre les mesures qu’imposent la défense de l’intégrité territoriale et le retour, dans un moindre délai, au fonctionnement normal des institutions constitutionnelles. Le Parlement ne peut être dissous pendant l’exercice des pouvoirs exceptionnels. Les libertés et droits fondamentaux prévus par la présente Constitution demeurent garantis. Il est mis fin à l’état d’exception dans les mêmes formes que sa proclamation, dès que les conditions qui l’ont justifié n’existent plus. »
 A cet effet, les conditions objectives de décréter l’Etat d’exception prévue par l’article 59 de la constitution me semblent réunies pour rétablir l’autorité de l’Etat, mettre le pays véritablement au travail, répondre aux attentes sociales de la population et permettre aux corps intermédiaires (partis politiques, syndicats, organisations professionnelles et associations) de se réorganiser pour remplir leur rôle de véritables corps intermédiaires qu’elles n’assurent pas actuellement.
En effet « le fonctionnement régulier des institutions constitutionnelles » est entaché actuellement car :
- le chef du gouvernement actuel ne semble pas exercer la plénitude de ses pouvoirs constitutionnels. Or si dans l’ancienne constitution de 1996 le premier ministre était surtout chargé de « coordonner les activités des ministres » dans la constitution de 2011, le chef de gouvernement « dirige le gouvernement » dont les attributions sont explicitées (article 92) à savoir entre autres l’examen des projets de loi et des décrets qui ne sont plus soumis au conseil des ministres présidé par le Roi (article 92). Concrètement c’est le chef de l’Exécutif.
-la crédibilité du gouvernement est lourdement mise à mal par les derniers événements de contestation d’Al Hoceima de Jerrada de Zagoura et un peu partout et alors que la grogne monte contre la pauvreté, la marginalisation et l’exclusion. En outre, la campagne actuelle sans précédent de boycott de certains produits alimentaires et de carburant vient envenimer une situation sociale tendue ;
- le parlement déserté est devenu un lieu d’invectives et de procès d’intention et ne constitue plus le réceptacle des préoccupations des citoyens. Les retransmissions par la télévision des débats parlementaires achèvent d’assombrir ce tableau avec un hémicycle clairsemé donnant une piètre image sur le niveau et le sens des responsabilités des élus de la nation ;
-le bilan de la gestion notamment des communes et des villes par les partis politiques est désastreux dans de nombreux cas. En effet les rapports de la Cour des Comptes et ceux de l’inspection territoriale du ministère de l’intérieur ont montré sous de mauvais jours, de nombreux conseillers communaux alliant l’incompétence, la mauvaise gestion à la corruption. La presse marocaine rapporte dans le détail des affaires de corruption malversations de toutes sortes et de mauvaises gestions. Cet état de choses dû à la cupidité de nombreux conseillers a été rendu possible par le fait que les partis politiques qui privilégient les notables locaux ne sont pas très regardant sur leurs candidats. D’ailleurs, une fois élus, ces candidats devenus élus ne sont plus encadrés par les partis politiques et ne rendent donc aucun compte à ces mêmes partis ;
- Les derniers événements dans le pays montrent que les corps intermédiaires (partis politiques, syndicats, organisations professionnelles, associations et journalistes) ne sont plus crédibles pour la population. C’est pourquoi nous assistons de plus en plus à une confrontation directe entre le pouvoir et la rue ;
-Dans ses différents discours, le Roi a toujours attiré l’attention sur les maux qui gangrènent le pays : la léthargie de la classe politique appelée à réaliser sa mue, les dysfonctionnements de l’administration, de la justice et de l’enseignement, la pauvreté, la répartition des fruits de la croissance, etc… sans que ces mises en garde ne soient prises en compte par le gouvernement ou le pouvoir législatif. La dernière invite est sa demande au gouvernement, au monde politique et à la société civile de réfléchir à un nouveau modèle de développement. pour le pays. Appel resté jusqu’à présent sans suite notable.
 Les conditions me semblent donc réunies pour l’institution de cet état d’exception prévu par la constitution. L’Etat d’exception que je préconise pour une période courte de 4 ans permettrait aux corps intermédiaires de se réorganiser et de faire éclore après de nouvelles élections à l’issu de la période d’exception, une majorité pour gouverner le pays avec un gouvernement resserré de 15 ministres dotés de larges compétences pas de ministres délégués ni de secrétaires d'état pour éviter les chevauchements et les déperditions. Pendant cette période, partis politiques, syndicats et associations qui agissent actuellement en tant que sorte de "clubs fermés" avec les mêmes tètes ou presque doivent en profiter pour se réorganiser, s'ouvrir sur la société et injecter du sang neuf en s'ouvrant sur les potentialités que compte le pays. Ainsi nous aurons de vrais corps intermédiaires qui permettront de prendre en charge les besoins et les doléances de la population et éviter aux autorités d’être face à la rue comme c'est souvent le cas actuellement.
 Nous avons certes tous en triste mémoire l’état d’exception décrétée par feu Hassan2 période qui s’était caractérisée par des années de mouvements sociaux et de répressions appelés « les années de plomb ». Mais les conditions actuelles avec les réseaux sociaux et l’internet ont changé la donne et ne permettent plus de reproduire de tels scénarios. Et ce n’est nullement la reproduction de cette période noire de notre histoire que je souhaite pour mon pays. C’est d’ailleurs pourquoi, la constitution de 2011 a introduit une disposition essentielle qui n’existait dans les articles similaires des constitutions qui l’ont précédé et ce pour éviter tout abus éventuel ; à savoir que pendant la période d’exception « Les libertés et droits fondamentaux prévus par la présente Constitution demeurent garantis. »
Pour réussir à mon sens, ce gouvernement doit marquer une pause dans les investissements des infrastructures pour orienter tous les investissements vers la santé l'enseignement et la lutte contre les précarités ou en d’autres termes le capital immatériel. La lutte contre le chômage doit avoir comme cheval de bataille une aide massive aux petites et moyennes entreprises qui sont le creuset des emplois dans le pays à travers notamment des facilités pour l'obtention des crédits, des exonérations fiscales et surtout un accompagnement.
P.-S.


mercredi 11 avril 2018

L'ingratitude et le cynisme du ministre algérien des affaires étrangères.

