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jeudi 10 mars 2016

Maroc : la partialité de M Ban Ki Moon sur de dossier du Sahara ne date pas d’aujourd’hui.



                                                            M Peter van Walsum

Suite à la  réaction ferme du gouvernement marocain« Ban Ki-moon a rejeté, par la voix de son porte-parole Farhan Haq, les accusations de «partialité» portées par Rabat à son encontre, faisant valoir sa «neutralité» et précisant que sa visite les 4,5 et 6 mars à Tindouf et à Alger était destinée à «booster, à la fin de son mandat les efforts» pour relancer le processus de négociations entre les parties au conflit.

 Dans une réponse pertinente  publiée  ce jour sur le site360.ma M Tahar Ben Jelloun précise que « M Ban Ki Moon s’est trompée de visite » «  Au lieu que M. Ban Ki-Moon vienne perdre son temps à Tindouf et chez ses amis algériens, il aurait mieux fait d’aller s’enquérir sur place de l’état de survie des Kurdes seuls à se battre sur le terrain contre Daech, il aurait pu rendre visite aux Palestiniens dans des territoires réellement occupés par un Etat puissant, arrogant et qui ne tient nullement compte des condamnations onusiennes. Non, ça, il laisse faire et ne bronche pas. Il concède à Israël le statut d’un Etat intouchable, qui peut faire des massacres quand il veut —le dernier fut durant l’été 2014— et reste impuni. »



En réalité, la partialité de M Ban Ki Moon dans le dossier du Sahara marocain ne date pas d’aujourd’hui. En effet dans  une dépêche de l’AFP de 2008 reprise à l’époque sur le site Yabladi,www.yabiladi.com/article-politique-1390.html , l'ambassadeur d'Afrique du sud, Dumisani Kumalo, qui présidait le Conseil de sécurité en avril 2008, a indiqué à la presse qu'à l'occasion de consultations sur la question du Sahara occidental lundi, le Conseil avait reçu deux documents "apparemment contradictoires", de la part de M. van Walsum et du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon. Dans son document, reflétant son opinion personnelle, M. van Walsum "évoque ce qu'il appelle l'option réaliste, selon laquelle l'indépendance pourrait être hors d'atteinte pour le peuple sahraoui", affirmant que "le Front Polisario devrait devenir réaliste", a dit M. Kumalo. En revanche, dans son dernier rapport sur ce dossier, M. Ban Ki Moon exhorte les parties à poursuivre leurs négociations directes sous l'égide de l'ONU "pour tenter de trouver une solution de consensus".

Normalement M Ban Ki Moon devait prendre acte de la position de son représentant spécial  et en faire son rapport au Conseil de Sécurité comme il l’a toujours fait et  le fait actuellement avec M Roos. Non seulement il ne l’a pas fait, mais il n’a pas renouvelé le mandat de son représentant spécial qui venait à expiration alors qu’il l’a toujours renouvelé pour M Ross.

Les choses sont claires ; M Ban Ki Moon et son envoyé spécial (ancien ambassadeur US à Alger) ont un parti pris sur la question de notre Sahara et n’ont pas la neutralité requise. Cela explique, le soutien ferme du secrétaire général à son envoyé spécial lorsque le Maroc a émis des doutes   et avec raison sur sa neutralité. Ce qui n’a pas été le cas avant, puisque le même Ban Ki Moon suite aux protestations d’Alger et du Polisario n’a pas renouvelé en 2008 le mandat de l’ancien envoyé spécial de l’ONU Peter van Walsum en fonction depuis 2005 car celui-ci avait estimé à l’époque que « l'indépendance du Sahara occidental n'est pas un objectif réaliste et que le Front Polisario devrait y renoncer ». Voir l'article du Monde de 2008 http://www.lemonde.fr/.../le-mediateur-de-l-onu-ecarte-l-independance-du-sahara

  Que faire donc pour le Maroc ? Continuer sur la même lancée pour dénoncer la partialité de M Ban Ki Moon et son représentant en faisant valoir que l’option du référendum est dépassée puisque irréalisable selon M Peter van Walsum du fait de l’absence de consensus sur le corps électoral. 

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