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mercredi 12 avril 2017

Maroc: les vraies priorités de l'enseignement

Ah si je pouvais envoyer ce message à M Hassad nouveau ministre de L'éducation  Nationale ; un des rares qui s'est distingué dans les fonctions qu'il a occupé notamment en tant que Wali de Tanger et de Marrakech.

Voici mon message. "Laisser tomber M le ministre les réformes  et faire la sourde oreille à ce fameux Conseil  Supérieur de l'Enseignement qui est une sorte d'usine à gaz qui n'a pas fait l'essentiel: diagnostiquer la situation catastrophique actuelle du secteur au lieu de lancer "sa vision" controversée, encore une et qui est vouée peut être à l'échec comme celles qui l'ont précédée.

 Non M le Ministre il faut parer au plus pressé:

- combler les vacances d'instituteurs et de professeurs par un programme de recrutement et de formation rapides. Des classes d'élèves de 50 voire 70 ne permettent d'assurer aucun enseignement. Dans la capitale M le ministre des élèves du primaire ont des cours de deux heures par jour faute d'instituteurs,  Nous sommes un des rare pays sinon le seul dans ce cas à cause de cette politique catastrophique de "départ volontaire" mal conçue, mal organisée et mal réalisée menée par M Boussaid  lorsqu'il était en charge du ministère de la Fonction Publique. Ces départs ont vidé nos écoles, collèges, lycées et universités d'enseignants,

-élaborer un programme rapide de rénovation de nos écoles, collèges,  lycées et universités pour permettre un déroulement normal des cours et approvisionner  les établissements d'enseignement de matériel didactique nécessaire  tout en évitant les déboires du programme d'urgence 2009-2012 sous M Khchichine lequel a englouti 3,3 milliards de dirhams pour de maigres réalisation pour ne pas dire d’échec: 99 écoles construites en milieu rural sur les 373 prévues et 193 collèges au lieu des 807  prévus et enfin 67 internats au lieu 350 prévus,

-rendre le pouvoir de sanctionner au directeurs d'établissement pour lutter contre l'absentéisme et les certificats de maladie de complaisance,

-interdire les cours donnés par les enseignants de l'éducation nationale dans les écoles  privés tout en assurant la formation du personnel enseignant  de ces écoles et moyennant rétribution à l'état dans les centres qui relèvent du ministère de l'enseignement,

-rendre leur pouvoir réel dans les classes aux enseignants tout  en reinstituant la formation  continue ainsi qu'au personnel des établissements (directeurs, surveillants généraux, et encadrants répétiteurs).

-généraliser les centres d'écoute dans tous les établissements secondaires pour venir en aide aux élèves en difficulté ou à problèmes sociaux.

 Se posera bien entendu la question du financement. Une loi rectificative des finances peut être élaboré à cet effet. D'autres projets prévus par la loi des finances peuvent être différés. Il faut que le nouveau gouvernement fasse des priorités et l'enseignement passe avant les autres."