Dans son interview sur France 24 M Messahel  reconnait le soutien de son pays au Polisario mais avance un  argument passé inaperçu mais  qui illustre patfaitement l'ingratitude intolerable des dirigeants d'Alger à notre egard. Nous aidons le Polisario comme les marocains nous ont aidé  pour recouvrer notre indépendance dit il sans vergogne  en substance ( voir la vidéo)
Peut-on être plus ingrat et cynique ?
Oui des marocains sont morts pour l'indépendance de l'Algerie et ont aidé ce pays militairement et  financierement, oui  feu SM Mohammed V avait déclaré que "l'indépendance du Maroc ne sera effective que lorsque l'Algerie sera indépendante". Qu'il a refusé de discuter avec les français de la question des frontieres.
En contrepartie nous nous attendions à  ce que les "frères algeriens" soient les premiers à soutenir notre intégrité territoriale et le retour de notre Sahara à la mère patrie.Les dirigeants algériens le savent pertinemment, le Sahara est une aire geograohique, il y a bien un Sahara algérien,  tunisien,  libyen malien,  etc. Il n'y a donc qu"au Maroc qu'un Sahara demande à  recouvrer son indépendance ? Quid des autres Sahara qui font partie intégrante des pays que j'ai cités ? La position algérienne est intenable.
 Les dirigeants algériens ont fait exactement le contraire de ce que nous avons fait pour eux en armant des secessionistes contre nous annulant de fait le projet maghrébin qui devait réunir nos deux pays.
https://m.youtube.com/watch?v=gSrZuePUCRQ

samedi 7 avril 2018

Anniversaire et ligne éditoriale.

A l'occasion de mon anniversaire fete hier, j'ai envoyé un message de remerciements à  mes amis sur Facebook  contenant  des éléments au sujet de ma ligne editoriale.
"Merci pour tous ceux qui m'ont envoyé des souhaits à l'occasion de mon anniversaire. Pour ceux qui ont exprimé de  la sympathie sur ce que j'écris, je dois des  explications.
Tout au long de ma carrière administrative, j'ai respecté scrupuleusement le droit de réserve imposé  aux hauts fonctionnaires de l'État et des hauts cadres des établissements publics.
C'est pourquoi, ce n'est qu'après avoir quitté mes fonctions que j'ai décidé de m'exprimer sur les réseaux sociaux, sur un blog personnel et dans la presse pour saluer les avancées de notre pays  mais aussi pour relever des insuffisances et des défis qui retardent son développement, tout en formulant humblement et  autant que  possible des propositions.
Répondant aux voeux du souverain pour qui l'intégrité territoriale et le Sahara est "une affaire de tous les marocains" je m'emploie à dénoncer les errements des gouvernants d'Alger et les mensonges et manipulations de la presse algérienne aidée malheureusement par des nihilistes- une sorte de cinquième colonne- bien de chez nous.
Sur les avancées du pays et ils sont nombreux,  il est  nécessaire de les mettre en exergue de les saluer et d'essayer de les expliquer car elles étaient souvent ignorées par une presse qui est la juste pour raconter l'histoire des trains qui n'arrivent pas l'heure où  en d'autre termes signaler les insuffisances et ce qui ne va pas dans le pays.
Ce pendant si notre pays progresse sur le plan économique, cette progression est lente et insuffisante pour assurer un décalage économique et social. Signaler et relever ces insuffisance me semble être aussi un devoir pour faire avancer le pays et non pas le mettre à  l'indéxe à  l'opinion publique internationale comme le prétendent certains.  Escamoter ces freins au développement du pays dénoncer les injustices est un devoir national il me semble. Le souverain lui même dans ses différents discours est toujours le premier à le faire et dans un langage de vérité qui fait sa singularité par rapports aux autres chefs de l'État qui sont toujours dans des discours d'autosatisfation. Et c'est dommage que les discours royaux allant dans ce sens ne soient pas suffisamment expliqués commentés et surtout suivis d'effets.
Aussi ceux qui racontent comme Ponglos dans  Candide de Voltaire que "tout va bien dans le meilleur des monde" dans le pays trahissent il me semble et leur pays et  leurs propres concitoyens et un peu leur souverain. Quand le gouvernement communique sur ce qu'il fait, il est dans son rôle. Le journaliste ou commentateur  n'est pas dans son rôle quand il essaie de se substituer au porte parole du gouvernement ou de l'agence officielle d'information MAP."

lundi 2 avril 2018

Maroc: saisissons le Conseil de Sécurité contre Alger.

Pourquoi le Maroc ne saisit pas le Conseil de Sécurité pour condamner Alger pour actes de guerre contre le Maroc.

En effet les  derniers developpements au Sahara Marocain et les intimidations du Polisario ne pouvaient intervenir sans l'aval du gouvernement d'Alger.

C'est pourquoi il est temps pour notre pays de saisir le conseil de sécurité des nations unies pour condamner Alger et la sommer d'arrêter les actes de guerre contre son voisin de l'Est y compris de désarmer les mercenaires d'Alger qui agissent sur son territoire. En récupérant notamment les armes qu'ils ont fournies à  ces mêmes mercenaires. Car
en armant et en abritant des combattants contre le pays voisin Alger enfreint la charte des Nations Unies.
 A rappeler que pendant les hostilités, les combattants du Polisario armés par l’Algérie faisaient des incursions à partir du territoire algérien de Tindouf et attaquaient les troupes marocaines et repartaient tranquillement se réfugier en Algérie. Hassan II qui était en droit d’exercer un droit de suite en territoire algérien s’est toujours interdit d’insulter l’avenir en engageant une guerre ouverte avec l’Algérie. L'Algérie continue d'abriter sur son territoire le Polisario, ( groupe armée hostile au Maroc). C'est un acte d'hostilite contre le Maroc et il doit être traité en conséquence.
Aupravant commençons par couper les relations diplomatiques avec Alger pour marquer notre depit au sujet d'un pays qui nous endorme avec des messages de fraternité adressés au souverain alors qu'en sous main, il mêne une guerre non déclaré contre nous. Guerre économique en maintenant les frontières est du pays fermées pour couper notre pays de son prolongement arabe, guerre diplomatique en s'opposant partout au Maroc, guerre médiatique en mobilisant ses médias contre nous et enfin une guerre tout cours comme je l'ai signalé puis haut.
Voilà plus de détails dans cet article sur ce conflit.
 https://mobile.agoravox.fr/actualites/international/article/maroc-algerie-une-situation-de-ni-178646

mercredi 21 mars 2018

De l’ignoble à l’abject des médias algériens au sujet du Sahara marocain.




