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lundi 17 octobre 2016

Mahmoud Darwich ; le défunt poète palestinien donne toujours des cauchemars Israël.




 Contrairement à ce qu’on peut penser ; ce n’est ni le Hamas ni le Jihad Islamique ni l’Iran ou les pays arabes qui donnent des cauchemars à Israël mais c’est le poète palestinien, Mahmoud Darwich. En tout cas, c’est le journal israélien Haaretz  qui l’écrit sous le titre« Le défunt poète national palestinien va continuer à hanter Israël »  lorsqu’il est revenu sur la polémique suscitée en Israël par l’émission consacrée par la radio israélienne au grand poète palestinien Mahmoud Darwish (mort en 2008).

Après la sortie désastreuse de M Lieberman ministre israélien de la défense contre la radio israélienne qui a consacré une émission à l'œuvre du poète Palestinien ; Miri Regev, ministre de la Culture israélienne, a déclenché elle aussi une vive polémique en Israël en quittant une soirée de remises de prix pour l’industrie du cinéma qu’elle présidait lors de la lecture d’un poème, écrit par Mahmoud Darwich par l’acteur israélien Yossi Tzaberi et le chanteur du groupe de rap Dam .


  
Le journal israélien Haaretz explique que « Le spectre du poète national palestinien Mahmoud Darwich ne nous quittera jamais. Toutes ces années, une chasse aux sorcières a concerné sa poésie qui a agacé les Israéliens... Il disparaît mais revive à nouveau. Il n'y a pas moyen d'y échapper. Aucun des fantômes de la guerre de 1948 ne nous laissera jusqu'à ce que nous reconnaissions la culpabilité et reconnaissons le péché et en assumons notre responsabilité en présentons des excuses, en payant des indemnités et, surtout, changer nous-mêmes. Autrement, les fantômes continueront à nous tourmenter et ne nous laisserons aucun repos.
Le plus récent scandale concernant le poète Darwich, qui a été fait par deux ministres ignorants : le ministre de la Culture et des Sports Miri Regev et le ministre de la Défense Avigdor Lieberman, qui n’ont jamais lu un seul poème de Darwich. Dans leur ignorance, les ministres ne savaient qu’attaquer. Ils savaient que, plus que toute autre figure, Darwich atteint le nerf le plus sensible de la société israélienne et qui rend les Israéliens fous chaque fois. Ils essaient toujours de dissimuler, cacher, nier par le mensonge et la répression - mais toujours sans succès.
 Il expose une plaie béante, ce qui le rend hors-limites. Si les Israéliens avaient été convaincu qu'il n'y avait pas péché et aucun saignement ni blessure, ils n'auraient pas eu si peur de sa poésie. S'ils étaient convaincus que tout avait été fait correctement à l'époque en 1948, Darwich aurait été laissé dans les bibliothèques.
Mais un grand péché a eu lieu ici. La création d’Israël accompagnée par le crime impardonnable de nettoyage ethnique de larges parties du pays. Aucune plantation du Fonds national juif ne peut couvrir les ruines morales sur lesquelles l'Etat a été construit. Israël a ajouté l'insulte à l'injure en ne permettant pas aux Palestiniens qui ont été expulsés ou ont fui pour revenir. Un millier de témoignages historiques, que nous évitons également comme le feu, n’ont d'égale une seule ligne de poésie de Darwich. En 2016, Israël gère les Palestiniens exactement comme il l'a fait en 1948. Voilà pourquoi Darwish ne quitte pas Israël, et voilà pourquoi il est si effrayant pour le pays : il affronte Israël avec la vérité la plus crue sur elle-même." Voir la totalité de l’article http://www.haaretz.com/opinion/.premium-1.732885

Mahmoud Darwich, profondément engagé dans la lutte de son peuple, n'a pour autant jamais cessé d'espérer la paix et sa renommée est internationale. Il a publié plus de vingt volumes de poésie, sept livres en prose et a été rédacteur de plusieurs publications, comme Al-jadid - (Le nouveau), Al-fajr (- L'aube), Shu'un filistiniyya (- Affaires palestiniennes) et Al-Karmel. Il est reconnu internationalement pour sa poésie qui se concentre sur la nostalgie d’une patrie perdue. Ses œuvres lui ont valu de multiples récompenses et il a été publié dans 40 langues.

Arraché à sa terre à l’âge de 6 ans et éternel exilé, du Caire à Beyrouth, de Paris à Tunis, puis Amman et plusieurs capitales occidentales dont Paris il disait ”J’habite dans une valise” Darwich avait parlé aussi d’amour alors que la mort frappait à sa porte tous les jours. Bravant la peur et les interdits, il délivra son message aux quatre coins de monde, offrant ainsi une autre approche que la seule revendication politique. Il participa à mieux faire connaître son pays, sa langue, sa culture, son peuple. Avec la naissance de l’Autorité palestinienne il prit du recul avec l’action politique tout en restant fermement engagé contre les processus visant à brader sa terre.

Ensuite, il s’est retourné vers ses premières inclinations. « …  le poème d’amour traditionnel. Laissant le temps au temps et la terre à la poussière, il semble avoir effectué dans ce virage littéraire un travail sur lui-même qu’il aspirait tant mais que les événements ne lui permettaient pas. Militante et nationaliste, fervente et singulière, tout d’abord, même si Darwich s’en défend : ses textes ont été interprétés et chantés dans le monde entier comme le symbole de la liberté, de la révolution…».

Le président Palestinien a vu juste en disant lors de son inhumation en 2008 que "Nous ne pouvons croire qu'il est parti", devant des membres de la famille de Darwich, dont sa mère de 92 ans, des responsables, des diplomates et des dignitaires religieux. « Tu resteras avec nous Mahmoud car tu nous a laissé tout ce qui nous unit. ". La France était représentée à la cérémonie par l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, qui connaissait personnellement Darwich auquel il s'est référé, dans un de ses ouvrages, comme un homme qui "a la lumière d'une étoile triste".

Oui Mahmoud Darwich n’est jamais parti car n’est-ce pas lui qui écrivait "J'ai la nostalgie du pain de ma mère, du café de ma mère, des caresses de ma mère... Et l'enfance grandit en moi, jour après jour, et je chéris ma vie, car si je mourrais, j'aurais honte des larmes de ma mère".  


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