Sélection du message

Pourquoi les islamistes font fausse route au Maroc.

Le préambule de la constitution marocaine annonce " Le Maroc pays musulman souverain... " Pourquoi des petits malins veule...

mardi 20 juin 2017

Maroc-Algérie : pourquoi tous ces mensonges et manipulations à l’égard du Maroc ?




Suite aux dernieres manifestations (hirak) de la région d’Al Hoceima, la presse algérienne jubile ; « le Rif veut faire sécession et c’est donc la fin proche du régime monarchique au Maroc ». Rien que ça. Ni les déclarations des manifestants sortis dans la rue pour réclamer des emplois et le développement socio-économique de leur région ; ni l’indignation des responsables du mouvement -y compris ceux qui sont poursuivis- contre tous ceux qui ont essayé de voir dans leur mouvement un mouvement indépendantiste ne sont rapportées bien entendu par cette presse.Un journaliste d'Al Watan (journal algérien) entré illégalement dans le pays pour assister en direct aux événements du Rif devant conduire selon lui et ses commanditaires à l'éclatement du pays vient d’être refoulé à Alger.
Texte
En réalité cette presse algérienne reflète l’état d’esprit des dirigeants d’Alger à l’égard du Maroc et de la duplicité de la diplomatie algérienne à l’égard de notre pays. Le dernier incident diplomatique entre les deux pays illustre cet état de fait.En effet faisant suite à la dernière agression dont a été victime un diplomate marocain par le numéro 3 du ministère algérien des affaires étrangères qui a conduit Rabat à la convocation du chargé d’affaire de l’ambassade d’Alger sommé de demander à son pays de présenter des excuses pour cet acte ; Alger a choisi la fuite en avant comme à son habitude.
Non seulement les autorités algériennes ne reconnaissait pas les faits mais dans une fuite en avant incroyable, les autorités de ce pays se sont empressés de convoquer notre ambassadeur à Alger pour lui faire part fait des “vives protestations” de l’Algérie suite au “harcèlement” des membres de la délégation marocaine, dont aurait été victime une jeune diplomate, membre de la délégation algérienne au séminaire du Comité des Nation unies sur la décolonisation, qui s’est tenue à Saint-Vincent et les Grenadines, du 16 au 18 mai 2017, a indiqué dans un communiqué l’agence de presse officielle. On croit rêver. L’AFP avait pourtant annoncé avoir reçue une copie du rapport médical de l'hôpital de Sainte-Lucie où a été évacué le diplomate, indiquant une "trace de coup à la face".L'agence a également reçu une copie du rapport du chef de la police locale, faisant un récit circonstancié de l'incident et qui décrit comment le responsable algérien a "frappé avec sa main le visage" du Marocain.
Cet incident vient rappeler que le mensonge et la manipulation font partie intégrante de la diplomatie algérienne à l’égard du Maroc. Je rappelle trois cas flagrants parmi tant d’autres. D’abord les mensonges et les manipulations qui ont accompagné les événements de Gdim Izig en 2010 et l’affaire des tirs mortels qu’ont essuyés des citoyens marocains en 2014 et enfin l’affaire du Sahara.. Dans les trois cas Alger avait choisi le mensonge et le manipulation. Rappel des faits tirés des articles que j'avais consacré à ces événements.
1-Les événements qui ont suivi le démantèlement du camp Gdim Izig en 2010(1)
 D’abord les contradictions des déclarations d’Alger et du Polisario étaient fragrantes. Ceux-ci avaient parlé de 13 tués puis de 11, de 19 puis et de 39 tués parmi les civils sahraouis. Entre temps d'après les communiqués, du Polisario et d’Alger, les rues de Laayoune étaient « jonchées de cadavres donc des centaines de morts et des milliers de blessés ». Alger et le Polisario avaient même fait état de "génocide" alors que les représentants de l'ONU (la Minurso) étaient sur place. Si on y ajoute l'utilisation honteuse des photos des enfants de Gaza présentés comme des enfants sahraouis et des images des victimes d’un crime crapuleux commis à Casablanca et présentées la aussi comme des victimes sahraouis cela faisait beaucoup.
En tout cas la fédération internationale des journalistes l'avait bien relevée.http://www.marocjournal.net/actualites-maroc/17151.html&nbsp ;Le témoignage de Human Right Watch était aussi éloquent à ce sujet.http://www.lepost.fr/article/2010/11/17/2308367_human-right-watch-dement-depuis-laayoune-au-sahara-les-allegations-d-alger-et-du-polisario_1_0_1.html
L'agence MAP avait rapporté à l’époque que « Le Directeur de la division urgences au sein de l'Organisation internationale Human Rights Watch (HRW), Peter Bouckaert, "soutenait largement" le bilan des morts fourni par les autorités marocaines, en liaison avec les événements qu'avait connus la ville de Laâyoune, avait rapporté le Washington Post.