Des commentateurs et des médias algériens ou proches de ces médias dans l’hexagone montent d’un cran et ajoutent l’ignoble à l’abject en comparant le Sahara marocain à la Palestine en oubliant au passage que des soldats et officiers marocains sont mort pour la Palestine et sont enterrés notamment au Golan syrien occupé par Israél.
 Ainsi revenant sur cette période le journal Matin du Sahara a écrit le 06 octobre 2017 que « le magazine égyptien «Al-Ahram Al-Arabi» vient de publier un article commémoratif du 44e anniversaire de la Guerre d'octobre (1973) contre Israël, dans lequel la publication hebdomadaire a loué le rôle décisif qu'ont joué les soldats marocains, particulièrement au Golan syrien. Intitulé «Les Arabes, une seule main», l'article fait la part belle à la participation du Maroc à cette guerre, au cours de laquelle «les soldats marocains avaient joué un rôle décisif dans la libération d'importantes parties du plateau du Golan». « Agissante», notamment sur le front syrien, la participation du contingent des Forces armées royales a «incarné un exemple de la bravoure militaire au Golan, en Syrie et en Palestine», peut-on lire.
La publication rappelle que la machine de guerre israélienne, qui avait saisi qu'elle avait affaire à des soldats marocains aguerris, bien entrainés et ayant une formation différente des écoles militaires de l'Europe de l'Est, avait tenté de dissuader les forces marocaines de combattre à travers le largage de tracts portant des marques d'estime à l'égard de ces militaires et de leur pays, le Maroc »
Comment donc des médias algériens peuvent faire cet amalgame abject entre le Sahara et la Palestine. Je sais que le Sahara marocain est devenu une affaire intérieure algérienne mais on ne peut insulter l’histoire et faisant des comparaisons pareilles. A rappeler par ailleurs que contrairement à la Palestine, le Sahara est  d’abord une aire géographique  : il y un Sahara algérien, mauritanien, égyptien, tunisien libyen etc… En outre il a été établi historiquement que les Almohades qui qui ont régné sur le Maroc à partir de l’an 10 50 et les Saadiens qui ont régné au 16 siècle à partir de Marrakech venaient du Sahara. Il est à rappeler que le Maroc était le seul état souverain de l’Afrique du nord au moment de la colonisation puisque tout le monde arabe était divisé en provinces ottomanes. Que le Maroc a été saucissonné entre la France et l’Espagne. A cet effet, si l’Espagne a pris possession de Oued Eddhab (Sahara) en 1884, elle n’a pris possession de Saquia El Hamra(Sahara) qu’en 1912 date de l’établissement du protectorat franco-espagnol sur le Maroc.
Le 25 février 1958 feu Mohammed V et après avoir rappelé les deux visites de son grand père Moulay Hassan au Sahara a proclamé que « Nous réclamons solennellement que nous poursuivons notre action pour le retour de notre Sahara dans le cadre du respect de notre droit historique » avant de dire ensuite que « le Maroc ne sera vraiment indépendant que lorsqu’il aura libéré toutes ses terres sahariennes ». En 1965, l’assemblée générale des Nations Unis dans sa résolution n°2072 a demandé à l’Espagne d’ « entamer des négociations pour le Libération de Sidi Ifni et Le Sahara Espagnol » liant donc le sort des deux territoires. Si Sidi Ifni a été rétrocédé au Maroc en 1969 mais celui-ci a continué à revendiquer ses provinces sahariennes. La revendication sur le Sahara est donc bien antérieure à la création du Polisario.
La Cour Internationale De Justice de Laye en 1974 a répondu de façon claire que le Sahara Occidental n’était pas un terrain sans maître d’une part et que des liens d’allégeance « unissaient les habitants du Sahara aux sultans du Maroc ». Les mêmes liens qui unissaient ces mêmes sultans aux autres régions du Maroc. La Cour a reconnu aussi des liens entre le Sahara et l’ensemble mauritanien qui ne constituait pas un état. . C’est pourquoi, ce territoire a été d’abord divisé entre le Maroc et la Mauritanie qui s’est désistée volontairement par la suite au profit du Maroc.
Les liens d’allégeance avec les Rois du Maroc étaient les seuls liens de souveraineté qui unissaient aussi les autres régions du Maroc notamment des villes comme Marrakech, Agadir, Fès, Oujda, Meknès ou Tanger. »

vendredi 16 mars 2018

Maroc : le nouveau film de Nabil Ayouch et le" triptyque dégueulasse" du cinéma marocain.




Le dernier festival du cinéma marocain de Tanger tenu la semaine dernière a consacré le triomphe du film du cinéaste marocain Faouzi Bensaiidi « Volubilis» grand favori de cette édition Ce film parle de disparités sociales au Maroc, et ce à travers une histoire d’amour entre l’employée de maison Malila et le vigile Abdelkader. Faouzi Bensaïdi essaie à travers ce film de de décrire le vécu de ce couple, très pauvre qui vient de réaliser son seul rêve : celui de se marier. Outre le Grand prix 2018, «Volubilis» a permis à Faouzi Bensaïdi de décrocher le prix du scénario. Les deux jeunes artistes Nadia Kounda et Mouhcine Malzi ont réussi, grâce à leur participation à ce même long-métrage, à remporter respectivement les deux prix des premiers rôles féminin et masculin.
Or c’est le dernier film de Nabil Ayouch , Ghazzya dont parlent  les médias les médias de l’Hexagone et le réalisateur invité sur les plateaux télé français car il traite plus des caricatures véhiculées sur le Maroc et la société marocaine. On y trouve à peu près de tout : de l’intolérance de la société visa à vis de la femme, une touche d'antisémitisme alors qu’il n’y a presque plus de juifs dans le pays, une jeunesse livrée elle-même sans profondeur dans les descriptions, une grogne sociale dont il décrit les manifestations de manière grossière et surtout pour l’essentiel du film une description de la femme essentiellement comme femme objet avant tout. Nabil Ayouch confirme donc dans ce film après le dernier que la femme marocaine pour lui est d’abord une femme objet. Et c’est cet aspect que je vais essayer d’aborder dans cet article.
Ainsi la femme marocaine décrite par Nabil Ayouch rentre dans le moule des caricatures véhiculées sur notre pays comme je l’ai annoncé. La présentation de la femme marocaine dans les films de Ayouch est encore une sorte d’insulte à cette femme.  N’en déplaise à M Ayouch, la femme marocaine n’est pas exclusivement un objet sexuel, aguicheuse ou prostituée. C’est un membre à part entière de la société : médecin, juge, avocate, enseignante, dirigeant d’entreprise, cadre ou ingénieur technicienne ou ouvrière mais aussi la femme qui fait des kilomètres pour un sac de farine pour nourrir ses enfants. La femme mulet qui est écrasée sous des charges inhumaines alors que son homme traîne dans les cafés s'il n'a pas abandonné femmes et enfants. La femme qui fait deux ou trois ménages par jour pour s'en sortir. La femme exploitée dans les champs et à l'usine avec un salaire de misère.  Voilà la femme marocaine et voilà des thèmes qu’on aurait voulu que M Ayouch explore.
Bensalem Himmiche ancien ministre de la culture, grand écrivain et scénariste marocain de langue arabe place ce genre de film du cinéma marocain dans ce qu’il appelle un « triptyque dégueulasse »  à savoir, le sexe la drogue et l’intégrisme comme si ce pays ne vit qu’avec et par cela. Voir le lien en bas de page. Nous n’avons ni défis sociaux, politiques et économiques auxquels il faut faire face et qui méritent d’avoir leurs places au cinéma, ni de réussites qu’il faut mettre en valeur pour donner des exemples et de l’espoir à notre jeunesse dans le pays. Bensalem Himmich, dénonce notamment le misérabilisme dépeint dans ces films ainsi que les subventions accordées à ce genre de films des deniers publics pour des créations artistiques qui n’en sont pas. Ayouch en a bénéficié et pour quel résultat ?
 Ainsi pour lui filmer une réalité -toujours la même- avec ses propres protagonistes -ce que fait Nabil Ayouch dans ses films- donc sans acteurs (souvent pour ne pas les payer) c’est tout sauf du cinéma. C’est plutôt de l’arnaque : arnaque de l’état avec l’obtention de subvention et arnaque du public en lui refilant des documentaires au lieu et place de films de cinéma. Pour lui « c’est d’abord insulter la femme marocaine volontairement et avec préméditation, en le transformant en une vulgaire marchandise et vendeuse pour son corps et sa dignité en piétinant ses droits fondamentaux ... Les cinéastes dans notre pays manquent de connaissances de son histoire et de sa composition du social et de sa culture ».
 Il est vrai que le cinéma est destiné entre autres à faire à divertir et à rêver avec des fictions ; les films de ce triptyque dénoncé par M Himmich ne comportent souvent pas de fictions sous prétexte de retracer la réalité, la réalité d’après l'auteur. Il d’agit donc plus de documentaires que de cinéma que de film et de cinéma. Parler de la drogue, de la prostitution et de l'intégrisme est légitime et ne me pose aucun problème sauf qu’en faire un projet cinématographique pour toute une génération de cinéastes pose problème. Pour dire qu'il n'y a pas que ça. D'autant plus que la presse quotidienne et les réseaux sociaux en parlent chaque jour jusqu'à nous en saouler. Si les cinéastes s'y mettent aussi et en font même une marque de fabrique non non non et non
 C’est pourquoi je dis assez de misérabilisme, les questions de drogue, de prostitution, et d'intégrisme on en a notre dose quotidienne à travers la presse et les réseaux sociaux. De plus notre réalité nous la vivons chaque jour. Faites-nous plutôt rêver et divertir avec de belles fictions, de bons scénarios de beaux paysages de notre beau pays. De grâce arrêter de chercher dans les poubelles.


