Cet article est une réponse au discours de Sa Majesté le Roi d'Espagne Felipe VI qui, lors de sa visite à Sabta et à Melilla les 13 et 14 octobre 2026, a affirmé que ces deux villes sont l'Espagne et font partie de l'Europe. Quatre jours plus tôt, notre Roi rappelait devant notre Parlement que le partenariat avec le Maroc est un choix, et non une soumission. Je suis un simple citoyen marocain, actif certes dans des publications et sur les réseaux sociaux pour défendre mon pays, ses citoyens et ses institutions. C'est à ce titre que je ne pouvais pas laisser passer cette visite et ce discours sans réagir.
Un ami du Maroc
Commençons par rendre justice à Felipe VI : il a toujours été un ami de notre pays.
Son amitié avec notre Roi Mohammed VI ne date pas d'hier. Elle remonte à l'époque où ils étaient tous les deux princes héritiers. En juillet 2014, à peine monté sur le trône, c'est au Maroc qu'il a réservé sa première visite dans un pays arabe et africain. Notre Roi l'a alors décoré, ainsi que la Reine Letizia, du Wissam Al Mohammadi. Il est revenu en visite d'État en 2019. En 2022, après une crise difficile entre nos deux pays, il a souhaité publiquement refonder la relation sur des bases plus solides.
En septembre 2023, quand la terre a tremblé dans Al Haouz, il a écrit à notre Roi en l'appelant « cher frère ». Il a dit sa profonde tristesse et sa proximité avec le peuple marocain, et l'Espagne a envoyé ses sauveteurs militaires. Nous ne l'avons pas oublié : notre Roi l'en a remercié publiquement. Dans ses discours, Felipe VI a toujours eu des mots bienveillants pour le Maroc et les Marocains. À Sabta encore, il a présenté ses condoléances aux familles de ceux qui sont morts en juillet, « où qu'elles soient ». Beaucoup de ces familles sont marocaines. Ce geste nous a touchés.
C'est justement parce que nous le tenons pour un ami que cette visite et ce discours nous ont blessés. On attend d'un ami qu'il comprenne. Pas qu'il provoque.
Une provocation, et Madrid le savait
Depuis son avènement en 2014, Felipe VI n'avait jamais mis les pieds à Sabta ni à Melilla. Douze ans. Pourquoi ? Parce que Madrid savait parfaitement comment le Maroc recevrait une telle visite. Le précédent est connu de tous : en 2007, la visite de son père Juan Carlos avait provoqué le rappel de notre ambassadeur à Madrid.
Le roi l'a d'ailleurs reconnu lui-même à Sabta : cette visite, a-t-il dit, « était attendue depuis longtemps ». Attendue par qui ? Pas par nous, en tout cas. Si elle a attendu douze ans, c'est que l'on savait à Madrid ce qu'elle voulait dire.
Et quel moment ! Au lendemain de la Fête nationale espagnole. Deux mois après les événements de juillet à Sabta. Quatre jours après un discours de notre Roi qui appelait au respect mutuel. La presse espagnole ne s'y est pas trompée : le roi ne venait inaugurer ni un hôpital ni une école. Il venait affirmer, par sa seule présence, « l'espagnolité » de deux villes que nous considérons comme occupées.
Comment les Marocains pourraient-ils y voir autre chose qu'une provocation ?
Le discours de Sabta : des contre-vérités en série
J'ai lu attentivement le discours du roi d'Espagne. Il est habile, chaleureux pour les habitants, ferme pour l'opinion espagnole. Mais plusieurs de ses affirmations ne tiennent ni devant la géographie, ni devant l'histoire, ni même devant le droit européen. Reprenons-les une par une.
« Ceuta est l'Espagne… et Ceuta est l'Europe. » L'Espagne est en Europe. Sabta et Melilla sont en Afrique, sur la côte marocaine, accrochées à des provinces marocaines qui les nourrissent et leur fournissent leur main-d'œuvre. Un roi peut proclamer ce qu'il veut. Il ne déplace pas un continent.
