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lundi 26 décembre 2016

Maroc Gdim Izik en 2010 : de l’assassinat des forces de l’ordre à la manipulation de l’opinion.





Le procès de l’affaire des assassins des forces de l’ordre à Gdeim Izik le 08 novembre 2010 a été ouvert ce lundi 26 décembre devant la Cour d’appel de Rabat (annexe de Salé) mais a été reporté au 23 janvier rapporte le site d’information 360.ma. Ce report a été décidé sur requête de la défense des 25 accusés qui ont demandé du temps pour préparer leurs plaidoiries.

 Rappel des événements qui ont donné lieu à ce carnage. Il était 7 h du matin, lundi, 8 novembre 2010 quand les forces de sécurité reçurent l'ordre d’intervenir sans armes pour raser le camp de Gdim Izik, après que toutes les voies de dialogue aient été épuisées pour trouver une issue à cette situation somme toute inacceptable. Seulement, les forces de l'ordre ont été empêchées d'accéder au campement et se sont heurtées à une réaction violente de la part d'éléments armés d’armes blanches. Des bouteilles incendiaires (cocktails Molotov) et des bonbonnes de gaz ont été utilisées par ces personnes lors des affrontements. Ces derniers ont dégénéré en manifestations qui ont touché toute la périphérie de Lâayoune. Les manifestants venus du campement en question ont alors mis le feu à plusieurs établissements publics, notamment au Centre régional d'investissement (CRI), au siège du Conseil régional, dans des agences bancaires et de nombreux commerces. Le centre de la ville de Lâayoune n'ayant pas été touché



Pour rappel, le campement avait été dressé le 19 octobre 2010 par des habitants de la région de Laâyoune pour protester contre «la détérioration de leurs conditions de vie et réclamer des emplois et des logements des ONG sur place. Un comité chargé de la coordination avec les autorités avait présenté l'installation de ce campement comme un « acte de protestation sociale ». Sans aucune prétention politique ? Pas sûr. Surtout lorsque la manifestation coïncide avec le début du nouveau round de négociations entre le Maroc et le Polisario. Comble de l'ironie, le Polisario accuse le Maroc d'avoir provoqué ces incidents pour faire échouer les négociations en question.

Pourtant, les forces de l'ordre auraient pu intervenir dès l'installation du camp. Elles ne sont pas intervenues et se sont contentées de surveiller de loin les manifestants. C'était justement pour donner toutes ses chances de réussite à ce round. Sage décision face à une population qui ne réclame pas plus que des logements et surtout la fameuse «carta» de l'Entraide nationale (son détenteur reçoit 1.500 DH par mois, sans avoir besoin de travailler). Seulement, une fois que les pouvoirs publics ont accédé à ces doléances, on décide quand même de mettre le feu aux poudres. Il y a moins de deux ans, tous les habitants des camps d'Al Wahda ont reçu des logements ou des lots de terrains prêts à bâtir assortis d'une dotation en matériaux de construction et d'une aide de 30.000 DH. Mais qu'à cela ne tienne, les autorités ont, encore une fois, commencé à recenser les demandeurs de logements. L'opération a été confiée aux chioukhs des tribus du Sahara.

Huit éléments des forces de l'ordre (forces auxiliaires, gendarmerie royale et protection civile), ont trouvé la mort, dont un agressé mortellement, lors des violences qu'a connue lundi la ville de Laâyoune. Voici les noms des victimes d’après la MAP : Nour Eddine Ouderhm, Momahed Ali Boualem, Yassine Bougataya, Abdelmoumen Ennchioui, Oualaid Ait Alla, Badr Eddine Torahi, Abdelmajid Adardour et Mohamed Najah. D'aprés la MAP  (13h20) deux autres agents des forces de l'ordre ont succombé à leurs blessures portant le nombre des tués  à 10.Seul un civil sahraoui a tué par accident. Le procureur général près la cour d'appel de Laâyoune avait ordonné l'ouverture d'une enquête pour déterminer les circonstances du décès du dénommé Brahim Guergar Ould Med Ould Hammadi, heurté par un véhicule lors de ces violences.

 Des scènes de pillage, de vandalisme et de vols mais surtout une dance macabre autour de la dépouille d’un agent des forces de l'ordre égorgé avait fait à l’époque le tour de la toile.  Pour couvrir ces crimes abjects, le Polisario a joué sur la manipulation de l’opinion publique internationale répétant que la ville de Laayoune était jonchée de cadavres de sahraouis.  Ainsi l’Agence de presse espagnole EFE, n'a pas hésité, à diffuser le mensonge odieux de l'existence de cadavres dans les rues de Laâyoune. Cette même agence a dépassé toutes les limites du moralement acceptable en diffusant l'image d'enfants palestiniens victimes de bombardements à Gaza en 2006, et en les présentant fallacieusement comme victimes des événements de Laâyoune. Ces images ont fait le tour des médias espagnols.

Le Haut Dirigeant palestinien M. Saeb Erekat, l'a lui-même dénoncé solennellement, a relevé M. Naciri ministre de la Communication de l’époque soulignant qu'"il en est de même pour la chaîne de télévision espagnole Antenna Tres qui, non contente d'exploiter le cliché en question, a eu recours aujourd'hui même à l'exploitation honteuse d'images d'un crime crapuleux ayant été commis à Casablanca le 26 Janvier 2010, les présentant comme révélatrices des crimes, prétendent-ils, commis au Sahara".

D'un autre côté, l'AFP avait arrosé  les journaux et média français de communiqués du Polisario. En tendant le micro à chaque fois au seul représentant du Polisario à Paris, cette agence n'avait   pas fait état du discernement nécessaire dans cette affaire. En effet les contradictions des déclarations du Polisario devaient être relevées. Celui-ci  avait parlé de 13 tués puis de 11,  de 19 puis et de 39 tués. parmi les civils Sahraouis. Entre temps d'après les communiqués, du Polisario les rues de Laayoune étaient jonchées de cadavres donc des centaines de morts, des milliers de blessés. Le Polisario a même fait état  de "génocide" alors que les représentants de l'ONU (la Minurso) étaient sur place.
En réalité toute ces propagande a été démentie par le Conseil de  Securité de l’ONU et par et par l’organisation Human Rignt Watch voir le deux lien suivants http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2010/11/17/2308477_camouflets-du-conseil-de-securite-a-alger-et-au-polisario-et-indirectement-aux-media-espagnols-et-a-l-afp.html










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