jeudi 1 mars 2018

Les relations Maroc-UE face aux incohérences de la justice européenne



Dans un récent arrêt daté du 27/02/2018, la Cour de Justice Européenne sollicitée par une association britannique appelée Western Sahara Campaign UK « sur la validité de l’accord de partenariat dans le secteur de la pêche entre la Communauté européenne et le Royaume du Maroc » ; tout en déclarant que cet accord est valable annonce que le Sahara ne fait pas partie « du territoire marocain » et n’est pas  administré non plus "de facto" par le Maroc.

 Or, qui administre ce territoire depuis les accords de Madrid de 1975 (retrait de l’Espagne) et le retrait de la Mauritanie de Oued Eddahab au bénéfice du Maroc en 1979. Plus encore, dans ses attendus, la CJUE avance que « le Royaume du Maroc a catégoriquement exclu d’être une puissance occupante ou une puissance administrant du territoire du Sahara occidental. » Qui a donc dit ça au nom du Maroc qui n’était pas un protagoniste dans cette affaire qui concernait l’association suscitée et l’Union Européenne ? La CJUE n’a toutefois pas précisé qui a administré ce territoire jusqu’à ce jour puisque ce n’est pas un territoire sans maître « terra nullius ».
 Dans un précèdent arrêt rendu à l’issue d’une plainte intentée par le Polisario, la Cour Européenne de Justice a rejeté le recours du Polisario et lui a dénié tout droit de représenter le peuple du Sahara dans ces termes « le Front Polisario n’est pas directement et individuellement concerné par la décision litigieuse et que, partant, son recours devrait également être rejeté à ce titre ». La décision d’annulation reconnait donc parfaitement le fait que le Sahara fait partie du Royaume dans cet arrêt.
 Pour rappel aussi, le tribunal européen a le 10 décembre 2015 a précisé au sujet de l’accord du Maroc avec l’Union Européenne « après avoir considéré, tout d’abord, que les accords d’association et de libéralisation étaient applicables au territoire du Royaume du Maroc et que cette expression devait être comprise, en l’absence de stipulation contraire, comme englobant le Sahara occidental ».
Pourquoi donc ce revirement des juges de Bruxelles déniant au Maroc même l’administration du territoire du Sahara et au bénéfice de qui puisque la CJUE avait annoncé que le Polisario ne représente pas le peuple du Sahara. Cet arrêt donc n’est ni ne cohérent avec la jurisprudence de cette Cour ni avec le droit. Je n’ai pas la science juridique de ces juges de Bruxelles mais ils sont en plein contradiction pour une instance appelée à dire le droit.
De plus, outre les incohérences relevées, il faut rappeler aux juges de cette Cour, les faits historiques et de droit suivants. La Cour Internationale de Justice de La Haye en 1975 a répondu de façon claire que le territoire du Sahara occidental n’était pas un terrain sans maitre d’une part et que des liens d’allégeance « unissaient les habitants du Sahara aux sultans du Maroc ». Les mêmes liens qui unissaient ces sultans aux autres régions du Maroc. La Cour a reconnu aussi des liens entre le Sahara et l’ensemble mauritanien qui ne constituait pas un état. C’est pourquoi, ce territoire a été d’abord divisé entre le Maroc et la Mauritanie qui s’est désistée volontairement par la suite au profit du Maroc.
Les liens d’allégeance avec les Rois du Maroc étaient les seuls liens de souveraineté qui unissaient aussi les autres régions du Maroc notamment des villes comme Marrakech, Agadir, Fès, Oujda, Meknès ou Tanger. La réponse du Maroc a été en ne peut plus claire : à la fin du protectorat franco- espagnol, les populations des autres régions du Maroc liés aussi au Royaume par les liens d’allégeance n’ont jamais été consulté sur leur appartenance ou non à ce pays qui existait en tant que tel avant l'arrivée des français et des espagnols. Pourquoi alors la zone sud du Sahara Occidental. Par ailleurs si consultation il y a, cette consultation devait englober tous les habitants originaires de ce Sahara et qui se trouvent par milliers dans les autres régions du Maroc. Ce qui est un non-sens. C’est fort donc de l’avis de la CIJ que le Roi Hassan a entamé des négociations avec l’Espagne pour récupérer ce territoire après la Marche Verte.



vendredi 23 février 2018

Maroc : l’ingratitude des dirigeants d’Alger.