« Sa frontière est une frontière de l'Union. » Vraiment ? L'Union européenne elle-même traite ces deux villes à part. Elles sont hors de l'union douanière européenne et soumises à un régime Schengen d'exception, avec des contrôles vers la péninsule. Drôle d'Europe que celle où l'on vous contrôle à la sortie ! Quant au Maroc, il n'a jamais reconnu ces lignes comme des frontières. Ce sont pour nous des points de passage vers des villes occupées.
« Une souveraineté non négociable, indiscutable. » Comment peut-on dire indiscutable ce que le Maroc conteste depuis son indépendance ? Nous revendiquons ces villes depuis 1956. Nous avons saisi le Comité de décolonisation de l'ONU dès 1975. En 1987, le roi Hassan II proposait encore à Madrid une cellule de réflexion commune sur leur avenir. Madrid n'a jamais répondu.
« Une tradition de coexistence au-delà des races, des langues et des religions. » Parlons-en. Cette coexistence, on la doit d'abord aux habitants d'origine marocaine, qui forment une grande partie de la population. Pendant des décennies, beaucoup d'entre eux ont vécu sans papiers espagnols, dans leur propre ville. Il a fallu les manifestations de 1985-1986 à Melilla pour que leur situation soit réglée. La coexistence n'est pas un cadeau de la Couronne : c'est une conquête de ces Marocains d'origine.
Et ce sous-entendu sur la « bonne foi ». Le roi exige la bonne foi « de part et d'autre » et parle de défendre la souveraineté espagnole « face à toute menace ». La menace, ce serait donc nous ? Nous qui, chaque jour, retenons les migrants et protégeons la sécurité de l'Espagne ? Majesté, que faites-vous de l'histoire que nous allons rappeler dans cet article ?
Cinq siècles à grignoter nos côtes
Sabta et Melilla ne tombent pas du ciel. Elles sont les restes d'une politique que l'Espagne a menée avec constance pendant cinq siècles : prendre pied sur notre littoral, ville après ville, rocher après rocher. Petit rappel pour ceux qui l'auraient oublié.
- 1415 : les Portugais prennent Sabta. Elle passe à la Couronne espagnole pendant l'union des deux royaumes (1580-1640), et Madrid la garde.
- 1497 : Melilla est prise par une expédition castillane, cinq ans à peine après la chute de Grenade.
- XVIe-XVIIe siècles : Badis en 1564, Larache en 1610, La Mâamora (Mehdia) en 1614, l'îlot d'Al Hoceima en 1673. Moulay Ismail reprendra Larache et Mehdia. Les rochers, eux, sont toujours espagnols.
- 1848 : occupation des îles Jaafarine, au large de Ras Kebdana.
- 1859-1860 : guerre de Tétouan. La ville est occupée, le Maroc doit payer une indemnité écrasante et céder un comptoir sur l'Atlantique, qui deviendra Ifni.
Le XXe siècle a fait le reste. En 1912, la France impose le protectorat au sultan par le traité de Fès. L'Espagne ne laisse pas passer l'occasion : quelques mois plus tard, elle obtient tout le nord du pays, du Rif à Larache. Les Rifains le lui ont fait payer. Il a fallu à l'armée espagnole l'aide de la France et des bombardements chimiques sur les populations du Rif, aujourd'hui documentés par les historiens, pour venir à bout de la résistance d'Abdelkrim.
Au sud, même méthode. Protectorat sur le littoral saharien dès 1884, puis Tarfaya, puis Ifni. Et une décolonisation au compte-gouttes : Tarfaya en 1958, Ifni en 1969, le Sahara en 1975 seulement, après la Marche verte. L'Espagne est partie en nous laissant un problème qui empoisonne la région depuis cinquante ans. Le conflit du Sahara marocain, c'est d'abord un héritage espagnol.