Dans une déclaration par téléphone depuis Laâyoune, M. Bouckaert "avait précisé que les chiffres avancés par le Polisario sont exagérés", avait indiqué le journal US."D'après les informations dont nous disposons, il y a eu une mort confirmée d'un civil et peut-être le décès d'une deuxième personne à l'hôpital", a-t-il expliqué, soulignant que les autorités marocaines "maintiennent que 12 personnes ont trouvé la mort dans ces incidents, dont 10 membres des forces de l'ordre, qui ont été assassinés par les émeutiers". Le même responsable avait tenu à préciser au Washington Post que "les rumeurs faisant état de cadavres dans les morgues (...) sont dénuées de tout fondement", insistant que "des interviews réalisées à ce sujet avec des individus (à Laâyoune) n'étayent pas ces assertions"".     
2 -L’affaire des tirs mortels qu’ont essuyés des citoyens marocains le long de la frontière avec l’Algérie en 2014.(2)
Le 18 octobre 2014 des citoyens marocains ont essuyés des tirs mortels le long de la bande frontalière. Un citoyen marocain a été tué. Il s’agit de M Salhi Razqallah, âgé de 28 ans, marié et père d’un enfant. Cet incident s’était traduit par la circulation sur le net et dans la presse marocaine de la photo du citoyen marocain, le visage défigurée par l’impact des balles tirées par les gardes-frontières algériens.
Devant l’émotion provoquée par la photo de ce citoyen, le ministère marocain des affaires étrangères avait convoqué l’ambassadeur d’Algérie à Rabat pour lui signifier la protestation et la réprobation de Rabat. Cette démarche somme toute d’usage dans les relations internationales a été sanctionné par un acte de non-recevoir du côté algérien. Non seulement les autorités algériennes n’avaient pas fournis d’explications sur cet incident, ni ordonné d’enquête pour déterminer les responsabilités et éventuellement sanctionner le ou les responsables, mais le ministère algérien des affaires étrangères avait convoqué le jour même l’ambassadeur marocain pour lui signifier qu’il s’agit d’une provocation de la part de Rabat. Le comble c'est que pour les autorités algériennes c'est "une patrouille de gardes-frontières algériens qui aurait effectué des tirs de sommations en l’air contre des "contrebandiers marocains". Lesquels tirs, toujours selon la partie algérienne « ne pouvant en aucune manière provoquer des blessures". Ce qui avait fait dire à un chroniqueur marocain que la victime marocaine se trouvait-elle très haut dans le ciel, assise sur un nuage, au moment de ces tirs de sommation en l'air ?
Du côté marocain on avait fait valoir que la question des tirs sur les civils marocains était devenue récurrente. Par ailleurs le journal El Massae qui avait consacré à l’époque son cahier aux incidents frontaliers entre les deux pays a rappelé que "nombreux sont les actes d’hostilité perpétrés par les gardes-frontières algériens sur des civils marocains inoffensifs". "Il ne se passe presque pas un mois sans que des agressions soient perpétrées sur des civils marocains", avait noté le quotidien, qui passe en revue des "méfaits d’armes". "Les agressions prennent différentes formes, allant de la confiscation des biens des civils marocains, dont les troupeaux de moutons, à l’interdiction des activités agricoles, en passant par ces scènes de tirs devenues dangereusement banales".
Sur ces deux événements notre communication a été défaillante pour ne pas dire plus. Ces mensonges et ces manipulations auraient du être démontées et présentées à l'opinion publique internationale, aux membres du conseil de sécurité de l’ONU et par notre diplomatie et d'autres canaux aux pays et aux organisations qui soutiennent Alger et le Polisario.
3-Et enfin il y a le gros mensonge qui entoure l’affaire du Sahara.(3) Officiellement pour Alger c’est un problème qui concerne le Polisario et le Maroc mais en fait c’est une véritable guerre qui est engagé contre le Maroc sous couvert de défendre les sahraouis :
 -Guerre économique en s’engageant dans une course folle aux armements pour mettre à genou le Maroc qui dispose de moins de ressources et en maintenant fermées les frontières Est du pays pour le couper du reste du Maghreb et de son prolongement arabe. Officiellement pour l’Algérie cette fermeture des frontières terrestres visait à protéger ce pays « du trafic de drogue et de la contrebande ». Or tout le monde sait que c’est la fermeture des frontières qui encourage ces trafics.
-Guerre diplomatique en mobilisant ses diplomates dans toutes les organisations et forums internationaux contre le Maroc ; en finançant toutes sortes de lobbies et les représentations diplomatiques et autres bureaux du Polisario en s’opposant systématiquement au Maroc partout.
-Guerre tout court, en armant et en abritant des combattants contre le pays voisin. Pendant les hostilités, les combattants du Polisario armés par l’Algérie faisaient des incursions à partir du territoire algérien de Tindouf et attaquaient les troupes marocaines et repartaient tranquillement se réfugier en Algérie. Hassan II qui était en droit d’exercer un droit de suite en territoire algérien s’est toujours interdit d’insulter l’avenir en engageant une guerre ouverte avec l’Algérie. L'Algérie continue d'abriter sur son territoire le Polisario, si ce n’est pas un acte de guerre ça !