Un proverbe arabe célèbre dit « Méfie-toi de celui que tu as soutenu ou à qui tu as rendu service ». Ce proverbe n’a jamais été aussi vrai au vu de l’acharnement des dirigeants algériens contre leur voisin de l’ouest. Ainsi au lieu d’être les premiers à soutenir le Maroc dans son œuvre de récupération de son Sahara comme lui l’a fait quand la France voulait détacher le Sahara algérien pour créer deux états, les dirigeants algériens ont décidé d’engager une sorte de guerre non déclarée à leur voisin de l’ouest.
La solidarité constante du Maroc avec l’Algérie.
 En effet le Maroc s’était soulevé contre le projet colonialiste visant la partition de l'Algérie notamment en janvier 1961 lors de premiére conférence des pays africains à Casablanca. Ainsi sous la présidence de feu S.M. Mohammed V, accompagné de feu S.M. Hassan II, alors Prince Héritier, le Maroc a défendu l’intégrité territoriale de l’Algérie à cette conférence. Lors de la cérémonie d’ouverture, feu S.M. Mohammed V avait déclaré : « Nous proclamons que l’Algérie a droit à la liberté et à l’indépendance sans condition et dénonçons toute tentative criminelle visant le partage du territoire national algérien ».Cette position du Maroc a été reprise dans la résolution finale de cette conférence sur l’Algérie. La conférence ou étaient présents les Présidents Sekou Touré de la Guinée, Nekrumah du Ghana, Modibo Keita du Mali, Jamal Abdel Nasser de l’Egypte et deux représentants de la Tunisie et de la Libye. La conférence s’était opposée au partage de l’Algérie et a rejeté toute solution unilatérale et tout statut imposé ou octroyé.
Mais le soutien à Alger remonte à beaucoup plus loin au moment à la colonisation de l’Algérie. En effet Moulay Abderrahmane - sultan du Maroc à l'époque- avait soutenu le chef de la résistance algérienne l'Emir Abd el-Kader contre la colonisation française. De ce fait, un conflit a éclaté entre l'armée français et l'armée marocaine conduite par le Sultan Moulay Abderrahmane. Cette bataille s'est terminée par la défaite de cette dernière à Isly (14 août 1844). Par le traité de paix qui lui était imposé, le Sultan reconnut la présence française en Algérie et s'engagea par conséquent à ne plus soutenir l'Emir Abdelkader lequel après avoir mené une guérilla se rendit aux Français.
 Pour le Maroc, la bataille d'Isly engagée pour soutenir l’Algérie a été dramatique car elle a eu pour conséquence un tracé des frontières imposé par la France qui a annexé de larges portions du territoire marocain à l’Algérie, l'affaiblissement du pays qui a conduit à la perte de Tétouan en 1860 au profit de l'Espagne et un peu plus tard à la partition du Maroc entre la France et l'Espagne et l’établissement du protectorat franco -espagnol sur le pays
 A l'indépendance du Maroc en 1956 Mohammed V a refusé l'offre de la France de restituer ces territoires en contrepartie de ne plus héberger les combattants du FLN. Le roi Mohammed V voyait cette proposition comme un « coup de poignard dans le dos » des « frères algériens » et parvint séparément à un accord le 6 juillet 1961 avec le chef du Gouvernement provisoire de la République algérienne, Ferhat Abbas. A l’indépendance de l’Algérie, les autorités ce pays ont refusé de discuter du sujet et c’était le fait déclencheur de la fameuse « guerre des sables » entre les deux pays en 1963.
 A signaler que pendant la guerre de libération de l’Algérie, le Maroc en dépit de ses maigres ressources a fourni assistance et hébergement aux combattants du FLN. N’est-il symptomatique que les équipes qui se sont reliés au pouvoir à Alger sont appelés par les algériens « le groupe d’Oujda » du nom de cette ville marocaine frontalière avec l’Algérie. A rappeler aussi qu’après son retour au pays et à la suite de la proclamation de l’indépendance du Maroc en 1956 le Roi MohammedV n’avait pas manqué une seule occasion de rappeler que l’indépendance du Maroc est incomplète sans l’indépendance de l’Algérie. Voilà donc résumé succinctement ce qu’a été la solidarité constante du Maroc avec l’Algérie que les autorités cette dernière présentent à leur peuple comme" l’ennemi de l’Algérie".
Les manifestations de l’ingratitude.
J’ai déjà signalé le premier ; à savoir fermer la porte à toute revendication territoriale alors qu’il est connu que la France avait annexé des larges portions du territoire marocain à l’Algérie considéré comme étant un département français alors que le Maroc lui était sous protectorat donc appelé un jour ou l’autre à recouvrer son indépendance.
Le 18 décembre 1975, quelques semaines après la Marche Verte, Houari Boumediene avait ordonné l’expulsion massive de 45 000 familles marocaines (350 000 personnes), pour la plupart établies depuis des générations en Algérie.
Mais la manifestation la plus flagrante de cette ingratitude est le soutien à un peuple sahraoui qui n’existe que dans l’esprit des dirigeants algériens. Le Sahara est une aire géographique qui s’étend du Maroc à l’Egypte. S’il y a un peuple sahraoui, il serait transnational englobant outre le Maroc, tous les pays de l’Afrique du nord plus l’Egypte. J’ai expliqué dans cet article ICI que les dirigeants algériens prenant prétexte de la défense « du peuple du Sahara » mènent une véritable guerre non déclarée largement ignorée par médias de l’hexagone contre le Maroc : médiatique, économique, diplomatique voire guerre tout court.
Les autorités algériennes ont décidé de faire du Maroc un ennemi et agissent depuis longtemps en conséquence. Ni une prétendue rancune historique , ni l’affaire du Sahara séquelle de la guerre froide et qui au départ était une colère hystérique de l’ancien président Boumediene ; ni une quelconque hégémonie régionale d’un pays il est vrai immense mais désertique à 84% ne peuvent justifier une guerre qui ne dit pas son mot contre le voisin marocain.


lundi 22 janvier 2018

Maroc : que faire en attendant un nouveau mode de développement économique et social ?