Aujourd'hui encore, en plus de Sabta et Melilla, l'Espagne occupe Badis, l'îlot d'Al Hoceima et les îles Jaafarine. Des rochers à quelques centaines de mètres de nos plages, dans nos eaux territoriales. Ils sont à nous de fait et de droit. Leur seul « titre » espagnol, c'est d'avoir été pris un jour.
On entend aussi, de l'autre côté du détroit, que Sabta était espagnole « avant même que le Maroc existe ». Quel Maroc ? L'État marocain existe depuis les Idrissides, en 788. Puis viennent les Almoravides, les Almohades, les Mérinides, les Saadiens et les Alaouites, au pouvoir depuis 1666. L'Espagne, elle, n'existe comme royaume uni qu'à partir de 1469. Sabta a vécu sept siècles dans l'orbite marocaine, de 710 à 1415. Elle a été prise par le Portugal au sultanat mérinide, pas par l'Espagne à un Maroc qui n'existait pas. Et elle n'est devenue définitivement espagnole qu'en 1668. Qui est arrivé le premier ?
Sabta, une gloire marocaine
Avant 1415, Sabta n'était pas une caserne. C'était une ville de savoir, un grand port entre l'Andalousie et l'Afrique, une cité de madrassas et de bibliothèques. Et ses enfants ont rayonné sur tout le Maroc et bien au-delà.
Le plus illustre est le Cadi Iyad (القاضي عياض), né à Sabta en 1083. Son Ach-Chifa est lu dans tout le monde musulman depuis neuf siècles, et il repose à Marrakech parmi les Sept Saints de la ville. Le géographe Al-Idrissi (الشريف الإدريسي) est né lui aussi à Sabta, vers 1100. C'est lui qui dessina pour le roi Roger II de Sicile l'une des cartes du monde les plus précises du Moyen Âge. Le saint patron de Marrakech, Abou al-Abbas as-Sabti (أبو العباس السبتي), porte le nom de sa ville natale. Et Ibn Rouchayd (ابن رشيد السبتي), savant et voyageur du XIIIe siècle, a laissé l'un des grands récits de voyage de son époque.
La liste est longue. Le juriste Mohammed Ibn Issa at-Tamimi (محمد بن عيسى التميمي السبتي), cadi de la ville, fut l'un des maîtres du Cadi Iyad. Mohammed Ibn al-Qassim al-Ansari (محمد بن القاسم السبتي) a décrit au début du XVe siècle les mosquées, les écoles et les bibliothèques de sa ville, juste avant qu'elle ne tombe. Et c'est un Sebti juif, Youssef Ibn Yahouda (يوسف بن يهوذا السبتي), médecin, poète et philosophe, qui fut le disciple préféré de Maïmonide. C'est à lui qu'est dédié le Guide des égarés.
Avis au roi d'Espagne : la coexistence des religions dont il se félicite tant existait à Sabta bien avant l'Espagne. Sous souveraineté marocaine. Ces hommes font partie de notre histoire et de notre patrimoine. On ne peut pas effacer sept siècles de Sabta marocaine pour ne garder que les six siècles d'occupation qui ont suivi.
Qu'a laissé l'Espagne ? Presque rien
Qu'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit : aucune colonisation n'est un bienfait, et la France a d'abord construit pour elle-même. Mais la comparaison entre les deux zones du protectorat est accablante pour Madrid.
Au sud, la France a laissé des ports, un réseau ferroviaire, des routes, des barrages et des villes nouvelles, de Casablanca à Rabat, de Fès à Kénitra. Dans la zone espagnole, hélas, presque rien : quelques quartiers européens à Tétouan, Larache ou Nador, un bout de chemin de fer, quelques bâtiments administratifs. L'Espagne, pauvre et déchirée par sa guerre civile, voyait surtout dans le Nord un réservoir de soldats. Des dizaines de milliers de Rifains et de Jbala ont été enrôlés dans l'armée de Franco.