Maroc: la lutte contre la corruption doit être la priorité.


Il parait que le nouveau gouvernement va relancer le grand projet de lutte contre la corruption lancé en grand pompe par l’ex gouvernement Benkirane mais qui était resté lettre morte.

En effet le 3 mai 2016 à Rabat, le coup d'envoi avait été donné par la signature du cadre contractuel de dix programmes qui comprennent 239 projets entre les secteurs et les instances concernés. Pour ce faire, la stratégie devait être déployée en trois phases: une première qui devait commencer en 2016 avec un budget de 840 millions de dirhams, une deuxième, de 2017 à 2020 qui devrait mobiliser 937 millions et une dernière qui nécessitera 18 millions de dirhams entre 2021 et 2025. En tout, 1,8 milliard de dirhams étalés sur dix ans, soit une moyenne annuelle de 180 millions de dirhams. Vous avez bien lu 10 ans alors que le pays est gangrené par ce fléau qui retarde son développement socio-économique, crée une injustice fragrante entre les citoyens et réclame donc une réponse rapide.

En attendant et au lieu d’engager des « campagne de sensibilisation » contre la corruption qui ne servent à rien, le gouvernement aurait été bien inspiré d’engager un travail de fond qui consisterait par exemple à conduire les actions suivantes ( proposé dans un précédent article ) qui ne réclament ni un gros budget ni un délai trop long :
- simplifier et normaliser les circuits et les procédures administratives et les rendre plus transparentes,
- inviter par voie réglementaires les administrations à répondre dans un délai précis et motiver leurs actions de refus ;
- développer l’utilisation de l’outil informatique dans le traitement des dossiers et éliminer autant que possible l’intervention humaine ;
- revoir les textes et procédures de passation des marchés et commandes de l’état, des collectivités locales et des établissements publics pour plus de transparence notamment dans l’établissement des cahiers des charges ,dans le traitement des concourants ;
- revoir les procédures d’engagement, de liquidation et de paiement des dépenses de l’état, des collectivités territoriales et des établissements publics.

D’autres actions de préventions peuvent aussi être menées par les départements concernés pour en priorité éviter l’intervention humaine autant que possible ex : en matière de sécurité routière, voir la possibilité de faire disparaître les agents verbalisateurs (police et gendarmerie) au profit de radars fixes. Activer aussi, les organismes de contrôle notamment les inspections générales dépendant des ministères en les dotant de structures étoffées. Et enfin en finir avec la lenteur dans le traitement notamment par la justice des affaires de corruption.