Un des maux dont souffre notre pays c’est une sorte de m’a tu vu et de gaspillage à tous les niveaux. Dans nos fêtes, nos cérémonies, dans nos logements et dans le train de vie de l’Etat et des collectivités locales on feint d’oublier que nous restons un pays pauvre. L’hospitalité légendaire des marocains n’explique pas tout. D’un autre côté, le secteur privé ne joue pas entièrement son rôle dans le développement économique du pays. 
Texte
Sur cet article, je commencerai par le train de vie de l’Etat. Etre pauvre n’est pas une tare et ne l’a jamais été- car contrairement aux autres pays maghrébins et l’Egypte nous n’avons pas de pétrole- sauf qu’un pays pauvre doit parer au plus pressé, faire preuve de beaucoup d’imagination et réserver ses maigres ressources au développement économique et sociale du pays à sa sécurité et à sa défense et éviter des dépenses grandioses ou indécentes, ou dont la rentabilité n’est pas toujours évidente et qui auraient pu être dépensées autrement.
A signaler que notre pays est un des rares qui réservent près de 30% de leur PIB à l’investissement et ce depuis des années pourtant ça ne démarre pas ; le taux d'augmentation du PIB continue de dépendre de l’agriculture et des aléas climatiques. D’après le FMI, le pays devait en principe être sur un niveau de développement beaucoup plus important que cela ; en cause notamment les choix non judicieux des certains investissements et le gaspillage qui s'ensuit. C’est pourquoi le choix des investissements et des technologies doit s’opérer sur ceux qui créent de la richesse y compris immatérielle et qui s’accompagnent de la création d’emplois et de la lutte contre la pauvreté et la marginalité. Au niveau du fonctionnement de l’Etat et des collectivités territoriales, la rationalisation doit être de mise, véhicules de service, logements, cérémonies et organisation de conférences et colloques à grands frais etc… Revoir aussi tous ces commissions et autres fondations dont les actions ne sont pas toujours évidentes et qui grèvent le budget de l’état.
 Les soulèvements sociaux dans plusieurs régions du pays (Al Hoceima, Jerrada, Zaghora etc…) montrent qu'il y a urgence et que la politique de replâtrage ne sert plus à rien. Il faut savoir prendre des décisions budgétaires audacieuses. Ainsi le gouvernement peut prendre par exemple, la décision d'arrêter les investissements en infrastructures (ports, aéroports et autoroutes, routes et investissements ferroviaires) pour trois ou quatre ans. Les crédits budgétaires pourront être affectés à la santé, l'enseignement et à la lutte contre la pauvreté et l’exclusion ou en d'autres termes l''investissement dans le capital immatériel. Il faut absolument sortir de l'approche technocratique de préparation du budget de l'Etat.
Voilà une proposition pour le gouvernement qui semble tourner en rond et n'arrive pas à sortir de son approche technocratique pour faire face aux attentes sociales. Personne n’a dit que le pays ne se développe pas. Les avancées de notre pays j’en fait état tout le temps sur Agoravox et ailleurs. La question qui se pose est la question de la création de la richesse et de sa répartition qui est dénoncée par le Roi lui-même qui dans ses différents discours et dans lesquels il a demandé sans suite aux gouvernement, aux partis politiques de réfléchir à un nouveau modèle de développement économique et social pour le pays. Le PIB du pays augmente mais nous assistons à une concentration excessive et intolérable des richesses, la paupérisation des classes moyennes, la pauvreté endémique et la détérioration constante de notre système d'enseignement et de santé.
Ma proposition beaucoup plus modeste ne vise pas à vouloir répondre à cette douloureuse équation car pour ce faire il faut un nouveau modèle de développement. Mais l’idée que je lance est de parer au plus pressé rapidement et de faire virer les crédits d’investissement dans les infrastructures pendant deux trois ans vers l’investissement dans le capital immatériel pour répondre à des besoins pressants et qui ne peuvent plus attendre dans le domaine social. Les crédits destinés aux désenclavements et aux adductions d'eau et d'elctrecite ne sont pas concernés bien entendu. Et bien sur il faut continuer à encourager les initiatives privées et continuer et renforcer les initiatives pour les créations d’entreprises. 
 Du côté du secteur privé il me semble que l'on charge trop l'Etat en matière de lutte contre le chômage alors c'est le secteur privé qui doit être en première ligne. Les investissements importants réalisés en matière d'infrastructures devaient permettre au secteur privé de faire des investissements conséquents. Le pays s'est saigné pendant des années en s'endettant notamment pour construire, ports, aéroports, routes et autoroutes, adductions d'eau et d'électricités pour mettre ces infrastructures à la disposition du secteur privé sans résultats notables. La presse s'est faite l'écho dernièrement de la faillite en 2016 de milliers d'entreprises et avec, la destruction de dizaine de milliers voire des centaines de millier d’emplois ; du jamais vu. Les principales causes citées par le Centre de la Conjoncture sont la mauvaise gestion, les questions de financement et enfin les études de faisabilité et de rentabilité préalables à toute création d'entreprise
A l'occasion de chaque discussion de loi de finances, c'est toujours la même rengaine, le patronat demande plus de dérogations notamment fiscales en contrepartie de zéro engagement de sa part. Or la création de richesses et d'emplois doit être le fait des entreprises privées notamment des petites et moyennes entreprises. La spéculation immobilière qui devient le hobby des plus fortunés ne créé pas de richesses mais maintient le logement hors de portée des marocains notamment les jeunes couples qui font leur vie. Pourtant les accords de libre-échange tant avec l'Union Européenne qu'avec d'autres pays sont là pour permettre à nos entreprises d'accéder à des marchés importants en plus de satisfaire des besoins locaux.

jeudi 11 janvier 2018

La lutte contre le chômage n’est-elle pas de la responsabilité du secteur privé ?







Il me semble que l'on charge trop l'Etat en matière de lutte contre le chômage alors c'est le secteur privé qui doit être en première ligne. L'Etat réalise des investissements importants en matière d'infrastructures qui font de notre pays un des rares qui consacre 30% de son PIB à l’investissement sans que cela ne se traduise par des créations substantielles d'entreprises et d'emplois. Le pays s'est saigné pendant des années en s'endettant notamment pour construire, ports, aéroports, routes et autoroutes, adductions d'eau et d'électricités pour mettre ces infrastructures à la disposition du secteur privé sans résultats notables.
La presse s'est faite l'écho dernièrement de la faillite en 2016 de milliers d'entreprises et avec, la destruction de dizaine de milliers voire des centaines de millier d’emplois ; du jamais vu. Les principales causes citées par le Centre de la Conjoncture sont la mauvaise gestion, les questions de financement et enfin les études de faisabilité et de rentabilité préalables à toute création d'entreprise.
Au lieu de prendre à bras le corps cette situation, l’association du patronat et à l'occasion de chaque discussion de loi de finances, sort la même rengaine, demandant plus de dérogations notamment fiscales en contrepartie de zéro engagement de sa part. Et encore une fois, le ministère des finances vient de décréter l’amnistie fiscal pour les majorations et pénalités sur les impôts dus à condition que le paiement intervient avant la fin de l ’année en cours. 

jeudi 21 décembre 2017

Maroc-Israël-Palestine : appel à nos compatriotes juifs marocains en Israël et dans le monde.




Si nos compatriotes juifs qui vivent à l'étranger y compris en Israël sont toujours les bienvenus dans le pays et reçus avec égard sur le plan officiel et populaire et gardent toujours la nationalités marocaine qui ne se perd qu'a de rares exceptions et ce au même titre que nos compatriotes de confession musulmane, nous nous devons aussi de les inviter à se ranger du côté du camp de la paix au Moyen Orient contre l'aveuglement du gouvernement de droite de Netanyahou.

mercredi 20 décembre 2017

Maroc: pays pauvre mais comportements de riches.

Un des maux dont souffre notre pays c’est une sorte de m’a tu vu et de gaspillage à tous les niveaux. Dans nos fêtes, nos cérémonies, dans nos logements et dans le train de vie de l’Etat et des collectivités locales on feint d’oublier que nous restons un pays pauvre classé en PIB par habitant 117éme sur 190 pays. Derrière tous les pays du Maghreb sauf la Mauritanie et y compris l’Egypte avec ses 95 millions d’habitants.
Sur ce post je commencerai par le train de vie de l’Etat. Etre pauvre n’est pas une tare et ne l’a jamais été- car contrairement aux autres pays maghrébins et l’Egypte nous n’avons pas de pétrole- sauf qu’un pays pauvre doit parer au plus pressé, faire preuve de beaucoup d’imagination et réserver ses maigres ressources au développement économique et sociale du pays à sa sécurité et à sa défense et éviter des dépenses grandioses indécentes, dont la rentabilité n’est pas évidente ou inutiles et qui auraient pu être dépensées autrement. 
A signaler que notre pays est un des rares qui réservent prés de 30% de leur PIB à l’investissement et ce depuis des années pourtant ça ne démarre pas; le taux d'augmentation du PIB continue de dépendre des aléas climatiques. D’aprés le FMI le pays devait en principe être sur un niveau de développement beaucoup plus important que cela; en cause le choix non judicieux des investissement et le gaspillage qui s'ensuit.C’est pourquoi le choix des investissements et des technologies doit s’opérer sur ceux qui créent de la richesse y compris immatérielle et qui s’accompagnent de la création d’emplois et de la lutte contre la pauvreté et la marginalité.
 Au niveau du fonctionnement de l’Etat et des collectivités territoriales la rationalisation doit être de mise, véhicules de service, logements, cérémonies et organisation de conférences et colloques à grands frais etc…

lundi 11 décembre 2017

Maroc: pourquoi l'hommage rendu par la France à Johnny Hallyday doit nous interpeller.