Ce vide, nous l'avons payé cher. Le Rif et le Nord sont sortis du protectorat enclavés, sous-équipés, coupés du reste du pays. Il a fallu attendre les années 2000 et les grands chantiers lancés par le Maroc lui-même, Tanger Med, la rocade méditerranéenne, les zones industrielles, le TGV, pour que le Nord rattrape son retard.
Au Sahara, même bilan. L'Espagne y a exploité les phosphates de Boukraa et pillé la pêche. À son départ, Laâyoune n'était qu'une petite ville de garnison. Les villes, les ports, les routes et les universités de nos provinces du Sud, c'est le Maroc qui les a construits.
Anticolonialistes à Jérusalem, colonisateurs à Sabta
L'Espagne aime se présenter en Europe comme la grande conscience anticolonialiste. Elle a reconnu l'État de Palestine en 2024. Ses dirigeants dénoncent à longueur de discours la colonisation et la spoliation des terres palestiniennes, au point de tenir tête à Washington. Cette année encore, Felipe VI a reconnu les exactions des conquistadors en Amérique. Cela l'honore.
Mais de qui se moque-t-on ? Comment concilier tout cela avec Sabta ? On ne peut pas condamner l'occupation des terres d'autrui à Jérusalem et la célébrer à Sabta. On ne peut pas faire son mea culpa pour les colonies d'Amérique et déclarer « non négociables » celles d'Afrique. L'Espagne est aujourd'hui le seul pays européen à garder des territoires sur le continent africain, enclavés dans un État voisin. Le dernier colonisateur d'Afrique peut-il donner des leçons d'anticolonialisme au monde ?
Et que dire de Gibraltar ? Depuis trois siècles, Madrid réclame aux Britanniques ce rocher au bout de la péninsule, au nom de l'intégrité territoriale et du bon sens géographique. Ce qui est un anachronisme à Gibraltar deviendrait sacré à Sabta, à vingt-cinq kilomètres en face ? Les mêmes arguments ne peuvent pas valoir d'un côté du détroit et pas de l'autre.
On me répondra que les habitants de Sabta et Melilla, y compris beaucoup de musulmans, veulent rester espagnols. Mais cet argument, c'est Madrid elle-même qui le rejette à Gibraltar ! Quand les Gibraltariens ont voté massivement pour rester britanniques, en 1967 puis en 2002, l'Espagne a refusé de reconnaître ces référendums. Motif : une population installée par l'occupant ne peut pas disposer d'une terre arrachée à un État voisin. Nous ne demandons rien d'autre que l'application du même principe. Il ne s'agit de chasser personne, mais de dire à qui appartient la terre, en garantissant les droits de tous ceux qui y vivent.
Et soyons sérieux sur cet attachement. Pour beaucoup de musulmans de Sabta et Melilla, le passeport espagnol, c'est d'abord un statut : celui de citoyen européen, avec la liberté de circuler, la sécurité sociale et les salaires qui vont avec. C'est un choix pragmatique, et je le comprends. C'est exactement celui de millions de Marocains installés en Europe ou en Amérique, qui prennent la nationalité de leur pays d'accueil sans jamais renier la leur. Ils restent marocains, reviennent chaque été, construisent leur maison au bled et y envoient leurs économies. Un passeport dit où l'on a des droits. Il ne dit pas à qui appartient la terre. Les liens de famille, de langue et de religion qui unissent les musulmans de Sabta à Tétouan, à Fnideq ou à Nador en disent bien plus long.
Au fond, ce débat est un faux débat. Une question de souveraineté se tranche par l'histoire et le droit, pas par les préférences d'une partie de la population à un moment donné. D'autant que les Espagnols dits « de souche » de Sabta et Melilla n'ont pas de racines anciennes sur ce sol. Ils descendent de soldats, de fonctionnaires, de bagnards et de colons venus de la péninsule, au fil des besoins de ces presidios, qui furent longtemps à la fois des forteresses et des bagnes. Leurs aïeux sont de Cadix, de Málaga ou d'Almería. Ceux des musulmans de la ville sont d'ici. On ne fonde pas un droit sur la présence de ceux que l'occupation a fait venir.
