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dimanche 30 mars 2014

Maroc-France : l’incident de trop avec l’humiliation du Ministre marocain des Affaires Etrangères à l’aéroport Charles-De-Gaulle.



M Salaheddine Mezouar ministre marocain des affaires étrangères en transit par l’aéroport Chrales -De-Gaulle a été obligé de subir une fouille humiliante  pour raison de sécurité -vous avez bien lu pour raison de sécurité alors qu’il s’agit du ministre des affaires étrangères d’un pays « ami »- et ce en dépit de la présentation par ses soins de son passeport diplomatique et après avoir décliné sa fonction. 



Pour le Quai d’Orsay «Laurent Fabius a appelé son homologue marocain afin de lui transmettre les excuses des autorités françaises pour le désagrément qui lui a été occasionné alors qu'il transitait à l'aéroport Charles-de-Gaulle». On parle  d’un « désagrément » alors que d’après le journal arabophone marocain Essabah, M Salah Eddine Mezouar a subi une fouille et a dû enlever «sa veste, ses chaussures, chaussettes et sa ceinture» en plus de ses effets personnels. « M Mezouar a pourtant présenté son passeport diplomatique et décliné oralement, avant le contrôle, son identité de ministre des Affaires étrangères venant des Pays-Bas où il a participé à une conférence sur la sécurité nucléaire (...) La délégation accompagnant le ministre a été surprise par ce contrôle sans précédent d’autant plus que les autres passagers sont passés sans encombres».
 Le porte-parole du Quai d’Orsay convient qu’il s’agit bien d’une bourde voulue ou pas  quand, il avance que «Le ministre a immédiatement demandé aux services compétents du ministère de l'Intérieur et d'Aéroports de Paris que tout soit mis en œuvre pour faire respecter strictement dans les aéroports français les règles et usages diplomatiques s'appliquant aux ministres des Affaires étrangères comme aux chefs d'Etat et de gouvernement». Des questions  restent cependant sans réponse : comment peut-on croire que les policiers aient procédé à la fouille du ministre des affaires étrangères du Maroc  « pour des questions de sécurité » ? Quelle sorte de danger ce dernier peut-il présenter pour la sécurité en France ? Et surtout pourquoi les responsables n’ont pas été sanctionnés ? 
Cet incident entre les deux pays fait suite à l’incident provoqué dernièrement par la tentative d’interpellation du chef du contre-espionnage marocain à Paris Abdellatif Hammouchi  suite à des « plaintes pour tortures ». Dans un communiqué là aussi, le Quai d'Orsay a tenté d'apaiser la tension, évoquant un «incident regrettable» et promettant que «la lumière» serait faite. Apparemment  aucune lumière n’a été faite en tout pas rendue publique.
 Concernant ce deuxième cas, il est à rappeler que l’ambassade du Maroc à Paris a annoncé dans un communiqué que « c'est par voie de presse que cette ambassade et le DGST ont appris l'existence de cette plainte et que sept policiers s'étaient rendus le même jour à la résidence de l'ambassadeur du Royaume du Maroc pour notifier une convocation émanant d'un juge d'instruction au DGST ». «Cette forte présence policière est intervenue curieusement à un moment où le ministre de l'Intérieur du Maroc, en visite officielle en France, était en réunion à la résidence avec plusieurs journalistes », indique l'ambassade pour qui « cette démarche est pour le moins inédite eu égard aux procédures de coopération judiciaires en vigueur entre le Maroc et la France, et couramment appliquées ».
Elle déplore que le recours au canal diplomatique « ait été délibérément ignoré ». « Pour ce qui est des cas évoqués par la même dépêche, ils concernent des affaires dans lesquelles la DGST, conformément à ses attributions, n'a été nullement et de quelque manière que ce soit concernée, note le communiqué, faisant savoir que Adil Lamtalsi, un Franco-Marocain, avait été interpellé dans la région de Tanger le 3 octobre 2008 par la Gendarmerie royale pour avoir commandité une expédition de 1 601 kg de chira et qu'il avait été condamné à 10 ans de prison ferme et transféré le 16 avril 2013 à la prison de Villepinte en France pour purger le reliquat de sa peine.« Sa ligne de défense, qui reposait sur de prétendus enlèvements et torture, n'a pas été retenue par la justice. Adil Lamtalsi est également poursuivi en Espagne pour une opération de livraison de 500 kg de chira à Huelva en juin 2008 et avait déjà été condamné en France, pour coups et blessures en 1998, à 5 mois de prison », rappelle le communiqué.