L'hommage rendu par le peuple français  à Johnny Hallyday qualifié par le président français de héros doit nous interpeller.
 Oui, cet hommage doit nous interpeller sur le sort réservé à nos artistes, peintres, musiciens, chanteurs, acteurs mais à aussi à nos écrivains et poètes. Si on se contentait de parler des chanteurs nous constatons que nos artistes sont livrés à eux même. Peu de protection médicale la non reconnaissance et des pouvoirs publics et de la société. Je ne  vais  pas citer de nom mais des icônes se sont consumés en donnant du bonheur aux marocains tant dans la chanson dite moderne que dans la chanson populaire en arabe et en berbère.
Si ce n'est l'intervention royale certains de nos artistes auraient  terminé leur vie dans une misère et dans un dénuement totale. Nos chanteurs populaires pourtant ne sont pas seulement adulé par les marocains mais ils  le sont aussi  par le reste du Maghreb surtout en Algérie et jouent de  ce fait un rôle essentiel dans le rapprochement des deux peuples que les dirigeants algériens veulent casser.  Les commentaires élogieux sur nos artistes et sur les marocains  par les algériens tranche avec le discours officiel des dirigeants de ce pays à notre égard. Le rôle joué par nos chanteurs est essentiel car les algériens se retrouvent dans ces chansons. Pour s'en convaincre il faut visiter au hasard sur YouTube des chansons marocaines et voir les commentaires qui vont avec.
La vague de la jeune chanson marocaine venant  dans la mouvance de Saad Lamjarrad traitée avec dédain par certains a fait des perces extraordinaires dans l'ensemble du monde arabe portant notre darija vers ces pays est est entrain de se frayer un chemin à l'international. La chanson de Saad Lamjarrad Lamalam n'a t-elle pas atteint déjà plus 560 000 000 de vus sur YouTube dans le monde entier. D'autres jeunes chanteurs sont sur son sillage et réalisent aussi des scores mondiaux. C'est dire que ce que notre diplomatie n'a pas pu faire est train d'être réalisé par nos jeunes chanteurs qui doivent absolument être  soutenus par les pouvoirs publics.7

samedi 2 décembre 2017

Maroc : lancement d’une pétition contre la construction d’une mosquée



Les choses bougent dans le pays avec dans la prise de conscience citoyenne que ce qui prime c’est d’abord le développement économique et social, la satisfaction des besoins des populations en matière de logement, de santé, d’éducation et de lutte contre la pauvreté et la précarité. C’est dans ce cadre qu’a été lancée dernièrement une initiative inédite dans le pays. Une pétition dénonçant la construction d’une mosquée.

vendredi 24 novembre 2017

L’Egypte meurtrie par un attentat et sa révolution flouée




Un attentat odieux vient de frapper l’Egypte. On parle de plus  de 235 morts pendant la prière usuelle  du vendredi dans une mosquée du Sinai. La pieuvre terroriste a encore frappé et dans un lieu de culte musulman. Que chacun tire les conclusions qu’il faut de cet acte horrible. La communauté musulmane dans le monde doit le dire et le répéter ; ces assassins n’ont rien à voir nous. J’avais déjà essayé d’expliquer pourquoi dans cet article ICI
 En hommage aux victimes et au peuple égyptien, je reprends ci-après l’article que j’avais consacré à ce pays sur Agora sous le titre «  Quand l'Egypte « parlait d'elle-même » ICI
 En effet ce peuple  a fait l’objet d’une injustice insupportable car floué de sa révolution (il s’agit bien d’une révolution car le peuple est sorti dans le rue a fait tomber le mur de la peur et a exigé et obtenu le départ d’un dictateur Hosni Moubarak) a été usurpée en deux temps ; d’abord par les Frères Musulmans et actuellement par l’armée

mercredi 22 novembre 2017

Drame d'Essaouira, de l'incomprehenssion au manque de compassion.

On cherche les responsables du drame d'Essaouira. Au delà des responsabilités humaines,  ce drame  pénible résulte d'abord  de la pauvreté et de cette  misère qu'on ne veut pas voir et qui range le pays.  C'est notre mode de développement dénoncé par le Roi lui même qui a échoué et qui a  conduit  à  une concentration excessive et intolérable des richesses, la paupérisation des classes moyennes, la pauvreté endémique  et la faillite de notre système d'enseignement et de santé.C'est aussi la corruption qui gangrène le pays et conduit à inefficacité de l'administration et des politiques publique.
 On connaît donc les maux et le vrai séisme c'est d'y faire par une mobilisation de tout le pays.
Beaucoup de commentateurs sont étonnés par le fait que des  femmes mères de famille puissent se bousculer pour avoir un sac de farine. Dans quel pays vivent ces gens la et pourquoi, ils font une dénégation de la réalité de leur pays ?


Oui, les gens peuvent faire des klm pour avoir un sac de farine.  N'oubions pas dans quelle région nous sommes. Pour le HCR, la région de Safi Marrakech, qui englobe la province  d'Essaouira est, avec la région  de Khenifra Béni Mellal, la région qui a le taux le pauvreté  le  plus élevé  du Royaume.
La seule activité lucrative qu'ont ces femmes est la cueillette des grains d'où est extraite l'huile d'argan. Or l'accaparemment par de grandes  entreprises de cette cueillette et l'absence d'autres alternatives les a privé de toute activité et les a jeté dans le dénuement totale. En outre l'aridité des sols interdit leur toute activité agricole.

Que faire ? C'est au gouvernement d'imaginer et de mettre en place des alternatives
Au lieu d’avoir de la compassion pour les familles de ces femmes marocaines mortes dans des conditions atroces, je lis à droite et à gauche que certains heureusement peu nombreux sont plus chagrinés et préoccupés par l’impact sur la réputation du pays à l‘étranger. Or ce sont des femmes qu’on doit par contre donner en exemple même à l’étranger de ce que la femme marocaine consent comme sacrifice pour sa famille et pour ses enfants.  Car elles sont  mortes après tout en voulant nourrir leur famille.
 C’est pourquoi les familles des victimes doivent faire l’objet de notre  compassion et  notre  sympathie pleines et entières. Et le souverain a donné l’exemple ; alors il faut arrêter ; c’est une douleur et un deuil de tous les marocains et ceux qui ne veulent voir qu’une réputation du pays encornée n’ont vraiment rien vu.

mardi 31 octobre 2017

Maroc: le nouveau modèle de développement d’après la Banque Mondiale.


