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Suite aux dernieres manifestations (hirak) de la région d’Al Hoceima, la presse algérienne jubile ; « le Rif veut faire sécessio...

jeudi 25 mai 2017

Maroc: événements d'Al Hoceima quels enseignements pour qu'il n'y ait "plus jamais ça".





Les événements d'Al Hoceima  s'ils ont constitué un véritable séisme invitent à réfléchir sur les voies et moyens d'une part de dépasser la crise actuelle mais aussi et surtout de  prémunir le pays contre des situations pénibles similaires à l'avenir d'autre part.Si sur le premier point, les plus hautes autorités du pays ont pris à bras le corps les attentes de la population sortie en masse pour revendiquer des droits économiques et sociaux reconnus par le gouvernement lui même; sur le second, il importe de réfléchir dés à présent sur" le comment éviter pareilles situations à l'avenir". Cet article se propose donc de  participer à la  réflexion nécessaire  à même de permettre au pays d'éviter une situation pareille  à l'avenir.




Les manifestations dans le Rif et l'épisode malheureux du blocage de l'hélicoptère qui transportait le ministre de l'intérieur montre qu'il s'agit de conflits anciens non résolus. La manque de réactivité des pouvoirs publics et des élus et la lenteur de la justice semblent en cause. À Al Hoceima même, les manifestations n'ont pas cessé il y a plus de six mois ce qui a permis malgré les efforts fournis au niveau local au mouvement de se radicaliser et de faire émerger un sorte de "Zaim" sorti de nulle part.  D'autres conflits pas trop médiatisés et rapportés ponctuellement par la presse quotidienne existent dans d''autres régions du Royaume.

C'est pourquoi, le séisme provoqué par les événements du Rif dans la pays doit pouvoir inciter les pouvoirs publics, les élus et la justice à ne pas laisser pourrir les récriminations sociales et d'y faire face avec diligence.Un conflit social non résolu, des frustrations sociales non prises en compte, reviennent toujours comme des boomerangs et souvent avec des formes violentes. Essayer de jouer avec le feu en ne faisant pas face ou pire en laissant "pourrir"les choses calme peut être les esprits pour un temps mais ne fait que différer les conflits et attentes sociales en les radicalisant.    

 Pour ce faire  et pour éviter des explosions sociales semblables à celles qui se passent à Al Hoceima  ou pire peut être demain ailleurs  ne serait-il pas possible de mettre sur pieds des cellules régionales dépendant des Walis  et dirigés par des magistrats avec de larges pouvoirs pour traiter des cas de l’espèce et faire remonter au chef du gouvernement les cas complexes qui dépassent le niveau régional à faire traiter par une cellule centrale? Cette proposition est valable tant que l'administration n' a pas atteint l'efficience et la diligence nécessaires pour faire face aux doléances des populations et mieux les anticiper.      

 En effet, le pays ne peut assurer son développement économique et social, faire face aux défis de toutes sortes qui se posent à lui que si l'action des pouvoirs publics s'inscrit dans un climat social serein.  D'un autre côté, le gouvernement ne peut  pas mobiliser  la population sur des objectifs de développement si des sentiments d'injustice règnent dans le pays d'une part  et  que l'autorité de l'Etat  est mise à mal par des mouvements de protestations anarchiques de l'autre.C'est pourquoi. les partis politiques et les organisations  syndicales doivent assurer le rôle  d'encadrement de la population, qui leur est  dévolu par la constitution, revoir leurs implantations territoriales et ne plus jouer aux abonnés absents chaque fois que des mouvements sociaux éclatent. D'un autre côté, les récupérations politiques de ces mouvements qui mettent en cause la stabilité et la cohésion du pays doivent bannis et réprimés par la loi.

Ainsi  en mettant en place ces gardes fous nous pouvons dire à propos de ces événements du Rif qui ont  vu resurgir de grandes rancunes qui ont mis à  mal l'autorité de l'État " plus jamais ça".

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