Concernant le cas de Ennama Asfari, l'ambassade précise qu'il s'agit d'un citoyen marocain, qui purge actuellement une peine d'emprisonnement de 30 ans « pour son implication majeure dans des faits ayant occasionné, en 2010, l'assassinat de 11 éléments des forces de l'ordre (Gendarmerie royale et Forces auxiliaires), lors du démantèlement pacifique du camp de Gdim Izik près de la ville de Laâyoune, dont certains ont été sauvagement égorgés et leurs dépouilles sujettes à toutes sortes de profanation ». « Cet individu avait été interpellé par la Gendarmerie royale et jugé lors d'un procès public, qui s'est déroulé en présence de nombreux observateurs internationaux, et suivant toutes les garanties du procès équitable », relève le communiqué, notant que lors du traitement judiciaire de son affaire, « il avait reconnu les faits qui lui étaient reprochés et n'a, à aucun moment, fait état devant le juge d'instruction et la cour des prétendus sévices qu'il aurait subis » et que « toutes les étapes de l'instruction de ce dossier ont été menées par le Tribunal militaire ». « L'ambassade du Royaume du Maroc, tout en exposant ces faits à l'opinion publique, affirme sa pleine détermination à faire toute la lumière sur les soubassements de cette affaire. De son côté, le DGST se réserve le droit de recourir à tous les moyens légaux pour lever toute équivoque et réparer tout préjudice qu'il aurait subi », conclut le communiqué.
C’est donc ainsi que le ministre de l'Intérieur, Mohammed Hassad, "agissant au nom de l'Etat marocain, a chargé des avocats de déclencher des poursuites judiciaires à l'encontre des auteurs de plaintes mettant en cause de hauts responsables marocains, pour des allégations de torture qu'ils savaient inexactes", a indiqué un communiqué de ce ministère. Les plaintes ont été déposées auprès "du Procureur de la République du Tribunal de Grande Instance de Paris".Hassad fait état d’une "instrumentalisation de la procédure judiciaire française" et des "dénonciations calomnieuses". Et que " les motivations réelles de cette manipulation, à savoir la déstabilisation des organes de sécurité relevant du ministère de l'Intérieur, notamment la DGST", une institution agissant " précise encore le communiqué.
Dans un commentaire à mon article consacré à ce sujet sur Agora Eric avance que  « Connaissant bien les fonctionnements internes des gauches en France, dès l’annonce de ce truc, j’ai regardé un peu sur le net et vu les communiques marocains. Dans la presse qui relaie ce genre de campagne, assez, vite, le nom du narcotrafiquant avéré a été retiré ou marginalisé dans les articles, la ou au début il était premier. J’ai quelques doutes sur des velléités  géostratégiques des gens qui manipulent ce genre de trucs. Ils ont rarement des visions aussi larges. C’est plutôt du genre petits complot internes et règlements de compte intra gauche. Au mieux, tenter de détériorer les relations franco marocaines par hostilité aux deux régimes.
C’est du genre « Léonarda », quelques assoc. et média d’extrême gauche font monter en chantilly un truc vendable médiatiquement et qu’ils ont déterré pour l’occasion. Quand on a tous les éléments du dossiers, la baudruche se dégonfle, mais le mal est déjà fait.. A l’époque cela visait surtout Vals, en tant qu’apparent pilier du gouvernement. Ici, il faudrait entrer dans le détail. Une des hypothèses possibles ? Un organisme officiel, état, collectivité socialiste, a été trop rat dans le renouvellement d’une subvention. La plus part de ces officines vieillies, manquant de militant bénévoles, vivent avec des professionnels rémunérés. Il ne faut pas toucher à leur subventions, ou elles sont capables de tout...
On voit surtout un gouvernement incapable de tenir ses supplétifs. Un peu comme récemment a Nantes. On sait grâce à internet que le PS a toujours finance les anti fa, les indignes, etc.. Pour faire de l’agitation en queue de manif sous les droites. Il est désormais prouvé qu’il ne sait pas vraiment les contrôler ou qu’il a diminué les crédits. Leur indignation serait donc désormais réelle dans cette dernière hypothèse. Le Maroc a raison de protester contre les résultats de cette incompétence sur ses relations avec la France. Il aurait tort de croire qu’il est le premier visé. »
 S’agit-il donc de guéguerres entre réseaux en France comme il est signalé plus haut, d’excès de zèle de certains services, de coups fourrés des Services ou d’une politique délibérée. C’est vers cette dernière raison que penchent des journaux marocains. En effet, de ce côté-ci de la méditerranée on ne manque pas de s’interroger sur le timing de ces incidents qui ont entrainé  ce coup de froid dans les relations franco-marocaines et on met surtout en avant la réussite de la dernière visite du Roi en Afrique. Dans un prochain article, je reviendrai sur le bilan de cette visite qui tranche véritablement avec la France-Afrique (piller les ressources naturelles en hydrocarbures « gaz et pétrole » en uranium et autres mènerais en contrepartie de l’arrosage des dirigeants locaux et sans retombées sur l’économie de ces pays) en mettant en avant une vraie coopération Sud-Sud.




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