Suite au discours royal au cours duquel,  le souverain a mis en cause notre modèle de développement et a demandé une réflexion pour la mise en place d’un nouveau modèle de développement, le gouvernement semble tourner en rond pour voir comment s’y prendre. Or la Banque mondiale a édité  cette année dix ans prés leur dernier mémorandum pays, un mémorandum de plus de 400 pages intitulé. Le Maroc à l’horizon 2040 : Investir dans le capital immatériel pour accélérer l’émergence économique.
 Ce rapport réalisé par une pléiades d’experts internationaux mais aussi nationaux  a été enrichi par des personnalités de premier plan dont un conseiller de SM le Roi, des universitaires, des hauts fonctionnaires, des acteurs du monde économiques, de la société civile et médiatique. Il a passé au peigne fin l’économie marocaine et a tracé une véritable feuille de route pour un nouveau modèle de développement dont le cœur est le capital immatériel. Ce rapport  rendu  public et dont le lien est donné ci-après pourrait faire éviter au gouvernement de continuer de tourner en rond car  le plus gros du travail a été fait.
Ainsi pour les rédacteurs de ce mémorandum, les grandes lignes (développées dans le rapport) des investissements du futur pour le pays doivent être  les suivants.
1-Investir dans les institutions d’appui au marché :
 Allouer le capital de manière plus concurrentielle.  Allouer le travail de manière plus efficiente et inclusive. Intégrer davantage l’économie mondiale et les chaînes de valeur globales.
2-Investir dans les institutions et services publics :
 Renforcer l’état de droit et la justice. Moderniser l’administration publique. Améliorer la gouvernance des services publics.
3-Investir dans le capital humain :
Placer l’éducation au cœur du développement. Investir dans la santé pour une meilleure santé économique. Développer la protection et l’éducation de la petite enfance.
4-Investir dans le capital social :
 Réaliser la parité entre les sexes. Encourager une plus grande confiance interpersonnelle.
Enfin, le Mémorandum discute les conditions en matière d’économie politique susceptibles d’engendrer un nouveau processus ambitieux de réforme. La question n’est plus alors « que faire ? » mais « comment faire ? ». Comment faire pour que les réformes identifiées soient mises en œuvre dans des conditions permettant d’améliorer significativement le bien-être social des Marocains ? Quelles sont les forces sur lesquelles s’appuyer pour favoriser un nouvel équilibre dans la société porteur de bien-être social accru ? Cela suppose généralement de mieux faire connaître et appliquer les « règles du jeu » ou d’adopter et de mettre en œuvre de nouvelles règles lorsque cela s’avère nécessaire. Lire la totalité du rapport.  https://openknowledge.worldbank.org/bitstream/handle/10986/28442/211066FR.pdf?sequence=3&isAllowed=y



vendredi 18 août 2017

Pourquoi les islamistes font fausse route au Maroc.



Le préambule de la constitution marocaine annonce " Le Maroc pays musulman souverain... " Pourquoi des petits malins veulent faire de ce bien commun qui fait partie de l'identité nationale marocaine un fond de commerce pour arriver ou se maintenir au pouvoir. Ne sont-ils pas tout simplement dans l'illégalité en s'arrogeant un bien commun de tous les marocains ? Par ailleurs, la préservation de l'Islam et sa défense est du ressort exclusif du Roi Amir Al Moumine au titre de l'article 41 de la constitution, pourquoi ces mêmes petits malins que tout le monde connaît s'érigent en défenseurs de l'Islam. En effet depuis la création du Maroc en tant  qu’état en  l’an 789 avec la dynastie idrisside et la fondation de la ville de Fès, tous les souverains qui se sont succédé à travers les dynasties qui ont régné sur le pays ont porté ce titre de Amir Al Mouminine. Les islamistes de tous bords ne sont-ils pas  dans l'illégalité en  interférant dans une attribution historique et  constitutionnelle royales ?

mardi 20 juin 2017

Maroc-Algérie : pourquoi tous ces mensonges et manipulations à l’égard du Maroc ?




Suite aux dernieres manifestations (hirak) de la région d’Al Hoceima, la presse algérienne jubile ; « le Rif veut faire sécession et c’est donc la fin proche du régime monarchique au Maroc ». Rien que ça. Ni les déclarations des manifestants sortis dans la rue pour réclamer des emplois et le développement socio-économique de leur région ; ni l’indignation des responsables du mouvement -y compris ceux qui sont poursuivis- contre tous ceux qui ont essayé de voir dans leur mouvement un mouvement indépendantiste ne sont rapportées bien entendu par cette presse.Un journaliste d'Al Watan (journal algérien) entré illégalement dans le pays pour assister en direct aux événements du Rif devant conduire selon lui et ses commanditaires à l'éclatement du pays vient d’être refoulé à Alger.

Maroc: la lutte contre la corruption doit être la priorité.


Il parait que le nouveau gouvernement va relancer le grand projet de lutte contre la corruption lancé en grand pompe par l’ex gouvernement Benkirane mais qui était resté lettre morte.

En effet le 3 mai 2016 à Rabat, le coup d'envoi avait été donné par la signature du cadre contractuel de dix programmes qui comprennent 239 projets entre les secteurs et les instances concernés. Pour ce faire, la stratégie devait être déployée en trois phases: une première qui devait commencer en 2016 avec un budget de 840 millions de dirhams, une deuxième, de 2017 à 2020 qui devrait mobiliser 937 millions et une dernière qui nécessitera 18 millions de dirhams entre 2021 et 2025. En tout, 1,8 milliard de dirhams étalés sur dix ans, soit une moyenne annuelle de 180 millions de dirhams. Vous avez bien lu 10 ans alors que le pays est gangrené par ce fléau qui retarde son développement socio-économique, crée une injustice fragrante entre les citoyens et réclame donc une réponse rapide.

vendredi 16 juin 2017

Maroc : pourquoi l’envoi de l'aide alimentaire au Qatar est une sage décision ?


Des journalistes journaleux et des populistes qui sévissent sur le net s’attaquent à  l’incitative marocaine d’envois d’aides alimentaires au Qatar. Pire ils la présentent comme une ponction d’une aide qui doit concerner au premier lieu des marocains.Or, il ne s’agit que d’un geste humanitaire décidé par le Souverain envers ce pays frère  qui a accordé une aide massive à notre pays  à l’instar des autres pays du Golfe pour réaliser notamment des projets d’infrastructure structurants et soulager le trésor public. Que représente en effet la valeur de ces envois alimentaires  par rapport au 1,25 milliards de dollars accordés à notre pays par le Qatar sur les 5 milliards promis par les pays du Golfe.