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CAN au Maroc : quand la réussite sportive se heurte à la dérive politique algérienne

La Coupe d’Afrique des Nations organisée au Maroc a mis en lumière bien plus qu’un simple événement sportif. Entre une organisation saluée p...

lundi 12 janvier 2026

CAN au Maroc : quand la réussite sportive se heurte à la dérive politique algérienne

La Coupe d’Afrique des Nations organisée au Maroc a mis en lumière bien plus qu’un simple événement sportif. Entre une organisation saluée par de nombreux observateurs africains et internationaux, et une campagne de dénigrement alimentée par la presse algérienne après la défaite de son équipe, cette CAN révèle une dérive politique où le refus de l’échec le dispute à l’acharnement médiatique.

La lourde défaite de l’équipe algérienne face au Nigeria aurait pu – et dû – rester un simple épisode sportif. Une occasion normale de remise en question, d’analyse lucide et de réflexion sur les faiblesses techniques et tactiques d’une équipe nettement dominée. Mais dans le cas algérien, le sport n’est jamais totalement séparé du politique. Il devient rapidement un instrument de communication et de diversion.

Une défaite transformée en affaire politique

Au lieu d’assumer l’échec, les responsables algériens et leur appareil médiatique ont immédiatement opté pour la victimisation et l’accusation. Arbitrage hostile, organisation défaillante, environnement prétendument biaisé : tous les éléments du discours étaient déjà prêts, comme si la défaite ne pouvait, par principe, être que le résultat d’un complot.

Cette réaction n’est pas nouvelle. Elle révèle une constante : en Algérie, perdre devient inacceptable dès lors que le Maroc est concerné, de près ou de loin. La responsabilité interne est systématiquement évacuée au profit d’un ennemi extérieur commode.

Une organisation marocaine qui contredit la propagande.

Le Maroc, pour sa part, s’est pleinement investi pour faire de cette Coupe d’Afrique des Nations une réussite continentale. D’importants moyens ont été mobilisés pour offrir des infrastructures sportives modernes, des réseaux de transport performants, une capacité hôtelière adaptée et un encadrement logistique à la hauteur des standards internationaux.

Dans plusieurs villes du Royaume, les équipes africaines et leurs supporters ont bénéficié d’un accueil chaleureux, professionnel et sécurisé. Les stades réalisés ou rénovés en un temps record constituent de véritables œuvres architecturales, combinant esthétique, sécurité et excellence technique.

Le stade Moulay Abdallah en est l’exemple le plus emblématique : un véritable joyau, équipé notamment de plus de 800 caméras de surveillance, garantissant la sécurité des joueurs, des officiels et du public, ainsi que la fiabilité totale des installations.

Des pelouses mises à l’épreuve… et restées impeccables.

Ces dernières semaines, de fortes pluies torrentielles se sont abattues sur plusieurs régions du Maroc. Un test grandeur nature pour les pelouses et les équipements sportifs. Le résultat est sans appel : les terrains sont restés impeccables, parfaitement praticables, offrant des conditions de jeu unanimement saluées par les observateurs indépendants.

Là encore, la réalité a démenti les discours alarmistes et malveillants diffusés avant la compétition.

L’acharnement médiatique algérien : du dénigrement à la falsification

Car bien avant le début de la CAN, la presse algérienne officielle et para-officielle s’était engagée dans une véritable campagne de dénigrement contre le Maroc. Selon elle, l’organisation serait un fiasco annoncé, les stades de simples « maquettes », les infrastructures insuffisantes et la compétition vouée à l’échec.

Après la défaite face au Nigeria, cette campagne s’est transformée en un acharnement médiatique obsessionnel. Incapables d’expliquer l’échec sportif, de nombreux médias algériens ont préféré multiplier les contre-vérités et les récits mensongers visant le Maroc, afin de détourner l’attention de l’opinion publique algérienne.

Le sport devient alors un outil politique, utilisé pour masquer les dysfonctionnements internes et entretenir artificiellement un climat d’hostilité permanente envers un voisin présenté comme responsable de tous les revers.

Le spectacle indigne du mauvais perdant

Cette dérive ne s’est pas limitée aux mots. À la fin du match, des arbitres ainsi que des journalistes marocains ont été physiquement pris à partie. Le terrain lui-même n’a pas été épargné, envahi et dégradé par des supporters algériens en colère.

À l’inverse, d’autres équipes africaines, pourtant éliminées de la compétition, ont quitté le tournoi avec dignité, respect des règles du fair-play et sens des responsabilités. Elles n’ont ni cherché d’alibi politique, ni sombré dans la violence ou la diffamation.

Quand le sport révèle la nature d’un régime

Ce qui s’est produit lors de cette CAN dépasse largement le cadre du football. Il met en lumière une culture politique profondément ancrée : celle du refus de l’échec, du déni de responsabilité et de la désignation systématique d’un bouc émissaire, le Maroc en l’occurrence.

La réussite marocaine dérange précisément parce qu’elle est concrète, visible et reconnue par l’Afrique. Elle expose, par contraste, les limites d’un système qui confond propagande et réalité, et qui transforme chaque défaite en crise politique.

Une posture qui accentue l’isolement régional de l’Algérie

Au-delà de l’épisode sportif, cette séquence illustre une tendance plus profonde : l’isolement politique et diplomatique croissant du régime algérien sur la scène régionale et continentale. À force de transformer chaque échec en complot et chaque réussite marocaine en menace, Alger s’enferme dans une logique de confrontation stérile.

Alors que de nombreux pays africains privilégient aujourd’hui la coopération, l’intégration régionale et la diplomatie pragmatique, le régime algérien persiste dans une rhétorique de guerre froide fondée sur l’hostilité permanente envers le Maroc. Cette obsession finit par lasser, y compris parmi ses partenaires traditionnels.

La CAN organisée au Maroc aura ainsi servi de révélateur : pendant que le Royaume consolide son ancrage africain par l’action, l’investissement et la crédibilité, l’Algérie se marginalise par le déni, la propagande et le refus de toute autocritique.

À terme, ce n’est pas le Maroc qui sort affaibli de cette posture, mais bien un régime enfermé dans la logique du mauvais perdant permanent.