Loyaux, et payés en campagnes de presse
Malgré tout cela, le Maroc a toujours joué le jeu. Loyalement. Notre coopération sécuritaire avec l'Espagne est l'une des plus étroites qu'elle ait. Les renseignements de nos services ont permis, à maintes reprises, de démanteler des cellules terroristes et de déjouer des attentats sur le sol espagnol. Des vies espagnoles ont été sauvées grâce au Maroc. Les services espagnols le savent très bien, même si on l'entend rarement dire à Madrid.
Sur l'immigration, c'est la même chose. Depuis des années, le Maroc fait le travail ingrat de gendarme de la frontière sud de l'Europe. Ce sont nos forces de l'ordre qui empêchent chaque année des dizaines de milliers de migrants, venus pour beaucoup d'Afrique subsaharienne, d'atteindre Sabta et Melilla. Nous le faisons à nos frais, et sans grande reconnaissance.
Et quelle est la récompense ? Dès les événements de juillet à Sabta, une partie de la classe politique et de la presse espagnoles s'est déchaînée contre le Maroc. Une véritable campagne haineuse. Notre pays est devenu un argument de meeting, jusque dans les appels de l'opposition à des élections anticipées. Rabat a choisi la retenue, avant que notre ministère des Affaires étrangères ne dénonce, le 10 septembre, la volonté de certains milieux espagnols de faire du Maroc le bouc émissaire de leurs querelles internes. De cette campagne, le discours de Sabta n'a pas dit un mot.
C'est trop facile. On ne peut pas, le lundi, compter sur le Maroc pour protéger ses frontières et la vie de ses citoyens, et, le mardi, le traîner dans la boue dans les éditoriaux et les meetings.
Un partenariat, pas une soumission
C'est tout le sens du discours prononcé par notre Roi le 9 octobre devant notre Parlement. Il a salué les vrais progrès du partenariat avec l'Espagne, y compris contre l'immigration illégale. Mais il a dit les choses franchement : le modèle actuel de coopération migratoire a atteint ses limites. Des lois espagnoles dépassées et des décisions de justice déconnectées du terrain bloquent le rapatriement des mineurs et font le jeu des réseaux criminels. Et face aux déclarations irresponsables de certains milieux politiques et médiatiques, il a rappelé que ce partenariat est « un choix souverain et un engagement volontaire ». Pas de pression, pas de menace, pas de chantage.
La réponse de Madrid est arrivée quatre jours plus tard, sur le quai de Sabta. Nous attendions de Felipe VI, l'ami du Maroc, un geste d'apaisement. Nous avons eu une proclamation.
Que les choses soient claires : le Maroc ne cherche pas l'affrontement. Nous organiserons ensemble la Coupe du monde 2030. Nous commerçons, nous investissons et nous coopérons avec l'Espagne comme avec peu d'autres pays. Mais nous n'oublions pas ce qui nous appartient. Sur Sabta, Melilla et les îles, notre position n'a jamais changé depuis l'indépendance. Leur avenir doit se régler par le dialogue, entre deux États souverains, sans provocation ni fait accompli. Le roi Hassan II l'avait proposé à Juan Carlos il y a près de quarante ans. La proposition tient toujours.
L'Espagne et le Maroc sont deux voisins qu'aucun ne peut déménager. Ce voisinage mérite mieux que des visites-symboles et des campagnes de dénigrement. L'amitié de Felipe VI pour notre Roi et sa sollicitude envers les Marocains, je n'en doute pas. C'est pourquoi on peut attendre de lui, et de l'Espagne, une seule chose : appliquer à l'Afrique les beaux principes qu'ils défendent.
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